27 février 2012

Pêche à la langouste à Ua Huka

Le rahui (période d'interdiction de pêche) est levé pour la pêche à la langouste. Il est 18 h. Teiki, son fils Cédric et Julien, se préparent pour la pêche à la langouste sur le récif. La nuit ne va pas tarder. Ils ont préparé la poubelle, la bouée pour la faire flotter, leurs combinaisons, les paires de gants , mais aussi la batterie du 4x4 et le phare !Quel équipage ! Julien suit le mouvement en se demandant dans quelle équipée il est tombé ! Tout cela est tellement nouveau et extraordinaire pour lui. Teiki me dit qu'ils pêcheront une heure, pas plus. Je remonte au fare retrouver Yasmine. Une heure 15 plus tard, les aboiements des chiens, m'annoncent le retour de pêche des hommes sur la plage d'Hokatu. Ouf !! Ils ont le sourire et nous annoncent le score : 25 langoustes en une heure ! Arrivés au fare c'est l'opération ficelage des bestioles qui commence immédiatement et la mise au congélo. Personne ne parle rapport ou prix de vente, car toutes ces langoustes seront consommées en famille, moins 6 d'entre elles qui vont faire le voyage pour Papeete en glacière, direction mon congélateur ! De la langouste dans mes bagages, encore des souvenirs forts et inoubliables de ce merveilleux séjour à Ua Huka. A suivre

25 février 2012

Ua Huka pour la 3ème fois.

Ua Huka est une île des Marquises du Nord à 42 km à l'est de Nuku Hiva et 98 km au nord-ouest d'Hiva Oa. De 14 kilomètres de long sur 10 de large, elle a la forme d'un large croissant ouvert sur le sud. Plus basse que les autres îles de l'archipel, elle retient moins les nuages, et a de ce fait un climat beaucoup plus sec que ses voisines. Voici la baie de Hane.


La majorité de l'île consiste en de vastes plateaux et collines arides, entrecoupés par de profondes vallées fertiles. La population (571 habitants) est regroupée dans 3 villages, Vaipaee, Hane et Hokatu.
C’est ma 3 ème visite à Ua Huka. Je vous invite à retrouver dans le blog les 8 articles écrits en juillet 2010 et celui du 16 août 2011, lors de la croisière aux Marquises sur l’Aranui .
Pour ce séjour, je suis reçue chez mes amis marquisiens, Teiki et sa famille.
Je retrouve Ua Huka avec bonheur. J’aime cette île qui m’est devenue très proche.
Je suis arrivée le dimanche après un long voyage aérien. Décollage à 6h30 de Faa'a, 2 escales, Hiva Oa et Nuku Hiva, puis 40 minutes de twin otter pour rejoindre Ua Huka. Il est 13h30. J’ai eu le plaisir de pouvoir prendre des photos de la cabine de pilotage de l’ATR 72.

Compliqué le tableau de bord !
Nous allons direct à Hokatu chez Teiki et Yasmine. Je retrouve le motu hane, ce rocher majestueux qui domine les baies d'Hokatu et de Hane. Au passage je clique sur les arbustes de coton qui sont en fleurs (non en coton et du vrai !) Le séjour débute par un déjeuner de langoustes et de ume au four.
Lundi, vers les 11 h, c’est Julien qui vient me rejoindre, après quelques jours passés à Hiva Oa. Il est le seul passager du twin ! Pour un baptème twin, c’est très réussi . Photo avec le pilote. Pas besoin de chariot pour un seul sac rouge ! Après avoir ramassé un seau de délicieuses mangues carotte à Hane, chez Karen, la sœur de Teiki, nous allons pique niquer sur la plage de hokatu. De la langouste grillée pour ne pas changer avec de l’uru bien chaud. Le programme des 5 jours est chargé et sera entièrement réalisé. Le soleil sera très présent et la chaleur aussi.
Pour respecter la tradition, voici un joli coucher de soleil sur les pointes de Ua Huka.
A suivre

17 février 2012

Bleu ou rose, le choix de Tumaraa

Souvent, je dis stop "assez de couchers de soleils sur le blog ", mais c'est plus fort que moi et l'appareil photo se met en marche et je ne peux pas m'empêcher de vous les faire partager.

Je retrouve des bleus de Tumaraa (côte Ouest de Raiatea), qui sont doux et reposants, mais voici les roses sensuels et ouatés qui embellissent une soirée et donnent l'envie de rêver .

