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28 février 2011

3 eme visite de Tetiaroa.

je prends l’avion du retour le jeudi 24 février 2011.
Retour imprévu et forcé pour raisons de santé urgentes.
Je souhaite revoir une île avant de partir. Caroline me propose une journée à Tetiaroa.
J’adore Tetiaroa. J’y suis déjà allée deux fois le 2 août 2009 et le 18 septembre 2010.
Jacklyn est ok pour m’accompagner.
A 7 h précises le Véhia, quitte le port de Papeete;
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Peu à peu le temps se découvre et le soleil commence a bien se pointer. C’est une belle journée en perspective;

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Très vite nous quittons le short et le tee shirt et arrivons en maillot à Tetiaroa après 2h 40 de navigation.
Je retrouve Tetiaroa et ses belles plages silencieuses;

. Nous faisons le tour de l’île aux oiseaux. Ce n’est pas la grande saison;

. Il y en a peu qui nichent. Une grande mouette dépose son œuf sur la plage;

et reste dans le coin pour le surveiller.

Quel bonheur de marcher dans ces lagons clairs avec de l’eau aux genoux, voire moins;Le temps semble s’être arrêté. Rien ne change à Tetiaroa.

Un hôtel de luxe est en construction sur l’atoll où vivait Marloo Brando, mais on ne le voit pas de l’atoll où nous sommes.

Nous ramassons des petites sculptures bizarres dans l’eau;

Notre guide nous explique que ce sont des excréments de rori (holoturies), soit du sable durci que ce boudin de mer a ingurgité;
Ce sont des constructions éphémères qui s’écrasent dès que l’on appuie dessus.
Un peu comme une rose des sables mais à très courte durée de vie.
Elles ont toutes cette forme de rose avec un trou au milieu.
C’est la première fois que Jacklyn et moi voyons ces fleurs de sable. Beaux excréments pour des bestioles hideuses !

Journée bronzage réussie. Je suis noire cramée par le soleil.
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Je reviendrais à Tetiaroa.
Je m’y sens si bien.
Une petite plongée me permet de photographier ces superbes coraux violets.
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Je fais le plein d’images, de ciel bleu pour les regarder en Bretagne dans quelques jours.
Nana.

23 septembre 2010

l’île aux oiseaux de Tetiaroa

L’arrivée à Tetiaroa est un moment magique.

Le Vehia reste ancré après la barrière et c’est avec le zodiac, que nous franchissons la vague de la passe.
Aujourd’hui, c’est plus calme que le 2 août 2009. Pas de houle, mer plate.
C’est un dernier grain de pluie qui nous accueille sur la plage du motu.
Après 15 minutes de marche, nous sommes à proximité du motu des oiseaux.
Nous franchissons le lagon avec de l’eau à la ceinture (appareil photo sur la tête !)

Olivier nous guide et nous faisons le tour de l’île aux oiseaux.
Parfois nous nous écartons de la plage, en marchant dans le lagon, car certains oiseaux sont en pleine reproduction et il ne faut surtout pas les déranger.

Olivier nous explique que chaque oiseau a son secteur bien à lui. Il ne tarit pas d’explications.
Il en connaît un rayon sur les oiseaux de Tetiaroa le breton de Crozon.

Sur les 11 espèces de fous existantes, 3 sont présentes en Polynésie,

dont 2 se reproduisent à Tetiaroa, le fou brun qui se reproduit au sol.

et le fou à pied rouge qui se reproduit dans les arbres.

Le 3 eme est le fou masqué des Australes.
La mère (oiseau brun) surveille son petit (le doudou blanc).

Il y a trois espèces de sternes, sterne huppée à tête noire, sterne fuligineuse et la petite sterne blanche (sterne commune).
On peut y compter aussi le Noddi noir, cousin de la sterne.

Une des sternes est bien aimée des pêcheurs car elle suit les groupes de mahi-mahi.
Je ne vous dirais pas laquelle. Secret de pêcheur !
Les grandes frégates vivent sur leur motu perso, car elles ne cohabitent pas avec les autres espèces.

Elles sont sur le motu qui a un point d’eau douce, dont elles ont besoin.
Tetiaroa a cette particularité d’avoir certains motu avec des points d’eau douce.

