29 décembre 2008

Les tikis du musée Gauguin

Pas vraiment le temps de parler sans dire de bêtises des tikis.
C’étaient des représentations des Dieux et il ne faut pas les déplacer.
Je vous en parlerais plus tard, mais ils m’interpellent vraiment et je vous promets plus de recherches approfondies.
En attendant voici les photos de 3 tikis authentiques, (homme, femme et enfant) recouverts de mousse et donnés au musée Paul Gauguin, que j’ai découvert ce dimanche 28 décembre 2008.

Tiki homme
Tikis femme et enfants


Etape n° 3 Le musée Paul Gauguin

Ce musée en bord de mer retrace avant tout la vie de Paul Gauguin, plus que son œuvre et bien sur, ses années en Polynésie.
Le premier séjour de 1891 à 1893 et le second de 1895 au 8 mai 1903, date de sa mort à 55 ans aux Marquises.
Le musée a été créé par la fondation Singer-Polignac et donné au territoire.
J’ai découvert d’autres images de la Polynésie d’antan et un Gauguin, journaliste, sculpteur, rebelle, amoureux de la vie et père de nombreux enfants (dont 5 en Europe avant de venir en polynésie suite au crack boursier de 1891)
Seule avec Paul Gauguin, quelle magnifique intimité!
Personne dans le musée à 14 h ! Je lisais, regardais les clichés d’époque et fermais les yeux Je voyais ce petit homme de 1,63m qui après avoir fui le parisianisme et ses bruits (mêmes ceux de Pont-Aven !) a trouvé à Tahiti et aux Marquises le sens et la fin de sa vie.
Les car-touristes, croisiéristes speedés, peu nombreux en cette période, s’empiffraient sans doute de chevrettes dans les hôtels grand luxe, loin d’ici. Tant mieux !
J’ai pris le temps de bavarder un long moment avec la caissière avant de quitter cet endroit magique et bourré de souvenirs.
Revenir, bien sur revenir à chaque nouvelle expo temporaire.
Pour Gauguin, tu peux bien faire 50 kms Pistache ? 100 km avec le retour !
La rue principale de Papeete s’appelle la rue Paul Gauguin.
Ses œuvres polynésiennes sont réparties dans les plus grands musées du monde et dans des collections privées. Quel crime !
Elles devraient toutes être rassemblées au Fenua qui n’en a aucune ! C’est un vol organisé de patrimoine !

Etape n 2 : Déjeuner au restaurant du jardin botanique

PK 50 : Sur le site du jardin botanique se trouvent aussi un resto et le musée Paul Gauguin.
Les Tahitiens aiment aller au restaurant le dimanche.
Ce resto typiquement polynésien à 3 mètres du lagon m’a ravie.
Le resto est carrément sur la plage avec des tentures colorées pour ombrager.

Une vue imprenable sur la presqu’île de Tahiti Iti (Nui = grand Iti = petit).
Des requins dans ce lagon il paraît !

Comme dans beaucoup de ces endroits pas de licence 4 et pas de vin !
Mais, je le saurais pour la prochaine fois lorsque j’y emmènerais des visiteurs, il suffit d’apporter sa bouteille, comme le couple de polynésiens, voisins de table, qui sirotaient un Saint-Estèphe qui troucoulait langoureusement.
Quand une polynésienne accepte une invitation au resto, l’affaire est conclue assez rapidement. !

J’ai choisi une entrée de crevettes cocktail et un tournedos Rossini sauce madère et gratin de légumes.
Le tout avec une bière Hinano la bière de Tahiti. (douceâtre mais bonne). Mais lorsque j’ai vu l’entrée, j’ai annulé le tournedos vite fait !
En effet avec les crevettes, j’avais frites, riz, banane grillée, taro, ananas, patate douce. Ce n’était pas une entrée mais un menu complet !

Pour s’excuser de l’attente (supportable) le café m’a été offert.
Ce n’est pas la première fois d’ailleurs que le café compte pour du beurre.
A Tahiti, le client est soigné et ne doit pas surtout pas être déçu !
Pistache était garée bien à l’ombre des mapés.
Elle a fait une sieste de 2 heures le temps que je visite le musée Paul Gauguin et le jardin botanique.
2 heures plus tard, toujours la même ambiance au resto, avec l’orchestre qui mélangeait ukulélé et accordéon !
Sur des airs de «Aline » «Adieu jolie Candy» ou de «Capri c’est fini», remasterysés et polynénisés en accéléré, car l’ukulélé, a un rythme rapide qui accompagne le frénétique tamure.

Tous les restos de bord de mer ont leur piste de danse, et ainsi après le bain du matin, la messe, le dimanche s’écoule paisiblement autour d’un bon repas en famille ,ou entre amis et se termine par la danse jusqu’au coucher du soleil.

Dans une soirée, j’ai entendu «salade de fruits, jolie jolie» et du Distel des années 70 !
Pas de techno ni de rap en Polynésie, enfin moins qu'en France !
Très charmants anachronismes qui vous rajeunissent de 30 ans !
Pour ne pas vieillir venez donc à Tahiti !
Les dimanches ressemblent vraiment à des dimanches, ceux de mon enfance lointaine à Sarzeau ou à Penestin sur Mer.

