Il habite sur les hauteurs du petit bourg de Papenoo (comme la rivière du même nom), un joli fare avec vue sur mer imprenable.
C’est plutôt un chalet en bois, dans un cocon de verdure et de fleurs.
Le tour du propriétaire fut l’occasion d’une très belle visite botanique.
On commence par les fleurs, que l’épouse de Pierre, entretient avec beaucoup de réussite, Des fleurs énormes !
Pierre est plus souvent attablé devant ses 2 ordi qu’en présence des fleurs ! le bougre, mais comme au-dessus de chaque ordi, c’est vue sur le grand bleu de la côte Est, on peut comprendre. Il a la place du roi !
Toutes ces fleurs font partie de sa vie depuis plus de 40 ans.
Les omniprésents opuhi rouges et roses (heliconia), occupent la place avec une folle élégance.

les oiseaux du paradis sont magnifiques et veloutés au toucher.


Différentes espèces rivalisent de beauté et de couleurs.


Les monettes jaunes restent inodores, malgré leur énormité.
Les hibiscus rouges géants cohabitent à merveille avec les plumbago qui batifolent à leur aise un peu partout.
Les roses de porcelaine, ces beautés nacrées, ces rigides mondaines, se cachent dans la haie, les secrètes, pour se protéger du soleil ardent.
Le tiare de Tahiti reste le roi du jardin.
Il est là prêt à cueillir. Pierre me dit que son épouse, peut en cueillir une fleur, quand elle est au volant de sa voiture, juste avant de partir. C'est comme un réflexe naturel. Un tiare à l'oreille et la journée sera plus belle.
Pour les arbres :
Le magnifique banian à l’entrée recouvrait les fare voisins.
8 jours d'élagage furent nécessaires pour le réduire considérablement, mais voila qu'il repart de plus belle, l'arbre sacré.
Un grand ylang-ylang, est couvert de fleurs. C'est le refuge des oiseaux. Un gros pigeon upe vient s'y cacher devant nous.
Le cerisier (les surettes ) cerises de Panama, emplissent l'arbre et tapissent le sol.
On peut les mettre au vinaigre, un peu comme les roupettes à queue en Bretagne. Le régal des oiseaux car la production est très très abondante.
Le carambolier : c'est la fin de la récolte, donc no photo de ses beaux fruits étoilés.
Le pamplemoussier est bien plein ! (crevettes au pamplemousse et au lait de coco ! des régals en perspective)
Les manguiers ne sont pas encore en production, mais cela ne saurait tarder. Pierre a déjà préparé sa longue perche de bambou avec panier de basket au bout, pour la ramasse des demoiselles mangues bien sucrées et juteuses.
Les bananiers (différentes sortes), petites, grosses, à cuire, à cru. Classique ici .
Le pied de rambutan : délicieux ces petits fruits poilus, surtout en confiture. Le rambutan est un arbre intelligent, car dès que les fruits, apparaissent toutes les feuilles tombent. C'est plus facile pour la cueillette !
NDLR : La photo est de Pierre, son rambutan en pleine production. C'est dans 2, ou 3 mois pas avant.
L'arbre à pain (uru) : 2 pieds très fertiles. C'est le premier arbre qui doit être planté dans le jardin, lors de l'achat du terrain.
Il y a aussi le Pommier-cythère (vi-tahiti): le fruit comestible a une forme sphérique à ovale et une couleur verte. Il renferme une très grosse graine portant de nombreux filaments.
Les cocotiers, c'est du "en veux tu, en voilà".

