Ce dimanche 25 janvier, grosses pluies sur Papeete.
A 12 hs, au phone, une amie me dit qu’il fait très beau à Mahina et à la pointe Vénus à 12 kms de là ! (info importante sur le lien - cliquez sur Vénus) .
Je décide d’y aller mais avec mon dossier que je dois travailler ! Rien fichu samedi !
Elise et Franck m’accompagnent, ravis de l'occasion d'aller s'aérer et de se baigner.
Mon angine me donne de la fièvre, aussi je renonce à regret à affronter les très belles vagues.
Je me suis réfugiée dans le jardin du snack, au pied du phare, ou je m'installe à l’ombre sous les arbres.
J’ai gratté au moins 30 pages de cahier. Super ! mon rapport avance bien !
J’étais bien en plein air avec la brise marine qui me caressait. Il y avait peu de clients.
Un orchestre jouait de la musique polynésienne. J’écrivais vite, en rythme avec la musique .
Ce n’était pas des mélodies langoureuses, bien au contraire ! Pas dérangée par les paroles en tahitien ! Parfait !
Elise toute mouillée et en paréo, est venue me faire une petite visite, m’a trouvée très studieuse, puis est repartie dans les vagues.
Travailler en plein air au bord de l’eau quel bonheur.
Peu à peu je déculpabilisais. Je prenais l’air tout en bossant quand même !
Au bout d’une heure, et 2 Orangina, le propriétaire du snack, un vieux tahitien, est venu me rendre une petite visite sous mon arbre.
Il m’a demandé "si j’écrivais un livre ou si je corrigeais des copies d’étudiants". Il faut dire que j’avais envahi la table de papiers ! Je réponds que je travaillais un rapport pour mon travail.
Il me dit:- «alors vous devez bien travailler car vous êtes sous un purau » (prononcer pouro).
Il m’explique que c’est l’arbre des sages, sous lequel les anciens et les chefs, se réunissaient pour prendre des décisions, l’arbre de la sagesse, qui donne une bonne ombre et de la fraîcheur. Il est vrai que la température était douce et pas du tout moite ou humide comme sur la plage.
Puis, il a arraché 5 ou 6 feuilles de l’arbre et m’a montré comment on les tressaient en spirale pour en faire un tapis. Lequel tapis recouvrait le dessus du four polynésien (le four enterré) (comme à l’île d’Ouessant). Quelle dextérité, quelle vitesse !
Il me demande si la musique n’était pas trop forte ? Je le rassure et il me dit dans un sourire : «les musiciens vont vite, car ils ont remarqué que vous écriviez en rythme, vous dansez avec votre stylo » .
Je l’aurais écouté et regardé tressé les feuilles pendant des heures ! Au diable mon rapport ! Mais une serveuse l’a réclamé. Poliment il m’a quittée, en me disant de rester sous le purau, que c’était mieux pour mon travail.
Interloquée par cet interlude, j’ai posé mes stylos. Voilà pourquoi j'allais si vite à noircir le papier, que mes idées devenaient lumineuses. Le purau.
En France il ne faut pas faire la sieste sous un noyer, car on y attrape la crève, disait ma grand-mère, à mon père le dimanche pour sa «mariennée». Ici il faut réfléchir sous l’arbre des sages, le purau.
A Dinan le crépitement du feu dans l’âtre, accompagnait mes travaux. Je préfère de loin, le bruit des vagues du Pacifique et les sons entraînants de l'ukulélé !
Polynésie veut dire : îles nombreuses (du grec poly et nésie : îles ).
Vous pouvez comprendre ce que veut dire Micronésie et Mélanésie (petites îles et îles noires). Rien vu sur le Net à ce sujet, mais dans un livre tahitien.
Les petits ruisseaux font les grandes rivières, dit on en France économiste !
En Polynésie, toutes les petites joies me donnent un grand bonheur.
En tahitien cela pourrait donner poly-ao (bonheur) ou poly-oa oa.(joie)
Je voulais faire partager avec tous mes amis (es) de France, stressés (es) par leur boulot, (ici je connais un seul stressé du boulot à la DS) , mes heures de quiétude sous le purau de la pointe Vénus à Tahiti ce dimanche 25 janvier malgré une belle angine.
Un article sans image et non programmé (comme tous les autres d'ailleurs).
Le net reste muet sur le purau.
Donc sage, mais sans image, car j’avais laissé mon appareil à la garde de Pistache.
La vraie sagesse n'a besoin d'aucune image, juste d'un purau.
