27 février 2009

27 février 2009 : une date-clé dans ma vie de philatéliste !

Depuis l’âge de 8 ans (peut être même avant), la philatélie a pris une place très importante dans ma vie, et m’a toujours procuré de très grandes joies.
J’ai partagé ces joies, ces petits bonheurs, avec mes deux enfants, dès leur plus jeune âge.

Nos années passées à Montpellier, nous ont laissé des souvenirs philatéliques impérissables. Nous en reparlons encore aujourd’hui avec beaucoup d’émotion.
En octobre 2008, lors de ma période «valises pour Tahiti», il m’a fallu prendre des décisions. Depuis le temps, je m’étais spécialisée, et ne suivais que 3 collections : La France (en neuf et oblitérés) car abonnée depuis 1982 au service de réservation des PTT, puis la Nouvelle Calédonie et la Polynésie française. (je vous expliquerais plus tard pourquoi ce choix)
La collection de France est désormais entre les mains de ma fille, celle de la Nouvelle Calédonie chez mon fils.
Bien sur, j’ai emmené celle de Polynésie, avec la ferme intention de la compléter, de l’enrichir. Impensable de vivre heureuse sans une collection de timbres à portée de main ! (Timbrée à vie même à Tahiti !)

Et alors le 27 février 2009 ? J’y arrive ! Comme tous les vendredis, vers les 17 heures, j’ai mon point de chute sur le front de mer de Papeete, pour aller savourer un bon jus de fruit (ananas, pamplemousse, le plus souvent) et lire mon livre du moment.

Une heure de pause bien méritée, de douce moiteur polynésienne.
Je jette un coup d’œil sur le quotidien la dépêche de Tahiti, histoire de me donner des idées pour organiser mon week-end (sorties, expos….)
Chouette un marché aux puces à Arue (banlieue de Papeete) demain samedi !
ok je note l’endroit.
Dans la rubrique «collections» des petites annonces, je tombe sur une annonce qui m’interpelle «vends livres de cuisine, timbres poste, disques classiques …. etc ».
Je saisis mon vini (mon mobile vert olive, presque pistache ! ) et je me renseigne.
La dame me donne l’adresse, c’est à 500 mètres de chez moi. !
Elle peux et veux me recevoir de suite !
J’avale vite mon jus de fruits et 20 minutes plus tard, j’y suis.
Un faré au bord de l’eau. Le nom de la servitude (nom donné aux impasses qui mènent à la mer et desservent 3 ou 4 fare) m’avait intriguée.
Trop de similitudes avec l’auteur du livre dont je termine la lecture en ce moment, à savoir :
«Les histoires d’Odette, Tahiti belle époque ». (suspense !)

Une dame âgée, en jeans et chemise à fleurs me reçoit.
Sous la terrasse, elle me montre tous les livres qu’elle souhaite vendre. De magnifiques ouvrages dont certains très anciens.
Elle me parle de sa vie.
On sympathise très vite. Le temps, une fois de plus, à Tahiti s’arrête.
J’hésite pour les livres. Certes, j’ai de la place dans l’appartement, mais je pense au container qu’il faudra pour les ramener en France un jour !
Je me limite donc à regret, aux seuls livres de cuisine. (j'en ai déjà plus de 400 en Bretagne)
Je lui achète donc un premier livre sur les recettes du pays cajun en Louisiane.

Vous noterez peut-être la super faute d'impression : louisanasie au lieu de Louisanaise ! Ce genre de détail me fait acheter un livre sans même l'ouvrir !
Il est écrit en deux colonnes : anglais et français.
Elle insiste sur un superbe ouvrage sur les orchidées. (splendide). Je ne résiste pas très longtemps !

Gras ItaliqueMariée à un militaire corse récemment décédé, elle a beaucoup voyagé. Elle parle beaucoup.
Je l’écoute avec respect et gourmandise.
Sur la mer, à deux pas, le soleil se couche doucement.
Elle me montre ensuite les fameuses collections de timbres et là je succombe !

Une pleine valise de timbres d’albums, des boites à chaussures pleines de timbres encore sur leurs bouts d'enveloppe, plus d'une centaine d’enveloppes premiers jours de Polynésie!

Il s’agit de la collection de gamine de sa fille, qui date des années 70-80. ! Magnifique !
Sa fille désormais, vit en France avec mari et enfants depuis plus de 25 ans .
Je m’assure qu’elle ne veut pas garder cette collection pour ses petits enfants.
Non et non c’est très clair, plus personne n’en veut ! Elle veut vider et trier !

