30 décembre 2010

Maeva 2011

Meilleurs voeux de Tahiti -*-*-*-*-
-*-*-*-* Ia Orana i te Matahiti Api
2010 "oti" (fini)..... Quelle belle Havaiki Nui Va'a !
Maeva 2011 (bienvenue) ....pour continuer le voyage en Polynésie ensemble ..
Bloavez Mad
BONNE ET HEUREUSE ANNEE
Sylvie-Anne

28 décembre 2010

Lectures de Noël : Inoubliables lagons -Tahiti 1958-

Inoubliables lagons
de Ralph Varady
Ed Lagoons & Islands- Papeete

Ralph Aldar Varady est né à Budapest (Hongrie) le 26 août 1913.
Après ses études, il commence à travailler à 16 ans dans une compagnie de navigation néerlandaise (Hollande Africa Line) .
En 1942, il devient directeur d’hôtels : du Los Angelès Athlétic club et du Riviera Country club.
En 1952, il arrive à Hawaï et travaille comme restaurateur du Moana hôtel, du Surf Rider, du Fisherman’s Warf, et se naturalise citoyen américain en 1955.
Il débarque en 1956 à Moorea et commence à écrire son premier ouvrage intitulé “Many Lagoons”.

Journaliste, historien de L’US Navy, correspondant de United Press à Tahiti, écrivain et photographe sur l’Océanie, de 1959 à 1964, il sera directeur de l’hôtel Tahiti, de l’hôtel les Tropiques, de l’hôtel Aimeo et de l’hôtel Noanoa de Bora Bora.

Chef de bureau de Tahiti voyage, durant 3 ans, il sera directeur commercial d’Oceania durant 10 ans. Ralph Varady, un homme d’une grande culture, hors du commun, ne devait passer qu’une année dans une île des mers du Sud.
En fait, il aura vécu le reste de son existence en Polynésie française, se marie à une Polynésienne qui lui donne trois filles et un garçon, Titea.

Il décède le 25 mai 1977 à Papeete.
Le livre “Many Lagoons”, a été publié en 1958 à New York et Londres, réédité une première fois en anglais à 500 exemplaires.
Son fils Titea, installé à Papeete, vient de le publier en français pour la première fois.
Je l’ai acheté au Carrefour d’Arue il y a 15 jours.
J’ai rencontré Titea chez Odyssey quelques jours plus tard.
Comme je n’avais pas le livre avec moi je dois retourner le faire dédicacer à la maison d'éditions.
Ce livre est le carnet de bord, le journal, d’un homme qui découvre la vie dans les îles.
Le style est épuré, parfois un peu gauche, mais cela est peut-être dû à la traduction.
Ces imperfections en font justement tout le charme. J’en suis à la moitié et j’adore découvrir la vie dans les îles à cette époque.
Les photos noir et blanc qui émaillent cet article, sont tirées des 40 photos du livre.
Livre témoignage, histoire d’une renaissance. Il est touchant.

26 décembre 2010

Les jardins d'eau de Vaipahi à Mataiea

Samedi 25, ce fut Noël au balcon (en maillot et pareo) et un déjeuner sur la terrasse avec des amis.


C’était bien la première fois que je restais 24 h et plus, sans quitter Diva Nui !
Ce dimanche matin, levée tôt, je me rends à la cathédrale de Papeete.
Un orage violent m’avait empêchée d’aller à la messe de minuit vendredi soir, comme je l’avais prévu. J'ai si peur de l'orage.

Le père Christophe officie. C'est un one-man-show théâtral et impressionnant. Pas de photos pendant l’office. Instant de méditation et de spiritualité oblige.

Il est 10 h
. Le soleil est ardent et Papeete est vraiment une ville morte.

Feux oranges et pas un chat, vraiment que dalle ! Pour stationner, c'est extra !
Rien à faire ici ce dimanche, aussi je décide de descendre en Presqu’île.
Le vini fera le reste et c'est avec des amis, que Pistache fait route vers la Presqu’île, pour un dimanche zen.
Je souhaite faire un arrêt aux jardins d’eau de Vaipahi (auprès de Mataiea).
Je suis passée devant des dizaines de fois, mais n’ai jamais pris le temps de m’y arrêter.
Ce site en bordure de route, a été inauguré en 2007 et propose une grande balade dans des jardins paysagers splendides.
Vaipahi signifie eau jaillissante (vai : eau) .
Les roses de porcelaine géantes atteignent les deux mètres de haut.

Les opuhis rouges et roses sont légion.


Les nénuphars bleu et blanc emplissent les bassins.