Par chance on peut observer le chevalier errant.
Cet oiseau vient de l’Alaska jusque dans les îles du Pacifique sud pour se reproduire. Il y séjourne 6 mois environ le temps d’élevage de ses petits.
On peut observer aussi le pluvier, mais très rarement, ainsi que des hérons.

Le soleil est bien revenu et les bleus du lagon s’illuminent. C’est cela le miracle de Tetiaroa.
L’heure du pique nique arrive enfin !
Sortons vite les boites plastique du sac à dos ! J’ai faim !
Nadine avait préparé une quiche et moi une salade de coquilles saint-Jacques (la même qu’en 2009, avec en plus cette année, de la vinaigrette avec de la moutarde aux salicornes de Guérande).
Toutes les deux avions pensé au petit flacon de Tahiti drink sans nous être consultées ! Manuia ( à la votre).

Une petite salade de fruits maison que j’avais concocté la veille (ananas, banane, mangue), a clôturé notre pique nique sous le soleil ardent de Tetiaroa.
Une longue baignade en guise de café.
L’eau est encore un peu fraîche pour la saison.
Je me suis habituée aux grosses chaleurs et c’est devenu délicat de se baigner dans une eau à moins de 22° désormais.
Une brise, un courant d’air, et on a vite la chair de poule :
Je ne suis pas fan des pique-nique, mais ceux de Tetiaroa resteront dans mon souvenir comme des instants de bonheur parfaits.
Pas besoin de prendre l’avion pour s’évader de Tahiti une journée.
Je voulais revoir Tetiaroa et me refaire des couleurs. Malgré les grains, challenge tenu.

De retour au port de Papeete, affamées par l'air du large, avec Nadine nous partageons une barquette de frites au Rétro à 18 h 30 avant de rentrer.
Un peu d’huile de tamanu sera la bienvenue pour calmer les coups de soleil.
Temps gris lourd et pluvieux sur Tahiti, ce dimanche.
Alors, les collègues de bureau me demandent lundi matin dans quelle île je suis encore allée me faire dorer.
A Tetiaroa tout simplement et en catamaran.
Déjà envie d’y retourner au plus vite.
Nana.

21 septembre 2010

Le Vehia vogue vers Tetiaroa

Avant de vous montrer les superbes vues de Tetiaroa, je tiens à vous parler du Vehia de Jean Jacques et Caroline.
Le Vehia est un Crowther 47, un catamaran léger en bois de kauri stratifié, construit en Nouvelle Zélande selon des plans de Lock Crowther.

Catamaran très marin, qui passe bien dans la mer, il mesure 15 mètres de long et 8 m de large.
La vitesse de croisière au moteur est de 12 nœuds, voire 14 à 15 nœuds.
C’est le bateau le plus rapide pour aller à Tetiaroa.
C’est un magnifique bateau, élégant et racé.

7 hs top départ.
Sur cette vue du quartier Paofai, juste derrière le temple rose au toit vert, à droite, le grand immeuble au pignon blanc, c'est l'immeuble Lo, où j'ai mon bureau au 1er étage. (vue sur mer)
Juste un clin d'œil en passant.


Dès le départ, le café est servi à bord.
Nous sommes 12 touristes et Jean Jacques, capitaine, Caroline, hôtesse de bord, Olivier le jeune marin.
L’ambiance se créée d’emblée, prometteuse d’une belle journée.
Les voiles sont hissées. les vents sont favorables.

