30 septembre 2009

Une belle vie à Tikehau

Sur la plage de la pension Caroline, un parasol pour chien polynésien un peu fiu !

Maxiti est plus discret et préfère l'ombre du cocotier, juste à côté du fare de sa patronne et de notre pilotis- plage.


Quelle belle vie de chien d'atoll !

Pourquoi Maxiti ? : J'ai eu un colley prénommé Max pendant 12 ans dans ma chaumière costarmoricaine. Il avait les mêmes couleurs, la même douceur., le même regard tendre. Celui-ci est plus petit, alors j'ai rajouté Iti. (petit en tahitien)

Un samedi dans le lagon de Tikehau

Nous quittons la pension Caroline de Tikehau village à 9 h.

Nous faisons un arrêt dans une autre pension et une petite famille (des enseignants arrivés en juillet qui habitent mon quartier de Paofai) prend place dans le bateau.
Il fait bleu. Il fait chaud, très chaud. Au loin l'hôtel Pearl Beach de Tikehau sur un motu privé.
Lili et moi préferons de loin la pension Caroline et sa magnifique plage.


Le bateau stoppe en plein grand bleu pour aller pécher notre ma’a du déjeuner.

30 minutes entre terre et mer. Lili se lance dans le grand bleu du lagon,

moi j’hésite un peu.Le premier arrêt pêche a été insuffisant, nous en ferons un deuxième.

Nous accostons à l’île aux oiseaux.

Je laisse place aux photos.

Nous apprenons à sucer le cœur tendre des jeunes pousses de coco.

C’est délicieux !
Le deuxième arrêt pêche, va compléter notre déjeuner avec des poissons chirurgiens et des rougets.Sur un motu désert, propriété du pilote, nous allons faire cuire nos pêches.

On s’affaire en cuisine.

Presser le coco, peut-être on peut aider ?

pas assez rentables les nanas ! je déguste le coco râpé.
Le temps de chauffer le barbecue, nous nous baignons

et partons en vadrouille sur les rochers roses.
Le lagon est prodigieux. Nous partons dans les eaux cristallines, à la recherche de jolis coquillages.Les crabes grouillent sur les roches roses. Je mets le pied à 5 cm d’une murène ! Puis une deuxième ! (belle taille les mignonnes ! 80 cm au moins).
L’impression étrange de déranger tout ce petit monde aquatique si tranquille.
Nous rentrons au déjeuner avec des coquillages plein les bras, le paréo et la casquette ! Voici un échantillon. (crayons d'oursins, porcelaines, coraux roses .... )

Ca sent bon le poisson grillé. La tôle isole le poisson des flammes et il sera bien tendre, pas carbonisé.

Et quel déjeuner ! poisson cru au lait de coco, poissons grillés avec du riz cuit au lait de coco.
Entre le tendre rouget et le poisson chirurgien, j’hésite. C’est bon ! Il ya aussi des naso (poisson licorne à gros nez).

Deuxième balade digestive dans le lagon et nous repartons sur un autre motu.

vers le village chinois, l’île d’Eden. (prochain article plein de surprises)
Le soleil ardent nous caramélise avec douceur sur le bateau qui file sur le lagon.
Comme elle est belle cette journée "entre le ciel et l'eau "!
La suite très vite. Promis !

PS : les photos de l'Olympus ne sont pas retouchées. Comment les trouvez-vous ?

29 septembre 2009

Escale à Papeete du navire colombien Gloria

Vous attendez la sortie lagon à Tikehau ?
Désolée, je décide de donner la priorité à l’actualité pour bloguer en live.

Du 27 au 30 septembre, le navire-école de la marine colombienne (armada colombienne) "Gloria" fait escale à Papeete. Il a accosté au port autonome de Papeete, dimanche à 9h.

Il n’est venu qu’une seule fois à Papeete en 1977.
Armé par 51 hommes d’équipage et 88 cadets (dont 14 jeunes filles) en 3eme année d’école navale, le "Gloria" est un trois mâts barque de 76 mètres de long et 40 m de haut, sa surface de voilure est de 1400 m2.
Il a déjà effectué l’équivalent de 30 fois le tour de la terre et a accosté dans 180 ports de 70 pays différents.
Parti le 8 mai de Carthagène des Indes, son port de base, il arrive de Sydney.
Il repartira pour Carthagène, mercredi 30 septembre vers 18 heures.
Le Gloria a été construit à Bilbao en Espagne en 1967.
Il a été baptisé Gloria en l'honneur de la femme du général Reveiz Pizarro, décédé avant son lancement.
Il est considéré comme l'ambassadeur de ce pays, dans chaque port où il fait escale.

Les visites gratuites avaient lieu ce mardi de 14 à 18 h.
Après ma réunion de travail cet après-midi, Pistache me conduit vite fait sur les quais et je cours pour visiter le Gloria. Cela me rappelle Brest 2000 et la Cutty Sark à Saint-Malo.

C’est beau un vieux gréement et un navire école. Je ne manquerais jamais cela !

Il y a peu de monde et l’accueil est des plus chaleureux.

Je bavarde en anglais avec une jeune cadette Valentina. Puis je me hasarde avec quelques phrases en espagnol. Le contact s'établit alors très vite.
Elle est ravie et me comprend nettement mieux (normal mon anglais est déplorable !).
10 ans au moins que je n’avais pas parler espagnol et pourtant tout le vocabulaire me revient très vite.
Elle me met une jolie casquette sur la tête et confie l'appareil à un complice.
J'aime bien cette photo sur fond de cocotiers de Papeete. Moi qui rêvait de faire l'école de maistrance de Brest lorsque j'étais gamine, je suis comblée !

non non pas de photo Titanic SVP - ben si !