Etape n° 1 - 28-12-08 - Le musée de Tahiti et des îles

C’est au PK 14, à la pointe des pêcheurs.

En bordure de mer, au milieu d’une belle pelouse et bordé d’une cocoteraie, ce musée, créé en 1974, développe en 4 salles autour d’un patio botanique, la géologie, la faune, la flore, les peuplements, l’histoire, l’art, les découvertes, les modes de vie. Enfin que des trucs passionnants. J’ai toujours aimé les musées.
J’y suis restée plus d’une heure. Photos interdites et aucune brochure en français. Anglais ou japonais seulement ! (J’ai pris celle en japonais !)
J’étais seule alors j’ai osé une seule photo ! Ci-dessous les immenses marmites polynésiennes qui ne manquent pas d’évoquer le passé cannibale assez récent de toutes ces îles océaniennes ! Je consacrerais un article à ce sujet prochainement !

Plus d'1,5 m de diamètre et de hauteur !
Ce très beau musée mérite vraiment un détour. Dommage qu’il soit à 15 kms de Papeete et pas sur que les touristes en brève visite, s’y arrêtent tous ! J’y retournerais pour les expos temporaires thématiques.
Vraiment un très beau musée.

Le tour de l’île de Tahiti par l’Ouest

Le tour de Tahiti, (sans la presqu’île Tahiti Iti) c’est 100 kms.
Le tour par l’Ouest est préférable car on conduit toujours côté mer.
Il vaut mieux commencer par les sites plus urbanisés de l’Ouest pour finir par la côte Est, beaucoup plus sauvage.
Urbanisé n’est pas le mot qui convient car quelques rares immeubles, surtout des fare, luxueux ou miséreux construits sur des terrains appelés «servitudes» et des propriétés individuelles qui ont «privatisé» le littoral et l’accès aux plages.


A l’Ouest des lagons et des plages de sable blanc, à l’Est pas de lagons, de belles grosses vagues, des spots de surf et des courtes plages de sable noir.

A l’île de la Réunion, c’est exactement la même chose ! Ma préférence est à l’Est bien évidemment. Le Croisic avec soleil et cocotiers en prime !

Les articles à suivre vous décriront mes découvertes ce dimanche 28 décembre 2008 en 6 étapes dans ce parcours découverte, celui de l’île sur laquelle je réside désormais: Tahiti, mon nouveau Fenua, loin très loin de ma Bretagne.

Cadeau de Noël : ma copine Pistache

Le 23 décembre j’ai fait l‘acquisition d’une voiture.
J’en ai vu qu’une seule au garage Renault et elle me convenait donc je l’ai achetée.
Je me décide toujours très vite.
C’est une « twingo émotion » de couleur vert pistache.
Elle a une super clim. Elle a 2 ans et c’est une occasion.

Les voitures neuves arrivent par cargo une fois par mois.
Elles sont tropicalisées à l’usine, à savoir méga clim et les courroies se changent tous les 40.000 kms car le ventilo fonctionne très souvent.

Cette photo est prise de la fenêtre de mon bureau (vue préférable à celle des travaux du Champs de Mars à Rennes depuis 2004 !)

Elle me servira en semaine pour quelques déplacements sur Papeete, le samedi pour les courses et le dimanche pour aller à la plage.
Et de temps à autre nous irons à l’aéroport, soit pour un départ dans les îles, soit pour accueillir des visiteurs.
Elle va prendre le bateau aussi pour aller à Moorea, passer quelques week-ends.
Moorea c’est l’île montagneuse, toujours visible de Papeete, le Bora Bora à 20 minutes de mer !

Beaucoup trop de voitures ou pas assez de routes, les avis divergent.
Mais le relief ne permet pas de faire de nouvelles routes et les transports en commun ne sont pas assez développés.
On pourrait imaginer un train faisant le tour de l’île ou au moins un demi-tour Est-Ouest ou un tamways de Faa’a à Mahina ! Dommage que Gustave Eiffel ne soit pas venu à Tahiti !

Une dizaine de kilomètres seulement à 4 voies, avec limitation à 90 km/h, nommée RDO (route de dégagement Ouest).
Ailleurs la route est limitée à 60 km/h la plus tard du temps.
Après deux mois sans bagnole, je m’étais habituée à marcher, à prendre plus de temps, à prendre mes habitudes à mon magasin Champion.
Pour rejoindre le haut lieu de consommation de toute la Polynésie, Carrefour de Punauia, c’est 8 kms et 8 minutes par la RDO.
Je ne la range pas dans son parking couvert (2eme étage) de l’immeuble, car la place demande trop de manœuvres. Elle reste dehors ou presque et a déjà trouvé une copine !

Ma pistache a de jolis paréos en guise de housse de sièges. Ici c’est comme cela !