Elle passe 4 mois en France (dont un mois en Corse) tous les 2 ans, en alternance avec la famille de sa fille qui vient à Tahiti. Elle part de juin à septembre 2009, et loue sa maison pendant ces 4 mois. Elle se prépare déjà, heureuse de retrouver ses tikis.
Elle m’annonce le prix de la valise complète de timbres.
Impossible ! je proteste car pas assez cher ! Elle ne veut pas remonter son tarif.! A cet instant, j’ai compris que j’allais rentrer chez moi avec une valise pleine de milliers de timbres !

Comme je lui ai acheté 2 livres et la valise de timbres (dont 4 albums bien remplis), elle me donne en cadeau, un paquet de recettes écrites à la main par elle, sinon me dit-elle, je vais les brûler !

Je comprends qu’il ne faut pas la vexer et j’accepte en remerciant.
Elle n’est pas pressée, me fait visiter son faré, me montre sa collection impressionnante de coquillages polynésiens.
Je m'arrête devant de très belles gravures et portraits anciens sur les murs.. Ses parents nés en 1890, et sa cousine Odette, celle du livre ! Quelle coïncidence étrange ! Je m'en doutais ! Tahiti est une île de familles et de souvenirs. Elle me montre une photo de sa maman en robe "mission".
Une amitié soudaine et sincère est en train de naître entre nous.Liste numérotéeJe réalise que je vis un moment inoubliable, exceptionnel !
Elle me donne son prénom, me fait la bise, insiste pour porter la valise dans le coffre de Pistache et glisse dans la valise une jolie nacre d’huître.

Cadeau, me dit –elle « car tu es bien ici toi, et cela se voit, reviens me voir » !
Je me risque à lui demander son âge après lui avoir dit le mien. Ma nouvelle amie tahitienne a 82 ans ! Je lui en donnais que 60 et encore !
2 heures merveilleuses, magiques, inoubliables !
Et moi, de remonter la lourde valise à l’appartement, j’en ai oublié de faire mes courses (trop tard ) et d’acheter mes clopes !
Qu'importe ! il y a cette valise au milieu du salon désormais ! et du taf ! beaucoup de taf !

En Bretagne, je passais mes dimanches pluvieux et parfois des nuits blanches, sur mes collections de timbres. Ici impossible ! Il n’y a pas d’hiver !
Aussi je vais faire un premier tri rapide, et solliciter encore mes enfants et leurs tikis, si la philatélie les fait encore rêver. Faire des colis OPT pour leur envoyer mes trésors.
La philatélie nous a toujours réunis et en 2009, aucune raison pour que cela change.

Finalement, je me demande si mes collections de timbres d’Outre-Mer, n’ont pas guidé mes pas jusqu’à Tahiti.
Chaque jour désormais, je le vis, je le sens, je le respire, le décor du timbre des tropiques, qui m’a fait tant fait rêver lorsque j’étais enfant.
C’est exceptionnel d’être ici , de réaliser le rêve de mes 8 ans ! Merci Tahiti ! Merci la philatélie!
Quel bonheur de barder de jolis timbres, (dessus, dessous, sur les cotés) mes colis pour la Bretagne, la plus belle région de métropole ! celle de mes racines.
Mais force est de constater que la philatélie me poursuit jusqu'à Tahiti. Car telle je suis partie, telle je resterais malgré tout.

23 février 2009

Les costumes de danse traditionnelle

L’exposition des costumes de danses traditionnelles rencontre un grand succès au musée de Tahiti et des îles. J’y suis allée samedi dernier.
La richesse des parures originales et l’originalité des créations des quelque 60 costumes proposés au public, illustrent le parcours exceptionnel du renouveau de la danse traditionnelle à travers les îles.

Interdite à l’époque des missionnaires, car jugée trop lascive, la danse traditionnelle a retrouvé ses racines à la fin de la dernière guerre.

Du plus ancien costume, réalisé en 1947, jusqu’aux plus beaux modèles d’aujourd’hui, la promenade est envoûtante.

Un plus pour Flo : Ces costumes sont tristes cependant car désincarnés, alors voici une photo du 14 -12-2008 au salon des Marquises.

22 février 2009

Les quenettes et le raisin de mer de Tahiti

Une vahiné vendait ces petites quenettes au marché aux puces de Mahina.

Originaire d'Amérique tropicale, la quenette a une saveur sucrée, acidulée mais aussi légèrement astringente. Ce fruit comporte un très gros noyau.
J’y ai goûté, bon sans plus ! la pulpe reste collée au noyau.
A l'intérieur du noyau, une amande délicieuse peut, paraît-il, remplacer la châtaigne, une fois cuite.

