30 octobre 2009

Un an de Polynésie

Un an en Polynésie française ! Cela méritait bien un cadeau d'anniversaire.
Quel cadeau pouvais-je m'offrir qui puisse être un signe fort et symbolique ?

J'ai eu l'idée il y une dizaine de jours. MON PREMIER TATOUAGE !

Il est minus car un peu d'appréhension quand même ! Tout s'est bien déroulé, même pas mal !

Je ne voulais pas vous le présenter avant qu'il soit présentable.
J'ai choisi un petit margouillat qui danse sur mon épaule gauche.
Les margouillats sont des petites bestioles sympathiques, aimées des polynésiens car ils mangent les moustiques.

le seul souci c'est que je ne le vois pas ! mais je sais qu'il est là et me protège.
Je ne vais pas tarder à en refaire un deuxième bientôt.
Je réfléchis sur le motif et l'emplacement.

Pour Pistache, j'attends de recevoir des auto-collants BZH, pour lui donner un air breton à la petite pomme verte qui me balade depuis 10 mois au fenua.
Elle est sage dans son parking de la résidence. Toujours prête à me conduire sur les routes de Tahiti.

C'est le 3 Novembre 2008, sur un aller simple Paris-Papeete, via Los Angeles, que j'ai atterri à Tahiti. Une date inoubliable!
Il y a un mais cependant : un an que j'ai quitté Freddy, mon fils (Nadège, ma puce, est venue en mai 2009). Merci le Net, mais cela ne remplace pas.

12 mois qui ont transformé à tout jamais, toute ma vie.
Je me demande ce qu'il va encore m'arriver les douze prochains mois.
Je fais confiance au mana.

29 octobre 2009

Expo : Les Richesses de la mer à Pirae

A Tahiti, j'écoute Radio 1, le matin et quand je suis au volant de Pistache.

J’avais entendu l'autre jour :" expo : les richesses de la mer à la mairie de ?.."
Mardi soir, j’ai filé à la mairie de Punaauia, (à l’ouest de Papeete) et zut c’était celle de Pirae (à l’est).
Ce qui m’a valu mon détour par la pointe de Faa’a pour un beau coucher de soleil.
Restait jeudi soir ou jamais, eu égard à mon emploi du temps bien rempli cette semaine.

A la sortie du bureau, j’ai quand même mis 45 minutes dans les bouchons pour faire 4 kms !
Je ne supporte pas la clim de Pistache, alors toutes vitres ouvertes, je patiente comme tout le monde, en guettant le moindre souffle d’air.
C’est bien 30 degrés sur la plage, mais dans les bouchons c’est fiu (fatiguant).
C’est l’occasion de vous présenter l’immense bâtisse de la mairie de Pirae.
Pirae est la commune mitoyenne de Papeete à l’est. (la banlieue en quelque sorte). 14551 habitants.
le bâtiment est immense !

Dans le cercle en pierre, (au sol, ou des estrades sont installées) est prévu un grand bassin avec cascade d’eau. Visiblement les travaux on été interrompus, ou trainent.
Je m’approche. C’est du marbre rose ! quel luxe !
L’expo est dans le grand hall d’accueil.

Une vingtaine d’artisans présentent leurs créations : bijoux, lampes, miroirs...... .

Ici des objets qui ne sont pas issus de la mer, ce sont des os de bœuf sculptés finement.

J’aime beaucoup.
Et puis panne de batterie de l’Olympus. Rideau !
Juste eu le temps de photographier les objets qui me plaisent tels les miroirs et les sculptures d’os.
Les bijoux avec perles et coquillages, je vous en ai déjà beaucoup présentés.
Pas le temps de m’attarder et d’aller chercher des piles dans la voiture.
17 hs c’est la fermeture.
J’aime bien les salons et expos, car c’est avant tout l’occasion de me renseigner, de bavarder, de rencontrer, de communiquer avec les polynésiens et de comprendre le fenua, ses trésors, ses savoir faire.
Papeete est un gros village, j’ai rencontré à cette expo, 3 personnes que je connais.
Nous ferons notre petite causette sous les gros manguiers des jardins de la mairie de Pirae.
Pas de coucher de soleil ce jeudi soir, chaleur lourde et temps couvert.
Nana.