Pour les numéros c’est la Suisse. Une voiture un numéro à vie.
Les dizaines de milliers correspondent environ à l’année. Ainsi 180.000 c’est 2006-2007, 190.000 c’est 2007-2008.
Pas encore vu de 200.000 mais cela ne saurait tarder.
Avec les lettres P pour Polynésie, D pour Domaines (administration) et W pour garage.
Pistache et moi avons fait le tour de l’île le dimanche 28.
Elle a pris une belle vague, côte Est!

Bon d’accord ce n’est pas un super cabriolet décapotable et cela ne passionne personne, je nous souhaite de belles virées à toutes les deux cependant.

27 décembre 2008

Le "moana-iti bistrot"

En rentrant vendredi 26, plus de net, sur-tension sur le routeur mana.
Parfait je bosse ce samedi et vais me balader dimanche avec Pistache si le temps le permet.
Le téléphone a sonné dans la nuit à 4 heures du matin.
Bizarrement j'étais réveillée depuis 20 minutes et sur le balcon je regardais les étoiles.
Des millions d'étoiles! Je vais acheter une lunette astronomique sans délai.
Certaines semblaient si proches, si brillantes ! la nuit du 15 août en France.
Il était 15 heures en France.
Un ami et Nadège, venaient de recevoir leur colis et s'extasiaient sur les perles.
Leur merci n'attendait pas ! d'où l'appel.
Merci facteur. J'ai posté mes derniers colis le 22 décembre.
5 jours après, ils étaient arrivés et en parfait état. Quel bonheur d'avoir envoyé ces petits bouts de Polynésie et ses odeurs en Bretagne.
Impossible de redormir ! Résultat j'ai vu un très beau lever de soleil à 5h30.
A à 6 heures j'étais au marché. Quelle ambiance !
C'est fou comme la Polynésie s'agite et vit tôt le matin. Dès 7 h 30 la chaleur arrive et c'est plus calme.
Le dimanche le marché est ouvert à 4 heures et ferme à 9 heures . Tant pis pour les lève tard !
Impossible de changer mon routeur de Net ce samedi matin, donc rien avant lundi soir!
J'ai cependant acheter un régulateur-onduleur car ici les coups de tension sont fréquents.
Heureusement il reste les cyber- cafés ou tout simplement le bureau à deux pas !
Pour le déjeuner, j'ai testé un nouveau resto façon bistrot parisien assez chic, qui a ouvert il y a une semaine sur le front de mer, le moana-iti bistrot.
Très bon déjeuner. J'y suis restée plus de 2 heures en grande conversation avec des retraités en Polynésie depuis 6 ans, qui repartent définitivement en février dans leurs Pyrénées ! brrr !

Pistache était sagement garée à l'ombre des grands acacias et des flamboyants, à 2 mètres du vigile du haut-commissariat .
Après-midi très studieuse ou j'ai bossé mes dossiers urgents.
Dimanche si le temps est orageux je fais les musées de l'île, le musée Gauguin, le musée de Tahiti et de ses îles, et le jardin botanique, au retour la vallée de Papenoo.
Je ne m'ennuie jamais et le temps passe très vite.
Vivement le mois de Mai, j'ai 2 visites de France prévues !
En savoir plus : survol

25 décembre 2008

Premier Noël à Tahiti

Pour la première fois depuis des années, j’aime à nouveau la fête de Noël.
Pourtant je suis seule à Tahiti.
Pas si seule que cela, car avec la magie d’Internet, j’ai déjà eu des contacts avec la Bretagne dès le 24 à 21 h.
Pour une fois le décalage horaire joue en ma faveur ! Avec de belles surprises inespérées !
Merci l'OPT, mon colis aux mousquetaires de Brocéliande est arrivé à destination le 24 .
Mon premier Noël de mamy expat , Merveilleux Noël !

J’ai déjeuné en ville le mercredi 24.
Repas délicieux avec du chapon farci, des marrons et du gratin dauphinois. Une merveille, et c’était le plat du jour en formule.
Je me souviens du petit bistrot de la rue Vasselot à Rennes dans lequel avec Fred, j'avais pris quelques habitudes.
Je suis surprise par la diversité des cartes des restaurants et tout le soin apporté à la préparation, au service.
Les entrées sont bien froides, et les plats chauds sont vraiment chauds !

Les serveurs étaient vêtus de chemises rouge à fleurs blanches, pantalon blanc, et fleur de tiaré à l’oreille.
Les serveuses étaient en robe rouge également, avec couronne ou bonnet de mère Noël. Ambiance festive.

L’endroit s’appelle l’OASIS. J’y étais déjà allée avec Lili.
J'avais dégusté un super mahi mahi (prononcer maï-maï ) à la sauce vanille qui n’a rien à envier à un bar beurre blanc !
Qualité du service indéniable, (dans la plus ordinaire des brasseries, on vous vide discrètement le cendrier au premier mégot).
Même bondé, le service est rapide. Le pourboire n’est pas de mise. On ne laisse jamais d’argent sur une table. On paie discrètement à la caisse.