Jean Jacques, le capitaine est arrivé des USA à Tahiti sur le voilier de ses parents, (construit par eux) à l’âge de 15 ans.
Depuis plus de 35 ans, il navigue sur les mers polynésiennes et a déjà de longues traversées des océans à son actif. C’est un vrai pro du Pacifique.
Caroline, sa compagne, a été pendant de très longues années, directrice d’écoles de voiles à travers le monde et a elle aussi de belles traversées océaniennes à son répertoire.
Nous avons affaire à un couple de voileux très expérimenté.
Ils ont choisi la sécurité avant tout. Si les conditions météo ne sont pas optimales (forte houle, grosse pluie), ils n’hésitent pas à annuler la sortie, pour ne faire prendre aucun risque inutile aux touristes. Il n’y a que des pro qui savent faire cela.
A ce propos, Jean Jacques a démarré cette activité nautique sur Tetiaroa en 1992, en même temps que leur ami de toujours Patrice, le big boss de Tahiti Safari Expédition avec lequel j’ai fait la traversière de Tahiti (Papenoo, Maroto) au moins 9 fois.
Ces professionnels de l’excursion terre ou mer, à Tahiti, ont su pérenniser leur activité et leur longévité est désormais bien ancrée, en raison de leur solide réputation de professionnels très sérieux. Des piliers du tourisme à Tahiti.
Olivier, le marin, est arrivé par la mer il y a quelques mois.
C’est un jeune Finistérien de Crozon, fou de navigation et hyper sympa.
Sa connaissance de l’île aux oiseaux de Tetiaroa est stupéfiante en si peu de temps (à lire prochainement).
Ce dimanche est particulier pour lui aussi car ses parents (de Crozon), sont venus lui rendre visite et font leur 3eme visite de Tetiaroa.
Ils repartent ce soir en Bretagne par l’avion de 23 h 30.
Les deux heures de traversée passent très vite car je papote à satiété avec Caroline.

Cela nous change du Net et des mails que nous échangeons très régulièrement depuis plusieurs mois. C’est un vrai bonheur de partager ces heures en sa compagnie sur le grand bleu.
Nous sommes bercées par les vagues et comme seules au milieu de l’océan, nonchalamment installées sur le Vehia face au soleil. (pas de photos des nanas en maillot, désolée)
Quel endroit merveilleux pour tisser des liens d’amitié !
Nous avons le même âge, ça rapproche beaucoup.
Elle connaît Tetiaroa depuis plus de 18 ans .
Elle ne vient pas à chaque sortie du Vehia, car elle a aussi plein d’occupations à Moorea (sérigraphie, peinture… etc ). Mais j'aurais l'occasion de vous en reparler.
Ce dimanche elle est venue pour être avec moi et je suis très touchée par cette attention.
Coïncidence étrange : en août 2009, j’ai rencontré Mylène et Claude (de Vannes) sur le Vehia.
Claude est radiologue. Ce 19 septembre 2010, il y a aussi un médecin radiologue à bord avec son épouse.
Caroline remarque aussi qu’elle a aussi à bord "une" ingénieur en mécanique navale (Nadine) et un spécialiste des moteurs bateaux, Patrick.

Nous doublons un bateau excursion parti une heure avant nous de Papeete.
C'est le Vehia le plus rapide.

On a mangé un grain.

On sort les cirés

ou le parapluie et 5 minutes après c'est fini.

Dans le prochain article, je vous parlerais de Tetiaroa. Mais quand on parle du loup..... c'est la meute des atolls de Tetiaroa qui surgit à l'horizon.

Comme je suis heureuse de revoir Tetiaroa.
Imaginez quand on découvre cela la première fois ! Une arrivée par la mer est toujours plus belle que par les airs. C'est magique ces terres flottant sur l'eau, comme le chante si bien Serge Lama " une île entre le ciel et l'eau".

Je reviens au Vehia, qui a connu un moment exceptionnel et unique vers les 15 h 30 au mouillage de Tetiaroa.
Ce dimanche, c’était l’anniversaire de Jean Jacques.
Caroline m’avait mise dans la confidence quelques jours auparavant.
Les gâteaux avaient embarqués dès le matin en cachette, et j’avais apporté les 2 bougies (55 ans). Caroline avait préparé le punch maison.
Ainsi avant le départ de Tetiaroa, nous nous sommes retrouvés en cabine et avons happy birthday Jean Jacques qui était très ému.

Moment très sympa, car c’est la première fois que son anniversaire était souhaité en mer sur le Vehia.
Et cadeau supplémentaire, à mi parcours du retour, Nadine aperçoit les baleines la première.
Tout le monde sur le pont ! Jean Jacques ralentit le moteur.

