30 novembre 2010

Lectures Polynésiennes : affaire JPK

Journaliste à la plume acerbe, Jean Pascal Couraud (JPK) se fait remarquer dès la fin des années 1980 pour des articles sans complaisance sur le pouvoir en place en Polynésie française.
Au fil de ses nombreuses investigations, JPK, s'intéresse au transit des fonds publics et notamment à l'amitié qui unit Gaston Flosse à Jacques Chirac.
En dépit des nombreuses intimidations, JPK continue ses investigations et réunit des dossiers brûlants.
Dans la nuit du 15 décembre 1997, il disparaît brutalement et curieusement. La thèse officielle est celle du suicide !
Depuis 13 ans cette affaire fait couler beaucoup d'encre et continue d'interesser la justice et les médias de Papeete.
Lisa Maria Bianca et Roland Merlin, sont les pseudos des deux auteurs de cet ouvrage, qui ne souhaitent pas apparaître au grand jour tant le sujet est brûlant.

Leur livre se lit comme un roman politico juridique dans le climat Tahitien très particulier de l'époque. Un livre qui n'a pas de fin ..... pour l'instant..

Page 236 : les dernières lignes : " Cet ouvrage est dédié à tous les journalistes qui, un peu partout dans le monde, se battent pour que l'information surgisse, à tous ceux également, qui ont poursuivi le combat jusqu'à perdre leur vie. "
Je ne mets pas de liens, les curieux trouveront très vite sur le Net, les nombreux articles sur JPK. Neutre je lis tout simplement. Ce livre est bien écrit, mais je n'ai aucune opinion sur le sujet.
La TNT en Polynésie depuis le 30 Novembre.
Je ne sais pas coment régler ma TV, alors au lieu de 3 chaines, j'en ai plus que 2, aussi je me remets à dévorer les livres ! Je me régale.

29 novembre 2010

En attendant l’avion de Nouvelle Zélande

Nadine rentre de ses vacances en Nouvelle Zélande ce dimanche. Arrivée prévue à 16 h.
Elle me phone de l’aéroport d’Auckland ce matin pour m’annoncer que son vol est déprogrammé. Arrivée à Faaa à 22h45. Quelle poisse !
Partir et revenir à Tahiti quelle galère !
Mes derniers vols depuis juillet, ont tous eu des retards .
Et voilà ça continue !
Obligée de changer mon programme du dimanche.
Papeete est ville morte, pas un seul paquebot dans le port et des trottoirs déserts à 11 h 30.
Les terrasses du Retro et des 3 B sont quasiment vides. C’est vraiment dimanche !
Après déjeuner, je vais me balader à Motu Uta.
L’hawaiki Nui qui tourne sur les Iles sous le vent, (ISLV ) est au port.

Un gamin est en pêche et râle d’être bredouille. Je bavarde avec lui un petit moment.
Il m’explique sa technique et me dit : "quand je serais plus grand je plongerais et j’attraperais de gros poissons, car je sais où ils se cachent, peut être l’année prochaine ou encore après".
Il attrape un petit poisson et me demande de rester auprès de lui car je lui ai "donné la chance".
Hélas, cela ne marche pas deux fois. il décide de changer de place.
Le vent du large est apaisant et vivifiant.
J’aime Papeete, même le dimanche après midi.
23 h 15 - enfin !
Qu’il m’a paru long ce dimanche !

Alors racontes, la Nouvelle Zélande.
Heureuse de retrouver Tahiti ?
Tu as fait un beau voyage la grande ?
Tu préfères Tahiti, et moi aussi.

On sait qu’une amie vous manque quand elle est loin.
Que c’est bon quand elle rentre enfin !
Maeva au fenua.

28 novembre 2010

Ascenseur à Tahiti: mode d'emploi

Au moins deux fois par mois, l'ascenseur, ou plutôt le funiculaire de la résidence Diva Nui à Faaa, se met en grève. C'est devenu une habitude.
Quand c'est pas le câble, ce sont les cartes électroniques des portes ou inversement.
C'est toujours quand j'arrive avec les courses, que la jolie cage en verre a mis son petit panneau bien connu désormais "HS".
Depuis un mois, c'est une histoire de portes, alors pour prendre l'ascenseur faut déjà lire le mode d'emploi.