L’endroit est rafraichissant et verdoyant.
La cascade est magnifiquement éclairée par le soleil du matin dans son écrin de verdure.

Ce dimanche, je ne ferai pas la grimpette sur la colline, par le sentier rocailleux, par respect pour mes petits pieds encore fragiles. Une autre fois.

Pause déjeuner à Taravao chez Remy et Loula. (encore des huîtres de Bretagne ! et de la tête de veau !) .
J’ai très envie d’aller me baigner à Vairao, mais c’est encore un peu tôt pour mes pieds, donc nous restons à discourir de tout et de rien, sous la terrasse ombrée du resto.
Au retour, arrêt à Papara, pour un petit café.
Nous décidons de finir ce dimanche de Noël, au bord du Moana au "Carré" de l’hôtel Méridien de Punaauia.
Prendre un verre entre amis au bord de la piscine, à l'heure où les lumières du jour deviennent magnifiques, et explosent leurs couleurs tropicales.

18 h 15, le soleil commence à faire son spectacle sur le grand Moana.
Avec Fabi et Alain, on clique à tout va.
Au début c’est féérie en rose,
et cela se termine en enfer rougeoyant .

Ces couchers de soleil sont si époustouflants, que même après des dizaines d’années de vie au fenua, Fabi est toujours admirative.
Je suis contemplative et toujours sous le charme. C'est vraiment trop beau !
Un coucher de soleil du Pacifique on le vit, on le respire de seconde en seconde. C’est magique, jamais les mêmes.

Comme on l'aime le soleil des îles, même s'il nous cuit la peau au fil des jours !
Aux faranis de métropole qui grelottent sous leur manteau neigeux, j’offre ces images de fraîcheur de Vaipahi et ces folies du ciel de Tahiti, côte Ouest, ce dimanche 26 décembre 2010, où la chaleur est parfois si étouffante, mais tellement délicieuse aussi.
Pas besoin des colis de l’OPT (bloqués aux USA, dès fois qu'ils seraient piégés), pour envoyer ces petits cadeaux de Noël.

Puisse tout ce soleil de Tahiti, faire fondre la neige et le verglas de métropole !
Bonne semaine. Nana.

24 décembre 2010

Les huitres de Cancale à Tahiti

Ce vendredi matin, c'est la cohue, la folie, dans les quelques grandes surfaces de Papeete.
Parkings saturés et files interminables aux caisses des 3 hyper.
Enfin c'est la folie de Noël, période pendant laquelle les cartes bancaires et les portefeuilles explosent. Janvier sera plus morose !
Faire ripaille devient le leit-motiv.
Les caddies débordent, comme si on était à la veille d'une guerre mondiale ou d'un cataclysme épouvantable.
Je n'ai jamais compris cette folie consommatrice sans limite pour un seul jour.
Une fête religieuse ?
Oui, peut-être, Il y a xx années, quand je chantais la messe de minuit en grégorien dans l'église de ma petite paroisse.
En 2010, Noël c'est avant tout du commercial.
J'aurais préféré manger du poisson grillé à Mataiva, contempler les myiades étoilées du ciel des Tuamotu, plutôt que d'être coincée dans les bouchons de la circulation à Papeete. Pas de bol !
Il y a moins de monde au petit Champion de Paofai. Il reste quelques bourriches fraîches d'huitres de Cancale. Je craque.

8100 CFP les 1,5 kg (4 douzaines de numéro 4) soit 68 euros.
Mais c'est juste une fois par an et pour faire plaisir à mes amis.
Le vini fonctionne. C'est OK , dac ramènes des huîtres pour le déjeuner.
Faut faire vite, ne pas rompre la chaîne du froid, elles sont déjà fait assez de kilomètres les huitres de Cancale pour arriver à Tahiti.
Clim à fond dans la Pistache et pas de soleil sur mes huitres !
Il est minuit en métropole, 13 h à Tahiti.

Une coupette pour fêter Noël à la même heure qu'en métropole est la bienvenue.
Jean Mi a préparé le vinaigre aux échalottes et le citron.
Elles étaient délicieusement iodées les mignonnes qui ont bien voyagé.
Il manquait cependant le beurre demi sel, (inconnu du Cigalon), le bruit, l'odeur de l'océan atlantique.
Les huitres de Bretagne sont quand même meilleures à Dinard, Saint Malo ou Cancale, sublimes au Conquet ou à Ploudalmézeau.
La Polynésie et le Pacifique Sud c'est si loin et si différent de l'Europe eneigée.
Je ne mangerais plus jamais d'huitres de Bretagne en Polynésie, car elles sont le goût amer de l'expatriement à l'autre bout de la terre. Quoique ......
L'année prochaine, pour Noël, je prévois une semaine ou deux à Rapa, l'île la plus australe de Polynésie française. Pas question de rester à Tahiti à Noël !
Je me souviens qu'à pareille heure il y a un an, je goûtais les charmes de l'île de Pâques, en plein milieu du Pacifique. Comme 2010 a vite passé !

