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12 février 2012

Pourquoi cette symphonie en bleu ?

Depuis longtemps, je me pose la question et j’interroge. Le reflet du ciel bleu ? non faux, j’ai vu des lagons vert émeraude magnifiques sous un ciel d’orage très gris sombre.
Je viens de trouver des réponses très satisfaisantes en allant à Raiatea. En effet, Air Tahiti édite une revue trimestrielle qui est distribuée dans les avions ATR. Les reportages y sont souvent très complets et fort bien documentés. Ce sont donc de larges extraits de cet article "voyage dans le bleu " (p 50 à 60) que je vous restitue. (Mes propos sont en police marron)

"La couleur surtout et peut être plus encore que le dessin est une libération", écrivait le peintre Matisse en 1930 après son séjour en Polynésie. Difficile en effet d’échapper à ce sentiment de libération et d’admiration devant ces bleus si intenses.


Ce bleu violent parfois, est la couleur des 118 îles de la Polynésie dispersées sur une surface océanique de 5,5 millions de km2. (10 fois la métropole - 550.000 km2- )
Les espaces lagonaires de la Polynésie française s’étendent sur 12.900 km2 ce qui représente 4 fois la surface de toutes les terres émergées.
Quels sont donc les secrets de ces eaux, tantôt cristallines, tantôt bleues, tantôt vertes, tantôt sombres ?


Jeux de lumières : La couleur de la mer et des lagons est essentiellement due à l’absorption par l’eau des parties violettes, jaunes, oranges et rouges du spectre solaire. Ne reste visible pour les yeux humains que le bleu. Ce sont les ondes correspondant aux couleurs rouges et jaunes qui disparaissent en premier (entre 10 et 30 m de profondeur) suivies des vertes (vers 60 mètres) pour ne laisser ensuite que les bleues. Des bleus qui finissent par être absorbés vers 90 mètres de profondeur en laissant place au noir des abysses.


Plus on se rapproche du littoral, plus le phénomène d’absorption est important. Dans les faibles profondeurs, la couleur rouge est la seule à être absorbée, laissant les eaux d’une couleur presque verte.


Micro-organismes du plus grand effet. Les jeux de lumière ne sont pas les seuls responsables. La présence du phytoplancton compte beaucoup. Ceux contenant de la chlorophylle absorbent plus facilement l’onde lumineuse bleue. Les lagons de Polynésie ainsi que l’océan Pacifique, sont pauvres en phytoplancton, ce qui fait dire aux océanographes "que le bleu est la couleur désertique de la mer".


Pureté. : Le temps est également important. Ainsi le matin, la production du phytoplancton n’a pas encore débuté et les eaux sont plus transparentes que l’après midi. Lorsque le lagon est isolé de l’océan, les eaux sont plus vertes. Exemple de l’atoll de Niau (Tuamotu Nord) qui est un des rares atolls, dont le lagon ne communique pas avec la pleine mer, donc il reste d’une couleur très verte.
A partir d’une vue d’altitude (en avion), les paysages maritimes sont encore perçus différemment en raison de la modification de la lumière lors de sa traversée des couches atmosphériques. Le bleu et l’impression de pureté y sont renforcés.
Ces explications très scientifiques sont indiscutables. Maintenant il faut que je comprenne les couleurs si changeantes du sable des atolls. Belle et complexe Polynésie.
Le tahitien joue avec les nuances :
Bleu foncé : moana - Bleu vert : Ninamu matie
Eau peu profonde : papa’u - Eau claire : pape teatea
Mer sombre : Moana uriuri.

19 juin 2011

Taramea, l'étoile tueuse

Les récifs coralliens sont les écosystèmes marins les plus diversifiés et productifs de la planète au même titre que les forêts tropicales en milieu terrestre et sont souvent considérés comme des "oasis de vie dans un désert d’océan".
Parmi, les milliers d’espèces différentes qu’ils abritent, l’étoile de mer épineuse, Acanthaster planci, dite Taramea en tahitien, est une habitante naturelle du récif lorsque sa densité est faible, soit environ entre 1 à 15 individus par hectare selon la disponibilité de nourriture.