Les résidents sont habitués, mais pour les visiteurs cela peut surprendre.
Les portes dites "manuelles" doivent être refermées après la sortie.
Alors parfois on entend crier dans l'escalier "La porte SVP", quand le dernier utilisateur n'a pas bien lu le mode d'emploi et oublié de refermer les portes.
Résultat : je me suis habituée à faire souvent les 7 étages à pinces. Mais c'est l'occasion de parler aux voisins que l'on ne connaissait pas avant.
En plus du sport, il y a toujours du positif avec un ascenseur sous le soleil de Tahiti.
Nana

27 novembre 2010

Orage violent à Tahiti

Vendredi 11 h 45, ciel bleu, lagon turquoise, soleil radieux. Je vais déjeuner.
12 h : le ciel vire au blanc, puis au gris blanc, puis au gris noir.
Sûr, il va pleuvoir sans tarder.
Le déluge arrive, gigantesque, fracassant et sans prévenir.
Les éclairs, le tonnerre et la foudre qui tombe tout près.
Les mobiles se coupent. On ne s’entend plus parler. Du jamais vu avant!


Pourquoi toutes ces colères du ciel si clément 15 minutes auparavant ?
La Pistache est dans le "parking-piscine". Elle ne sait pas nager la petite !
Mon délicieux couscous a pris l’eau aussi ainsi que la page des mots fléchés de la Dépêche du jour.
La grosse colère du ciel de Tahiti va durer une petite heure.

J’ai toujours eu une phobie de l’orage et le bruit du tonnerre me terrifie.
Je me souviens des nuits d’orage en Bretagne où mon chien Max, le champion des colleys, (sosie de Lassie), tremblait de trouille et venait pleurer dans ma chambre.
Il avait encore plus peur que moi, mais venait me réconforter !

Souvenir fugace que cet orage violent à Tahiti, a brusquement réveillé. Je n'oublierais jamais Max qui a partagé 12 ans de ma vie. Il m'a quittée un soir d'orage pour le paradis des chiens.

La palette de couleurs s’est ensuite très vite inversée, et c’est sous un ciel tout bleu et vitres ouvertes, que la Pistache m’a ramenée au bureau. J'ai rêvé ou quoi ?
3 heures plus tard, je file à Papara pour le salon du livre polynésien, sous un beau ciel bleu.

Tahiti c’est comme la Bretagne, le temps change toutes les 5 minutes, sauf qu’il n’y a pas de saisons et qu’il fait chaud toute l’année.
la météo prévoit un WE très orageux et avec de fortes pluies.

Il va falloir ruser entre les éclaircies pour aller me baigner.

26 novembre 2010

Les orques ont attaqué la baleine


Samedi dernier, à environ 5 miles de Fare, (ville principale de l’île de Huahine), deux pêcheurs ont aperçu un banc constitué de près de 40 orques.
Ils ont filmé les orques avec leur vini (téléphone mobile).
Au même moment, les pécheurs ont observé une baleine sur la zone.

Les orques auraient alors plongé sous la baleine, avant qu’en surface n’apparaissent des bouts de viscères et une immense flaque de sang. Plus de baleine !

J'ai découvert cette nouvelle dans la Dépêche du 26
Les spécialistes précisent : " on retrouve des orques dans tous les océans. Aux Marquises, il y en a régulièrement qui s’en prennent aux raies manta. "
Mais 40 orques et une baleine, imaginez le carnage dans le grand Moana !
Je ne suis pas très fière à me baigner et à plonger dans le grand bleu, et je n’ai jamais pu regarder le film "les dents de la mer" sans fermer les yeux, alors là, c’est terminé, je préfère nager dans les lagons, même au milieu des gentils requins pointe noire, des petits poissons multicolores et curieux qui viennent me dire bonjour. Comme la nature est cruelle!
Erratum 7-12-2010 : L'affaire a fait polémique. Deux semaines après, les orques n'étaient que 4 ou 5, et rien ne dit qu'ils aient bouffé la baleine qui pouvait bien être un requin un peu gênant. Les photos et films réalisés montrent bien plusieurs orques, la suite est moins réaliste. C'est la sardine du port de Marseille ! Cependant La Dépêche n'a rien démenti à ce jour.