6 tonnes de courrier bloqués aux USA, et mes colis partis le 15 novembre de Papeete, où sont t'ils ? Pas top les communications postales en ce moment. Galère !

Noël sans neige, sans sapin et sans colis, ce n'est pas vraiment Noël à Tahiti.

23 décembre 2010

La vie sous marine en Polynésie

Pour les fêtes, les Editions "Au vent des îles " sortent de très beaux livres .
Samedi dernier, déjà clopinante, je suis allée à la librairie Odyssey, acheter le superbe livre de Yann Hubert. (site http://www.yannhubert.com/)
Ce normand installé à Rangiroa depuis plus de 20 ans, passionné des fonds marins, cameraman et photographe, a rassemblé dans ce premier ouvrage 20 ans de photos sous marines en Polynésie.
Je recherchais depuis longtemps un livre sur le moana, mais pas un livre de simples photos.
Avec les 350 pages et les textes magnifiques de Yann Hubert, j'ai trouvé LE livre sur la vie sous marine en Polynésie.
Les images sont d'une grande beauté, rares pour certaines, comme ce baleineau hybride sur la page de couverture.
Alain (Photonet) a noté la très grande qualité des images.
Yann Hubert partage ses secrets, nous fait découvrir les tortues, les requins, les baleines, les poissons, les raies, en décrivant leur mode de vie, de reproduction, leurs comportements.
C'est plus qu'un simple livre de photos.
La préface est de Nicolas Hulot, avec lequel il a travaillé pour l'émission Ushuaia.
Ce livre est un hommage à la biodiversité sous marine Polynésienne.
J'ai eu ma petite dédicace et pris le temps de bavarder avec ce "faux-breton", ce bas normand comme il se nomme.
C'est le 6 eme livre que j'achète depuis début décembre et il se trouve que j'ai cette semaine le temps de les lire puisque je suis "bloquée" sur un transat de ma terrasse, les pieds enrubannés !
Le 24 et le 25 , je mets à jour la collection de timbres.
Je suis pas aux Tuamotu comme prévu certes, mais le paysage vu du transat, est quand même superbe surtout avec 35 degrés.
Je ferais mon voyage de Noël mi janvier dans une autre île.
J'ai déjà ma petite idée. Bretonne têtue avec des pieds tout neufs !
Bon Noël à tous et toutes.

22 décembre 2010

J’avais rêvé Mataiva pour Noël 2010

Ce mercredi matin 22 décembre, 8h, après les soins infirmiers sur mes petits potons, je sors de la clinique Paofai à Papeete, avec dans mon sac un certificat médical m’interdisant :
" tout déplacement par voie aérienne jusqu’à nouvel avis médical "
et une prolongation d’arrêt de travail, car l’amélioration est trop lente.
C’était prévisible, mais cela m’en fiche un coup quand même !
Interdiction médicale de m’envoler vers les Tuamotu pour Noël !
Du bureau, je faxe cet horrible dictat à mon agence de voyage qui va s’occuper des annulations. Que vais-je bien faire à Noël à Papeete dans de telles conditions ?

Je lis mes mails professionnels, règle deux ou trois urgences et déjà il est plus que temps que je ne sollicite plus mes pieds qui réclament le repos et le ventilo !
Je maudis l’aqua-gym et la piscine chlorée qui me vaut cette immobilisation subite en cette période de Noël.
Je suis aussi interdite de soleil à cause des antibiotiques ! La totale !
Leçon de vie Outre Mer : ne jamais négliger ses pieds. Je m'en souviendrais !

Pour me consoler, je décide de vous présenter l’île qui devait m’accueillir de jeudi matin à dimanche soir 26 : Mataiva.
Mataiva,
atoll le plus occidental de l’archipel des Tuamotu, dans le sous-groupe des Îles Palliser, fait partie de la commune de Rangiroa.



Situé à 311 km de Tahiti et 79 km de Rangiroa, au recensement de 2007, Mataiva ne comptait que 204 habitants.