Dans les jardins de l’hôtel méridien, j’ai découvert le raisinier ou raisin de mer.


Bien sur les fruits n’ont pas du tout le goût du raisin. L’arbre est élégant.

21 février 2009

Les flamboyants de l’église de Paea

Hier soir et ce matin très gros orages sur Tahiti.
Ce matin entre 6h et 8h the big ! risqué de tenter une connexion mana. Un vacarme épouvantable ! Puis cela s’est calmé doucement.

Après deux mois et demi de boulot plus plus (parfois et souvent le week-end aussi), j’ai décidé de m’accorder enfin un vrai week
Je commence par un petit tour de marché. Je n’y étais pas allée depuis un mois, quelques achats pour mes prochains colis pour la Bretagne,
Déjeuner au Royal Tahitien au bord de l’océan. Sur l’eau, à 3 mètres de ma table, des enfants s’amusent sur leurs planches.

Ensuite je décide une visite chez le pépiniériste de Paea. Quelques fleurs sur le balcon ne seraient pas inutiles.
Paea est une commune de la cote Ouest que j’aime beaucoup. (à 25 kms de Papeete)
J’ai pris le temps de m’arrêter sur la grande cour de l’église (Saint François Xavier de Tahiti), car il y a des 4 ou 5 flamboyants énormes que je n’avais pas encore photographiés.

Le flamboyant est originaire de Madagascar, il fait partie du paysage du littoral polynésien.

Il fleurit pendant la saison chaude de décembre à février. (Pour vous donner une dimension vous constatez qu'une bonne dizaine de véhicules peuvent bénéficier de son bel ombrage !)
Les flamboyants rouges sont les plus nombreux, mais il en existe aussi des jaunes. (cour d'école à 100 mètres de chez moi)

A Paea, il y en avait 2 bleus, des Jacaranda. Ils ont été coupé en 2006. (no photo, que le lien !)
Le flamboyant peut aussi être détesté car ses racines sont envahissantes et souvent à l’origine de querelles de voisinage.

Sur la route je m’arrête à une boutique sous toile comme il en existe beaucoup ici. J’y achète une petite robe sympa et pas chère. (la vendeuse tient ma robe en mains).

Ne vous moquez pas de son obésité. En Polynésie c’est un problème majeur de santé publique qui donne au fenua le record mondial de taux de diabétiques. Les raisons ? ketchup, mayo et Mc Do, américanisation des modes alimentaires…. Enfin que des trucs pas très rigolos.
Une médecin pédiatre, m’a raconté l’histoire récente, d’un bébé obèse à 6 mois qui a du suivre un régime, pour un jour pouvoir se mettre debout et marcher !
J’aurais certainement l’occasion de vous reparler des problèmes de santé de la Polynésie.

Ensuite au grand magasin Carrefour, j’ai acheté ma 30eme paire de tongs assorties à la robe !
Le soleil permanent mérite bien ces coquetteries !

Une fois rentrée, l’envie soudaine de revoir les photos des arbres de mon jardin breton, de mon bel eucalyptus ! Je mesure à quel point j’aime la nature, et suis toujours béate d’admiration devant de très beaux arbres. Idée saugrenue d'avoir mon jardin tahitien avec un bel eucalyptus et du mimosa breton !
Why not ?

Si le temps le permet, demain je quitte Tahiti…..…… pour aller découvrir Mooréa. Enfin !

Au passage je souhaite un bon anniversaire à ma grande sœur Evelyne qui tous les ans me distance d'un an ! normal c'est l'aînée !
Happy birthday de Tahiti, Evelyne. Si le cœur t'en dit, maeva à Tahiti, un jour peut-être.

17 février 2009

le ciel de Tahiti s’éveille

Le chant des coqs ne me réveille plus désormais, encore moins les odeurs de fleurs comme au début !. Peut-être me suis je habituée ?
Pourtant ce mardi 17 février, ce sont les couleurs du ciel qui m’ont réveillée ! Je ne vois que cela car mon réveil ne sonne qu’à 5h 45. Il n’était que 5h 15 et des brouettes !
J’ouvre les yeux , je réalise, je bondis sur l’appareil photo.

Dans la tenue d’Eve derrière les baies vitrées grandes ouvertes toute la nuit, je clique.
Envie de jurer tellement c’est beau !

Ces trop belles couleurs matinales ne peuvent qu’annoncer une bonne journée.
En tout cas cela m’a mise de bonne humeur et une fois de plus, je mesure le bonheur de me réveiller sous ce ciel Technicolor de Polynésie.
Je rappelle que je suis nulle en retouche photos et que c’est du transfert pur et simple.

