en presqu’île de Tahiti Iti.
Je suis invitée chez des amis.
Trop belle cette côte, je fais de nombreux arrêts photos, pour admirer ces deux couches de bleu qui font mal aux yeux.

Arrivée à Tautira, Jo m’indique au vini la route à suivre.
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tu prends le chemin de terre qui longe l’océan sur 3 kms, tu passes la rivière et tu y es, c’est le bout de la route .
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Mais c’est plein de trous, j’ai pas pris un 4x4 !
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Vas doucement, pas de souci. Pistache peine dans les ornières. On reste en première, c’est plus prudent.

La rivière se présente enfin ! Mais il n’y a
pas de pont !

Jo vient à ma rencontre. Il veut que Pistache passe.
Je refuse, j’ai de l’eau jusqu’aux genoux !
Jo porte mon panier et me voici arrivée à
fenua aihere, (pays de la brousse). L’endroit est calme et sauvage.

Une petite plage de sable noir en bordure du fare.


Le fare est simple et coquet. Notez le tronc d'arbre dans le toit !

Jo va le raser pour en construire un plus grand.
Après les présentations avec les amis(es) de Jo, j’aide à préparer le poisson cru et le sashimi.
Bien sur on commence par une baignade.

Un jeune me propose de faire un tour avec sa pirogue
(vaa'a monoplace). 
J’hésite. Il paraît que les requins tigres viennent souvent par la passe. Une autre fois promis.
Rinçage dans la rivière au milieu des anguilles ! L'eau est plus froide, mais rafraîchissante.

Jo prépare le barbecue au bord de la plage. Poisson grillé à la sauce huitres, au menu.

Jo est marquisien
(avec une origine française lointaine). Il vit et travaille à Tautira.
Le chien de la maison fait sa sieste sans complexe, au soleil sous la table de pique-nique.

Après notre déjeuner sous les cocotiers, petite balade digestive sur la plage, à la recherche de jolis coquillages.


Le chien m’accompagne.
Nous remplissons un sac de porcelaines et de troca.
Le petit chien gratte les cailloux et s’assoit devant les porcelaines qu’il a trouvées.
Pas bête l’animal ! Je le baptise
Porcelaine, évidemment. Il est fier. Il se prête aux caresses, visiblement heureux de l'intérêt que je lui manifeste.

On bavarde, on rit, on se rebaigne. Dimanche cool.
Le soleil décline. Il est temps de quitter le paréo et les tongs de plage, pour la tenue de ville, car deux heures de route m’attendent.
Porcelaine traverse la rivière avant moi et s’installe devant Pistache.
J’ai compris son souhait, mais je lui explique que c’est impossible. Il part bouder sur la plage, tout penaud.
Je rentre par la côte Ouest. Il y a de la circulation, comme tous les dimanches soirs.
Du côté de
Mataeia, contrôle de gendarmerie. C’est la première fois depuis un an.
J’obtempère. Deux jeunes gendarmes très souriants, regardent mes papiers.
A la lecture de mon permis de conduire, le gendarmeau me dit :
- Bretonne ? - oui - vous êtes d’où ? - de Dinan - moi aussi..........
Ah bon ? Et patati et patata …… C'est parti pour une petite causette.
Je lui donne ma première carte de visite
(celles que je suis allée chercher samedi matin à l’OPT de Faa’a)C'est la première fois que je laisse ma carte à un gendarme ! Avant de repartir de mon arrêt, je prends le temps de photographier le magnifique coucher de soleil, en face sur l’océan.
Je n'ai pas osé prendre les gendarmes en photo !

Par la suite je rencontrerais 3 autres contrôles sur les 50 kms qui me séparent de Papeete, qui ne s'intéresseront pas à la Pistache.
Les dimanches en presqu'île sont toujours de belles journées.