L’arbre aux boules rouges (poison utilisé en teinture, j'attends les explications de Pierre sur cet arbre aux fruits rouges poilus)
J’en oublie sûrement. C'est un jardin d'Eden à Papenoo que j'ai découvert ce samedi.
Mais comment traduire la quiétude de ce lieu, où toutes les fleurs et les arbres s’entrecroisent harmonieusement et de manière si naturelle et sauvage ?
Comment partager les odeurs parfumées, les cris des coqs qui coursent les poules jusque dans les hautes branches des manguiers, le bruit des cocos qui tombent lourdement sur le sol ?
Impossible ! (même avec des clips vidéo).
Les bruits du jardin participent de sa vie et de ses couleurs. C'est la vie du jardin, différente à chaque heure de la journée.
Les deux chats et les deux chiens (petits minus), m’ont ignorée, et ont continué leurs jeux dans les recoins du fare et dans le jardin. Je préfère, car avec les années mon "allergie chat" s'accroît, hélas.
Je ne sais pas, du fare ou du jardin, lequel est dans l’autre, tellement l’osmose est parfaite ?
Est-ce le jardin qui a poussé autour du fare, ou le fare qui a poussé au milieu du jardin ?
Avec toutes les fenêtres ouvertes, les deux communiquent si étroitement. Théorie des ensembles, mais ensembles inséparables.
L'endroit est bercé par le bruit éternel des grosses vagues de la plage de sable noir, régal des surfeurs, qui remonte son doux murmure jusque dans les hauteurs.
Au bout d’une heure je ne l’entendais plus, déjà habituée sans doute. Je me sentais adoptée par ces lieux verdoyants et si pacifiquement agréables.
C’est certainement pour cette raison que Pierre et sa famille y résident depuis plus de 22 ans.
En rentrant à l’appartement à Paofai, j’ai eu comme un flash-blues, sur mon jardin breton que j’ai lâchement abandonné voici bientôt un an ! Quel crime !


Merci mes enfants de lui rendre visite et de l’entourer de tous vos soins, car c’est fou ce que je culpabilise de cet abandon. Je ne l'ai pas oublié, juste confié à vos attentions .
J’aime tous les jardins du monde. On est si bien dans un jardin.
Dimanche je vais en balade à Tautira.
A suivre.
Nana
C’est plutôt un chalet en bois, dans un cocon de verdure et de fleurs.
On commence par les fleurs, que l’épouse de Pierre, entretient avec beaucoup de réussite, Des fleurs énormes !
Pierre est plus souvent attablé devant ses 2 ordi qu’en présence des fleurs ! le bougre, mais comme au-dessus de chaque ordi, c’est vue sur le grand bleu de la côte Est, on peut comprendre. Il a la place du roi !
Toutes ces fleurs font partie de sa vie depuis plus de 40 ans.
Les omniprésents opuhi rouges et roses (heliconia), occupent la place avec une folle élégance.
les oiseaux du paradis sont magnifiques et veloutés au toucher.Pour les arbres :
Le magnifique banian à l’entrée recouvrait les fare voisins.
Un grand ylang-ylang, est couvert de fleurs. C'est le refuge des oiseaux. Un gros pigeon upe vient s'y cacher devant nous.
Le carambolier : c'est la fin de la récolte, donc no photo de ses beaux fruits étoilés.
Le pamplemoussier est bien plein ! (crevettes au pamplemousse et au lait de coco ! des régals en perspective)
Les bananiers (différentes sortes), petites, grosses, à cuire, à cru. Classique ici .
Le pied de rambutan : délicieux ces petits fruits poilus, surtout en confiture. Le rambutan est un arbre intelligent, car dès que les fruits, apparaissent toutes les feuilles tombent. C'est plus facile pour la cueillette !
NDLR : La photo est de Pierre, son rambutan en pleine production. C'est dans 2, ou 3 mois pas avant. L'arbre à pain (uru) : 2 pieds très fertiles. C'est le premier arbre qui doit être planté dans le jardin, lors de l'achat du terrain.
Il y a aussi le Pommier-cythère (vi-tahiti): le fruit comestible a une forme sphérique à ovale et une couleur verte. Il renferme une très grosse graine portant de nombreux filaments.
Les cocotiers, c'est du "en veux tu, en voilà".
L’arbre aux boules rouges (poison utilisé en teinture, j'attends les explications de Pierre sur cet arbre aux fruits rouges poilus)
Mais comment traduire la quiétude de ce lieu, où toutes les fleurs et les arbres s’entrecroisent harmonieusement et de manière si naturelle et sauvage ?
Comment partager les odeurs parfumées, les cris des coqs qui coursent les poules jusque dans les hautes branches des manguiers, le bruit des cocos qui tombent lourdement sur le sol ?
Impossible ! (même avec des clips vidéo).
Les bruits du jardin participent de sa vie et de ses couleurs. C'est la vie du jardin, différente à chaque heure de la journée.
Les deux chats et les deux chiens (petits minus), m’ont ignorée, et ont continué leurs jeux dans les recoins du fare et dans le jardin. Je préfère, car avec les années mon "allergie chat" s'accroît, hélas.
Je ne sais pas, du fare ou du jardin, lequel est dans l’autre, tellement l’osmose est parfaite ?
Est-ce le jardin qui a poussé autour du fare, ou le fare qui a poussé au milieu du jardin ?
Avec toutes les fenêtres ouvertes, les deux communiquent si étroitement. Théorie des ensembles, mais ensembles inséparables.
L'endroit est bercé par le bruit éternel des grosses vagues de la plage de sable noir, régal des surfeurs, qui remonte son doux murmure jusque dans les hauteurs.
Au bout d’une heure je ne l’entendais plus, déjà habituée sans doute. Je me sentais adoptée par ces lieux verdoyants et si pacifiquement agréables.
C’est certainement pour cette raison que Pierre et sa famille y résident depuis plus de 22 ans.
En rentrant à l’appartement à Paofai, j’ai eu comme un flash-blues, sur mon jardin breton que j’ai lâchement abandonné voici bientôt un an ! Quel crime !