24 novembre 2010

Straitsman à Tahiti

Ce mercredi 24 novembre 2010, un monstre flottant, différent des autres paquebots de croisière, s'est amarré au quai d'honneur à Papeete.

Il se nomme le STRAITSMAN. Pavillon NZ ? à vérifier.
Rien sur la Dépêche ou les Nouvelles, et rien sur le Net ou si peu !
Ce n'est pas un porte-containers car il était au quai d'honneur et avait l'arrière ouvert tel un ferry.
De la fenêtre de mon bureau, je l'ai aperçu, et intriguée, suis allée le voir de plus près à 16 h 30.
Le mercredi après midi, cela circule bien sur le front de mer, mais les stationnements sont rares et improbables.
Ce navire étrange a failli me coûter 16.000 CFP (134 €) quand même, car j'ai stationné ma Pistache sur l'arrêt de bus !
Le gentil gendarme qui n'était pas loin, m'a quand même laissée prendre mes clichés et fait dégager illico presto! et j'ai pas vu de bus !
Ca manque de parkings sur le front de mer quand même !
Et je ne sais toujours pas ce que ce navire, avec sa pyramide en forme de légo, est venu nous apporter !
C'est chouette de vivre dans un port, car on a souvent de la visite. Hélas éphémère !
Si vous avez des précisions .....
A suivre.
Nana.

La Dépêche de Tahiti du jeudi 25 novembre 2010

Le Straitsman (ex Dueodde) est un ferry danois de 125 m de long vendu en Nouvelle Zélande.

Il est parti du port de Frédéricia au Danemark , s’est arrêté aux Canaries et à Panana.

Il se rend à Wellington, île du Nord de Nouvelle Zélande.

Capable de naviguer à 19 nœuds, il peut embarquer 408 passagers, dont 300 en salons et 108 en 60 cabines. Sa rampe arrière lui permet d’embarquer camions et voitures.

La Dépêche conclut en notant que ce ferry conviendrait très bien à un certain itinéraire tahitien qui a fait grand bruit de mars à juin 2010.

Il parle d’un roi qui s’est enfuit, le King Tamatoa.

22 novembre 2010

Repeindre la piscine

C'est la piscine du restaurant le Cigalon à Punaauia.
Marc a décidé de repeindre la margelle.
Dur métier de peintre dans le bain à Tahiti !
Sur sa demande, je publie la scène car, me dit'il " J'aime peindre à Tahiti".
Ce bain forcé lui a ouvert l'appétit . C'était l'heure du déjeuner.

Départ de Bora Bora

Quelques images de Bora Bora le samedi 13 novembre.
6 H 15 : Le vendeur de poissons est déjà installé.


Des poissons frais pêchés au petit matin.
La navette fluviale (prix compris dans le billet d'avion)

me conduit à l'aéroport situé sur un motu.
Je ne me souvenais pas qu'il fallait encore 25 minutes de traversée.
Le temps se gate. Une équipe de rameurs quitte Bora Bora.

Nous voici arrivés à l'aéroport. Photo classique de ce minuscule ilot avec ses deux cocotiers.

Un couple d'américains me demande de les photographier et me rend la pareille.

Derniers regards sur ce beau lagon paradisiaque.
Décollage à 10 h. Dernière photo aérienne.

Le prochain envol vers les iles est prévu le 19 décembre. Dur dur! Espérons que ces semaines vont vite passer.

