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19 novembre 2010

Tahaa-Bora-Bora : 58 km pour une belle finale

6 h 20 Vendredi 12 : Déjà beaucoup d'animation à la pointe Tiva (de Tahaa)


Des équipes de rameurs ont dormi dans la salle paroissiale

et ont déjà rejoint le village de Patio pour le départ de cette 3 eme et dernière étape.
Un expresso vite avalé à l'Hibiscus que j'ai quitté à 5h45 et nous attendons Gaston, qui mettra 15 minutes pour venir de Raiatea.
En face le temple, se trouve la passe par laquelle les rameurs vont quitter le lagon de Tahaa et prendre le cap vers Bora Bora.
Nous rejoignons le large pour aller attendre les bateaux.

RFO nous annonce que le départ a été donné à 7 h .
Comme les autres jours, je n'ai pas vu le départ puisque nous sommes en mer.
Aussi je vous met une photo que j'ai emprunté à La Dépêche. Impressionnant !

Un bateau Shell vient à notre rencontre.
Le mécano vient à notre bord avec sa caisse. Nous allons le conduire vite fait à Patio, car le bateau ravitailleur est en panne.
Nous allons devoir remonter le lagon à contre sens des pirogues.

Nous prévenons la gendarmerie de la raison de notre manœuvre.

Nous enlevons le drapeau Shell du bateau car cela peut entraîner une pénalité à notre équipe.
Nous sommes 6 sur le bateau.
Gaston nous indique nos places respectives pour bien équilibrer le bateau.
Je suis à la proue avec tout le champ libre pour prendre les photos.
Attention accrochez vous, ca va bouger.
Nous filons plein gaz .
Le bateau bondit, lève du nez et tape sur les vagues.
Nous déposons le mécano et demi tour vite fait, pour rattraper la course.

Shell est en tête.La course est déjà loin devant.
Nous restons à mi course pour suivre la Shell B qui est en 3 eme position.

Gaston leur donne des indications pour prendre le bon cap vers Bora Bora dont la masse sombre est déjà en vue au loin. Il crie, à vrai dire, sur le peperu !

Lors des grandes vagues longues, la pirogue glisse et surfe à vive allure.
Nous mettons les gaz pour la suivre et la rattraper. Ca vite, très vite .
EDT va’a arrive à la hauteur de Shell B .

La bagarre s'engage.
Un homme à la mer ! (à droite sur la photo)

Mais non, c'est le ravitailleur.
Deux hommes avec gilets se mettent à l'eau devant le va'a et lui tendant les thermos.

Des fois cela rate. Les rameurs rejettent le thermos vide à l'eau.

Les hommes du bateau ravitailleur le récupère. Plutôt sportif le ravitaillement !

Je quitte le tricot Shell et prend le soleil, allongée à la pointe du bateau, sans toutefois lâcher ma prise, car ça remue énormément. (no photo ! )
Un sandwich à l'omelette est aussi le bienvenu en guise de petit déjeuner.


Nous arrivons à la pointe Turi roa (genoux long) et Shell A se fait doubler par OPT à l’entrée du lagon de Bora Bora.


C’est fichu pour une première place au classement général.

Le bateau file sur le lagon bleu laiteux de Bora Bora.

Nous dépassons le village de Vaitape et filons vers la pointe Matira à 10 kms.
A droite, les motu avec les grands hôtels. Ici le Saint Régis.

C’est ma première sortie bateau sur le lagon de Bora Bora.
J’ai connu Bora en mai 2009 avec ma fille Nadège, mais nous n’étions restées que 2 jours et avions filé sur Rangiroa.
Je suis heureuse de retrouver Bora Bora par l’océan.
A l'arrivée, la plage de Matira est noire de monde,

Team OPT termine la course en 4 h13.06 devant Paddling Connection 4 h 13.36,
Shell Va'a, 4 h 15.16, Team Hawaii 4 h18.39 et EDT Va'a 4 h 21.36 .