J’adore les déjeuners dans ces terrasses ombragées avec les brises océaniques qui vous rafraîchissent autant que les nombreux ventilateurs en plafonniers.
Désormais je connais le truc pour choisir une table : je regarde le plafond et je fonce sous la table libre en dessous du ventilateur.
Le touriste de passage se met le plus près du boulevard, sous la terrasse où il n’y a pas de ventilos et il transpire comme une éponge pendant son repas .
Pour les photos, c’est mieux d’être en terrasse avec le port et les bateaux en toile de fonds !
Quelques photos de la brasserie le Rétro, avec une évocation au souvenir de Joe Dassin qui est décédé à 42 ans le 20 août 1980 à l’étage au dessus, d’une crise cardiaque.
Le serveur, un vannetais, depuis 4 mois en PF seulement ! On ne le dirait pas !

Mon premier réveillon de Noël, en Polynésie s’est déroulé en 4 tranches à 19 h à 19 h 30.
1 tranche de foie gras
1 tranche de saumon
1 tranche de jambon
1 tranche d'ananas (plus quelques cerises délicieuses)


Le tout accompagné de : 1 verre de muscadet + 1 verre de listel

J’ai «réveillonné» ou plutôt dîné, en suivant la messe de Noël en direct dans l'église de Faa'a à la TV. Très beaux chants et super ambiance. Émouvant !
Je m’interroge sur les apparences de la vie, le poids du ressenti.
Même entourée, je me sentais plus seule à Dinan qu’ici à Tahiti. Il faut dire que c’est mon premier Noël MSN seule à l’autre bout de la terre !
De nouveaux liens, que je croyais impossibles, se reconstruisent peu à peu et l’avenir est plus rassurant. Merci Cossinade, merci Tahiti, Mauruuru Polynésie.

Je ne me lasse pas de regarder le ciel.
Pas le même ciel en Bretagne, pas le même hémisphère, pas le même climat, mais surement les mêmes étoiles!
J’en ai choisi une seule pour lui confier tout l’amour d’une maman expatriée dans le pacifique à ses deux grands enfants, qui sont de l’autre coté et aux petits mousquetaires et qui me manquent beaucoup.
Noël c’est vraiment la fête des mamans du pacifique.

Un ami m'a offert un dico tahitien. Sa dédicace en dit long " le tahitien, dans sa grande pudeur et tolérance, écoute beaucoup, avant de parler peu".
En effet, mes silences contiennent mes plus belles émotions.

21 décembre 2008

Tongs Fashion avec Elise

Je suis en ligne très fréquemment sur MSN, avec Elise, la bordelaise. Elle vient à Tahiti à la Direction de la santé le 19 janvier 2009 avec copain et bagages. Elle sera ma première arrivée à Faa’a !
Je l’aide de mon mieux pour qu’elle se trouve un petit nid dans le quartier Paofai. Elle la veut, elle la désire cette belle Polynésie !
On échange des tas de trucs de nénettes, comme l’histoire des tongs que j’achète, je casse, je recolle depuis 2 mois. Cette semaine 2 accidents de tongs ! alors désormais j’ai toujours une paire de rechange dans mon sac, car quand ça lâche, tu fais quoi ?
On est fan toutes les deux des tongs !
C’est la chaussure d’ici, je ne mets plus que cela. Il y a un choix énorme ! avec ou sans talons, avec nacres, voire avec vraies perles. Il y a les tongs de bureau, de shopping, de soirée, de plage. Et chaque matin j’assortis la couleur des tongs à la couleur de la robe ou de la jupe du jour. Obligation de se soigner les petits pieds (massage au monoï et vernis des ongles )
Elise est aussi folle que moi des tongs ! Samedi 20, j’en ai racheté 2 paires. Elle m’a réclamé la photo bien sur ! Je venais de toutes les toiletter (à l’eau de Javel) et elles séchaient sur le balcon :

Elle va bosser au 3eme étage de mon immeuble. Je suis au 2ème ! C’est pas top cela ? Ah le réseau DRASS quand même ! Deux amis que j’ai hâte d’accueillir à Tahiti dans 3 semaines !
Peut-être ils vont penser à apporter une petite bouteille de bon Bordeaux, si il reste de la place dans leurs valises ! Ce serait top qu’elle se fasse un blog ma copine, faut que je la décide !
Qui a dit que c’était une niaiserie de parler de mes pompes ? qu’il se lève !
Elise et moi ont va sévir, car respect please pour nos tongs ! et chausse qui peut à Tahiti !
En savoir plus

L'hôtel Sheraton de Tahiti

Cet hôtel de très grand luxe, est à 10 minutes de marche de l’appart’ par le bord de mer.
J’y suis allée déjeuner et profiter de la piscine dimanche 14 décembre.
Ici les hôtels sont ouverts à tout public.
Le ciel était d’un bleu limpide, seuls quelques moutons blancs sur les montagnes de Moorea l'île sœur en face, la chaleur cuisante, l’endroit magique.