19 novembre 2010

Tahaa-Bora-Bora : 58 km pour une belle finale

6 h 20 Vendredi 12 : Déjà beaucoup d'animation à la pointe Tiva (de Tahaa)


Des équipes de rameurs ont dormi dans la salle paroissiale

et ont déjà rejoint le village de Patio pour le départ de cette 3 eme et dernière étape.
Un expresso vite avalé à l'Hibiscus que j'ai quitté à 5h45 et nous attendons Gaston, qui mettra 15 minutes pour venir de Raiatea.
En face le temple, se trouve la passe par laquelle les rameurs vont quitter le lagon de Tahaa et prendre le cap vers Bora Bora.
Nous rejoignons le large pour aller attendre les bateaux.

RFO nous annonce que le départ a été donné à 7 h .
Comme les autres jours, je n'ai pas vu le départ puisque nous sommes en mer.
Aussi je vous met une photo que j'ai emprunté à La Dépêche. Impressionnant !

Un bateau Shell vient à notre rencontre.
Le mécano vient à notre bord avec sa caisse. Nous allons le conduire vite fait à Patio, car le bateau ravitailleur est en panne.
Nous allons devoir remonter le lagon à contre sens des pirogues.

Nous prévenons la gendarmerie de la raison de notre manœuvre.

Nous enlevons le drapeau Shell du bateau car cela peut entraîner une pénalité à notre équipe.
Nous sommes 6 sur le bateau.
Gaston nous indique nos places respectives pour bien équilibrer le bateau.
Je suis à la proue avec tout le champ libre pour prendre les photos.
Attention accrochez vous, ca va bouger.
Nous filons plein gaz .
Le bateau bondit, lève du nez et tape sur les vagues.
Nous déposons le mécano et demi tour vite fait, pour rattraper la course.

Shell est en tête.La course est déjà loin devant.
Nous restons à mi course pour suivre la Shell B qui est en 3 eme position.

Gaston leur donne des indications pour prendre le bon cap vers Bora Bora dont la masse sombre est déjà en vue au loin. Il crie, à vrai dire, sur le peperu !

Lors des grandes vagues longues, la pirogue glisse et surfe à vive allure.
Nous mettons les gaz pour la suivre et la rattraper. Ca vite, très vite .
EDT va’a arrive à la hauteur de Shell B .

La bagarre s'engage.
Un homme à la mer ! (à droite sur la photo)

Mais non, c'est le ravitailleur.
Deux hommes avec gilets se mettent à l'eau devant le va'a et lui tendant les thermos.

Des fois cela rate. Les rameurs rejettent le thermos vide à l'eau.

Les hommes du bateau ravitailleur le récupère. Plutôt sportif le ravitaillement !

Je quitte le tricot Shell et prend le soleil, allongée à la pointe du bateau, sans toutefois lâcher ma prise, car ça remue énormément. (no photo ! )
Un sandwich à l'omelette est aussi le bienvenu en guise de petit déjeuner.


Nous arrivons à la pointe Turi roa (genoux long) et Shell A se fait doubler par OPT à l’entrée du lagon de Bora Bora.


C’est fichu pour une première place au classement général.

Le bateau file sur le lagon bleu laiteux de Bora Bora.

Nous dépassons le village de Vaitape et filons vers la pointe Matira à 10 kms.
A droite, les motu avec les grands hôtels. Ici le Saint Régis.

C’est ma première sortie bateau sur le lagon de Bora Bora.
J’ai connu Bora en mai 2009 avec ma fille Nadège, mais nous n’étions restées que 2 jours et avions filé sur Rangiroa.
Je suis heureuse de retrouver Bora Bora par l’océan.
A l'arrivée, la plage de Matira est noire de monde,

Team OPT termine la course en 4 h13.06 devant Paddling Connection 4 h 13.36,
Shell Va'a, 4 h 15.16, Team Hawaii 4 h18.39 et EDT Va'a 4 h 21.36 .