Mes matins d’hiver en Bretagne avaient aussi leur beauté, mais ils n’étaient pas accompagnés de cette douce et enveloppante tiédeur ! Tiédeur éphémère car une heure plus tard j’allumais la clim’ !

Lever, coucher, peu importe, le soleil et les couleurs du ciel sont si splendides !
Comment peut on les ignorer ? Impossible !
Il était entre 5 et 6 heures du matin et c’était à Tahiti.
Nana

16 février 2009

Les cerises de Panama à Tahiti

Toujours à quelques pas de mon bureau, nous rentrions du déjeuner au resto avec quelques collègues, quand Daniel se lance dans la cueillette de petites cerises rouges dans un arbuste quelconque.
Passionnée de botanique, je dégaine l’appareil photos. Cela donne :

Ensuite galère, car il ne connaît pas le nom de ces petits fruits que les gamins disputent aux merles. Ils ont très sucrés et douceâtres.

Recherches intensives mais hélas stériles sur le Net. C’est quoi ce fruit, cet arbre ?

Ce lundi, je file à la librairie, 5 minutes avant la fermeture, pour y acheter le dernier livre récemment paru de Christian Beslu «la Philatélie à Tahiti» 1958-2008. Très bel ouvrage.

J’achète aussi le guide des fruits de Tahiti et de ses îles de Daniel Pardon.
Bingo j’ai trouvé ! Ce sont des cerises de Panama ! «Petit ceriser tropical appelé aussi bois ramier , …. plus personne ne s’intéresse à cet arbre dont les oiseaux dispersent les graines un peu partout de manière sauvage, même sur les flancs des falaises ...»
Y compris sur le trottoir semi bithumé du Ministère de la santé, en plein centre de ville de Papeete !
Daniel adore ces petites cerises, il faut dire que c’est un grand oiseau car il a toujours la tête dans les nuages. (la preuve est dans le lien ! n'hésitez pas cliquez )

Le vieux faré de 1897

Sur la route ouest de Tahiti Iti, il y a un vieux faré tout démoli. Marie-Anne et moi, avons visité les lieux.Étrangement le terrain autour de la maison est entretenu, planté, mais pas le faré. Comme si il ne fallait pas entrer dans ce faré, peut-être à cause des tupapau. (les revenants à Tahiti, il paraît que les buissons de miri chassent les tupapaus-toupapaou)

A côté du faré ( à droite sur 1ere photo), un superbe manguier.

C’est un faré tout en bois, avec sa balustre et des fers forgés au dessus des fenêtres.

A l’intérieur on peut voir la date inscrite en creux dans les jours d’une porte : 1897 !

Le toit d’origine devait être en pandanus. Depuis les années 1960, la tôle ondulée a remplacé le pandanus. Voici la photo d'un magnifique pandanus prise 5 minutes plus tard, sur la plage de Teahupoo (tioupo).


Paul Gauguin aurait pu le connaître ce faré, puisqu’il habitait à quelques kilomètres de là.
Un gros margouillat réside dans les murs.
Autour du faré mêlé aux herbes, du mimosa pudica.
Cette plante hyper sensitive curieuse se referme dès que vous la frôlez avec la main.
Marie-Anne me dit qu’il y a les mêmes en Afrique.
Plante connue pour ses effets sédatifs, c’est une peste envahissante en Polynésie !
C’est un petit arbuste épineux rampant dont les tiges se dressent jusqu'à 1 mètre de haut.
Son nom commun en créole est «Marie-honte », vu sa grande pudeur !

Peut-être ce vieux faré n’a pas résisté au dernier cyclone de décembre 1997, qui a fait 19 victimes dans les îles de la Société ! Pourquoi les propriétaires ne le démolissent pas ? chut ! ne pas réveiller le tupapau !

Pause n°7 : Terre royale privée !

Je parlais précédemment de la royauté. Elle fait encore débat en 2009 à Tahiti ! Ainsi cette pancarte sur un poteau électrique à 10 mètres du bureau !
Daniel m’explique que ce genre de pancarte apparaît quand des projets immobiliers ou autres construction sont annoncés sur un terrain.


Des descendants royaux qui revendiquent cette terre suite à la loi de 1852 ! Cela date !
Celle-ci est là depuis plus d’un an ! Je ne l’avais pas remarquée avant !
Lève les yeux et regarde, mais les trottoirs sont pleins d’ornières, je regarde où exactement ?