Beaucoup de touristes étrangers en famille, mais aussi des familles polynésiennes venues passer la journée.
Très facile de repérer les gosses de touristes des enfants polynésiens !
Ces enfants du luxe vous bousculent, crient fort, ne disent pas bonjour.
Heureusement qu’ils ne restent que quelques semaines ! Les polynésiens sont plus discrets.


Face à Moorea - la terrasse du bar

plage et cocotiers
l'entrée à gauche

Je suis allée en curieuse, mais je ne suis pas une fan, l'odeur du luxe masque trop celle du Tiare.

En face du Sheraton, un beau bâtiment tout neuf, construit pour devenir le casino de Tahiti.
Pour des raisons que j’ignore encore, ce casino n’a jamais eu l’autorisation d’ouvrir.
Pas de Las Vegas en Polynésie !

16 décembre 2008

Le père Noël est bleu et blanc à Tahiti

Comme en métropole, Noël provoque un regain d’activité commerciale.
Les magasins du centre de Papeete seront ouverts dimanche matin.
Après avoir enfin obtenu les emballages à l’OPT, j’ai en 4eme vitesse, complété mes achats pour remplir les fameuses boites. Noël c’est dans 8 jours, donc je suis en retard c’est certain !
Mais je n’avais pas vu Noël arrivé, il fait si chaud, et puis je me suis laissée accaparer par ce job qui me passionne.
Il y a des sapins, des guirlandes, des néons et les magasins regorgent de cadeaux pour l’enfant-roi.
On devrait dire «Mère Noël» car c’est plus une affaire de femmes et de mamans ici.
Ainsi je n’ai croisé que des Pères Noël heureux, car ils étaient tous accompagnés de leur vahine très charmante.
Aujourd’hui j’ai vu un père Noël tout bleu !

Peut-être un dauphin ou un vice-père Noël ? vas savoir ! En tout cas, pas besoin de cape pour protéger les jolies épaules de maman Noël ! On frôlait les 30° voire plus !
A mon avis, l’habit bleu est plus en harmonie avec tous les bleus de Polynésie, ceux du ciel et du lagon.
Cependant quelques questions :
- Pourquoi évoquer la neige dans ces pays si chauds, ou rien que le mot "neige" n’est qu’une carte postale lointaine et beaucoup d’enfants polynésiens ne la verront jamais de leur vie ?
- Comment font-ils les gentils père Noël, pour supporter les costumes et des bottes par cette température ? Très dur le métier de Père Noël en Polynésie !
Mon amie Lili (montpelliéraine depuis plus de 30 ans en Polynésie), m’a donné un début d’explication.
Cet engouement pour Noël est en fait assez récent, (un peu comme cette curieuse fête d’Hallowen en métropole que je n'apprécie pas du tout, même si lointaines origines celtes).
Donc beaucoup de «copier-coller» ridicules et déplacés, loin très loin des traditions polynésiennes.
Pas encore eu vraiment le temps d’approfondir le sujet, mais l’évidence s’impose, la fête est surtout commerciale, comme partout dans ce monde du commerce-roi !

La mère Noël a un faible pour Zorro qui a jeté le masque ! (cliché du 16-12)

Mais qu’importe après tout ! De toute façon j’avais des colis à faire, des trucs de saveur, d’odeur de couleur, que je ne peux pas faire passer dans les lignes de ce blog.
Alors avec bonheur et délectation, j’ai hésité, choisi, puis acheté, dans l’unique but d’offrir, d’envoyer des petits morceaux de Tahiti à mes proches, mes amis.
Plaisirs naïfs et simples de passer une soirée à emballer joliment mes petits présents ce mardi 16 décembre. Du bonheur avant l'heure.
Pour moi Noël, restera toujours le plaisir d'offrir en toute sincérité.
Ne pas oublier les papiers cadeaux, pour que la surprise soit la plus longue et savoureuse possible, pour donner de longues minutes de vrai bonheur et d'émotions, par télépathie à défaut de télétransportation !
C’est le souvenir de Noël qui me reste collé à la peau à tout jamais : le moment ou on enlève ou déchire, cela dépend du tempérament, ce papier cadeau, qui a une fin de vie souvent tragique (poubelle ou cheminée).
Petite fille, j’aimais bien garder les papiers cadeaux, quand ils étaient beaux et brillants, ils faisaient partie intégrante du cadeau.
Mes boites sont trop petites ! Il faut que je retourne à l’OPT acheter le modèle au-dessus. !
Mon cœur sait faire de la place pour l’amour, la tendresse et l’affection, mais comment mettre extraits, échantillons dans une petite boite en carton aux formats normalisés ? Entre la vanille, le tiaré, le monoï et autres douceurs polynésiennes, impossible de choisir, donc je mets un peu de tout ! Résultat 2 jours de retard pour changer de boites !