Or la nourriture proprement dite de cette étoile de mer n’est autre que le "corail dur", principal être vivant bâtisseur d'édifices remarquables.
Après le passage des Taramea tous les coraux sont blancs, morts.
le "coussin de belle-mère" ou "Couronne du Christ", la taramea adulte n’a qu’un prédateur : le triton géant (pu). Les juvéniles peuvent être mangées par le poisson globe, le baliste, le napoléon, le bec de cane et la perche.
Deux armes efficaces contre la bestiole existent :
- Le ramassage régulier sur des zones précises. Tous les individus doivent être sortis entiers. Tout morceau qui resterait dans l’eau donnerait un nouvel individu !
-L’empoisonnement comme en Australie, consiste à injecter dans le disque central des taramea à l’aide d’un fusil et d’une longue aiguille au choix du sulfate de cuivre ou de l’eau de javel… Attention pollution ! Ou encore 140 g de bisulfate de sodium dilués dans 1 litre d’eau de mer, ce qui peut tuer 40 taramea.


Autrefois les Taramea étaient pêchées avec des bâtons munis de crochets ou un patia, sur la barrière de corail et aussi dans le lagon, puis ramenées sur la plage, ou des anciens avaient fait un trou, comme pour faire le Ahima'a, et ils y mettaient le feu avec des feuilles de cocotier et de la bourre de coco,

Connaissant les éventuelles perturbations, que peut entraîner sur l’écosystème récifal, une explosion démographique de la fameuse "Acanthaster planci, la dévoreuse de corail", un appel aux bonnes volontés a été lancé par le syndicat d’initiative Taaretu, et envoyé aux différents services environnementaux, mais aussi aux clubs de plongées, aux associations, ou encore aux particuliers, pour une matinée de collecte à Faaa samedi matin, sur le site de Vaitupa.
Plus de 2000 taramea avaient été récoltées en mars dernier.
Le réseau de surveillance de l’état de santé des récifs coralliens "Reef Check" est également sollicité.


Petite fille, j'aimais ramasser les étoiles de mer sur les plages bretonnes. A Tahiti, il faut tuer ces étoiles dévoreuses de corail qui menacent gravement la vie dans les lagons.

3 février 2011

Photos sous marines dans le lagon d'Ahe

Mon appareil est waterproof à 10 mètres, mais je m'étais pas encore vraiment essayé.
Le lagon devant le Cocoperle lodge est magnifique et je me lance à la découverte des habitants sous-marins.
Sur les grosses patates, se sont des colonies de bénitiers qui exhibent leurs belles couleurs bleues.
Il y a aussi des petits poissons bleu fluo qui ne sont pas trouillards.
Sur le sable dorment nonchalament quelques holothuries (à l'île de la Réunion, on les appellait les boudins ou biches de mer).
A Fakarava, ce sont les rori. Autrefois ils étaient séchés dans des fours à rori et conservés en secs et ensuite mangés comme des saucissons secs !
Ils sont encore consommés dans certaines îles de l'Océanie et de l'Asie.
De magnifiques coraux en formation
ou déjà bien formés, ont colonisés les patates.

Je regrette de ne pas avoir fait plus souvent de photos sous marines, car le monde sous marin est beau et coloré, enveloppé de son silence parfait.
Dans 2 heures je reprends l'avion pour Papeete. Il est plus que temps de boucler la valise.
Nana.

29 janvier 2011

L'oursin tortue du récif d'Ahe

Nous traversons la forêt de Pisonias géants pour rejoindre le récif coralien en bordure d'océan.

Le rose du paltier tranche avec le bleu des vagues et le blond du sable.

Le vent dépose une écume de mousse sur la plage.

Le calme des récifs cohabite avec le vacarme des lames.


J'aime ces bords d'océan, toujours agités et venteux, car ils m'évoquent mes longues balades sur les plages du pays pagan à la pointe extrême du Finistère Nord.

L'océan règne en maître absolu.

Nous trouvons quelques oursins piquants violets,

que nous saissisons avec précaution, avant de leur reposer à leur même place.

Puis soudain, une colonie de petits domes avec des écailles: les oursins tortues.



Nous en observons un de plus près. C'est bien un oursin, mais il ne pique pas et est recouvert de fines écailles.


