23 décembre 2011

L'archipel des îles Gambier

L’archipel des îles Gambier est situé à l’extrême sud de l’ensemble des Tuamotu, à 1.643 km de Tahiti, (4 jours de mer de Papeete).
La commune des Gambier est composée de tout l’archipel des îles Gambier, des îles du groupe Actéon, des atolls de Marutea-Sud, Maria-Est et Morane.


L’archipel comprend dans un même lagon, Mangareva, (point culminant :441 m, superficie 15 km2- 8 km de long sur 1,5 km au plus large), et de 4 autres îles hautes : Aukena, Akamaru, Makaroa, Angakauitai. et quelques 18 îlots et motu, entourés d'une barrière de corail de plus de 80 km de circonférence. Il y a aussi un atoll très excentré Temoe, qui est à 45 km à l'Est.
L'unique propriétaire de Kamaka, au Sud est un américain qui y vit depuis plus de 30 ans.

Il y a plus 1 heure de décalage horaire par rapport à Tahiti.
Mangareva (île flottante) est la plus grande et la seule île habitée avec un peu plus de 1000 habitants. Son village principal c’est Rikitea, un lieu dans lequel l’empreinte des premiers missionnaires des années 1850, fut très forte. De nombreux bâtiments peuvent encore être visités (cathédrale, couvent, chapelles….. )
Cette île dont le nom signifie aussi "la montagne où pousse le Reva" (Cerbera odolIam, apocynée à fruits vénéneux), arbore des collines aux reliefs doux, culminant aux monts Duff (441m) et Mokoto (423m).
Histoire : Peuplé autour de l’an 1000 par des Polynésiens, l’archipel est probablement à l’origine d’une migration vers l’île de Rapa nui (l’île de Pâques). Le pirate anglais Edward Davis en 1687, aurait aperçu l'île de Mangareva, mais c'est finalement le 24 mai 1797, que le navigateur James Wilson la découvre et donne à son sommet le nom de son bateau Le Duff.

Les îles ne seront véritablement visitées qu’en 1826 par le capitaine britannique Sir William Beechey qui leur donne le nom d’un amiral anglais Gambier. (ce qui explique que le mot Gambier ne prend jamais de s )
Jules Dumont Durville y passa aussi en 1838 avec sa corvette l'Astrolabe. Le drapeau des Gambier est bleu et blanc.



Voici pour la présentation géographique. Mon projet : suivre la messe de minuit à la cathédrale Saint Michel, la suite du programme c’est surprise totale. Je reste à Mangareva jusqu’au 31 décembre, le temps de visiter en détail tout cet archipel, le seul de Polynésie que je ne connais pas encore. Bien sûr, je note et je clique pour le blog. Pour tous et toutes, j'aurais une pensée mangarévienne pour ce Noël 2011. Le vol aller est sur ATR et dure 5 h avec escale à Hao. Maeva Mangareva. Nana

5 commentaires:

Mareva a dit…

On a envie d'y être déjà ! Reposes toi quand même un peu, tu en as besoin. Mangareva va te séduire, c'est certain..... vite la suite de tes découvertes cependant et bonnes vacances.

Christian a dit…

Sylvie-Anne
Quand les missionnaire catholiques sont arrivés à Mangareva en peu d'années ils ont fait disparaître tout ce qui évoquait la religion et l'art local. Tout a été détruit et brûlé. C'était un art très raffiné par rapport au reste de la Polynésie excepté les maori de Nouvelle Zélande. (j'ai visité le musée à Auckland pour en avoir une idée).Il reste peu de choses de cet art, les quelques rescapés sont disséminés dans le monde , il reste un peu plus de deux mille exemplaires . Il y a le dieu Rongo que l'on retrouve à l'Ile de Pâques (Rapa Nui), et un autre dieu Rao dont j'ai souvenir. Le père Laval était un dictateur , les religieux d'aujourd'hui le reconnaissent. Ceci est un petit résumé.
Christian P Y P

Anonyme a dit…

Sylvie-Anne
Ton article est passé dans la Dépêche ce jour lundi 26. Dommage que les photos ne soient pas en couleur, pour l'article c'est parfait. Je pense que sur ton blog nous aurons un reportage et des photos complémentaires.
Christian P Y P

Christian a dit…

Sylvie-Anne
Quand j'étais gamin parmi les légendes de Mangareva l'une d'elle disait que des mangaréviens partis vers le soleil levant avaient abordé une île qui était tellement grande que l'on ne pouvait pas en faire le tour. Il se pourrait si ce n'est certain que ce soit le continent sud américain. Ce qui est sûr c'est que ce sont les polynésiens qui ont ramené la patate douce (umara, kumara, kumala, 'Oara, suivant certaines zones du triangle polynésien ) qui est originaire de l'Amérique de sud vers l'ouest en essaimant dans tout le Pacifique Sud jusqu'en Nouvelle Zélande.
Christian P Y P

Jacqueline a dit…

Bonjour Sylvie Anne
Profitez bien de tous ces bons moments et je vous remercie encore et encore pour ce partage mais vous savez j'aime venir sur cette page pour y lire les commentaires de Christian P Y P vous devriez faire un blog à 4 mains!!!!!Car on apprend énormément .Merci à vous deux et encore tous mes voeux les plus sinçères pour 2011.