Je devais me rendre à Mataiva village, chez Edgar, où l’amie Heifara, m’avait vivement recommandée pour un Noël dans une famille polynésienne.
Ce petit atoll, de 10 km de long sur 5,5 de large, possède la particularité rarissime d'un lagon réticulé d’une superficie de 25 km2.

Des mouvements de soulèvement et de subsidence ont provoqué le cloisonnement du lagon en grandes vasques peu profondes.
Il se compose de 70 bassins d'environ 8 m de fond et de 9 chenaux, d'où son nom d'origine : "île aux neuf yeux".

Mataiva fut abordé pour la première fois par l'explorateur russe Fabian Gottlieb Von Bellinghausen le 30 juillet 1820.
Cet atoll recèle dans son sous-sol un immense gisement de phosphate dont la quantité est estimée à 12 millions de tonnes, inexploité par souci de préservation de son environnement.
Le village principal de Pahua se répartit de part et d'autre d'une passe très étroite (Hoa) traversée par un petit pont, où les habitants vivent simplement de la pêche lagunaire rendue possible grâce à ses nombreux parcs à poissons.
La récolte du coprah constitue l'autre important volet de l'économie de l'île.
Le motu Teaku, ou l'îlot aux oiseaux, abrite différentes espèces d'oiseaux de mer.
Le Mataiva Papa est le nombril de Mataiva. Sa visite est incontournable.
Situé à Papiro, le marae, construit en forme de trône était destiné au roi Tù, figure légendaire de Polynésie (géant de plusieurs mètres de haut).
Il lui suffisait de 3 foulées pour traverser l'île de long en large, uniquement dans le but de tuer ses ennemis.
Au début de l'année 1900, les habitants de Mataiva, Tikehau, Rangiroa et Makatea étaient les mêmes.
Tous les six mois, ils se déplaçaient. A leur retour sur Mataiva, en 1906, ils trouvèrent un voilier en fer échoué sur le récif, dans lequel ils trouvèrent de tout y compris un piano. L'épave du voilier demeura là pendant 77 ans. Le cyclone de 1983 la jeta sur l'île et la découpa en deux.
La légende aussi,n'est pas en reste avec le site du rocher de la tortue, animal sacré autrefois redouté : Si un nuage de forme identique au rocher passe au dessus de la passe, c'est que le temps va changer, et les tortues remonter à la surface. Il sera alors temps de les chasser.
Voilà le programme prévu pour ses 4 jours et qui s’écroule.
J'avais commencé à préparer la valise et le billet d'avion est là sous mon nez !
Je n’ai pas dit mon dernier mot et dès que je suis rétablie, j’irais à Mataiva, foi de bretonne têtue.
Cependant, je n’ai pas le droit de me plaindre. Voilà déjà 3 hivers que j’échappe aux rigueurs de l’hiver breton. Quelle chance !
J’ai aussi une pensée pour tous ceux qui sont hospitalisés et qui vont passer Noël loin des leurs.
A tous ceux et celles qui ont des soucis de santé, je dédie cet bel atoll de Mataiva aux Tuamotu en Polynésie française.
Nous rêverons ensemble de Mataiva, l’île aux neuf yeux.
Une pensée pour Cécile J.L, une amie et ex collègue de Rennes, qui nous a définitivement quittés le 17 décembre, à Montgermont (35), sans avoir fêté ses 65 ans. Adieu Cécile.
Voie maritime encore autorisée, alors cela sera Moorea le 31 décembre du côté de Haapiti, avec les amis(es) de Tahiti.
Joyeux Noël à vous tous.
Kenavo.