Cet oursin, animal préhistorique et endémique du nord des Tuamotu fait bien partie de la famille des Echynodermes et est comestible.

Ici, il est appelé oursin tortue ou oursin casque ou encore oursin bonnet de prètre,(colobocentrus pedifer, dixit le DIP) .

Nous ne ramasserons pas ces petits oursins, préférant les laisser prospérer dans leur milieu naturel .

Ce week-end à Ahe est des plus instructifs. Les pisonias et l'oursin-tortue méritent le déplacement.

Il reste encore la visite, non pas d'une ferme perlière, mais de l'usine à perles d'Ahe.

A suivre.

23 décembre 2010

La vie sous marine en Polynésie

Pour les fêtes, les Editions "Au vent des îles " sortent de très beaux livres .
Samedi dernier, déjà clopinante, je suis allée à la librairie Odyssey, acheter le superbe livre de Yann Hubert. (site http://www.yannhubert.com/)
Ce normand installé à Rangiroa depuis plus de 20 ans, passionné des fonds marins, cameraman et photographe, a rassemblé dans ce premier ouvrage 20 ans de photos sous marines en Polynésie.
Je recherchais depuis longtemps un livre sur le moana, mais pas un livre de simples photos.
Avec les 350 pages et les textes magnifiques de Yann Hubert, j'ai trouvé LE livre sur la vie sous marine en Polynésie.
Les images sont d'une grande beauté, rares pour certaines, comme ce baleineau hybride sur la page de couverture.
Alain (Photonet) a noté la très grande qualité des images.
Yann Hubert partage ses secrets, nous fait découvrir les tortues, les requins, les baleines, les poissons, les raies, en décrivant leur mode de vie, de reproduction, leurs comportements.
C'est plus qu'un simple livre de photos.
La préface est de Nicolas Hulot, avec lequel il a travaillé pour l'émission Ushuaia.
Ce livre est un hommage à la biodiversité sous marine Polynésienne.
J'ai eu ma petite dédicace et pris le temps de bavarder avec ce "faux-breton", ce bas normand comme il se nomme.
C'est le 6 eme livre que j'achète depuis début décembre et il se trouve que j'ai cette semaine le temps de les lire puisque je suis "bloquée" sur un transat de ma terrasse, les pieds enrubannés !
Le 24 et le 25 , je mets à jour la collection de timbres.
Je suis pas aux Tuamotu comme prévu certes, mais le paysage vu du transat, est quand même superbe surtout avec 35 degrés.
Je ferais mon voyage de Noël mi janvier dans une autre île.
J'ai déjà ma petite idée. Bretonne têtue avec des pieds tout neufs !
Bon Noël à tous et toutes.

26 novembre 2010

Les orques ont attaqué la baleine


Samedi dernier, à environ 5 miles de Fare, (ville principale de l’île de Huahine), deux pêcheurs ont aperçu un banc constitué de près de 40 orques.
Ils ont filmé les orques avec leur vini (téléphone mobile).
Au même moment, les pécheurs ont observé une baleine sur la zone.

Les orques auraient alors plongé sous la baleine, avant qu’en surface n’apparaissent des bouts de viscères et une immense flaque de sang. Plus de baleine !

J'ai découvert cette nouvelle dans la Dépêche du 26
Les spécialistes précisent : " on retrouve des orques dans tous les océans. Aux Marquises, il y en a régulièrement qui s’en prennent aux raies manta. "
Mais 40 orques et une baleine, imaginez le carnage dans le grand Moana !
Je ne suis pas très fière à me baigner et à plonger dans le grand bleu, et je n’ai jamais pu regarder le film "les dents de la mer" sans fermer les yeux, alors là, c’est terminé, je préfère nager dans les lagons, même au milieu des gentils requins pointe noire, des petits poissons multicolores et curieux qui viennent me dire bonjour. Comme la nature est cruelle!
Erratum 7-12-2010 : L'affaire a fait polémique. Deux semaines après, les orques n'étaient que 4 ou 5, et rien ne dit qu'ils aient bouffé la baleine qui pouvait bien être un requin un peu gênant. Les photos et films réalisés montrent bien plusieurs orques, la suite est moins réaliste. C'est la sardine du port de Marseille ! Cependant La Dépêche n'a rien démenti à ce jour.