28 octobre 2009

Le soleil couchant de Faa'a

Mercredi 28 novembre 2009, Faa'a 18 h

Ne me demandez pas ce que je fichais à cette heure sur le terrain de la foire agricole de Faa'a.
J'ai fait un détour, car c'est le cliché qu'il ne fallait pas rater.

Je vais ouvrir une rubrique "coucher de soleil" dans le blog pour partager.
Soyez assurés que la photo est de mon petit Olympus et sans retouche aucune.

Plus l'été arrive et plus ils sont magnifiques chaque soir.
Je ne m'en lasserais jamais, car chaque soir c'est différent.
De cette lumière je puise toute mon énergie.
C'est mon mana.

C'est cadeau et libre de droits.

Lectures polynésiennes n°5 - the best

Mes vieux démons reviennent.
Je suis en train de me constituer une nouvelle bibliothèque de livres de cuisine de Polynésie.
Alors même, que quelque part en Bretagne, mes 500 livres de cuisine française dorment sagement dans un garde meuble.
C’est vraiment pas raisonnable ! Mais comment résister ?
Hier j’ai craqué pour the best. 195 pages de bonheur parfait.


Jean Galopin a tenu pendant plus de 30 ans l’auberge du Pacifique à Punaauia, devenue récemment le Blues banana.
C’est un monument, une référence digne d’un Bocuse ou d’un Pellaprat.

Martine (de Rennes) a connu le vacherin de Jean Galopin, et depuis 30 ans en a gardé le souvenir (voir article du 19 avril 2009).

Dans les années 1988, il y avait aussi à Rennes un super gastro, avenue Janvier (l'avenue de la gare), nommé "le galopin" qui m'a laissée des souvenirs inoubliables. Il y aurait-il un lien ?

Ce livre représente plus à mes yeux, que tous les beaux bijoux de perles du fenua.

Il a été réédité et j’ai saisi l’opportunité.
Parcourir ce livre est un moment de parfait bonheur, les photos sont merveilleuses !

Je vous livre la dernière ligne de sa préface :
A ti’a ‘e ia papa’ina ta ‘outou mau pani’e ‘a tama’a maitai
(bon courage derrière vos fourneaux et bon appétit )

Certes à Tahiti , je n'exerce plus mes talents culinaires, mais je continue d'apprendre.

Une leçon de cuisine est une leçon de vie. Cela sert toujours un jour.
Nana

27 octobre 2009

Le rallye de vitesse de fare Ute à Papeete

Dimanche, 25 octobre 2009, le rallye de vitesse de Papeete s’est déroulé dans la zone industrielle de Fare Ute, un quartier au bout du port. (un article en préparation sur fare ute).
Je m’y suis attardée quelques instants, avant de me rendre au salon de l'artisanat des Australes.

19 voitures au moteur sur gonflé, rivalisaient de vitesse sur un circuit en 8, autour des immeubles, en 4 manches individuelles.
Le quartier est bouclé par la police.
J’ai pris quelques photos de ces bolides trafiqués pour la vitesse et qui font grand bruit.

Celle-ci aussi !

Je regarde les protections entre les véhicules et le public.
Nada ! Juste quelques banderoles en plastoc ! autant dire rien du tout !

Nous étions devant le mur du magasin ACE à 2 mètres des bolides à l’abri du soleil ardent.
Je dis à mes voisines : "S’il rate son virage, il nous décalque sur le mur, sans que nous puissions fuir ".
Elles acquiescent et me répliquent : "oui mais on est mieux à l’ombre".

Au soleil ou à l’ombre, je n’ai pas envie de mourir écrabouillée contre un mur !

Au moment où je m’éloigne dans un endroit plus sécurisé, l’animateur, demande à toutes les personnes adossées devant ACE, de bien vouloir quitter les lieux dare dare. Ouf !