15 février 2009

le tombeau du dernier roi de Tahiti : Pomaré V

Depuis les années 1750, la famille régnante à Tahiti était la famille Pomaré. Il y a eu 4 rois et une reine qui a régné 50 ans.
A sa mort en 1877, son fils, Teratane Ariiaue Pomare V (1839-1891) lui succède.
Pomare V qui ne régna que trois ans, céda son royaume à la France en 1880. C'est ainsi que le 29 juin 1880 Tahiti et Moorea devinrent des colonies françaises, ainsi que les Australes, comme les Marquises depuis 1842 et les Tuamotu depuis 1864.
En 1891 le dernier Roi meurt.

Au PK 4,7 à l’est, à la pointe Outuaiai, sur la commune d’Arue (aroué) s’élève son tombeau, au bord de l’océan.

En rentrant de la plage ce dimanche je m’y suis arrêtée.

En forme de phare, le tombeau est surmonté d’une urne. Certains voient plutôt en cette dernière l’une des bouteilles pour lesquelles le roi avait un fort penchant !
Ce tombeau pyramide a été construit en 1878, sur le site d’un ancien marae, pour accueillir la reine. Celle-ci fut exhumée en 1891 et remplacée par son fils, le roi Pomare V.

L’édifice en corail noirci par les embruns est orné d’un blason et de la couronne de la royauté Pomaré.
Ce mausolée est protégé par de grands filaos et entouré de manguiers superbes.
Le temple protestant monte la garde à côté du site.
Pour en savoir plus sur la royauté à Tahiti.

Deux burgos pour la Saint-Valentin

Ce samedi matin, direction la presqu’île. Je suis toute vêtue de rouge et pistache est toujours pistache ! Elle n’a pas beaucoup roulé la demoiselle cette semaine, elle faut qu’elle s’active un peu et moi avec.
Rendez-vous chez Myriam à Taravao, avec Marie-Anne pour enfin le voir ce marché aux puces du 70 février !
Petits étals et très petits les prix. Mon seul et unique achat un burgo.

Un superbe coquillage et en plus sa nacre est gravée de 2 palmiers !

Ce coquillage de plus de 2kg est la perle des îles.

Les pêcheurs enlèvent le crustacé et rejettent la coquille à l’océan.
Marie-Anne me dit en avoir mangé tout cru (juste le dessus) et que cela a un goût d’huître ou d’ormeau et que c’est excellent.
Je suis fière avec mon premier burgo !
Après, nous décidons d’aller faire un tour au bout du monde…… à Tehaupoo bien sur.

Zut il tombe des cordes ! une pause Hinano (biere de Tahiti) à l’unique bar resto en attendant que cela passe.
Ensuite, nous partons à pied (pas moyen de faire autrement !) le long des fare en bordure de mer.
Je me cache sous une feuille de fougère géante :

Sur cette photo, une tombe dans le jardin juste auprés de la pirogue ! C'est autorisé à Tahiti.

Voici la seule et unique pancarte qui indique le site de surf international !

Nous traversons la petite rivière et nous longeons la plage de galets. Miracle encore un burgo !

un vrai tout chaud et tout mouillé !.

Il est lourd, énorme ! Marie-Anne a tout prévu ! le sac plastique et hop voilà le burgo du pacifique embarqué dans une nouvelle vie !
Elle m’explique qu’il faut acheter de l’acide (lequel ?) pour le nettoyer de ces callosités et faire apparaître la nacre.
Marie-Anne part à la recherche d’autres burgos pendant que je traque la vague, la déesse.

Vivement un caméscope, car mon appareil photo il est trop nul pour les vagues !
Sur les plages du Nord Finistère, j'aimais bien ramasser les littorines, ces tout petits bigorneaux jaunes ou oranges.
Je les mettais dans le fond de mes poches. Pour ramasser les burgos de Tahiti, il faut avoir de grandes poches !

On rit, on plaisante. Papeete et le bureau sont loin ! Nos enfants dorment paisiblement en Europe, ici il est midi.
Marie-Anne est plus jeune que moi mais c’est ma grande sœur de Tahiti car elle est arrivée un an avant moi. J’apprécie beaucoup sa compagnie.
Je suis rentrée dans l'après-midi par l'Est. Un merle est rentré dans la voiture et est resté perché un bon moment sur la boite à gants. Il regardait vers l'océan.!
Une pancarte, puis une autre.

Pause obligatoire pour contempler le spectacle :

Je me suis arrêtée à un autre vide-faré à Mahina. J’ai acheté un super paréo tout neuf pour 3 sous.
Nana