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6 mai 2012

Le Prairial : la frégate de Polynésie.

C’est une frégate de la classe Floréal. 2éme d'une série de 6 frégates de surveillance, commandées en 1989, le Prairial a été construit par les Chantiers de l'Atlantique à Saint Nazaire, selon des normes de construction utilisées pour les navires de commerce. Mise sur cale le 11 septembre 1990, elle est lancée le 16 mars 1991. et est entré en service le 20 mai 1992.
Arrivé à Papeete en juin 1992, le Prairial a la lourde tâche de remplacer les avisos-escorteurs qui se sont succédés sur zone et, tel le regretté Commandant Bory, et qui ont marqué par leur présence l'histoire de la Marine en Polynésie.
Réputée pour être aussi un des ambassadeurs de la culture polynésienne, la "frégate de la Polynésie" a montré qu'elle savait être un instrument précieux pour des missions humanitaires, diplomatiques ou policières.
Le Prairial a pour ville marraine Papara depuis le 11 juin 1993.
Principales caractéristiques : Longueur : 93,50 mètres Largeur maximale : 14 mètres. Déplacement pleine charge : 2950 tonnes à pleine charge.
Le Prairial est équipé de 2 missiles antinavires Exocet MM 38, d'une tourelle de 100 mm, de 2 canons de 20 mm et d'un hélicoptère Alouette III,. (voici la piste)
1 radar de veille 2 radars de navigation.1 détecteur radar. Equipage : 11 officiers, 36 officiers mariniers, 42 QMM (11 hommes pour l'armement de l'hélicoptère).
C’est un navire de surveillance chargé entre autres, de contrôler la zone d'influence des îles françaises de l'océan Pacifique. C’est un navire océanique destiné aux longues patrouilles outre mer.Il peut franchir 10.000 nautiques à 15 nœuds. 
Les navires du même type sont : Le Floréal et le Nivôse basés à La Réunion, le Ventôse à Fort-de-France, le Vendémiaire à Nouméa et le Germinal à Brest.

Le dernier patrouilleur de Polynésie :La Tapageuse

Mis sur cale le 13 août 1985 aux chantiers des Constructions Mécaniques de Normandie à Cherbourg, lancé le 16 février 1987, le patrouilleur La Tapageuse a été admis au service actif le 11 février 1988.
Affectée dans un premier temps à Cherbourg au sein de la flottille du Nord, elle est depuis juillet 1989 basée à Papeete.
Principales caractéristiques : Longueur 54,80 mètres Tirant d'eau 2,54 mètres - 480 tonnes à pleine charge Propulsion 2 diesels SEMT Pielstick 16-PA4V-200 VGDS, 2 hélices. Puissance 8 000 chevaux Vitesse 23 nœuds - Armement 1 canon de 40 millimètres AA, 1 canon de 20 millimètres AA F22 mitrailleuses de 7,62 millimètres, rayon d'action 4200 nautiques à 15 nœuds.
Équipage 30 hommes.  4 officiers 18 officiers mariniers 8 quartiers-maîtres et matelots (aucune femme !)
La Tapageuse est la 10e unité de la série des 10 patrouilleurs de la Marine nationale du type P 400, destinés aux tâches de protection des zones économiques exclusives ou de service public.
Elle assure des missions de protection, patrouille, contrôle d'embargo, action de souveraineté, transport de commandos…… et des missions de service public : secours en mer, police de la navigation et des pêches. Assistance aux zones isolées..Lutte contre les trafics. Lutte antipollution.
C’est un bâtiment fiable et robuste, capable de conserver une vitesse élevée par mer formée et doté d'une forte endurance. Il dispose d'une grande capacité de transport : un poste de 20 passagers et deux soutes de 35 m3. Sa vaste plage arrière permet des hélitreuillages ou des embarquements de matériels en pontée.
La Tapageuse prépare sa grande traversée :14 000 nautiques, 52 jours de mer, 9 escales, pour son dernier retour vers Brest en vue de son désarmement.
L’équipage du dernier P400 de Polynésie s’active pour régler chaque détail technique de l’organisation du retour. Valider les dernières réparations, approvisionner le ravitaillement nécessaire à une longue traversée dans plusieurs zones climatiques, se procurer chaque carte, préparer chaque arrivée dans les ports d’escales, exprimer les demandes de ravitaillement en gazole… toutes ces tâches sont maintenant les nouvelles priorités de l’équipage. Minutés comme du papier à musiques, les transits entre chaque escale, ne pourront en effet souffrir aucune avarie et aucun contretemps.
Elle n'a jamais fait de si long voyage auparavant en 24 ans de service, (sauf pour son arrivée en 1989).
Bon voyage retour à la Tapageuse.