A 12 hs, au phone, une amie me dit qu’il fait très beau à Mahina et à la pointe Vénus à 12 kms de là ! (info importante sur le lien - cliquez sur Vénus) .
Je décide d’y aller mais avec mon dossier que je dois travailler ! Rien fichu samedi !
Elise et Franck m’accompagnent, ravis de l'occasion d'aller s'aérer et de se baigner.
Mon angine me donne de la fièvre, aussi je renonce à regret à affronter les très belles vagues.
Je me suis réfugiée dans le jardin du snack, au pied du phare, ou je m'installe à l’ombre sous les arbres.
J’ai gratté au moins 30 pages de cahier. Super ! mon rapport avance bien !
J’étais bien en plein air avec la brise marine qui me caressait. Il y avait peu de clients.
Un orchestre jouait de la musique polynésienne. J’écrivais vite, en rythme avec la musique .
Ce n’était pas des mélodies langoureuses, bien au contraire ! Pas dérangée par les paroles en tahitien ! Parfait !
Elise toute mouillée et en paréo, est venue me faire une petite visite, m’a trouvée très studieuse, puis est repartie dans les vagues.
Travailler en plein air au bord de l’eau quel bonheur.
Peu à peu je déculpabilisais. Je prenais l’air tout en bossant quand même !
Au bout d’une heure, et 2 Orangina, le propriétaire du snack, un vieux tahitien, est venu me rendre une petite visite sous mon arbre.
Il m’a demandé "si j’écrivais un livre ou si je corrigeais des copies d’étudiants". Il faut dire que j’avais envahi la table de papiers ! Je réponds que je travaillais un rapport pour mon travail.
Il me dit:- «alors vous devez bien travailler car vous êtes sous un purau » (prononcer pouro).
Il m’explique que c’est l’arbre des sages, sous lequel les anciens et les chefs, se réunissaient pour prendre des décisions, l’arbre de la sagesse, qui donne une bonne ombre et de la fraîcheur. Il est vrai que la température était douce et pas du tout moite ou humide comme sur la plage.
Puis, il a arraché 5 ou 6 feuilles de l’arbre et m’a montré comment on les tressaient en spirale pour en faire un tapis. Lequel tapis recouvrait le dessus du four polynésien (le four enterré) (comme à l’île d’Ouessant). Quelle dextérité, quelle vitesse !
Il me demande si la musique n’était pas trop forte ? Je le rassure et il me dit dans un sourire : «les musiciens vont vite, car ils ont remarqué que vous écriviez en rythme, vous dansez avec votre stylo » .
Je l’aurais écouté et regardé tressé les feuilles pendant des heures ! Au diable mon rapport ! Mais une serveuse l’a réclamé. Poliment il m’a quittée, en me disant de rester sous le purau, que c’était mieux pour mon travail.
Interloquée par cet interlude, j’ai posé mes stylos. Voilà pourquoi j'allais si vite à noircir le papier, que mes idées devenaient lumineuses. Le purau.
En France il ne faut pas faire la sieste sous un noyer, car on y attrape la crève, disait ma grand-mère, à mon père le dimanche pour sa «mariennée». Ici il faut réfléchir sous l’arbre des sages, le purau.
A Dinan le crépitement du feu dans l’âtre, accompagnait mes travaux. Je préfère de loin, le bruit des vagues du Pacifique et les sons entraînants de l'ukulélé !
Polynésie veut dire : îles nombreuses (du grec poly et nésie : îles ).
Vous pouvez comprendre ce que veut dire Micronésie et Mélanésie (petites îles et îles noires). Rien vu sur le Net à ce sujet, mais dans un livre tahitien.
Les petits ruisseaux font les grandes rivières, dit on en France économiste !
En Polynésie, toutes les petites joies me donnent un grand bonheur.
En tahitien cela pourrait donner poly-ao (bonheur) ou poly-oa oa.(joie)
Je voulais faire partager avec tous mes amis (es) de France, stressés (es) par leur boulot, (ici je connais un seul stressé du boulot à la DS) , mes heures de quiétude sous le purau de la pointe Vénus à Tahiti ce dimanche 25 janvier malgré une belle angine.
Un article sans image et non programmé (comme tous les autres d'ailleurs).
Le net reste muet sur le purau.
Donc sage, mais sans image, car j’avais laissé mon appareil à la garde de Pistache.
La vraie sagesse n'a besoin d'aucune image, juste d'un purau.