Je bavarde avec les gars à côté de moi.
Ce sont des pilotes participants qui faisaient des commentaires du style " il va exploser sa caisse comme d’hab…. il est à fonds les mano".
Sur la première manche, seulement 16 secondes sépareront le premier du dernier. (temps record 1,26 minute). C'est même pas 2 minutes de bonheur !

Ils m’expliquent que les "caisses" n’ont pas le droit de rouler sur la route, mais certaines ont des plaques pour rouler seulement pour se rendre aux rallyes, car ils n’ont pas tous des remorques pour transporter leurs bolides.
Je leur demande : "où ils s’entraînent et quand?".
Ils se marrent et j’attends encore la réponse !

Il n’y a pas de circuit de vitesse, ni de grand prix auto à Papeete. Zut alors !
D'autres manches sont prévues les 15 et 21 novembre dans d'autres sites.

Tahiti possède un record : c'est le seul endroit au monde ou les bouchons commencent à 5 heure du mat’ ! Faut bien rattraper les 12 heures de décalage horaire avec Paris !

Pourtant : Rien ne sert de courir, il faut partir à point ! à 5 heures ! dur dur !

Le lièvre et la Tortue – Jean de la Fontaine

Il y des tortues marines à Tahiti, mais pas de lièvres, quoique cela ce discute !
Nana.

Une feuille sur la route

Avec l’automne, les feuilles tourbillonnent et se ramassent à la pelle en Bretagne. Elles tapissent routes et chemins.

J’étais à Vaipopo, port piroguier de Punaauia, pour attendre le coucher de soleil (c’est un bon spot). Sur la RDO, à quelques mètres, j’entends les véhicules qui font crisser leurs freins et je les vois faire des slaloms.
Une voiture est stoppée en warning.
Lorsque le conducteur remonte dans son véhicule, j’ai compris qu’il venait de dégager la feuille de cocotier qui venait de tomber sur la file de gauche !

A Tahiti, une seule feuille sur la route et cela devient très dangereux.

Ma copine Pistache, ne connaîtra jamais les feuilles des châtaigniers bretons, que celles des grands cocotiers.
Nana.
NDRL : Pistache, c'est ma twingo vert pâle de Tahiti.

26 octobre 2009

La recette du King crabe en folie.

Ce n’est pas un produit local le King-crabe d’Alaska, mais c’est bien à Tahiti que j’en ai mangé pour la première fois.
Déjà la semaine dernière, j’ai acheté 2 pinces à Carrefour de Punaauia. Chaque pince est longue comme mon bras. Je ne vous dis que cela, les 2 pinces m’ont fait 3 repas !
Samedi, le restaurant Quai des îles, à la marina Taina, faisait une promo sur les plats au King crabe (au gingembre, à la mayonnaise, en gratin.…. ) à des prix très abordables.

J’ai choisi le King gratiné avec son gratin de uru au lait de coco


Après la dégustation, le cuisinier m’a confié sa recette toute simple :
- Après cuisson, fendre les pinces dans le sens de la longueur (la carapace est assez molle et se coupe aux ciseaux)
- Mettre une couche de béarnaise et dorer au jaune d’œuf.
- Au four (grill) à température moyenne.
C’est tout !
Pour le gratin de uru, c’est comme un gratin classique, sauf qu’il faut rajouter du lait de coco en fin de cuisson.

Je me suis vraiment régalée, car c’est encore meilleur que la langouste ou l'araignée.

Suprême délice ce monstre des neiges d'Alaska.
Cette recette pourrait être faite avec de grosses langoustines royales.
Pour finir, voici ce que je vois de ma table : du bleu, que du bleu sur fonds de Mooréa.

Je n’ose imaginer le nombre de milliers de kilomètres que ce crabe a parcouru d’Alaska avant d’arriver dans mon assiette à Tahiti !
C’est sûrement impressionnant en coût de kérosène!
C'est cela aussi la mondialisation et manger local tous les jours, ça peut lasser.
Nana, ta ma'a maitai.