23 avril 2012

La nouvelle gare maritime de Papeete

Depuis deux ans un bâtiment gigantesque était en construction auprès de la base navale, sur le port. Il s’agit  de la nouvelle gare maritime de Papeete qui a été inaugurée le 16 mars 2012 et a ouvert ses portes au public le 2 avril. Les débuts sont diffciles avec notamment des hausses de prix des billets qui ne passent pas très bien.
Voici l’histoire de cette construction, qui désormais fait partie du paysage portuaire de Papeete.
La première pierre a été posée le 16 octobre 2009 en présence du Président de la Polynésie française, Oscar Temaru, et du Haut-commissaire, Adolphe Colrat. Ce projet, dans les cartons depuis 2004, devait répondre pleinement aux besoins et aux attentes des quelque 4.700 usagers quotidiens de la ligne Tahiti - Moorea.
Avec 470 000 tonnes de transit annuel de marchandises et plus de 250 000 véhicules, le port de Papeete accueille aujourd'hui près d'1,7 million de passagers par an entre Tahiti et Moorea. Sur les 10 dernières années, le taux de croissance annuel moyen des trafics passagers et marchandises a été de plus de 4%.
Les infrastructures ne répondaient plus aux besoins du troisième port français, en nombre de passagers, après Calais et Bastia. Ce chantier, a induit la création de 250 emplois dans 22 corps de métiers.
Papeete était en effet jusqu'à présent le seul port de France sans gare maritime.  Seulement quelques baraquements existaient (qui avaient tout leur charme !).
Après un concours ayant mis en compétition plusieurs cabinets d'architecture, c'est Tropical Architecture, dirigé par Pierre Lacombe, qui a été retenu pour la réalisation de cet équipement public de grande envergure.
Avec ses 3 niveaux (un rez-de-chaussée et 2 étages), le bâtiment occupe 13 000 m2 au sol. Le concept architectural du bâtiment s'inspire du traditionnel fare pote'e, (lieu de rassemblement communautaire polynésien). Sa toiture à forte pente végétale, repose sur un ordonnancement de colonnes recouvertes de bois. (largeur : 35 m, hauteur 15 m, longueur 120 m) . Elle a nécessité 320 tonnes de bois d’épicea.
Le bâtiment abrite les billetteries, un espace d'attente pour les voyageurs, des rampes et passerelles d'accès aux navires surplombant les aires de circulation et de manutention, et enfin des bureaux aux étages supérieurs.
Un grand parking de 400 places était prévu de l'autre côté du boulevard du front de mer, à la place de l'ancien hôtel Royal Papeete, qui sera détruit, mais rien ne se passe encore ! 
Vue de la mer :
Le montant global de l'investissement s'élève à plus de 2,5 milliards Fcfp (210 millions d'Euros).
Pour assurer les mêmes conditions d’accueil et de sécurité, une gare identique devrait se construire à Moorea  dans la marina de Vaiare d’ici à 5 ans ! Avis aux gentils donateurs et financiers ambitieux ! 