C’est pas si nul que cela Noël ! C'est un super moment d'amour partagé.
STP facteur, prends bien soin de tous mes colis qui vont faire un long voyage.
Cela fait bientôt deux mois que je déballe le cadeau de ma vie.
J’en suis qu’au début ! C’est Noël tous les jours en Polynésie pour moi désormais.
Naïve comme une enfant, mais Maman avant tout, (et pas si jeune que cela la mamy).
"Merci Polynésie, de m'avoir accueillie. Tu es le plus beau cadeau de ma vie, car tes couleurs, tes saveurs, tes odeurs, je les partage, et cela suffit à mon bonheur "

Laissons toute la place aux liens du cœur et aux étoiles !

15 décembre 2008

Pause n° 1 : Clichés insolites

Pour tempérer ma polynésienne boulimie, ne pas trop vous enivrer de toutes mes pacifiques découvertes, j’ai décidé de vous offrir de temps à autre quelques courtes pauses avec des clichés insolites à déguster sans modération.
JustifierSurprenant cette «continuité territoriale» dans un pays aussi vaste (autant que l’Europe !) et aussi insulaire, ou les déplacements se font surtout par air et par mer, et très souvent les deux combinés.
Mais toute cette centaine d’îles constituent cependant le territoire, le pays, le fenua.

Sur cette route qui longe l’aéroport, vous ne pouvez croiser qu’un avion qui décolle ! Normal non de faire attention !
Ce panneau de 2m x 1m, trône dans les escaliers du marché de Papeete. Pourquoi ?
Car les marches sont les rares endroits ou l’on peut se reposer 5 minutes quand on est fiu après plusieurs heures de marché ! mais hélas c’est interdit !
Ce rappel est très bien suivi. On ne discute pas avec les interdits, et on va s’asseoir plus loin !
J’en ai repéré d’autres que je vous réserve pour de prochaines pauses, qui en disent long !

13 décembre 2008

Le jardin de la reine

Du 2 au 13 décembre, l'exposition artisanale des Marquises s’est tenue dans le hall de l'Assemblée de Polynésie, qui en plus d'être le siège de cet hémicycle, abrite un magnifique jardin historique.
C’est l'ancien parc du palais de la reine Pomare IV, qui a régné de 1827 à 1877.
La reine avait son jardin et son bassin d'eau douce.

Les arbres, les plantes du jardin du palais provenaient de tout Tahiti et certains avaient été plantés pour leurs vertus médicinales.

La reine venait là avec ses suivantes pour se baigner.

Le bassin est un plan d'eau décoré de nymphéas et ombragé par les frondaisons toujours vertes des arbres.

L'eau s'échappe ensuite par un ruisseau qui court le long des bâtiments de l'assemblée, disparaît sous la place Tarahoi pour resurgir au parc Bougainville avant de se jeter dans le port de Papeete.Pour trouver ombre et un peu de fraîcheur, je m’y suis baladé en attendant le défilé des artisans marquisiens et les résultats du concours.

A l’entrée se trouve un superbe 'Mappe', c'est le châtaignier Tahitien qui fait des fruits qui n'ont rien à voir avec des marrons, (plutôt semblables à des mangues), mais les feuilles présentent une bonne similitude.

Il était 15 heures. J'étais seule avec les coqs, les poules et leurs poussins. Aucun bruit !
Une douce lumière traversait les feuillages verts. Sensation de joie, de calme, de paix.
Enfin je découvrais ce magnifique endroit à 500 metres de chez moi et à quelques pas du bureau.
Ce lieu paisible et chargé d'histoire en plein coeur de Papeete m'a séduit. J'y reviendrais.
Je m'y arrêterais pour lire les livres d'histoire que j'ai achetés et je revivrais le long règne de la reine Pomare, dans son jardin.
J'offre ces beaux et majestueux opuhis roses et rouges à Dominique pour fleurir son bureau au 2eme étage et me faire pardonner de l'avoir quittée. Elle mérite bien un jardin de reine.

10 décembre 2008

Une poésie pour la Polynésie

Entre 2 dossiers j'ai écrit quelques rimes spontanées, mes premières en Polynésie. C'est parti tout seul !
Je reconnais une grande naïveté et une pauvreté de couleurs et de rimes, mais je ne suis encore qu'une "bleue" dans ce paradis français et il n'y a pas de mots assez forts pour traduire mes pensées.
C'est une poésie d'accueil, j'ai tant à découvrir !
Polynésiennes saveurs, odeurs envoûtantes, couleurs du bonheur, je voudrais tant vous les faire partager.
Avez-vous remarqué que le mot Polynésie contient intégralement le mot de poésie ?
Jacques BREL avait du le voir avant moi, j’en suis intimement persuadée.

POLYNESIE, îles de paradis.
Si loin des clichés cartes postales !
C’est mieux, c’est plus, c’est génial
POLYNESIE, Merci

TAHITI, pays si lointain,

Monde des parfums,
Apothéose des fleurs,
Tu m’offres le bonheur.

Atolls des TUAMOTU,
Promis, j’irai jusqu’à vous.
Vous, les GAMBIER,
Il me tarde de vous saluer.

Vous, les magiques AUSTRALES,
Je humerai vos fraîcheurs tropicales.
Iles du VENT et sous le VENT,
J’irai vous voir plus souvent.