20 décembre 2010

Mes petits sabots de Noël

Samedi, Fabi a décoré son resto.
Le bonhomme de neige a retrouvé sa place sur la tablette auprès des oiseaux du paradis.
Il a un joli tiare au bras.
Le Père Noël trône sur le comptoir. Des oiseaux le fleurissent aussi.
Attention fumeurs ne pas s’approcher des bons hommes.
Est-ce vraiment Noël bientôt ? Il fait si chaud.
Un peu de neige nous ferait du bien ! les ventilos brassent que de l’air chaud !
J’étrenne une nouvelle robe faite par Rosine.
Encore des hibiscus pour ne pas changer !
Je cache mon pied gauche derrière la plante verte, car il y a un petit souci.
Ces dernières semaines, j’ai fait 4 heures hebdo d’aqua-gym dans une eau bien chlorée et je n’ai pas pris au sérieux une petite mycose plantaire qui s’est bien épanouie dans la piscine, en même temps que je sculptais la silhouette et renforçais les abdos.
Une visite chez le pédicure n’a rien arrangé (voire empiré) la chose, pas plus que les ra’au tahitiens (médicaments ). Trop tard pour l’huile de tamanu !
Vu l’état de mes doigts de pieds, j’ai du renoncer à une sortie bateau et baignade dans le lagon dimanche avec les amis. J’ai enragé.
Lundi matin, y avait urgence et je suis restée 3 heures en soins infirmiers à la clinique proche de mon bureau.
Il m’a bien grondée mon taote (médecin).
Tous les symptômes de la maladie Pied d’athlète, à son niveau le plus critique.
L’infirmier a mis 2 heures à me soigner les potons.
Je suis ressortie de la clinique en chaussons de bloc et mes savates tahitiennes dans un sac !
Attention aux graviers ! pas facile de débrayer avec de tels sabots aux pieds !
J’avais ma robe rouge hibiscus. Il ne manquait plus que le bonnet de mère Noël .
Interdiction de marcher et je dois garder les pieds en l’air pendant au moins 2 jours et avaler plein d’antibiotiques.
Arrêt de travail obligatoire, alors je bosse chez moi les pieds sur la table.
J’ai déjà fait deux vilaines entorses du pied droit à Tahiti, aujourd’hui c’est surtout le gauche qui m’enquiquine sévère.
Qui a dit que Tahiti c’était le pied ? Pour moi c’est les deux !
Dans trois jours je m’envole en vacances dans les îles et sur mes 2 pieds, y a plutôt intérêt !
33 ans que je bosse au Ministère de la santé ! mais les cordonniers …… vous connaissez la suite .

18 décembre 2010

La neige est revenue en Bretagne

Je ne résiste pas au plaisir de publier (avec l’accord de l’auteur) un mail reçu de Bretagne, du côté de la forêt de Brocéliande, où la neige est revenue. Il s'agit du texte intégral auquel je n'ai pas changé une virgule.

Je m'en doutais un peu.... mais là..... ça commence à me gonfler sérieux !!
Il fait pas chaud ce matin, mais le pire c'est qu'il a plu cette nuit ; donc forcément ..... ça glisse !!

7 h30, je dois emmener Nico à son arrêt de car à 500m....:
"pas possible mon grand, je n'arrive pas à ouvrir la portière de la voiture !!"
Ben oui la serrure est gelée !



Une seule solution "Prends une lampe torche et vas y à pieds" !
Sauf que mon ado n'est pas vraiment équipé pour le grand froid !
Pas de bonnet, ni de blouson et encore moins de gants....... "style nez et mains rouges"
". Mais non j'ai pas froid !!
Donc il part dans le noir, lampe dynamo à la main, avec plusieurs épaisseurs de sweats NOIRS sur le dos, mais surtout pas de gros blouson.... "ça fait pas style" !!!
Faut croire que les bronchites c'est super à la mode .


8 h30, cette fois je dois emmener les petits.... et là y a pas de bus qui passe. Je m'équipe chaudement, raclette à la main, je me dirige vers la voiture. Super, la porte conducteur s'ouvre ! ....... euuuuh oui, mais c'est bien la seule.
Ce n'est pas grave, au pire vous passez par devant, vous enjambez les accoudoirs et zou en route !
Et bien NON c'était sans compter sur le pare brise gelé..... extérieur comme intérieur. Gelé de chez gelé.... impossible de gratter !
De toute façon ce n'est pas la peine que je me fatigue..... la route est gelée elle aussi !!!
"Bon les enfants.......... on rentre à la maison......... je ne vous emmène pas ce matin à l'école, c'est trop risqué.... on arrivera jamais à monter la grande côte de St Thurial"
Ils poussent tous les deux un soupir, mais juste un, pas parce qu'ils ne vont pas à l'école, mais parce qu'il va falloir tout enlever.... bonnet, gants, écharpe, manteau, chaussures.


Une fois déshabillés, ils sont tellement contents de rester à la maison, qu'ils seraient prêt à faire tout et n'importe quoi pour me faire plaisir.
J'en profite pour leur faire vider le lave-vaisselle et débarrasser la table du petit-déjeuner.
Ben quoi.... c'était tellement demandé gentiment !!!!

J'ai bien d'autres trucs à faire.... du genre mes achats de noël et après il me faudrait quelques heures pour les emballer .
Tous les ans c'est la même chose, cadeaux achetés au dernier moment et surtout emballages quelques heures avant de les déballer :
Mais là le grand froid vient tout bouleverser..... Ah zut de zut !!!! .............................. Florence

Pas besoin de MSN, SKYPE, Web cam et tuti quanti, pour avoir des nouvelles fraîches de mes tikis.
Leur maman me fait de très jolis mails, très détaillés, quand elle trouve un petit moment de calme. Les photos sont les siennes.
J’imagine très bien cette scène matinale un matin d’hiver en Bretagne à Saint Thurial. .
Mauruuru Flo.