Trop beaux les ciels de Polynésie ! je ne me lasserais jamais de les photographier.

Je dédicace ces soleils à Georges, le marseillais qui vit à Auckland après avoir bien connu Tahiti pendant de longues années.

Bleu ou rose ? couleurs électorales brevetées ? Ah non alors, car ce sont d'abord les couleurs de la vie, les couleurs de la douceur du soir en Polynésie.

Kenavo.

16 février 2012

Les filles de l'Ouest !

Incroyable mais vrai. C'est dans le site web tahitien de Tahititoday, que je découvre cette photo insolite publiée dans Ouest-France. ! L'information circule vite et n'a pas de frontières. Très forts à la DDE : 2 files c'est mieux avec 2 "l" !!!! Dans quelle ville de l'Ouest ? Mystère. Trop forts ces bretons qui font rire dans les fare de Tahiti !!!!

15 février 2012

Les salons de Papeete le dimanche

Ce dimanche 12 février, j’ai opté pour un programme bien rempli.
Un dimanche tahitien à Papeete, commence par un petit tour au marché. J’y suis à 6 h30. Il y a foule et les étals de poissons commencent déjà à se vider.


Je m’attarde sur des brochettes de ma'oa (escargots de mer) et de bénitier. Juste après le petit déjeuner, pas très encourageant ! La pause lecture de la Dépeche (et sa grande grille de mot fléchés) et firi firi (beignets sucrés), s’impose à la brasserie du Retro, sur le boulevard Pomare. D'autant qu'aujourd'hui j'ai publié un double page couleur sur Apataki. J'ai acheté une couronne de fleurs au marché pour mon nouveau chapeau (moins chaud que la casquette et plus sympa). Les parfums sont captivants. La serveuse veut me prendre en photo.
Je file au salon du tourisme à Pirae, j’ai promis de revenir dimanche.

Puis je change de salon et m’arrête place Toata au salon de la Saint Valentin. Après les perles cela serait bien une nouvelle voiture. C’est OK pour cette Mustang ! Réflexion faite, ma twingo est suffisante, car je fais plus de kilomètres en avion qu’en voiture ! Il est temps d’aller déjeuner. Sur Papeete, aucun restaurant n’est ouvert le dimanche, donc c’est direction Punaauia, la marina taina et le Quai des Iles, où j’ai mes habitudes.


J’apprécie cette pause bleue face à Moorea. Il me reste un troisième salon au parc Bougainville, le salon du coquillage. Les mamas fabriquent les colliers sur place. La grande majorité provient de l’île de Huahine. Ce dimanche se terminera par un dernier cliché, un coucher de soleil flambloyant vu de mon balcon, mais le plus étrange, c’est qu’il est à l’Est !!! A suivre.

14 février 2012

Hermance, doigts de fée à Raiatea

Hermance n’habite pas très loin de Tevaitoa.
Odile avait pris rendez vous et nous rendons chez elle pour admirer son travail artisanal.
Elle découpe et pose les motifs des tifaifai
et sa maman les coud à la main.

Du grand boulot !
A Tahiti, on ne trouve que de pales imitations faites machines et nettement plus chères. En reo maohi, tifaifai signifie raccommoder. Les tifaifai sont toujours vendus à des prix élevés, mais si on compte le nombre d’heures de broderies qui ont rendu cette merveille possible, cela devient plus cher du tout. (Jai fait des broderies pendant plus de 20 ans et je peux comprendre).
Elle nous présente aussi les bijoux en coquillages de sa composition. Superbes.


Nous bavardons. Elle me dit que les touristes discutent de plus en plus. Ainsi, pour un collier à 30 dollars, les japonais (ou les américains) osent n'en proposer que 5 dollars. !
J’ose croire que cette réaction est due à l’ignorance, mais j’avoue ne pas comprendre, comment des touristes hyper informés des tarifs en Polynésie, puissent se risquer à de tels marchandages dégradants. Respect pour nos artisans du fenua Mauruuru.

13 février 2012

Au Revoir, Kenavo, Adios, et ..... Nana ....Parahi.