Vous m’avez déjà adoptée
Iles de la SOCIETE.
Exquises MARQUISES,
Vous êtes bien sur, la cerise.

A chacune son insularité.
A chacune sa belle diversité.
Dans tes archipels,
Ma vie sera très belle.

Merci belle POLYNESIE.
Maururu
pour tout.

POLYNESIE, tu es la vie.

7 décembre 2008

Crabe des cocotiers ou crabe voleur

Au marché de Papeete, ce dimanche matin 7 décembre, il y avait des crabes énormes et tout bleus.
C’étaient des crabes de cocotiers !
Virulents les bougres ! J’ai voulu en retourner un pour le prendre en photo, mon doigt n’est pas passé bien loin de son énorme pince !

Ci-dessous petite leçon d’histoire naturelle que je vous invite à compléter à votre guise sur le Net, car cet animal est vraiment très curieux

Le crabe de cocotier est le plus grand arthropode terrestre.
De la famille des bernard l'hermite, il est connu pour sa capacité à casser des noix de coco grâce à ses fortes pinces, pour en manger le contenu.
Son odorat est très performant et il a développé diverses stratégies pour préserver l'eau qui est indispensable à sa respiration.
Le crabe de cocotier est aussi crabe voleur, car cet animal est capable de voler des objets présentant des traces de nourriture et ceci même à l'intérieur des habitations.

L'adulte pèse jusqu'à 4 kg, (max 17 kg), sa longueur peut aller jusqu'à 40 cms pour une envergure pouvant aller jusqu'à 1 m.
Le mâle est généralement plus grand que la femelle.
Avec ses grosses pinces qu'il utilise pour casser les noix de coco, il peut soulever des objets pouvant peser jusqu'à 28 kg.
Ces crustacés peuvent gravir les arbres jusqu'à une hauteur de 6 m.
Les yeux du crabe de cocotier sont rouges et la couleur de son corps varie d'un bleu violet à un rouge orangé suivant son habitat

Ils sont assez craintifs et se déplacent doucement en émettant des claquements, mais, s'ils sont en état d'alerte, ils sont très vifs.

Bien qu'ils ne soient pas très combattants, ils se battent parfois entre eux.
Le crabe de cocotier s'alimente généralement la nuit, par temps gris ou dans des endroits ombragés.
Son régime alimentaire se compose de fruits, entre autres les noix de coco, les fruits des pandanus ou encore, en captivité, des papayes ou des bananes.
Toutefois, il mange presque n'importe quoi d'origine organique, de la végétation, des œufs de tortues, des cadavres d'animaux en putréfaction (rats, poissons).
Les crabes de cocotier vont occasionnellement voler de la nourriture dans les habitations et la transportent dans leur tanière.
L'espérance de vie d'un crabe de cocotier est d'environ 30 ans.

Je ne connais pas encore le goût de ce crustacé bien particulier.
Pas meilleur sans doute, qu’un délicieux plateau de fruits de mer à Cancale ou à Sarzeau !
Enfin n’y pensons plus ! Je tenterais et vous le dirais !
En savoir plus : http://dictionnaire.sensagent.com/Crabe%20de%20cocotier/fr-fr/

Le salon de l’artisanat des Marquises

Ce salon se tient à Papeete chaque année avant Noël.
Ce dimanche 7 décembre, c’était le dernier jour, aussi je me suis levée tôt et après un petit passage au marché, j’ai filé au parc expo. (en taxi).
J’y suis restée plus de 3 heures.
Je me suis émerveillée devant les sculptures sur bois (bois de rose, ou Santal ou autres essences).
J’ai regardé le travail de ces artistes marquisiens.

Image du couple : virilité et fécondité

Les coquillages, nacres, sculptures sur os de bœuf, de cochon ou de chien, sont aussi de très beaux chefs d'œuvres.


J’étais émerveillée par cette explosion de couleurs vives.
De très beaux stands de Tifaifai (tissus patchwork) m’ont également inspirée pour mes prochains travaux de broderie.

Quelques photos qui font rêver, d’autres bientôt quand j’aurais résolu mes problèmes de «galerie photos». Patience !

stand de tapa
Tous les marquisiens et marquisiennes présents étaient accueillants, gentils, donnant toute explication , sans jamais pousser à la vente.

Le parc expo est en bord de mer.
Le bruit des vagues se mêlait aux sons des musiques marquisiennes.
Pas encore aux Marquises, mais déjà la ferme intention de m’y rendre au plus vite.

Je prenais un jus de fruits, lorsqu’une marquisienne m’aborde, me voyant seule.
Et voilà comment j’ai rencontré Paloma, une artiste sculpteur marquisienne.
Nous avons passé 2 heures ensemble.
Elle sculpte le bois, la nacre, l’os dans l’île la plus au sud des Marquises Fatu Hiva.
Elle habite le village dOmoa, son mari, marquisien, est instit’.
C’est aussi un grand surfeur.
Toute la famille sculpte. Son père est aux Australes et sculpte la fameuse pierre rose des Australes.
Sa maman Cécile m’a raconté ses origines belges, espagnoles et suisses qui remontent à ses arrières grands-pères.
Ils se considèrent comme marquisiens à part entière, mais sont fiers de leurs lointaines origines occidentales.
Des pays qu’ils n’iront jamais voir, ils ont si bien aux Marquises et ne pourront jamais s’offrir le voyage en Europe.