17 décembre 2010

Les embarras de la circulation à Papeete

Sauf périodes de vacances scolaires, les embarras de la circulation à Papeete sont permanents de 7 h à 17 h avec des heures de pointe aux heures d'entrée en classe (de 6 h 45 à 7 h 30) et de sortie (11 h à 11 h 30 et 15 à 16 h 30). C'est un classique.
On essaie d'éviter ces créneaux pour se déplacer, mais ce n'est pas toujours évident. Alors on s'y fait et on patiente.
Vitres ouvertes si on veut profiter du soleil, vitres fermées et voiture climatisée, si on souhaite rester au frais. Moi c'est vitres ouvertes car la clim me file le rhume !

Je suis retournée faire un tour à la grande foire de Noël à Toata (ne pas confondre avec le salon de Noël à Pirae !).
Une voiture décapotable rouge m'intrigue.

Je m'approche. C'est la voiture spéciale "bouchons"

. C'est comme en avion, chacun a son écran !peut lire les mails, regarder un film, ...... !
Même le conducteur a son écran !
Sauf que dans un avion il y a un pilote qui ne regarde pas la TV !
Je demande au vendeur si cette voiture est télécommandée ?
Vexé par mon impertinence, il me répond "mais c'est une vraie voiture !".
Je venais de découvrir la cyberbagnole !
Conduire en surfant c'est autorisé dans le code de la route ?
Le progrés va plus vite que la législation, mais est-ce vraiment raisonable ?
Je ne vous dirais pas le prix de cette cybervoiture, et de ses cyber équipements installés gratos, car c'est du n'importe quoi !
Un ordi au bureau, un autre à la maison, ah non pas d'ordi dans ma Pistache !
J'écoute Radio One ou Tiare FM et cela me suffit !
Comme j'aurais voulu connaître les années 1930 ou les bagnoles étaient encore très rares à Tahiti.!
Nostalgie du Tahiti d'antan !

16 décembre 2010

Pas d'huitres de Nouvelle Zélande à Tahiti pour les fêtes

L’importation d'huîtres vivantes entières de la Nouvelle Zélande en Polynésie Française est suspendue depuis le 11 novembre 2010.

Une interdiction due aux fortes mortalités sur les huîtres creuses appelées "Crassostrea gigas". Seules les huîtres partiellement écoquillées ou totalement écoquillées, peuvent continuer à être importées.

Cette mesure est destinée à protéger les huîtres perlières, les bénitiers et autres mollusques bivalves de Polynésie française.

Cette mortalité est attribuée à un herpès-virus OsHV1 qui se multiplie dans les tissus de l’huître tant qu’elle reste vivante. Il résiste également à la congélation. Ce virus n’a jamais été isolé en Polynésie française jusqu’à présent.

A noter, le virus OsHV1 ne se transmet pas aux être humains, il s'agit d'une maladie animale uniquement.

Il ne faut pas tremper les huîtres dans le lagon et ne pas jeter les coquilles d’huîtres ou restes d’huîtres à la mer.

Ainsi que tous les produits de mer importés (coquillages et crustacés), car ils peuvent véhiculer de nombreux germes dangereux pour les animaux marins locaux qui n’existent pas en Polynésie française, même s’ils ont été autorisés pour la consommation humaine.


Cette nouvelle va bouleverser les menus des fêtes à Tahiti.

Cela ne me dérange pas trop, car je n'achète que des huîtres françaises, et notamment celles du Finistère : les huîtres de Prat Ar Coum.


Plus chères, mais plus iodées que les néo-zélandaises.

Quant à acheter une huître ouverte, donc morte et ou congelée, il n'en est pas question !

Pour vous donner une idée de recette, voici un lien pour des huîtres gratinées au camembert d'Isigny.

Ta maa Maitai.

13 décembre 2010

Lectures Marquisiennes : Ka’oha nui

Samedi matin 11 décembre, dès 8 h 30, je suis à la librairie du centre Vaima en centre ville.
Sébastien LEBEGUE dédicace son carnet de voyages aux îles Marquises, intitulé Ka’oha nui (bonjour très respectueux en marquisien).

Ce jeune auteur (né en 1975) fut enseignant en arts appliqués à Tahiti de 2003 à 2007.
Il partira ensuite 7 semaines aux iles Marquises.
Cet ouvrage est le récit de son voyage.

