6 h 20 Vendredi 12 : Déjà beaucoup d'animation à la
pointe Tiva (de Tahaa)

Des équipes de rameurs ont dormi dans la salle paroissiale

et ont déjà rejoint le village de
Patio pour le départ de cette 3 eme et dernière étape.
Un expresso vite avalé à
l'Hibiscus que j'ai quitté à 5h45 et nous attendons Gaston, qui mettra 15 minutes pour venir de
Raiatea. En face le temple, se trouve la passe par laquelle les rameurs vont quitter le lagon de
Tahaa et prendre le cap vers
Bora Bora.
Nous rejoignons le large pour aller attendre les bateaux.
RFO nous annonce que le
départ a été donné à 7 h .Comme les autres jours, je n'ai pas vu le départ puisque nous sommes en mer.
Aussi je vous met une photo que j'ai emprunté à
La Dépêche. Impressionnant !

Un bateau
Shell vient à notre rencontre.
Le mécano vient à notre bord avec sa caisse. Nous allons le conduire vite fait à
Patio, car le bateau ravitailleur est en panne.
Nous allons devoir remonter le lagon à contre sens des pirogues.

Nous prévenons la gendarmerie de la raison de notre manœuvre.

Nous enlevons le drapeau
Shell du bateau car cela peut entraîner une pénalité à notre équipe.
Nous sommes 6 sur le bateau.
Gaston nous indique nos places respectives pour bien équilibrer le bateau.
Je suis à la proue avec tout le champ libre pour prendre les photos.
Attention accrochez vous, ca va bouger.
Nous filons plein gaz .
Le bateau bondit, lève du nez et tape sur les vagues.
Nous déposons le mécano et demi tour vite fait, pour rattraper la course.
Shell est en tête.
La course est déjà loin devant.
Nous restons à mi course pour suivre la
Shell B qui est en 3 eme position.

Gaston leur donne des indications pour prendre le bon cap vers
Bora Bora dont la masse sombre est déjà en vue au loin. Il crie, à vrai dire, sur le
peperu !
Lors des grandes vagues longues, la pirogue glisse et surfe à vive allure.
Nous mettons les gaz pour la suivre et la rattraper. Ca vite, très vite .
EDT va’a arrive à la hauteur de Shell B .
La bagarre s'engage.
Un homme à la mer ! (à droite sur la photo)
Mais non, c'est le ravitailleur.
Deux hommes avec gilets se mettent à l'eau devant le va'a et lui tendant les thermos.
Des fois cela rate. Les rameurs rejettent le thermos vide à l'eau.
Les hommes du bateau ravitailleur le récupère. Plutôt sportif le ravitaillement !
Je quitte le tricot Shell et prend le soleil, allongée à la pointe du bateau, sans toutefois lâcher ma prise, car ça remue énormément. (no photo ! )
Un sandwich à l'omelette est aussi le bienvenu en guise de petit déjeuner.
Nous arrivons à la pointe Turi roa (genoux long) et Shell A se fait doubler par OPT à l’entrée du lagon de Bora Bora.
C’est fichu pour une première place au classement général.
Le bateau file sur le lagon bleu laiteux de Bora Bora.
Nous dépassons le village de Vaitape et filons vers la pointe Matira à 10 kms.
A droite, les motu avec les grands hôtels. Ici le Saint Régis.
C’est ma première sortie bateau sur le lagon de Bora Bora.
J’ai connu Bora en mai 2009 avec ma fille Nadège, mais nous n’étions restées que 2 jours et avions filé sur Rangiroa.
Je suis heureuse de retrouver Bora Bora par l’océan.
A l'arrivée, la plage de Matira est noire de monde,
Team OPT termine la course en 4 h13.06 devant Paddling Connection 4 h 13.36,
Shell Va'a, 4 h 15.16, Team Hawaii 4 h18.39 et EDT Va'a 4 h 21.36 .
Le Team Hawaii Matairea Hoe, 4ème à l'arrivée, ne sera toujours pas classé au général car un des rameur n'a pas été confirmé.
Le Team OPT remporte donc l'édition 2010 pour la deuxième année consécutive avec 9 h 24.16.
Shell a fait mieux au général 9 h 20.51, mais n'a gagné qu'une seule étape et est derrière OPT en nombre de points.
L'arrivée est magique. Tous les bateaux suiveurs sont arrivés et cernent les va'a.
Les gens se mettent à l'eau et s'approchent des va'a.
Pas facile de trouver une place pour ancrer le bateau ! Enfin nous y arrivons.
Nous resterons tout l'après midi à danser, rire et chanter dans l'eau avec tous les autres. Hinano est bien présente !
Quelle ambiance ! Nous échangeons nos victuailles, poisson cru et fafaru sont dégustés avec de l'eau à mi hauteur sur le bord des bateaux.
Notre adresse prévue pour dormir ce soir ne répond pas au phone.
On va dormir sur la plage, prévient Gaston. Et pourquoi pas ?
Sac à dos sur la tête, paréo autour du cou, je descends sur la plage.
Je reconnais la plage de l'hôtel intercontinental et me balade dans le quartier de Matira.
Bora n'a pas changé en 1 an 1/2.
Gaston nous a quand même trouvé un toit.
Un tahitien accepte de nous héberger. Nous sommes 6. Nous le suivons en bateau et arrivons à son grand fare.
L'accueil est des plus chaleureux. La maitresse de maison, pas prévenue, s'adapte volontiers à cette intrusion. Pendant la tournée des douches, Rodo notre hôte, file acheter des plats au restaurant chinois de Vaitape.
Nous serons au moins 18 à table sous la terrasse (famille, voisins.....). J'ai quitté le short pour une robe bleu moana.
Je clique sur ce coucher de soleil qui me rend mélancolique.
C'est déjà fini la Hawaiki Nui Va'a.
Je reviendrais revoir Bora et son lagon merveilleux, unique.
Après le diner, très copieux et avec de bons Bordeaux, nous tombons tous de fatigue.
Nous préparons les matelas mousse sur la terrasse et le salon.
Etant la seule vahine de l'équipage, je choisis la première et prend l'option "canapé cuir" du salon. Indiscutable. Il est 22 h.
C'est la première fois que je dors avec une dizaine de tane à mes pieds, dans la même pièce !
Le silence se fait très vite et parfois dans la nuit claire, quelques ronflements légers, comme de doux murmures qui se mêlent au bruit de la vague du récif au loin.
5 h 30 avec l'aube, tout le monde se lève.
Les cafetières fumantes, le poisson cru et les fruits frais arrivent très vite sur la grande table de la terrasse.
Gaston nous raconte son rêve où il a vu Shell gagner la course.
La hawaiki Nui n'est pas vraiment finie car nous en parlons encore et encore, et tous nous l'avons revue en rêve. Ambiance colonie de vacances pour grands au paradis !
A 6 h 30, Rodo nous conduit au village de Vaitape à 2 km.
Je dois prendre la navette fluviale pour l'aéroport dans 1 heure pour mon vol vers Papeete.
Je reprends un croissant et un café à la vanille.
Un ami de Papeete qui était sur la course, me tape sur l'épaule. Ia ora na !
Comme la Polynésie est petite et le monde si grand !
Trop belle cette course. Vivement novembre 2011.
J'espère que ce récit vous a plu et apporté tous les soleils de Polynésie.
Il y aura un épilogue car de la Hawiki Nui Vaa, on n'en ressort pas totalement vraiment.
A suivre pour le retour.