16 octobre 2009

Les gentils requins de Polynésie

Christian, nous parle des requins de Polynésie.
Le requin dormeur n'est pas de la même famille que les requins pointe blanche, c'est un vertébré qui est totalement inoffensif .
Nous en avons eu pendant très long temps dans un bassin à Tahiti à Fare Ute. Les jeunes enfants s'allongeaient sur leur dos et se faisaient balader. Aux Tuamotu les jeunes font de même.

Certains requins se nourrissent d'algues et de jeune corail, ils ont un broyeur à la place des dents
Ils se nourrissent comme les raies manta.
Pour un pécheur l'aventure la plus surprenante est d'être pris pour un requin ou une tortue. Lorsqu'un poisson rémora se colle sur votre dos ou une cuisse cela fait un drôle d'effet.



Les remora sont des poissons qui parasitent d'autres espèces sous marines. Ils se collent à un prédateur, requin, tortue par exemple, se laissent transporter et le moment venu profitent des festins.
Il existe une douzaines d'espèce de requins dormeurs dans le monde. En Polynésie je n'ai vu que deux espèces de requins dormeurs. Une des espèces a des petites dents , il est lui aussi inoffensif, on peut s'amuser avec.
C'est un animal protecteur de l'homme (il fait partie des dieux protecteurs). Nous le respectons beaucoup.
Il faut éviter de s'amuser avec un requin pointe noire, il est assez imprévisible. En général si l'homme n'est pas attaqué, c'est qu'il est toujours bien nourri par les poissons du lagon . Par contre il faut éviter les passes . On peut rencontrer des requins du large, qui eux peuvent être affamés et très agressifs.
Un conseil, si on est entouré de requins nerveux il vaut mieux sortir de l'eau. Petits on nous conseillait d'uriner en nageant, même adulte on le fait, les requins qui ont un flair très sensible des odeurs dans l'eau n'aiment pas et t s'éloignent .

Il existe aussi en Polynésie des requins citrons. (à Mooréa).
Vous trouverez sur le site suivant un très bon article sur Les requins de Polynésie et d'autres aussi.
Merci à Pierre qui m'a donné les photos de ses vahine aux requins.
Aux tuamotu, Nadège s'est baignée avec les requins pointe noire en mai, et en a caressé un. J'en ai vu beaucoup dans les lagons de Tetiaroa et de Tikehau.
Je confirme qu'il s'agit de poissons très paisibles.
Merci pour les belles histoires vraies de Christian.

12 octobre 2009

La vie sous marine vue par un Polynésien

L’ami Christian, fidèle du blog, m’autorise à publier le mail qu'il m'a adressé sur la vie sous-marine en Polynésie.
Ce sont des conseils empiriques et authentiques que vous ne trouverez sur aucun site Internet.

« Sylviane, tu devrais t'inscrire à un club de plongée sous-marine.
Cela te permettrait de gagner en confiance sous l'eau et de découvrir et d'observer un autre monde et de participer à des sorties pour voir des baleines sous l'eau en étant accompagnée de professionnels.
Dans les récifs sous l'eau, vit une petite araignée noire qui se loge dans une grosse bulle d'air qui ressemble par sa brillance à une perle. J'ai vu dans un reportage une araignée vivant sous l'eau comme celle de Tahiti, mais en eau douce. On les trouve dans les chenaux étroits.

Un petit poisson à pattes partage son logement avec une crevette. Deux petites bêtes qui collaborent.
En Polynésie on observe cette coexistence poisson crevette, entre 2 et 5 mètres de fond dans les zones de sable fin ou de petits gravillons dans le plongeant intérieur du lagon du grand récif barrière. Les poissons à pattes se baladent sur les rochers et aussi, ce qui est rare, peuvent grimper sur des arbustes au prés de l'eau.
Ils sont très nombreux sur la côte Est, surtout avant le trou du souffleur.