Tous ses croquis, dessins et aquarelles illustrent les 366 pages de ce très beau livre.
Il a saisi les visages. Je retrouve des personnages nommément désignés, que j’ai rencontrés à Ua Pou, Ua Huka et Hiva Oa en juillet dernier.
Quelle belle émotion d’évoquer les Marquisiens qui m’ont accueillie très chaleureusement et d’échanger avec ce jeune artiste bourré de talents.
Pour tous ceux qui ont voyagé aux Marquises, feuilleter cet ouvrage ne peut que raviver de très belles images, des senteurs, des mélodies .......
Au pinceau, il dessine sur la page de garde et rédige une dédicace personnalisée :

Tahuata et Fatu Hiva sont les deux seules iles des Marquises que je n’ai pas encore visitées.
C’est la seule matinée de dédicace à Papeete.

Il repart au Japon où il réside désormais. Heureuse d'avoir su saisir l'occasion.

Un nouveau livre, un nouveau bonheur. Je file vite, car pour l’aquagym c’est l’heure.
Je me souviens de ces heures esquises, vécues dans les belles Marquises.
Pour Tahuata et Fatu Hiva, Je referais le voyage une 3 ème fois.

Le salon et la grande foire de Noël

En métropole, il y a les marchés de Noël, à Tahiti ce sont les salons ou les foires.
Ainsi cette année deux salons se tiennent en même temps.
A l’Ouest de Papeete, place Toata, se tient la grande foire de Noël et à la sortie Est à Pirae, c’est le salon de Noël : Te Noera a te rima'i.

Ce salon de Noël est un évènement incontournable en cette période avec plus d’une centaine d’associations artisanales qui exposent leurs produits à la salle Aora’i Tinihau de Ta’aone, Pira’e.

De la sculpture sur os, bois ou pierre, à la vannerie, de la confection de tifaifai aux bijoux originaux, tout un panel de produits locaux est proposé aux visiteurs.

Je suis allée y faire un tour vite fait lundi à l'heure du déjeuner, pour revoir quelques copines qui exposent. (Joëlle, de tahit'iles et Rosine, ma couturière….. )
Mon cadeau de Noël est là en de nombreux exemplaires : Un nouveau portable 17 pouces pour remplacer l’ancien HP qui a cramé sa carte mère.

Le choix est cornélien et les prix varient entre 70.000 F et 140.000 F (650 € et 1200 €.)
Finalement je préfère un petit séjour dans les îles à Noël. J’attendrais encore un peu pour l'ordi, les soldes de janvier.
Je déjeune au salon, sur le pouce, au snack en bordure de l'océan, avec une assiette de poisson cru au lait de coco et 4 tranches d’ananas, et bien sûr, une bouteille d’Otahiti bien glacée.
Il fait très chaud. Je retourne vite dans mon bureau climatisé.
Pendant ces périodes de fortes chaleurs, on se précipite au bureau, parfois on y déjeune au frais, entre deux dossiers, il fait trop chaud dehors !
Jamais eu si chaud en décembre.
Vivement l’aquagym ce soir de 17 à 18 h. Cela enlève toutes les fatigues de la journée.
Nous sommes que 4, et c'est plus que sympa de passer une heure dans l'eau à travailler les muscles et les abdos dans la bonne humeur.
Daniel, le prof, constate mes rapides progrès.
J'y retournerais mardi soir, na !
A 18 h 45, arrêt aux roulottes.
Deux brochettes de coeur avec haricots verts,(pas cuits!) feront le diner.
Cela faisait un bail que je n'avais pas roulotté. L'air est doux.
Une petite brise légère est la bienvenue.
Ce lundi se terminera par un autre exercice : l’escalade de 7 étages (8 du parking !) car le funiculaire de Diva Nui est encore en panne ! (y en a marre !)
J'améliore mes performances au fil des pannes, mais c'est fiu quand même !
Le mercredi il n'y a pas aquagym, aussi j'ai proposé à Nadine, de se faire une heure de footing à Motu Uta à la place. Elle est dac.
J'envisage aussi un week-end vélo à Moorea prochainement.
Elle ne me parle plus de l'ascencion de l'Aorai, mais chut..... ! Je m'y prépare en douce .
C'est fou comme j'ai besoin de faire du sport ! Puisque je vous dis que j'ai rajeuni à Tahiti.
Nana.

10 décembre 2010

Lectures polynésiennes : Raiatea la Sacrée

Un ami tahitien de Raiatea m'a offert ce superbe ouvrage :






Je le cherchais depuis un moment. St..... l'a trouvé à la librairie de Uturoa (île de Raiatea).