Un superbe show de queues de baleines et de dos rond, nous a scotché sur place pendant 15 minutes. Génial !
Il ne s'agit pas d'une photo, mais d'une peinture de Caro.

J'ai renoncé à photographier les baleines, mais cette peinture que Caro m'adresse reflète bien ce que nous avons vu.
Son prof de peinture est Jean-Luc Bousquet. Il va faire une expo à la galerie des tropiques le 8 octobre prochain. Encore un beau sujet de blog en prévision.

Les baleines étaient invitées à l’anniversaire et elles ne pouvaient pas le manquer, car depuis toutes ces années, elles le connaissent le Vehia de Jean Jacques.
Elles nous ont offert leurs jolis jets de bulles !
Le grain de pluie qui nous a obligés à remettre les cirés avant l’arrivée à Papeete, c’était aussi le champagne du ciel sur l'océan
Bon anniversaire Jean Jacques.
Longue vie au Vehia en Polynésie et à Tetiaroa.
Merveilleux dimanche en mer
Mauruuru roa à tous les 3.
A suivre.

19 septembre 2010

Tetiaroa et le mythe Brando

Tetiaroa est un atoll des îles du vent à 50 kms au nord de Tahiti.


J’ai découvert Tetiaroa l’année dernière, le 2 août 2009.
J’y ai rencontré Milène et Claude, des Vannetais, devenus des amis de voyage, revus en 2010 en Polynésie et en Bretagne.

Nadine et son collègue Patrick, souhaitaient découvrir Tetiaroa.
Nous avions déjà programmé cette journée pour dimanche dernier, mais annulation de dernière minute en raison de la trop forte houle de 4 mètres.

Quelques mots sur Tetiaroa avant de vous raconter notre belle journée. (source le DIP) :
Tetiaroa c'est 6 km2 de terres émergées, un lagon de 7km de diamètre et d'une profondeur maximum de 30 mètres.
L’atoll de Tetiaroa se compose de 13 motu, (ilots) séparés par de larges hoa (passes).
Voici quelques noms des motu. : - Rima-tu : la main immobile, One- hoa : sable étincelant, Matu-rua : île double, Hoa-tere : ami voyageur, Rei-ona : cou éventé.

sources : http://oceanie.suite101.fr/article.cfm/tetiaroa-lile-de-marlon-brando
http://coconut-tetiaroa.blogspot.com/2009/02/message-7.html


Dans la période pré-européenne, l’atoll se nommait Teturoa ou Tetuaroa.
C'était la résidence d’été des Arii (chefs) et des Pomare, famille royale de Arue (commune de Tahiti).
Le premier Européen à avoir découvert l’atoll est le célèbre Capitaine William Bligh, en 1789, alors qu’il recherchait des déserteurs faisant partie des mutinés de son navire, "La Bounty".
Tetiaroa était propriété de la famille royale Pomare qui s’y rendait pour se reposer et aussi pour se livrer au ha’aporia (engraissement) pratiqué par les femmes dans le but de les embellir.
(De nos jours plus besoin d’aller à Tetiaroa pour prendre du poids. Suffit d’aller au Mac Do le plus proche ! )
C’est la reine Pomare IV qui l’abandonna à la fin de son règne, vers 1870.

En 1904, la famille royale offrit Tetiaroa au Dr Johnston Walter Williams (1874-1937), seul dentiste de l'île de Tahiti et consul d'Angleterre de 1916 à 1935.
L'atoll est devenu par la suite, dans sa plus grande part propriété d'une veuve américaine octogénaire, Mrs Marjorie Smith, héritière du Dr Williams.
La vieille dame y vit en permanence, mais à 81 ans, presque aveugle, elle se guide en suivant des ficelles attachées aux cocotiers, élève une horde de chats et fait expulser par ses employés tahitiens quiconque s'aventure dans le lagon dont elle dit qu'il lui appartient au même titre que les terres émergées.
Elle tient de la famille Pomare ce privilège exorbitant du droit français.
Elle désire vendre pour retourner finir sa vie en Amérique.
Plusieurs conseillers de l'Assemblée territoriale voudraient que le Territoire exerce son droit de préemption pour y installer une ferme perlière.
Oui, mais la vieille dame veut être payée comptant en dollars, et les caisses sont vides. L'administration tergiverse et finit par acquérir Tetiaroa.
Au début des années 1960 avec le tournage, à Tetiaroa, du film " Les mutinés de la Bounty",
Marlon Brando,
star du film, tombe amoureux de l’endroit… et de Tarita,

la jeune Polynésienne de Bora Bora, qui lui donne la réplique dans le film et qui deviendra son épouse et lui donnera deux enfants.