Le Team Hawaii Matairea Hoe, 4ème à l'arrivée, ne sera toujours pas classé au général car un des rameur n'a pas été confirmé.
Le Team OPT remporte donc l'édition 2010 pour la deuxième année consécutive avec 9 h 24.16.
Shell a fait mieux au général 9 h 20.51, mais n'a gagné qu'une seule étape et est derrière OPT en nombre de points.
L'arrivée est magique. Tous les bateaux suiveurs sont arrivés et cernent les va'a.
Les gens se mettent à l'eau et s'approchent des va'a.

Pas facile de trouver une place pour ancrer le bateau ! Enfin nous y arrivons.
Nous resterons tout l'après midi à danser, rire et chanter dans l'eau avec tous les autres. Hinano est bien présente !

Quelle ambiance ! Nous échangeons nos victuailles, poisson cru et fafaru sont dégustés avec de l'eau à mi hauteur sur le bord des bateaux.
Notre adresse prévue pour dormir ce soir ne répond pas au phone.


On va dormir sur la plage, prévient Gaston. Et pourquoi pas ?
Sac à dos sur la tête, paréo autour du cou, je descends sur la plage.


Je reconnais la plage de l'hôtel intercontinental et me balade dans le quartier de Matira.
Bora n'a pas changé en 1 an 1/2.

Gaston nous a quand même trouvé un toit.
Un tahitien accepte de nous héberger. Nous sommes 6. Nous le suivons en bateau et arrivons à son grand fare.
L'accueil est des plus chaleureux. La maitresse de maison, pas prévenue, s'adapte volontiers à cette intrusion. Pendant la tournée des douches, Rodo notre hôte, file acheter des plats au restaurant chinois de Vaitape.
Nous serons au moins 18 à table sous la terrasse (famille, voisins.....). J'ai quitté le short pour une robe bleu moana.


Je clique sur ce coucher de soleil qui me rend mélancolique.

C'est déjà fini la Hawaiki Nui Va'a.
Je reviendrais revoir Bora et son lagon merveilleux, unique.
Après le diner, très copieux et avec de bons Bordeaux, nous tombons tous de fatigue.
Nous préparons les matelas mousse sur la terrasse et le salon.
Etant la seule vahine de l'équipage, je choisis la première et prend l'option "canapé cuir" du salon. Indiscutable. Il est 22 h.
C'est la première fois que je dors avec une dizaine de tane à mes pieds, dans la même pièce !
Le silence se fait très vite et parfois dans la nuit claire, quelques ronflements légers, comme de doux murmures qui se mêlent au bruit de la vague du récif au loin.
5 h 30 avec l'aube, tout le monde se lève.
Les cafetières fumantes, le poisson cru et les fruits frais arrivent très vite sur la grande table de la terrasse.
Gaston nous raconte son rêve où il a vu Shell gagner la course.
La hawaiki Nui n'est pas vraiment finie car nous en parlons encore et encore, et tous nous l'avons revue en rêve. Ambiance colonie de vacances pour grands au paradis !


A 6 h 30, Rodo nous conduit au village de Vaitape à 2 km.
Je dois prendre la navette fluviale pour l'aéroport dans 1 heure pour mon vol vers Papeete.
Je reprends un croissant et un café à la vanille.
Un ami de Papeete qui était sur la course, me tape sur l'épaule. Ia ora na !
Comme la Polynésie est petite et le monde si grand !
Trop belle cette course. Vivement novembre 2011.
J'espère que ce récit vous a plu et apporté tous les soleils de Polynésie.


Il y aura un épilogue car de la Hawiki Nui Vaa, on n'en ressort pas totalement vraiment.
A suivre pour le retour.

17 novembre 2010

Raiatea-Tahaa -2eme étape de la Hawaiki Nui Vaa

5 h 30 : Lever du jour sur Tahaa en face.


Une équipe de rameurs de Huahine a logé à la pension.

Comme c'était full, certains ont dormi dehors en bordure de la piscine.
J'ai entendu les ronflements dans la nuit. Ambiance Hawaiki Nui 24 h/24 h !

6 h 30 Jeudi 11 novembre
, petit café avec poisson cru dans le café du port d'Uturoa.

7 h : Gaston finit de préparer le bateau, tout orné aux couleurs de Shell.