Il s'agit d'une réédition de 2007 (Ed : Haere Po -Tahiti) d'un ouvrage ancien publié à Lausanne en 1902.

L'auteur, PAUL HUGUENIN (1870-1919) est un jeune suisse qui arrive à Tahiti en 1896 avec son épouse Elisabteh.

Il sera directeur des Ecoles des Iles Sous Le Vent de 1896 à 1899.

C'est un artiste et il parcourt Raiatea avec ses pinceaux.

L'ouvrage comporte 24 planches en couleur, reproduction des aquarelles de l'auteur et 8 dessins à la plume.


Il maîtrise la langue tahitienne et apprend à connaître l'âme, les légendes, les chants, l'histoire de son nouveau fenua.

Nostalgique de son île, il publiera en 1902 ce magnifique ouvrage à Lausanne.

En 1912, il publiera "aux îles enchanteresses". Il décède en 1919.


De l'avis unanime, ce livre constitue l'un des chefs-d'oeuvre de la littérature océanienne, peut-être l'un des livres les plus célèbres jamais écrits sur l'Océanie orientale et particulièrement sur l'antique Havaiki, berceau de la civilisation polynésienne.

J'ai commencé la découverte de ce livre très complet, qui fourmille de détails historiques et culturels passionnants.

Merci S... pour ce magnifique cadeau qui me fait aimer ton île.

6 décembre 2010

Un 4 décembre à Tahiti

C’est le plein été dans le Pacifique Sud et le samedi a débuté par une heure d’aquagym en piscine.


Excellent début pour une journée qui promet d’être à rallonge !
Journée agitée et bousculée, j’ai lancé des invitations au restaurant Le Cigalon à Punaauia ce samedi soir.
J’ai invité mes meilleurs amis de Tahiti
pour une raison bien particulière,
Fêter ce jour, cette date de ma vie.
le jour de mon anniversaire.
J’avais décidé de ne rien dire dans le blog, de faire motus
car c’est encore une année …. de plus !
Mais le principe du blog c’est de partager,
Aussi je vous offre ces instants d’amitié .

Nadine m’avait décidée et Fabienne a prévu toute la logistique avec talent.


Lili, Gaston , Marc, Thierry, Alain étaient de la tablée.
Après les couronnes de fleurs, je lis à mes amis ma petite poésie, préparée en dernière minute.


C’est la soirée des fous rires et de l’amitié.


Korori, foie gras maison, pizza, champagne, musique, tamure, et bonne humeur.
Voici venue l’heure du gâteau aux 3 chocolats et des bougies .


Pas de crêpes bretonnes ou de biniou, mes amis savent que je suis une fondue de Polynésie. Ils m’offrent un tiki en bois de rose

et un tapa marquisien.

Quelle belle bouffée des îles Marquises !

La consigne est clairement annoncée : le premier qui prononce les deux chiffres fatidiques est immergé illico dans la piscine. Elle sera respectée !

Le personnel du Cigalon est une grande famille et je suis heureuse de leur offrir le verre de l'amitié.

Jean Michel le cuisinier hors pair, connaît mon goût immodéré des pommes de terre (vapeur !)
Grand philatéliste, il m’a offert de très jolis timbres du fenua.
Olivette sait me préparer des Irish coffee qui décoiffent.
Merci aussi à Rosita, Amin, Johana et Jonathan le pizzaiolo de génie, qui me fait des pizzas sans oignons surtout.

Un coup de pub en plus pour Alain le photographe professionnel, qui a fait les photos de cette soirée.
Alain c’est PHOTONET au centre Tamanu de Punaauia – tel 58 43 88.
Il a utilisé le top des matos pour photographier nos rires.
Nikon D 700 réflex avec deux objectifs : 24 x 70- 2,8 et 70 x 200 -2,8.
Alain a cliqué toute la soirée et fait de magnifiques clichés, me laissant danser et rire à satiété.
Merci.

Comme me l’a écrit Thierry, dans l’hémisphère sud, tout est à l’envers, ce n’est pas une année de plus que j’ai gagné, mais 10 de moins que j’ai récupérées.
Vivement l’année prochaine !

Dimanche matin, pas le temps de souffler : Rendez vous au ponton de Tapuna, à PK12, car Gaston nous emmène en bateau faire trempette dans le lagon sur le banc des sables blancs. Pour le déjeuner, nous terminerons le foie gras avec encore des bulles ….. ,


mais aujourd’hui c’est du fanta.