1 avril 2012

Plus de 3000 bretons pour le Bagad de Lann Bihoué

Le nombre de bretons et de sympathisants présents, a dépassé toutes les espérances. Les 2000 chaises disponibles ont été prises d'assaut et la foule a du s'asseoir parterre.Le spectacle a commencé à 19 h par une initiation à la danse Bretonne. Les queues s'allongeaient au bar et la rupture de cidre bouché ne s'est pas fait attendre ! De même ce fut un parcours du combattant pour obtenir une galette et une crêpe. Ne parlons pas des kouign Aman, envolés en 15 minutes. A 20 h 30, la salle retient son souffle et les 32 sonneurs montent sur scène. J'en ai la chair de poule, et dèjà les yeux me piquent. L'amiral présente le bagad et c'est parti pour 2 h 30 de musique bretonne qui vous prend aux tripes. Grande découverte musicale pour Georges, arrivé hier de Rimatara, et qui m'accompagne ce soir.Cornemuses, bombardes, binious, le séduisent par leurs sons inhabituels et les rythmes mélodieux et harmoniques, que ces instruments dégagent.
Laissons parler les images, à défaut de vous avoir fait un film !Le cercle de danseurs du Croisty est admirable. Ils ont du avoir très chaud dans leur lourd costume folklorique. Par contre je n'ai pas aimé du tout l'orchestre SKOLPAD (3 musiciens, pianiste, saxo, accordéon), car leurs rythmes jazzy ne se mariaient pas bien avec les musiques plus cadencées du bagad de Lann Bihoué et provoquaient parfois une vilaine cacophonie qui perturbait les danseurs. La salle les a sifflé et ils ont cessé de jouer. Pour son 60 eme anniversaire, le bagad a reçu un grand tiki d'un groupe de danse polynésien.Le bagad a fait bis et ter car ils eurent de nombreux rappels. J'ai marqué la cadence toute la soirée, rit et chanté, avec comme une grosse nostalgie sur la patate ! J'ai vu plein d'amis et copains dont j'ignorais qu'ils étaient bretons. Les vrais bretons avaient tous le regard brillant. Leur Bretagne était là magnifique et bruyante à Papeete, chez eux en Polynésie. Oui c'était beau à pleurer et on ne s'est pas gêné !!! Merci le Bagad de Lann Bihoué. Ils restent encore deux semaines au fenua ! super ! J'ai touché un pompon rouge pour me porter chance.

12 mars 2012

Le premier festival breton de Tahiti

Incroyable mais vrai, non ce n'est pas un poisson d'Avril (c'est la 4eme de couverture de la Dépêche du 11 mars) :

Le 1er festival Breton de Tahiti avec le Bagad de LANN-BIHOUE et le Cercle de danse du CROISTY aura lieu le samedi 31 MARS 2012 à partir de 18h00 à la salle Aorai Tini Hau à Pirae.
Au programme :
Initiation à la danse bretonne, animé par le groupe Skolpad.

Concert du Bagad de Lann-Bihoué accompagné par le cercle Danserien Ar Vro Pourlet du Croisty. Fest-noz animé par Skolpad et le Bagad de Lann-Bihoué
Pour l'année de ses 60 ans, le Bagad de Lann-Bihoué associé au cercle Danserien Ar Vro Pourlet du Croisty (Morbihan) et de l’orchestre de fest-noz Skolpad, ont le plaisir de vous présenter la Bretagne et toute l'étendue de sa richesse culturelle lors de cette soirée festive, conviviale et familiale. Ce festival sera l'occasion de vous initiez en famille ou entre amis à la musique et aux danses bretonnes.
Restauration traditionnelle bretonne sur place, manèges pour vos enfants et balades en poney.
Ambiance garantie !
Tarifs publics :Adulte : 2 000 xpf Enfant moins de 12 ans : 1 250 xpf Enfant moins de 3 ans : gratuit. Billets en vente auprès de la Dépêche de Tahiti à Papeete, du supermarché Marina à Punaauia et du supermarché Hyper U à Pirae. Renseignements au 47 52 71
Tarifs le soir du Festival :Adulte : 2 500 xpf Enfant moins de 12 ans : 1 500 xpf. Enfant moins de 3 ans : gratuit. Billets en vente sur place le 31 mars à partir de 18h00.

C'est top ! Je file prendre ma place dès aujourd'hui ! Voici une petite musique du bagad de Lann-Bihoué pour se mettre en forme ! : http://www.youtube.com/watch?v=99JKsCzKVrg , le superbe morceau Ar Mor Divent (la mer est immense). Kenavo.

7 mars 2012

Coupure géante d'électricité à Papeete le 7 mars.