Merci mes enfants de lui rendre visite et de l’entourer de tous vos soins, car c’est fou ce que je culpabilise de cet abandon. Je ne l'ai pas oublié, juste confié à vos attentions .
J’aime tous les jardins du monde. On est si bien dans un jardin.
Dimanche je vais en balade à Tautira.
A suivre.
Nana
5 commentaires:
Quand je pense que dans ma jeunesse la presque totalité de la ville de Papeete était faite de maisons avec des jardins aussi luxuriants .Même les ateliers avaient dans leur cour , massifs de fleurs , manguiers et arbres à pain .
La bloc Vaima , en bois à l'époque , avait en son centre , bananiers , cocotiers avec élevage de cochons et de poulets . La campagne en ville ! ! ! . C'était encore cela en 1965 .
En suite le béton a plus vite poussé que la verdure .
Chrisitan,
Alphonse Allais a écrit "Il faut construire les villes à la campagne, l'air y est meilleur"..
Sylvie-Anne,
Merci pour ton "reportage", tu m'as fait découvrir l'osmose entre le jardin et la maison. On devrait faire pousser les maisons, comme on fait pousser les plantes...
Tu me fait penser à publier un texte sur les maisons dans mon blog.
Certes, le jardin d'Evran n'a pas autant de couleurs, mais c'est un p'tit coin bien calme que l'on apprécie.
Le jardin d'Evran vous a adopté et non l'inverse, c'est comme le fenua, c'est lui qui m'adopte et non l'inverse.
Merci des soins apportés à mon lopin de terre de Bretagne.
Merci Flo.
Sylvie Anne,quel beau reportage !
Ayant vécu 2 ans à Mahina en81/83,j'ai encore le souvenir olfactif qui me titille.
Deux années d'émerveillement! mon jardin n'avait pas la beauté de celui de Pierre,mais je dois avouer qu'il était pas mal...
Je dois aussi te féliciter pour ton blog,il ravive tant de souvenirs...
Maruru!
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