En 1965, il négocie un bail emphytéotique et devient donc "propriétaire" de Tetiaroa pour 99 ans.
Le 17 octobre 1966, l'acteur a enfin l'autorisation d'acheter 438 Ha 75 pour la somme de 17 942 000 de f. C.F.P. (200 000 dollars).
Il se rendra par la suite acquéreur du reste de l'atoll, mais il est précisé dans l'acte que le lagon et le récif retournent au domaine maritime.
Il y fait tracer une petite piste d’aviation sur le motu Onetahi, puis un hôtel dont la gestion sera confiée à la belle Tarita. Plus tard, ce sera leur fils qui prendra la succession.

Les choses se gâtent à la mort de la star le 1er juillet 2004.
Entre les créanciers de l’acteur, les conflits entre héritiers et les autorités politiques polynésiennes avides de récupérer cette petite merveille, la succession n’est pas simple à régler.
L’aviation civile, décide de fermer la piste d’aviation, condamnant l’hôtel à la fermeture…

En 2009, un promoteur et une chaîne hôtelière projettent d’y construire un hôtel de très grand luxe destiné à une clientèle de milliardaires privilégiés triés sur le volet.
Malgré de nombreux mouvements de protestations, les travaux ont commencé. Et avec eux les problèmes et les inquiétudes.
La piste d’aviation est refaite et rallongée. Des travaux ont attaqué la barrière de corail pour construire un appontement, mettant en grand danger l’équilibre écologique très fragile de ce lagon fermé.
L’accès à l’atoll, pourtant propriété du territoire, est désormais interdit à toute personne étrangère au projet. Les pêcheurs y compris.
L'atoll actuellement habité par un seul habitant le fils de Marlon Brando.

Revenons à notre traversée Papeete-Tetiaroa sur le Vehia.

Tetiaroa
se prépare la vieille : sac à dos, casse-croute, monoï, anti moustiques, paréo, kway, chaussures plastique....
Lever 6 h, car le rendez vous est à 6 h 45 au ponton du port de Papeete (face au bar le Rétro).
Dur dur pour un dimanche, mais Tetiaroa mérite bien cela.

2h10 de navigation pour y aller quand même (avec le Vehia, car avec les autres bateaux c'est 3 ou 4 h), et on revit les rêves de Marlon, son amour pour Tetiaroa, la plus sauvage et intrigante des îles polynésiennes.
Vous êtes prêts ? On y va alors !
A suivre .

5 août 2009

Tetiaroa, une île, un rêve.

L' atoll de Tetiaroa est situé à 42 kms au Nord de Tahiti.
On ne peut s’y rendre qu’en bateau.
La piste d'aviation est impraticable depuis 2004.
Un catamaran propose une journée à Tetiaroa. 3 heures aller, 5 heures sur place et 3 heures de retour.
J’avais organisé cette sortie avec 5 amis(es) il y a 15 jours.
Mais trop de houle (4 m de vagues). Sortie annulée.
J’attendais cette sortie depuis des mois ! Samedi après-midi à tout hasard, je téléphone.
Il reste une seule place sur le catamaran Vehia (maximum 15 personnes) pour le lendemain.
C’est Ok. J’irais à Tetiaroa le dimanche 2 août.

Préparatifs à la hâte samedi soir (casse-croute, crème solaire, anti-moustiques…. casquette enfin tout le toutim)
Dimanche matin le réveil sonne à 5 heures ! rendez-vous à 6 h 45 sur le ponton du front de mer de Papeete.