Ce mercredi 7 mars, vers 13 h 30, un incident sur le poste de transport de Tipaerui (mon quartier) a provoqué une rupture de l’alimentation électrique dans toute la zone urbaine, de Faaa à Mahina. A l’hôpital, où je me trouvais en soins, le groupe s’est mis en route. Avec Sylvana, l'infirmière, nous tentons d'obtenir des infos. Evacuation d'un étage de la clinique Paofai en raison de problèmes sur le groupe.
Les équipes d’EDT sont toujours en cours d’intervention. L’alimentation a été rétablie partiellement à partir notamment de la centrale de Vairaatoa du centre ville et du poste de Arue, mais EDT a déploré une sur-panne et a annoncé des coupures de durée indéterminée.
Ces coupures d’électricité ont amené de nombreux magasins à fermer boutique plus tôt qu’habituellement ainsi que les bureaux qui n’étaient plus climatisés! des personnes bloquées dans les ascenseurs et dans les parkings !.
L’absence de feux rouges a renforcé l’embouteillage pagaille habituel. Bizarrement je n’ai vu aucun agent de police (municipale ou nationale) aux carrefours stratégiques. Résultat : 45 minutes pour faire 4 kilomètres à 17 h.
J’ai du courant, j’en profite avant que cela recoupe (on ne sait jamais !) Je me suis arrêtée à mon magasin chinois habituel pour acheter piles ou bougies. Hélas plus rien !


La nuit est tombée. Des zones de Papeete sont encore plongées dans l’obscurité. La nuit sera chaude (pas de clim) et étoilée, comme dans les atolls ! Vivement que j'aille à Takapoto dans une semaine !

15 février 2012

Les salons de Papeete le dimanche

Ce dimanche 12 février, j’ai opté pour un programme bien rempli.
Un dimanche tahitien à Papeete, commence par un petit tour au marché. J’y suis à 6 h30. Il y a foule et les étals de poissons commencent déjà à se vider.


Je m’attarde sur des brochettes de ma'oa (escargots de mer) et de bénitier. Juste après le petit déjeuner, pas très encourageant ! La pause lecture de la Dépeche (et sa grande grille de mot fléchés) et firi firi (beignets sucrés), s’impose à la brasserie du Retro, sur le boulevard Pomare. D'autant qu'aujourd'hui j'ai publié un double page couleur sur Apataki. J'ai acheté une couronne de fleurs au marché pour mon nouveau chapeau (moins chaud que la casquette et plus sympa). Les parfums sont captivants. La serveuse veut me prendre en photo.
Je file au salon du tourisme à Pirae, j’ai promis de revenir dimanche.

Puis je change de salon et m’arrête place Toata au salon de la Saint Valentin. Après les perles cela serait bien une nouvelle voiture. C’est OK pour cette Mustang ! Réflexion faite, ma twingo est suffisante, car je fais plus de kilomètres en avion qu’en voiture ! Il est temps d’aller déjeuner. Sur Papeete, aucun restaurant n’est ouvert le dimanche, donc c’est direction Punaauia, la marina taina et le Quai des Iles, où j’ai mes habitudes.


J’apprécie cette pause bleue face à Moorea. Il me reste un troisième salon au parc Bougainville, le salon du coquillage. Les mamas fabriquent les colliers sur place. La grande majorité provient de l’île de Huahine. Ce dimanche se terminera par un dernier cliché, un coucher de soleil flambloyant vu de mon balcon, mais le plus étrange, c’est qu’il est à l’Est !!! A suivre.

18 décembre 2011

Le village de Noël de Toata

Papeete se prépare à fêter Noël. Il y a le salon de Noël à Pirae, mais aussi le village de Noël place Toata jusqu'au 24 décembre. Cette jeune tahitienne a un sourire charmant et je lui achète un porte chéquier en nacre. Un travail très fin et bien fini, made in fenua. Je craque aussi sur une jolie paire de tongs à 2000 CFP. Les petites filles adorent les robes rouges avec du tulle blanc. Les petits Père Noël grimpent au lampadaire. C’est bientôt la fête de tous les enfants et mon 4eme Noël à Tahiti. Mes motua (petits fils) vont me manquer.
Le 24 décembre, je m’envole pour une île à 1600 km de Tahiti pour une semaine. Cette île porte le très joli nom de Mangareva (archipel des Gambier). C'est la saison des fleurs, des fruits et des soleils d'été. Je suis impatiente de découvrir et de vous présenter les Gambier.