25 octobre 2009

Le flamboyant jaune de Punaauia

Le flamboyant est un arbre superbe. Il fleurit à partir de Novembre.
Il est principalement à fleurs rouges, mais il en existe aussi des jaunes et des bleus.

Je me suis arrêtée acheté des bananes hamoa (mes préférées) à une mama sur le bord de la route à Punaauia plaine (200 F les 12 bananes, 1,6 € un bon kilo et demi).

J'ai fait le tour de cet arbre, situé à quelques mètres.

Admirez ce début de fleurs. Le feuillage fin et tendre, ressemble à celui d'un mimosa en plus doux et velouté.

Les flamboyants rouges de l’église de Paea ont fait l’objet d’un article de blog le 21 février.

Les premiers flamboyants fleurissent, ils annoncent l’été. Tahiti va se couvrir de fleurs.

Mais au fait, c’était quand au juste, l’hiver ? Cela fait un an que c’est toujours l’été à Tahiti.

Y a plus de saison ma bonne dame ! C’est pour cela que je rajeunis à Tahiti !
Nana.

Le salon de l'artisanat des îles Australes

La 8 eme édition de ce salon rassemble une cinquantaine d’artisans des îles de l’archipel des Australes, dans le grand hall de l’assemblée territoriale de la Polynésie française. (du 16-10 au 8-11)
Ils sont venus exposer et vendre leurs œuvres sous le thème «te rima’i te ora’ia o te munaa » (l’artisanat, source de vie de la population).

J’y suis allée en fin de matinée ce dimanche.
Peu de monde. Les mama se plaignent de ce peu d’affluence.
Il faut dire qu’il n’y a même pas une banderole, ni affiche, rien du tout !
J’avais vu juste une affiche en ville sur le pont du tunnel du front de mer.

Les îles sont toutes représentées. Voici leur nombre d’habitants :
Rurutu : 2089 habs, île aux baleines,
Tubuai : 2044 h, île de l’abondance,
Rimatara : 786 habs, (trois vols par semaine)
Rapa : 480 h, est la plus éloignée (1250 kms de Papeete) Pas d'aéroport, le navire Tuhaa Pae y accoste environ 1 fois par mois.
Raivavae : 905 h, appelée le Bora des Australes, en raison de son magnifique lagon.

Découvrez les magnifiques objets et travaux d'artisanat des îles Australes

La finesse des tressages est remarquable.


Les lianes et les feuilles sechées deviennent couronnes de fleurs à leur tour,

Les chapeaux sont d’une folle élégance.

On dirait du crochet.
Les colliers de minuscules coquillages, jaunes, blancs ou roses, sont superbes. Il faut une bonne vue pour travailler ces petits minus !

Les sculptures sur ces umete (corbeilles à fruit en bois) sont délicates. C’est du ciselé.

Grands bénitiers et porcelaines attendent sagement rangés, leur nouveau propriétaire.

Sympa les visières :

Je bavarde avec les artisans. Tous me disent venez nous voir aux Australes.

Pas de problème ! j’y serais dans 15 jours à Rurutu (avec Lili et sa fille Vanessa).
Il paraît que les baleines qui redescendent au sud, seront de passage !
Peut-être avec Lili j’aurais plus de chance pour en voir une en grand !

Ce salon était un avant goût de ma prochaine escapade de 3 jours dans l'archipel des îles Australes.
Belle coïncidence.

24 octobre 2009

L’arbre « rouge à lèvres » de Tahiti

Vous vous rappelez de cet arbre à teinture rouge vu chez Pierre, samedi dernier, dont il ignorait le nom ?