Le Team Hawaii Matairea Hoe, 4ème à l'arrivée, ne sera toujours pas classé au général car un des rameur n'a pas été confirmé.
Le Team OPT remporte donc l'édition 2010 pour la deuxième année consécutive avec 9 h 24.16.
Shell a fait mieux au général 9 h 20.51, mais n'a gagné qu'une seule étape et est derrière OPT en nombre de points.
L'arrivée est magique. Tous les bateaux suiveurs sont arrivés et cernent les va'a.
Les gens se mettent à l'eau et s'approchent des va'a.

Pas facile de trouver une place pour ancrer le bateau ! Enfin nous y arrivons.
Nous resterons tout l'après midi à danser, rire et chanter dans l'eau avec tous les autres. Hinano est bien présente !

Quelle ambiance ! Nous échangeons nos victuailles, poisson cru et fafaru sont dégustés avec de l'eau à mi hauteur sur le bord des bateaux.
Notre adresse prévue pour dormir ce soir ne répond pas au phone.


On va dormir sur la plage, prévient Gaston. Et pourquoi pas ?
Sac à dos sur la tête, paréo autour du cou, je descends sur la plage.


Je reconnais la plage de l'hôtel intercontinental et me balade dans le quartier de Matira.
Bora n'a pas changé en 1 an 1/2.

Gaston nous a quand même trouvé un toit.
Un tahitien accepte de nous héberger. Nous sommes 6. Nous le suivons en bateau et arrivons à son grand fare.
L'accueil est des plus chaleureux. La maitresse de maison, pas prévenue, s'adapte volontiers à cette intrusion. Pendant la tournée des douches, Rodo notre hôte, file acheter des plats au restaurant chinois de Vaitape.
Nous serons au moins 18 à table sous la terrasse (famille, voisins.....). J'ai quitté le short pour une robe bleu moana.


Je clique sur ce coucher de soleil qui me rend mélancolique.

C'est déjà fini la Hawaiki Nui Va'a.
Je reviendrais revoir Bora et son lagon merveilleux, unique.
Après le diner, très copieux et avec de bons Bordeaux, nous tombons tous de fatigue.
Nous préparons les matelas mousse sur la terrasse et le salon.
Etant la seule vahine de l'équipage, je choisis la première et prend l'option "canapé cuir" du salon. Indiscutable. Il est 22 h.
C'est la première fois que je dors avec une dizaine de tane à mes pieds, dans la même pièce !
Le silence se fait très vite et parfois dans la nuit claire, quelques ronflements légers, comme de doux murmures qui se mêlent au bruit de la vague du récif au loin.
5 h 30 avec l'aube, tout le monde se lève.
Les cafetières fumantes, le poisson cru et les fruits frais arrivent très vite sur la grande table de la terrasse.
Gaston nous raconte son rêve où il a vu Shell gagner la course.
La hawaiki Nui n'est pas vraiment finie car nous en parlons encore et encore, et tous nous l'avons revue en rêve. Ambiance colonie de vacances pour grands au paradis !


A 6 h 30, Rodo nous conduit au village de Vaitape à 2 km.
Je dois prendre la navette fluviale pour l'aéroport dans 1 heure pour mon vol vers Papeete.
Je reprends un croissant et un café à la vanille.
Un ami de Papeete qui était sur la course, me tape sur l'épaule. Ia ora na !
Comme la Polynésie est petite et le monde si grand !
Trop belle cette course. Vivement novembre 2011.
J'espère que ce récit vous a plu et apporté tous les soleils de Polynésie.


Il y aura un épilogue car de la Hawiki Nui Vaa, on n'en ressort pas totalement vraiment.
A suivre pour le retour.

31 janvier 2010

La traversière de Tahaa avant le retour à Tahiti

Dimanche matin, je suis la première debout.
Eric me dit d’attendre quelque instants avant d’avaler mon café.
Il file au magasin du coin et revient avec des croissants, des pains au chocolat et des firi firi (beignets) tous chauds. Génial ! Remarquez qu'il a conduit nus pieds ! Ici c'est courant.