Nana

10 décembre 2011

Histoires des enfants du quartier de la Mission - Papeete 1936-1944-.

Ce petit livre (151 pages) de Anatila Bréaud, édité en 2005 par les Editions Mini Editions (Tahiti), a été réédité en 2009. Je l’ai lu en une soirée tellement il m’a passionnée.
Dans ce livre plein de charme et de tendresse, elle nous fait partager les jeux, émotions et découvertes des enfants d'un quartier de Papeete, dans l'entre-deux guerres (1936-1944). "Anatila raconte le quotidien de son enfance, les rythmes journaliers et annuels, les odeurs et les relations humaines, l'autre, le différent et le semblable, son vécu singulier d'une période de la vie du fenua ", écrit Simone Grand dans la préface de l'ouvrage.
Sans craindre le hors sujet, la narratrice aborde même le tour de l'île et nous parle des lépreux d'Orofara, nous fait sortir de la Mission.
Les mots tahitiens sont en italique, mais ne sont pas traduits, aussi il faut connaître un peu le fenua et la langue, pour lire ce livre. Mais cela donne encore plus de charme et d’authenticité à ce récit naïf et candide.
Née en 1929, Anatila Bréaud dépeint avec exactitude les habitats de Papeete et le labyrinthe d'un quartier Elle est tahitienne et écrivain. Elle a publié :
- L’adieu à Monsieur les gouverneurs 2006 C'est le Tahiti des années 1975-1978 qui est évoqué dans ce recueil de notes adressées à l'écrivain Jean Lartéguy.
- Les rivières escamotées, lettre ouverte au pays - 2008- L'écriture de Mme Bréaud est belle, simple et chantante, jamais triste, dans ce livre quelque peu méconnu.

Note : Sacha Distel (1933-2004), a été marié pendant 42 ans à Francine Bréaud, championne de ski, et fille d'Analita et de Jean Breaud.

24 novembre 2011

Déjeuners aux couleurs tahitiennes

Lundi, j’ai déjeuné avec Arlette, une amie chinoise, au restaurant du bord de plage "le Carré" de l’hôtel Méridien à PK 15 à Punaauia.
Cela faisait des mois que nous ne nous étions pas revues, aussi nous avions envie de prendre le temps d’un bon déjeuner ensemble.
Ce n’est pas mon habitude de parler des hôtels et restaurants du fenua, mais je tiens à faire une exception pour celui-ci. Pour se rendre au "Carré", il faut traverser les jardins
et longer la piscine. Festival de couleur avec les flamboyants en fleur et les tipaniers. Toutes ces couleurs ouvrent l’appétit. Au bord du lagon, nous admirons les bleus, et au loin, la ligne de récif, la barrière de corail.
Cela tombe bien car notre déjeuner fut méridianisime comme d’habitude au Carré. Le lendemain, c’est avec Carole de Taravao, que mon déjeuner est prévu. J’ai rencontré Carole l’infirmière "itinérante" lors de mon séjour à Makemo (TG).
Je choisis le Royal Tahitien, car elle ne connait pas. Le jardin est moins fleuri que celui du Méridien, mais c’est quand même très exceptionnel de trouver ce grand jardin d’hôtel et ce restaurant bord de plage, en pleine ville de Papeete. Carole est enchantée du décor "pandanus" très local et du calme de l’endroit. Moi j’ai un faible pour cet arbre du voyageur,car lors de mon retour au fenua fin mai, je lui ai confié mes vœux les plus chers.

Ce datura jaune est magnifique. Ces belles photos, expliquent peut être pourquoi je n’ai jamais écrit une seule ligne de critique à l’encontre de la Polynésie dans ce blog, car de telles beautés valent bien un exil au soleil, baigné des parfums voluptueux des tiare. J'aime la Polynésie et c'est réciproque, je crois.
Un fidèle lecteur Pierre de Normandie, qui connait la Polynésie et en a gardé la nostalgie, m’a écrit sa déception de la disparition du restaurant Fare Tahiti près de la Madeleine à Paris, remplacé par le Maeva Self, en sous sol, place de Clichy.

Il conclut son mail " Poisson cru et Hinano, ouf, je respire".
Je lui dédie cet article et ces déjeuners aux couleurs tahitiennes. Le fenua ne l'oubliera pas.