Après de savantes recherches dans sa belle bibliothèque de Polynésie, Pierre a fini par trouver. Il faut dire qu’il possède tous les ouvrages de référence en la matière.
C’est un rocouyer, petit arbre originaire d’amazonie. Les graines sont utilisées en teinture, même dans les colorants alimentaires ! (goût cerise dans les yaourts pea pea - peut-être ! ). Les fruits ne sont pas comestibles et très toxiques

On le trouve aussi écrit roucouyer. (le dictionnaire de l’académie française l’écrit rocouyer)

Ce samedi, voici ce qu’il m’a adressé :
Bingo !!! j'ai trouvé sur le livre de Paul Pétard "Plantes utiles de Polynésie"


Son épouse ne connaissait pas le terme exact car à Tahiti, on l’appelle l’arbre rouge à lèvres !
Les différentes recherches sur le Net donnent des versions très différentes quant à son implantation en Polynésie : Certains disent 1937 ! Je fais confiance à Paul Pétard, et c’est donc 1845, sans discussion aucune.
Cet arbre est assez rare dans les îles de la société.

Etonnant les petites lignes du texte de P Pétard : Les indiens s'en servaient pour se teindre la peau ce qui leur a valu leur surnom de Peaux Rouges..... . Le saviez vous ?

Prends en bien soin Pierre !
Tu me mettras des graines de côté, pour que Flo essaie d’en semer dans le jardin de mes petits loustics de Bretagne qui adorent se barbouiller ou alors épater leurs petites copines qui ne connaissent pas l’arbre à rouge à lèvres de Tahiti ! Ils sont incollables sur la Polynésie désormais.
Mauruuru

22 octobre 2009

Festival du soleil et de l’océan chaque soir à Tahiti

Les belles journées d’octobre, nous rapprochent à grands pas de l’été austral.
Le soleil fait son festival chaque soir vers 18 heures.
Mercredi soir, je roulais boulevard Pomare, centre ville de Papeete à cette heure fatidique.

Une envie, un besoin, un réflexe, presque une urgente nécessité : Je stoppe Pistache sur l’arrêt minute, côté mer, auprès de l’office du tourisme.
Je cours sur le quai des ferry, appareil photo en main. Le vini sonne, tant pis je n’ai pas le temps de répondre. J’ai plus urgent à faire. J'ai un rendez-vous.... avec le soleil.

Lorsque la première photo est prise, j’éprouve comme une satisfaction de ne pas avoir raté le rendez-vous, un profond soulagement.
Ensuite je double, triple, quadruple, les prises, c’est trop tentant.
L’impression, que c’est le plus beau encore jamais vu…… jusqu’au prochain, encore plus beau !

Lorsque le soleil s’est couché, après avoir embrasé le ciel, la mer et Moorea, je me sens apaisée, récompensée, et je peux rentrer enfin ! Avant, je ne peux pas.
Le soleil rythme ma vie polynésienne.

Les nuits claires, des milliards d’étoiles emplissent le ciel et le spectacle est prodigieux.

De ces spectacles silencieux,
mes yeux ne se lasseront jamais,
De ces jours heureux,

Longtemps je me souviendrais.

Juste quelques rimes improvisées, (et d'une banalité affligeante), que le soleil couchant de Polynésie m'a inspirée ce soir d'octobre sur le port de Papeete.

19 octobre 2009

Tahiti international

Cette maison d’hôtes se trouve à 100 mètres de chez moi , rue des Poilus tahitiens. Le fare n’a rien de suisse ! Peut-être les tenanciers ou la cuisine ? Le consulat d’Allemagne se trouve au rez de chaussée de l’immeuble où je bosse au 1er .
J’ai trouvé (avec difficulté), la liste des pays qui ont un consulat (ou vice consulat), ou une délégation à Tahiti, voici :
Europe : Autriche, Suisse, Liechtenstein, Belgique, Danemark, Finlande, Pays-Bas, Allemagne, Italie, Norvège, Suède, Royaume uni, Espagne
Mais aussi : Japon, Corée, Nouvelle Zélande, Chili, Etats Unis (depuis 2003 ) Chine (depuis 2007)
(pardon) à ceux que j'ai oubliés.
19 pays représentés pour un POM de 270.000 habitants ! pas mal quand même !
Alors qu’est-ce qu’ils attendent les touristes pour venir à Tahiti ?
Ah oui la crise ! Dommage !