Ce matin je pars en excursion 4 x 4 dans la montagne.
Jean vient me chercher à l’Hibiscus à 7 h 30 précises. Il est très ponctuel !
Nous allons à l’embarcadère.
Un jeune couple de français, arrivent du motu de la pension "la pirogue" pour faire la traversière.
.L’accueil se fait au son de l’ukulele.

Nous partons et commençons la montée.
Jean s’arrête très souvent pour nous expliquer la végétation luxuriante.

Nous stoppons devant un immense Kapoquier (faux cotonnier).
Il nous présente la gousse de cet arbre.

Ses explications sont très claires et détaillées. ( et je ne vous dis pas tout)
Nous cueillons noix de coco, pamplemousses au passage.
Jean nous apprend le tressage d’une assiette en feuilles de purau.

Arrivés en haut, la vue est magnifique sur les baies de Tahaa.

Jean prépare un plateau de feuilles et y dépose les pamplemousses, les bananes et nous râpe une noix de coco ramassée sur le bord du chemin, mais pas au hasard. Il connait.

Ensuite, il nous chante une petite chanson de sa composition pour nous remercier de notre visite.
Cela fait 5 ans qu’il fait ce job de guide et visiblement il est passionné.
Au retour nous visitons une ferme perlière, tenue par une tahitienne très accueillante et qui pratique des prix très modérés.
La matinée a très vite passé.
Jean me dépose à l’Hibiscus à 12 h 30, le déjeuner est servi.
Baignade et farniente l’après midi .

A 17 l’heure du départ approche.
Nous reprenons le bateau pour l’aéroport de Raiatea.
L’avion décolle à 18 hs. Il doit arriver à 18 h 35 à Papeete.
A bientôt Raiatea et Tahaa ! Je reviendrais....

Juste avant d’arriver sur Mooréa, les derniers rayons du soleil nous offre une vue superbe sur l’île de Maiao.

Cette petite île à 120 kms de Tahiti, compte 300 habitants mais n’a pas d’aéroport.
Aucun touriste, ni étranger peut y rester une seule nuit.
Les habitants ne veulent pas de visiteurs.

Arrivés au dessus de Faa’a, les choses se compliquent.
Pluie et orage, trafic aérien retardé, bref, nous tournons en rond pendant 45 minutes.
L’atterrissage nous délivre enfin dans un grand bruit de freinage sur une piste détrempée.
Ces AT42, sont vraiment de super avions.
Contente d’être revenue sur mon île avec déjà des idées pour la prochaine escapade dans les atolls.
Nana.

Journée de pêche à Tahaa

Samedi matin, Eric file à Raiatea chercher un couple de parisiens en vacances.
En attendant, Arlette et moi étrennons les vélos neufs arrivés la veille.
Nous partons en direction du village au fond de la baie d'haamene.

J’adore faire du vélo dans les îles. On découvre mieux et sur un rythme plus lent.
C’est toujours très agréable de dire bonjour et de bavarder avec les habitants.
Lorsque nous rentrons à l’Hibiscus, les parisiens sont arrivés.
Nous reprenons le bateau pour une partie de pêche.

Eric stoppe le bateau à une dizaine de mètres de la barrière de corail.
Les tane (Eric, Stevime et Jean Louis ) plongent pour aller pêcher les poissons au fusil.
Les vahine (Poerava, Micheline, Arlette et moi) nous nageons jusqu’au récif car nous allons pêcher les maua. (gros escargots de mer)
Nous sommes à au moins 500 mètres du littoral et pourtant que 20 cms d’eau sur le récif.

Parfois le courant est fort et la vague déferle . Nous perdons l’équilibre sur les coraux.
Poerava nous explique sa technique et bientôt le seau se remplit de gros maua.
Une grosse vague bouscule Poerava et vite je rattrape le seau et les maua éparpillés.
Toutes les deux, nous sommes bien égratignées par nos chutes sur les coraux.
Mais rien de grave !
Dans le bateau, nous frottons les blessures avec du citron.

Nous arrivons au motu et installons notre pique nique.
Mécontent de cette première pêche médiocre, Eric repart avec un ami pêcher plus loin.
Je nettoies les escargots de mer.

que nous allons déguster tout crus avec du citron.
Poerava casse la coquille avec un marteau et je dégage les parties comestibles.
Très bonne occupation les pieds dans l'eau .
Il y a aussi des oursins (vana)crus au citron pour le déjeuner.