Nous achetons casse-croute et boissons.
Nous serons 9 sur le bateau pour suivre cette 2 ème étape de la Hawaiki Nui Va'a 2010.
Des amis de Papeete sont arrivés par l'avion de 6 h pour la journée.
Chacun revêt son tricot Shell et sa casquette. C'est un ordre du skipper.
Nous quittons le port car aucun bateau ne doit rester dans le lagon d'Uturoa pour ne pas gêner le départ des va'a.
Nous allons les attendre à la première bouée.
Beaucoup de bateaux sont déjà positionnés.

Le bateau du PDG de la Shell Pacific Petroléum nous dépasse. (3 moteurs de 300 CV chacun)

Tous ces bateaux provoquent de grands tourbillons.
C'est une vraie machine à laver et ça remue dans tous les sens.

La course est partie.
Nous écoutons RFO. Le Shell A va'a est en tête. Génial !
Nous le suivons dans le lagon de Tahaa en l'encourageant de nos cris.
Nous doublons la pointe Tiva et son temple.

La marine nationale est présente

tout comme la gendarmerie nationale avec plusieurs vedettes et un zodiac.

Les gendarmes tiennent les bateaux à distance du rivage, réservé aux va'a.
Team OPT va rejoindre Shell et le double,


alors que Shell a fait les 4/5 de la course en tête.
Consternation sur le bateau. On coupe RFO !
Gaston Tong Sang, Président du pays et maire de Bora Bora suit la course et nous salue.

La course durera moins de 2 heures et se fait sans ravitaillement.
Shell tentera de rejoindre OPT mais en vain.
Cette étape, pourtant la plus courte des trois, est réputée la plus difficile car les eaux du lagon n'ont pas les grosses vagues de l'océan, sur lesquelles les va'a surfent à grande vitesse, pouvant ainsi souffler.
Raiatea - Tahaa par le grand lagon commun aux deux îles, c'est deux heures de rame sans interruption et à rythme très soutenu ( de l'ordre de 70 coups de rame à la minute). C'est usant.
Les seuls remous sont ceux provoqués par les bateaux suiveurs qui avancent en bord de récif à la vitesse des va'a.
Paddling Connexion n'est pas loin derrière Shell.
Déjà hier ils ont fait 3ème. Ils sont très forts.

L'arrivée à Patio (le village principal de Tahaa) est bruyante.
Une foule nombreuse massée sur les rives, acclame les rameurs.

OPT l'emporte en 1.53.33 devant Shell à 15 secondes, soit 1.53.48. C'est rageant !

Paddling fera 3 ème avec 1.55.15, suivi par EDT à 1.56.45.

Gaston nous débarque Anthony, Gilles et moi.
Il retourne ramener deux passagers à l'avion à Raiatea et restera dormir dans son bateau à la marina.
Sous le grand chapiteau, nous assistons à la remise des prix.

Des centaines de colliers de fleurs de tiare sont prêts pour couronner les rameurs.
Les pirogues sont sorties de l'eau.

Il est l'heure du déjeuner, j'ai l'estomac dans les talons.
Après un bon repas au resto, je vais acheter des paréos au magasin chinois ( les copines m'avaient passé des commandes).
J'aime aller fouiner dans ces magasins où on trouve de tout, des légumes à la vaisselle en passant par les tongs, les tissus et les cigarettes !

En fin d'après midi, demi tour de l'île en voiture, pour rejoindre la pension Hibiscus

dans la baie d'Hamene

où j'avais réservé un fare pour la nuit.
Je suis venue en janvier et c'est un plaisir de retouver l'Hibiscus et son accueil chaleureux.

La nuit sera aussi courte que la précédente, (lever 5 h15) car nous avons rendez vous tous les trois à la pointe Tiva à 6 h 30 vendredi matin.
Gaston nous récupère pour la dernière et grande étape Tahaa- Bora Bora, la plus belle.....
Quand on vit dans un rêve on ne ressent pas la fatigue, mais un bon lit est toujours bienvenu.
Nana, à demain pour la finale.