Un peu de géographie et d’histoire avant de commencer le voyage :
Tetiaroa est un atoll privé faisant partie des Îles du Vent dans l'archipel de la Société. (coordonnées google earth : 17°01 05 53 S et 149 ° 34 39 97 O)

L'atoll est l'unique île basse des Îles du Vent, et est rattaché à la commune d'Arue au Nord du Tahiti. (sauf le petit atoll de Maiao, à l'ouest de Moorea). Il est célèbre pour avoir été la propriété de Marlon Brando qui l'a acquis auprès du gouvernement polynésien.
L'atoll s'étend sur une superficie totale de 6 km2, soit environ 585 hectares de sable divisés en 13 motus (îlots) de différentes tailles.
Le lagon fait 7 km de large et 30 m de fond. L'atoll ne comporte aucune passe. L'accès par la mer n'est donc possible qu'avec un canot pneumatique, qu'il faut manœuvrer avec dextérité, afin de franchir la barrière de corail en même temps qu'une vague, si la houle le permet.
Teihotu Brando le fils de Marlon Brando y réside toujours.

Histoire : Remarqué par les premiers explorateurs de Tahiti, l'atoll de Tetiaroa a accueilli en 1789 trois déserteurs du Bounty. En 1904, la famille royale de Pomare de Tahiti donne l'atoll à un dentiste Johnston Walter Williams. C'est à la suite du tournage du film Les Révoltés du Bounty en 1965, que Marlon Brando fait l'acquisition de Tetiaroa, il y vivra jusqu'en 1990.
Aujourd'hui propriété des héritiers de Marlon Brandon, Tetiaroa s'oriente vers la réalisation de projets touristiques. Le petit hôtel rudimentaire (5 chambres, pas d'électricité, un filet d'eau et des moustiques) est aujourd'hui fermé, mais un vaste projet d'hôtel de luxe, nommé The Brando est en cours de réalisation.
Depuis octobre 2008, le promoteur Richard Bailey, P.D.G de Pacific Beachcomber, a obtenu l'autorisation d'effectuer de lourds travaux sur la barrière du récif, (notamment un quai) afin d’aménager les installations futures, provoquant des controverses, quant à la destruction de l'écosystème naturel et fragile de l'atoll.
Je voulais aller voir Tetiaroa avant l’arrivée massive des touristes, voir ces atolls déserts et inhabités.

6 h 30 je stationne Pistache dans les parcmètres de l’OPT à 100 mètres du ponton.
Sur le catamaran Vehia, (propriété de Jean Jacques Besson -casquette au centre de la photo ).

Beaucoup d’animation. Aujourd’hui une équipe de 10 plongeurs et 5 touristes. Les bouteilles d’oxygène sont chargées sur le bateau.

Un couple m’aborde. Marie-Hélène et Claude, des morbihanais ! Claude est médecin à la retraite et vient de terminer un mois de remplacement dans une clinique de Papeete.
Ils habitent sur le golfe du Morbihan à Novalo et repartent lundi soir pour la métropole. C’est leur deuxième séjour en PF. L’année dernière ils sont venus à Raiatea et Tahiti.

Claude s’installe à l’avant dans le filet. Marie Hélène et moi sommes quelques mètres plus loin.
Pendant les 3 heures du voyage aller, je bavarde avec Marie-Hélène.

Je ne m’attendais pas à parler du Morbihan ce dimanche 2 août à 7 heures du mat’ ! Cela fait du bien au moral !
Très vite le bateau prend de la vitesse. Des paquets de mer nous aspergent constamment et nous sommes totalement trempées ! Mais l’eau est chaude et dès 7 h 30. Je suis en maillot et le soleil et le vent commencent leur œuvre.
Ces 3 heures passent vite (même sans clopes !) et bientôt TERRE !

celle des atolls de Tetiaroa surgit en plein pacifique.

Il n’y a pas de passe, donc le zodiac nous débarque sur le motu. (Marie Hélène et bibi)

Le Vehia reste en deça de la barrière de corail.