On se baigne et re baigne dans ce super lagon, aux eaux très chaudes
Le temps change. Il pleut et Eric qui ne revient pas !
Il est parti pour une heure de pêche, qui en fait durera 3 heures.
Il a voulu nous faire le coup de Kolantha nous avouera t'il en riant.
Enfin il revient avec plein de poissons. Ouf on en avait marre du motu et de se baigner !
Nous rentrons à l’Hibiscus.
C'est lourd tous ces poissons.

Un ami d'Eric me présente un petit chirurgien.


Tous les deux écaillent et nettoient les poissons.


Eric retraverse le lagon pour reconduire Arlette à Raiatea.
Jean Louis les accompagne.
Au retour ils vont pêcher à la traine et nous ramènent une superbe carangue qui sera merveilleuse cuite au four.

Pendant ce temps, Stevime nous a préparé un super diner de pêche.
Même qu’il a mis quelques pommes de terre à mon attention car le riz c’est fiu.

Et puis une bretonne il lui faut des patates !
Une glace coco terminera ce super dîner.

Je rejoins le fare au clair de lune.
Quelques lignes sur le bloc notes et quelques pages de mon livre avant de plonger dans le sommeil.
Les coups de soleil sur le dos me réveilleront. Mais cela n’est rien. Je suis habituée désormais.
Merveilleux samedi à Tahaa.
Demain dimanche, debout 7 h, car un autre balade m’attend avant le départ.
A suivre, nana

28 janvier 2010

Le jardin de corail de Tahaa.

Eric nous a rejoint en speed boat à la vanilleraie et nous partons vers le large.
Il fait beau et très lourd. Le temps est à l’orage. Bronzage plus plus dans le bateau.
Nous croisons une barge pleine de sable qui rentre au port, bien chargée.

C’est un travail très difficile. Les ouvriers sont depuis 5 h du matin dans l’eau jusqu’à la taille, et soulèvent des pelletées de sable lourd au fond de l’eau.
Car il est formellement interdit de prélever le sable sur les motu.
Ce sable fin servira pour les constructions et maçonneries.

Le bateau Hawaiki Nui, qui fait la navette deux fois par semaine dans les 5 îles de l’archipel des îles sous le vent (ISLV), quitte Tahaa et retourne sur Papeete.

C’est ce bateau qui a amené l’Austin de Poerava.
Eric téléphone pour prévenir qu’il faut aller chercher la voiture et les deux vélos neufs qu’il a commandés
Nous dépassons les bungalow du relais de Tahaa – (95 pilo de très grand luxe -le must)

Pas grand monde en ce moment, de janvier à avril c’est la morte saison pour les hôtels.

Nous arrivons au lieu dit «le jardin de corail», le but de notre sortie.

C’est un chenal entre 2 motu où les coraux sont magnifiques.
Le temps menace.
J'aime bien cette photo :

Eric nous prévient : "on va plonger quand même. Une fois dans l’eau vous ne sentirez pas la pluie,
Enlevez les bijoux car cela attire les murènes affamées".

Bagues, montre …. Tout reste dans le bateau.

Nous allons jusqu’à la passe par le bord du motu, en courant, car la pluie s’est mise à tomber très fort. Mais nous sommes en maillot de bain, cela ne craint pas !
Nous nous mettons à l’eau très vite. Elle est plus que tiède et d'un bleu savonneux délicieux.
Nous nous équipons des masques et des tubas.
C’est parti pour la tête sous l’eau et un spectacle féérique.
J’ai des soucis avec le tuba, alors je plonge le plus souvent en apnée.
C'est tellement beau que je multiplie les apnées. Je me régale les yeux !
La fumeuse s'en sort pas mal en apnée, j'ai de bons poumons quand même !