18 octobre 2009

Tautira sauvage

Ce dimanche matin, je file par la côte Est jusqu’au bout de la route, jusqu’à Tautira, en presqu’île de Tahiti Iti. (70 kms de Papeete).
Je suis invitée chez des amis.
Trop belle cette côte, je fais de nombreux arrêts photos, pour admirer ces deux couches de bleu qui font mal aux yeux.

Arrivée à Tautira, Jo m’indique au vini la route à suivre.
- tu prends le chemin de terre qui longe l’océan sur 3 kms, tu passes la rivière et tu y es, c’est le bout de la route .
- Mais c’est plein de trous, j’ai pas pris un 4x4 !
- Vas doucement, pas de souci.

Pistache peine dans les ornières. On reste en première, c’est plus prudent.

La rivière se présente enfin ! Mais il n’y a pas de pont !

Jo vient à ma rencontre. Il veut que Pistache passe.
Je refuse, j’ai de l’eau jusqu’aux genoux !
Jo porte mon panier et me voici arrivée à fenua aihere, (pays de la brousse).
L’endroit est calme et sauvage.

Une petite plage de sable noir en bordure du fare.

Le fare est simple et coquet. Notez le tronc d'arbre dans le toit !

Jo va le raser pour en construire un plus grand.
Après les présentations avec les amis(es) de Jo, j’aide à préparer le poisson cru et le sashimi.
Bien sur on commence par une baignade.

Un jeune me propose de faire un tour avec sa pirogue (vaa'a monoplace).

J’hésite. Il paraît que les requins tigres viennent souvent par la passe. Une autre fois promis.
Rinçage dans la rivière au milieu des anguilles ! L'eau est plus froide, mais rafraîchissante.

Jo prépare le barbecue au bord de la plage. Poisson grillé à la sauce huitres, au menu.

Jo est marquisien (avec une origine française lointaine). Il vit et travaille à Tautira.
Le chien de la maison fait sa sieste sans complexe, au soleil sous la table de pique-nique.

Après notre déjeuner sous les cocotiers, petite balade digestive sur la plage, à la recherche de jolis coquillages.

Le chien m’accompagne.
Nous remplissons un sac de porcelaines et de troca.
Le petit chien gratte les cailloux et s’assoit devant les porcelaines qu’il a trouvées.
Pas bête l’animal ! Je le baptise Porcelaine, évidemment. Il est fier. Il se prête aux caresses, visiblement heureux de l'intérêt que je lui manifeste.

On bavarde, on rit, on se rebaigne. Dimanche cool.

Le soleil décline. Il est temps de quitter le paréo et les tongs de plage, pour la tenue de ville, car deux heures de route m’attendent.
Porcelaine traverse la rivière avant moi et s’installe devant Pistache.
J’ai compris son souhait, mais je lui explique que c’est impossible. Il part bouder sur la plage, tout penaud.

Je rentre par la côte Ouest. Il y a de la circulation, comme tous les dimanches soirs.
Du côté de Mataeia, contrôle de gendarmerie. C’est la première fois depuis un an.
J’obtempère. Deux jeunes gendarmes très souriants, regardent mes papiers.
A la lecture de mon permis de conduire, le gendarmeau me dit :
- Bretonne ? - oui - vous êtes d’où ? - de Dinan - moi aussi.......... Ah bon ?
Et patati et patata …… C'est parti pour une petite causette.

Je lui donne ma première carte de visite (celles que je suis allée chercher samedi matin à l’OPT de Faa’a)
C'est la première fois que je laisse ma carte à un gendarme !
Avant de repartir de mon arrêt, je prends le temps de photographier le magnifique coucher de soleil, en face sur l’océan. Je n'ai pas osé prendre les gendarmes en photo !

Par la suite je rencontrerais 3 autres contrôles sur les 50 kms qui me séparent de Papeete, qui ne s'intéresseront pas à la Pistache.
Les dimanches en presqu'île sont toujours de belles journées.