La murène s'apprivoise très facilement et adore les câlins. Elle aime que l'on la gratte sous le cou, Elle sait te reconnaître .
Ci dessous les photos de Pierre (chien et murène)

Certains poissons de mer savent prendre rendez vous à des heures solaires précises de 5 à 10 minutes prés.
Tu habites en bord de mer, tu jettes de la nourriture à 16 h30. 5 minutes avant, les poissons ne sont pas là. A l'heure pile, ils arrivent, mangent et repartent. Si tu oublies de les nourrir pendant une semaine, ils vont tous les jours attendre et repartir, mais au bout d'une semaine ils ne seront plus très nombreux à attendre.
Beaucoup de poissons ont un territoire défini avec précision, d'une centaine de mètres carrés, et le défendent.
Certains poissons comme le ume

ont des parcours de plusieurs dizaines de kilomètres et on les retrouve toujours aux mêmes endroits en respectant un horaire précis. Le pécheur sait à qu'elle heure il trouvera ces ume à tel ou tel endroit. Ils vivent souvent en petites bandes.

Les lunaisons règlent la vie sous marine comme une horloge.

NDLR : texte intégral et non retouché qui n'engage que son auteur : Christian.
Merci pour son aimable collaboration.

Toutes photos pouvant illustrer cet article seront les bienvenues.
Pierre a déjà répondu ! Maurruu.

25 septembre 2009

Attention aux poissons du lagon

Avant le départ pour l'atoll du week-end, Christian, le polynésien, m’a adressé un mail que je reproduis si dessous sans changer une virgule. Juste quelques photos des monstres du lagon.

J'ai un conseil à te donner, quand tu vas dans les îles, c'est d'emporter un équipement complet : masque, tuba et palmes.
A l'occasion des gants et un gros tournevis plat (40 cm ).

Un boîtier étanche pour faire des photos sous l'eau.
Les plus belles photo sous l'eau se font au début de la matinée avant que le vent ne se lève et surtout pas à plus de deux ou trois mètres de profondeur pour que les couleurs soient belles.
Il faut avoir le soleil dans le dos.
Quand il pleut la mer est chaude.

Si tu es piquée par un nohu (poisson pierre),

si c'est sur un membre, mettre un garrot que l'on relâche tous les dix minutes, ensuite il faut au plus vite mettre sur la piqûre des linges trempés dans de l'eau chaude à la limite du supportable, la chaleur décompose et détruit le poison. Important c'est toi qui doit juger la limite de la chaleur, surtout pas les autres.
Si tu touches un petit ver blanc qui te laisse des épines comme un cactus, l'eau chaude dissout les piquants. Tous ces venins ne résistent pas à la chaleur.

Si tu es piquée par un Taramea (coussin de belle-mère),
il faut le retrouver et frotter l'endroit piqué sur sa bouche suceuse, il va aspirer le venin.


Tataraihau (poisson dragon, poisson de feu) sont à attraper avec des gants de cuir très épais, ils sont magnifiques mais piquent.


On peut aussi faire aspirer le venin par quelqu'un avec la bouche, ces venins n'ont aucun effet dans le tube digestif, ils y sont détruits.
Ce sont les conseils d'un fana (à une longue époque) de la pêche sous marine.
Ce sont les petits inconvénients de nos lagons.
Seul le nohu est vicieux, il prend la couleur du corail environnant et l'on ne voit que les deux yeux. On peut mettre la main dessus sans le voir. En réalité c'est très rare de se faire piquer . Christian
Ps : Imprime ce e-mail et prends le avec toi .

Pourquoi faire le tournevis ? La réponse ne s'est pas fait attendre :

Le gros tournevis ?...... tous les polynésiens l'ont dans la pirogue ou le bateau, cela a de multiples usages.
On s'en sert comme un piolet (instrument inconnu des tahitiens) pour s'accrocher aux coraux sans y mettre la main .
Cela sert à repousser une murène ou un poisson trop piquant et curieux, à soulever les cailloux en toute sécurité et aussi à sortir des Pahua (bénitiers ) pour les manger, à collecter des Vanaa (oursins), etc. etc.....et à taper autour d'une piqûre de nohu pour en extraire le venin.
Bon séjour Christian.

Me voici bien prévenue ! Merci Christian.
Lili vient d'arriver.
Vite, (vitiviti), faut pas rater l'avion pour TIKEHAU. (archipel des Tuamotu à 350 kms de Tahiti).
A lundi prochain 28 septembre.