Ils sont venus en famille au salon, hébergés chez des cousins à Papeete.
Entre eux ils ne parlent que le marquisien.
Mais pourquoi s’intéresser à la rousse bretonne ? mystère !

Dans leur stand, Paloma et Cécile, m’ont offert la couronne parfumée au santal.

C’est un honneur marquisien qui a une grande signification.
Un affront, que de l’enlever devant eux.

Paloma m'a dit " toi tu es intelligente, car tu ne demandes pas d'abord: combien ça coûte ? - mais tu demandes : c’est fait comment ? et on voit que tu veux savoir, et ça c'est bien, tu n'es pas une touriste". Je lui acheté 3 objets à des prix d‘amis !

Nous avons échangé toutes les coordonnées mais pas de Net à Fatu Iva car il faut 3 heures pour obtenir une connexion !
Pas d’aéroport non plus sur l’ïle !
Donc c’est 3 heures d’avion de Papeete à la capitale des Marquises, puis ensuite 3 heures de bateau.
Son frère est le capitaine de l'unique bateau. Je suis invitée chez eux à Fatu Hiva.


C’est de cette manière que je veux connaître la Polynésie, pas avec des voyagistes, et des trucs tout faits pour les touristes !

Vu mon âge je n'ai plus de temps à perdre désormais. Puisque la Polynésie veut bien de moi, je vais vers elle à grands pas.
Je ne connais pas toutes les îles bretonnes (une grande partie) mais les îles de Polynésie je veux toutes les découvrir, les respirer, m’en souvenir à tout jamais.
Si j’avais su, je serais venue avant !
Merci Paloma et Cécile. Promis je viens bientôt à Fatu Hiva
En savoir plus : http://www.marquises.pf/artisanat.htm

6 décembre 2008

Je suis Fiu !

Fiu signifie fatigué, (prononcer fiou).
Dans l’esprit populaire, ce mot traduit plus un état d’esprit plus qu’une sensation physique.
On peut-être fiu de quelque chose ou de quelqu’un lorsque cela (ou il) vous ennuie souverainement.
Lorsqu’une personne vous sors un fiu très énergique, cela signifie de ne surtout pas insister !
Ici le fiu est un sentiment respectable et respecté.
Ce samedi matin 6 décembre, j’ai suivi de 10 à 13 h en direct l’élection de Miss France en Vendée.
J’ai suivi en pointillé, car je bossais mon rapport d’audit sur l’ordi,

Petit dej' sur le balcon : samedi 6-12 à 7 h 30

Je suis sortie faire quelques courses, sous un ciel bleu sans nuages.
Très chaude cette journée !
La Bretonne était pas mal, mais hélas que 4ème ! Miss Tahiti était mieux que Miss Mayotte, mais sortie dès le 1er tour !
Le présentateur s’est planté de 2 heures dans le décalage horaire avec Tahiti !
Il a dit qu’il devait être «très exactement 10h30 à Tahiti » alors qu’il était midi et demie ! La honte ! Je sirotais mon porto glace ! Un de plus à virer !
A 13 h, la miss a laissé la place au journal de Soir 3.
Après déjeuner, pour la première fois j’ai fait un petit brin de sieste, je me sentais très fiu ! (d'ou l'idée de cet article de blog !)

Ensuite, j’ai préparé mon cocktail habituel de vitamines : une superbe salade de fruits. Ananas, mangue, banane, pomme, citron, kiwi.

Le tout sans sucre rajouté, filmé et au frigo, sera consommé ce week-end, sans modération.
J’ai toujours aimé cuisiner, à Tahiti, j’apprends la cuisine des fruits.

Dans la ruelle voisine de l’immeuble, voilà ce que je vois.

En m’y baladant le propriétaire m’a dit «bananes dans la rue, alors tu prends, c’est pour tous, c’est comme cela, ici on partage…».
Elles seront mures dans 2 ou 3 jours donc il faut les cueillir de suite.
Je découvre cette valeur nouvelle, des peuples polynésiens.
Belle leçon de solidarité dont la France métropolitaine, barricadée dans ces jardins clos et digicodés, devrait bien s’inspirer.

Chantal et Jacques ont des bananiers dans leur jardin.
Mais ils se lassent des flans, gâteaux à la banane, donc parfois ce sont les coqs qui se régalent. Quoique Jacques a plombé quelques cocoricos et les a mis au frais dans le congèl !
Les pauvres volatiles se faisaient une joie de chanter sous sa fenêtre pendant sa sieste !

Un immense manguier trône dans la cour du Ministère de la santé.
En ce moment il est plein à craquer. Attention la tête quand ça va tomber dans quelques jours !

A suivre,