Quand le zodiac franchit la barrière de corail, cela chahute quand même pas mal, mais c’est surtout pas le moment de prendre des photos !
Il est 10 h et des poussières. Le ciel est bleu de chez bleu Polynésie.

ma photo préférée : Il fait très chaud. L’équipage reste à bord pour s’occuper des 10 plongeurs.
Donc nous sommes seuls, les 5 non plongeurs, sur l’atoll. Le zodiac ne reviendra qu’à 15 heures nous récupérer.
Le programme : faire le tour de l’atoll Reiana, (2 heures de marche), pique nique et le tour du motu "île aux oiseaux". Interdiction formelle de pénétrer dans les atolls, car c’est une propriété privée. Seul le cordon littoral est autorisé et surtout ne pas déranger les oiseaux qui nichent au sol dans les branchages.

Un couple de jeunes vont de leur côté. Marie Hélène et Claude m’invitent à les accompagner. On accroche nos sacs dans les branches car le motu est infesté de rats.
Stop les bavardages, voici les photos de ces plages de rêve :

Des petits crabes cavalent sur les patates de corail, des gros dans les branchages.

Nous traversons le lagon avec juste l’appareil photo en main, vers l’île aux oiseaux.(tahuna iti).Des oiseaux par milliers ! Des fous, des sternes, des aigrettes.....

Ils deviennent agressifs si nous nous approchons trop près. L’atoll est à eux. Il y a de jeunes poussins et des œufs que les parents surveillent.

Il nous faut une bonne heure et demie pour faire le tour de l’atoll. Visions magnifiques de plage de sable fin et d’une végétation luxuriante. Et un soleil qui tape fort !

Ici les fruits du pandanus et des noix de coco énormes :

Plus aucune notion de l’heure, du temps (aucune montre)
Nous retournons sur le motu du départ ou nous avons laissés nos sacs.
Après un xeme bain,

nous croquons notre pique nique, car il est plus de midi. Voici notre plage de pique-nique et le motu aux oiseaux en haut à droite :

Les rats viennent déguster les miettes de notre repas avec un culot incroyable.
Il y a aussi plein de Bernard l'ermite, des petits et des plus gros.

On voit les coquillages qui cavalent sur la plage ! Ce sont les Bernard !
Nous repartons faire le tour de ce grand motu. Encore une bonne heure, pour finalement arrivés au point de rendez-vous à 14h45.
Au total c’est plus de 4 heures de marche, soit plus de 10 kilomètres de plages désertes et brûlantes !
Nous sommes cramés rouges, malgré les crèmes solaires. Re bain et le zodiac revient nous chercher.
Pendant les 3 heures du retour, complément de bronzage sur le catamaran, si besoin en était !


avec toujours des paquets de mer pour nous inonder. La dernière heure, le temps fraîchit, nous mettons les cirés.
Aucun incident à déplorer, et je n’ai pas eu le mal de mer, contrairement à certains jeunes plongeurs !
Arrivée sur le port de Papeete à la nuit tombée.

Tous nos vêtements sont trempés ! Pas grave ! Il fait encore chaud.!
Le dernier pot de l’amitié au bar le Rétro. Claude et Marie Hélène ont leur hôtel à 10 mètres.
L’ami Philippe nous rejoint. Grande évocation de souvenirs de pays de France et d’Outre Mer entre eux.
Claude et Marie Hélène s’envolent lundi soir pour Sarzeau et Philippe s’en va mardi pour Angoulème .
Je suis la seule à rester à Tahiti ! Mais pas de nostalgie, il me faut vite rentrer à Santa Anna ,pour commencer à trier toutes les 100 photos prises en ce merveilleux dimanche à Tetiaroa.
Oui parfois je rêve de revoir ma Bretagne, mais pour l’instant mon plaisir , c’est de vivre et de travailler au fenua.
Lundi, mardi, mes activités professionnelles ont pris la première place et je n’ai pas eu le temps de partager ce super dimanche en live sur mon blog.

J’espère que ces quelques photos vous auront donné l'envie de venir découvrir les beaux atolls déserts de Polynésie française.
Comme disait Marie Hélène, dimanche : «les photos cela ne suffit pas, il faut voir en vrai pour y croire "
Promis juré craché, toutes les photos sont du dimanche 2 août et même pas retouchées
Je crois avoir compris le sens de la formule «une ile de paradis ».
Ce dimanche ce n’était pas un rêve, mais une réalité ! Enfin !
Nana.