J’ai deux grands amis internautes à Tahiti. On se parle et se maile beaucoup, mais on ne se voit que très rarement. Pierre, le gars du Lot arrivé au fenua en 1963, c’est le Montaigne de la côte Est, le blogueur impénitent (parfois, voire souvent, impertinent!). Christian, c’est le pappy de la côte Ouest, qui connaît toutes les îles et tout le Who’sWho polynésien.
Pierre c’est la BPF, (la bibliothèque de Polynésie française), l’archiviste. Christian, c’est plutôt le bottin mondain ! Il ne veut pas alimenter un blog, alors il m’envoie ses sujets du moment. Ainsi ce jour, voici ce que je reçois :

Sylvie Anne
Sais tu que le mot "nana" n'a été employé en Polynésie qu’au début des années 1960.
C'est l'afflux des métropolitains du CEA et CEP qui n'arrivaient pas à prononcer le mot "Parahi" (qui signifie au revoir), que nous polynésiens, leur avons demandé d'utiliser le mot "nana", un mot seulement réservé aux bébés ou pour les très petits enfants.
Parahi est le vrai mot pour dire au revoir. Il est prononcé uniquement par ceux qui partent. On dit nana aujourd'hui seulement, mais pas toujours, en famille ou entre amis et c’est toujours dit par ceux qui partent, pas par ceux qui restent.
Mes locataires polynésiens n’utilisent jamais "nana" en me quittant, cela ferait ridicule, comme si j'étais un bébé.
Ce mot a même deux sens avec la même prononciation, et seul le contexte peut le définir.
Si quelqu'un arrive chez toi et que tu veux qu'il s'asseoie, tu emploies aussi le mot "parahi", (s'asseoir), ou
assieds toi.
Depuis un certain temps, j'ai remarqué que beaucoup de polynésiens, même les jeunes, reviennent à leur langue maternelle et essaient de la respecter. C'est encourageant à condition pour moi aussi de bien parler le français et même l'anglais, ce qui est un plus ……………(
pour le tourisme en Polynésie, je rajouterais) .
Christian

Je savais que Ia ora na ne voulait pas dire bonjour de manière littérale, car bon c’est maitai et jour c’est mahana.

C’est une simple salutation, qui peut se dire aussi le soir, puisque les termes bonsoir ou bonne nuit, n’existent pas.
Mais alors pourquoi ne m’avoir rien dit pour "Nana" ?
En 2009, j’ai fait 6 mois de cours du soir de tahitien (à raison de 2 heures par semaine). J’ai abandonné en raison de la difficulté et de l’abondance des devoirs du soir ! J’aurais du persévérer.

Pierre a ajouté : voici 2 dessins de Jean-Paul Lieby : iaorana et nana, pour ton article (voir infra). Nana veut aussi dire troupeau, bande et Parahi signifie "siège ou chaise". On pourrait penser que l'au-revoir très poli parahi, prendrait le sens de "ne quittez pas votre siège" (ne vous levez pas), lorsqu'il est dit par celui qui quitte l'assemblée. Dans ce cas, "parahi" a une conotation de respectueuses salutations, que n'a pas ce babillage nul de "nana".
Ce cours de vocabulaire tahitien, a bien fait rougir les tuyaux de Mana (notre Net tahitien, le mail.pf ! ) et m'a surtout confirmé que le réo tahitien a autant de nuances que le bleu des lagons. Mauruuru mes internautes !
Mais si vous observez bien, les vrais tahitiens parlent souvent avec les yeux, pas avec des mots. Désormais je ne parlerais que…… breton ! Na ! Kenavo

12 février 2012

Pourquoi cette symphonie en bleu ?

Depuis longtemps, je me pose la question et j’interroge. Le reflet du ciel bleu ? non faux, j’ai vu des lagons vert émeraude magnifiques sous un ciel d’orage très gris sombre.
Je viens de trouver des réponses très satisfaisantes en allant à Raiatea. En effet, Air Tahiti édite une revue trimestrielle qui est distribuée dans les avions ATR. Les reportages y sont souvent très complets et fort bien documentés. Ce sont donc de larges extraits de cet article "voyage dans le bleu " (p 50 à 60) que je vous restitue. (Mes propos sont en police marron)

"La couleur surtout et peut être plus encore que le dessin est une libération", écrivait le peintre Matisse en 1930 après son séjour en Polynésie. Difficile en effet d’échapper à ce sentiment de libération et d’admiration devant ces bleus si intenses.