Il y a 200 mètres à faire de la passe au bateau avec 1,50 m à 2 m de fond.
Il y a pas mal de courant.
Lorsque c’est trop profond, je m’accroche au cou d’Eric et me laisse porter tout en mettant la tête sous l’eau pour continuer d'admirer les coraux et les poissons.
Arlette nage comme une sirène, moi je suis bien en sécurité, accrochée aux épaules du bel Apollon !
Il pleut ? Ah bon ? on ne sent rien du tout !
Le vrai spectacle est sous l'eau ! Exceptionnel : des coraux jaunes, violets, roses, verts, bleu, des poissons de toutes les couleurs, des anémones des mer énormes et des oursins géants.

Jamais contemplé un tel spectacle auparavant ! C'est une vraie découverte.
Nous avons des sardines dans un petit seau et nourrissons les poissons qui se battent pour attraper les morceaux. On s'amuse avec les poissons ou l'inverse.
Je n’ai pas d’appareil photo étanche, alors les 2 photos sont issues du Net, mais la réalité est encore plus belle que les photos !

Pour mon prochain séjour aux Tuamotu j’emporte un appareil sous-marin. C’est plus que certain. (atoll de Fakarava bientôt)
Nous nous laissons dériver par le courant et arrivons auprès du bateau.

Quelle heure est-il ? J’en sais rien, mais surement l’heure de manger car j’ai très faim.
Les plongées en apnée m’ont provoqué des vertiges et mal de crâne. Il faut que je mange.
Eric nous dit de rester dans l’eau le temps qu’il prépare notre déjeuner immergé !

Il se remet à l’eau avec un joli plateau qui contient pastèques, pamplemousses, noix de coco et 3 verres de punch. !

Nous trinquons dans l’eau. Les photos s’imposent.

C'est top quand même un punch dans l'eau la plus bleue du pacifique !

Pendant que je barbote avec Arlette au milieu des poissons, il prépare la suite et nous tend d’énormes sandwichs.


Je songe qu’à la même heure, mes collègues de bureau font la bringue pour le repas de début d’année dans les bureaux à Papeete.
Mais je préfère être dans l’eau de Tahaa, que dans la salle de réunion du bureau à faire ripaille !

Nous quittons le jardin de corail et allons faire un stop sur un autre motu, où son oncle tient une pension.

Nous ferons la pause café, au son de l'ukulele et de la guitare.
L’oncle nous invite à nous baigner avec les raies dans le bassin.
Je me contente de les photographier du ponton (1,50 m de diamètre environ les majestueuses bestioles). Plus envie de me baigner !


Nous rentrons à l’Hibiscus vers 16 heures.
Poerava nous conduira à la ferme perlière dont je vous ai parlé dans l’article précédent.
Pour le dîner, Stevime nous a préparé du crabe et du cœur de coco râpé. (cœur du tronc). un vrai régal !
Je réalise que ma gourmette de keshi a disparu (je ne l’avais pas enlevée, car c’est fiu pour la remettre).
J’ai déjà perdu mes lunettes solaires correctrices à l’île de Pâques, maintenant la gourmette au jardin de corail de Tahaa.
Finalement, je ne suis pas trop fâchée de savoir que j’ai laissé des souvenirs dans les plus beaux endroits de Polynésie et du sud Pacifique.
Cela signifie peut-être que j'y retournerais un jour.

A 22 heures, extinction des feux. Nous sommes vraiment vannées.
Nous revivons en rêve ce jardin de corail, qui est assurément la plus belle visite à faire à Tahaa.
Demain samedi, c’est journée pêche et il va y avoir du sport !

Il faut que je me dépêche de vous raconter, car le méchant cyclone Nisha, annoncé en Polynésie pour ce week-end, risque bien de nous couper l’EDT (électricité de Tahiti).
Ce soir, en sortant du bureau, j’ai acheté les bougies, le ravitaillement,. car peut-ête je resterais enfermée ce week-end.
Il ne restait que de grosses bougies parfumées, car les magasins ont été dévalisés en quelques heures, depuis l’annonce faite sur les médias.
Il n'y avait plus de piles non plus pour ma radio. On fera sans alors.
Espérons que Nisha ne sera pas trop méchant.
Nana,