Ce bleu violent parfois, est la couleur des 118 îles de la Polynésie dispersées sur une surface océanique de 5,5 millions de km2. (10 fois la métropole - 550.000 km2- )
Les espaces lagonaires de la Polynésie française s’étendent sur 12.900 km2 ce qui représente 4 fois la surface de toutes les terres émergées.
Quels sont donc les secrets de ces eaux, tantôt cristallines, tantôt bleues, tantôt vertes, tantôt sombres ?


Jeux de lumières : La couleur de la mer et des lagons est essentiellement due à l’absorption par l’eau des parties violettes, jaunes, oranges et rouges du spectre solaire. Ne reste visible pour les yeux humains que le bleu. Ce sont les ondes correspondant aux couleurs rouges et jaunes qui disparaissent en premier (entre 10 et 30 m de profondeur) suivies des vertes (vers 60 mètres) pour ne laisser ensuite que les bleues. Des bleus qui finissent par être absorbés vers 90 mètres de profondeur en laissant place au noir des abysses.


Plus on se rapproche du littoral, plus le phénomène d’absorption est important. Dans les faibles profondeurs, la couleur rouge est la seule à être absorbée, laissant les eaux d’une couleur presque verte.


Micro-organismes du plus grand effet. Les jeux de lumière ne sont pas les seuls responsables. La présence du phytoplancton compte beaucoup. Ceux contenant de la chlorophylle absorbent plus facilement l’onde lumineuse bleue. Les lagons de Polynésie ainsi que l’océan Pacifique, sont pauvres en phytoplancton, ce qui fait dire aux océanographes "que le bleu est la couleur désertique de la mer".


Pureté. : Le temps est également important. Ainsi le matin, la production du phytoplancton n’a pas encore débuté et les eaux sont plus transparentes que l’après midi. Lorsque le lagon est isolé de l’océan, les eaux sont plus vertes. Exemple de l’atoll de Niau (Tuamotu Nord) qui est un des rares atolls, dont le lagon ne communique pas avec la pleine mer, donc il reste d’une couleur très verte.
A partir d’une vue d’altitude (en avion), les paysages maritimes sont encore perçus différemment en raison de la modification de la lumière lors de sa traversée des couches atmosphériques. Le bleu et l’impression de pureté y sont renforcés.
Ces explications très scientifiques sont indiscutables. Maintenant il faut que je comprenne les couleurs si changeantes du sable des atolls. Belle et complexe Polynésie.
Le tahitien joue avec les nuances :
Bleu foncé : moana - Bleu vert : Ninamu matie
Eau peu profonde : papa’u - Eau claire : pape teatea
Mer sombre : Moana uriuri.

Au fil de l'eau à Raiatea

Je suis fiu (fatiguée) d’écrire des articles bien construits (intro, développement, conclusion...) dans le blog ! Envie de changer un peu et d'écrire à la volée. L’île de Raiatea, je la connaissais, le but de ma visite c’était d’abord les amis, aussi je vous mets en partage, quelques photos cliquées au hasard, pour vous redonner une ambiance fil de l’eau, sans but réel.
Voici le petit motu le plus proche d’Uturoa.Il est 6 h, le voisin, François, a pêché des oursins (vana) hier soir sur le récif (période de pleine lune). Il est rentré à plus de 23 heures. Il vient ce matin très tôt, dans le lagon pour nettoyer ses prises.Il s’est confectionné une sorte de machine à laver en grillage, qui nettoie ces échinodermes bien piquants. Il les vendra à quelques restaurants des îles, un bon prix.
Le truck passe de l’autre côté de la baie de Tevaitoa.Michel clique de son deck. Le truck est vide ou presque. C’est cool. (pour le chauffeur et pour Michel !!! )
La vague du lagon est très bruyante ce jour et la petite ferme perlière résiste bien à ses assauts grommelants. J'aime le grondement sourd de cette vague récifale qui rappelle la force et la suprématie du grand Moana.
Le fare des amis est planqué dans les arbres au bord du lagon. Pour vivre heureux....vivons cachés….
Si ma mémoire botanique est encore correcte, je suis devant une superbe ixia géante. L’arbuste peut atteindre 6 mètres de haut si on ne le taille pas.
Au marché nous avons acheté un crabe. Après dégustation avec mayonnaise maison, il se révélera excellent, ce crabe des Iles Sous Le Vent.
Jeudi matin, nous irons chez Hermance. Elle nous attend avec plein de surprises …… Encore un coucher de soleil ! du jaune orange ? Ok je prends.A suivre. Bises polynésiennes pour vous remercier de votre fidélité.