Seuls les ponts avant et arrière sont ouverts aux visiteurs, mais elle me prend par la main et me conduit à l’intérieur du navire. Quel honneur ! Je visite les quartiers des officiers, je suis présentée au commandanté !

et puis les quartiers des cadets et même la cuisine ! ( Ca sent très bon ! )

Tous les marins me font la bise ! Elle s’est emparée de mon appareil photo et clique à la volée.
Elle m’explique que ce matin, le navire est parti au large dès l’alerte du tsunami, afin d’éviter de se faire drosser contre le quai. Le tsunami, je vous en reparlerais dans un autre article.

Valentina habite Bogota. Je lui demande si elle est mariée. Elle me répond dans un sourire (et toujours en espagnol), qu’elle est mariée avec tous les océans et les marins du Gloria !
Elle aime sa vie sur mer et trouve très belle la Polynésie.
Echange d’adresses mails et grosses bises. Il est 18hs déjà !

Ce matin, la frayeur de la menace tsunami, ce soir la gaité avec Valentina et les marins du Gloria

Juste le temps de saisir ce beau coucher de soleil sur Mooréa ce mardi 29 septembre 2009, pour clôturer cette journée à Tahiti très particulière.

J’ai attendu 3 mois mon séjour à Tikehau, alors vous pouvez bien patientez quelques heures ! Je vous promets de ne pas vous faire trop languir.
Zabou (Isabelle), ma copine Premier Maître à la Royale de Papeete, SVP, n’a pas eu le temps de visiter le Gloria, en raison de la panique tsunami ! Elle est furax !
Je lui ai promis de lui dédicacer cet article.
Ia ora na Zabou et Valentina. Vive la Royale et l’armada colombienne.

28 septembre 2009

Lever du jour sur Tikehau village

Samedi 26 septembre : Le doux clapotis des vagues du lagon me réveille doucement.
Il est 5 h 30.
Juste un paréo et je sors du fare sans faire de bruit pour ne pas réveiller Lili. C’est la belle heure pour les photos.
Le lagon est calme, plat et brillant comme un miroir.

Au loin la digue du port ou la goélette le Dory vient accoster tous les mardis vers 14 h, apportant fruits et légumes de Papeete. A Tikehau, le sol corallien est trop pauvre pour les cultures. Seuls quelques rares bananiers subsistent.

Le chien, que je baptise Max iti (petit Max), me suit timidement sur le ponton.

Il m’observe pendant que je clique à tout va, cette belle plage qui se réveille sous les premiers rayons du soleil. Maxiti salue les poissons.

Personne à l’horizon. Pas un bruit, pas un souffle de brise. Il commence à faire déjà chaud.
Derrière les aito du restaurant, j’aperçois Caroline qui me fait un signe. Elle va préparer les petits déjeuners. Le ciel est déjà si bleu ! Il n'est pas encore 7 heures.

Je pose le paréo et l’appareil photo sur le sable et me baigne dans le lagon cristallin.
L’eau est si tiède, qu’il est très facile de s’immerger à 6 heures du matin.
Une belle raie manta (1 m d’envergure) plane entre deux eaux avec grâce. Je la frôle de la main. Elle poursuit son chemin dédaigneusement. Bien sur l’appareil photo n’est jamais là quand il faut. !

Max iti
s’est installé à un mètre de mon paréo et surveille mes circonvolutions aquatiques. Visiblement il n’aime pas l’eau car il n’ose pas s’en approcher.
Le soleil avance vite et la plage s’éclaire.

Lorsque je remonte au fare, Lili se réveille doucement. Nous filons au petit déjeuner.

Caroline a préparé des petites crêpes, du pain de coco et des baguettes de pain légèrement grillées. Liliane met le nez dans le pot de Nutella !

Je l’imite. Un délicieux jus de fruits terminera ce doux moment.…… Quel appétit !

Caroline nous annonce que la sortie lagon au motu aux oiseaux aura bien lieu. Départ 9 heures. au ponton du voisin qui pilote le bateau.
Après quelques cueillettes de coquillages sur la plage et un bain, nous préparons notre sac à dos pour l’excursion dans le lagon.
Il n'y a pas d'eau chaude à la douche, mais elle est quand même bien tiède. Pas besoin de douche, il y a le lagon.
Au programme ce samedi : plongée, pêche, arrêt sur l’île aux oiseaux, barbecue sur un autre motu désert, arrêt à l’île d’Eden au village chinois et retour à la pension Caroline.

Le rythme Tuamotu est pris. Le vini éteint est relégué au fonds de la valise. Nos seules chaines sont les dragonnes de nos appareils photos aux poignets.
Pas une seule fois, durant ces 3 jours, Liliane et moi n’aborderons le sujet job. Tahiti nous semble si loin.

Nous vivons l’instant en nous gavant de couleurs, de soleil et de douce langueur des Tuamotu.
La journée va encore nous réserver de belles surprises.

A suivre

Liliane et Sylvie-Anne

27 septembre 2009

Arrivée à Tikehau, l’atoll aux sables roses

Vendredi 25 septembre, une pluie battante depuis le matin, Papeete est sous la grisaille.
Notre avion ATR 72 pour les Tuamotu est retardé d’une heure.
Après le casse-croûte à l’aéroport de Faa’a à 12h, Lili et moi, sommes impatientes de nous envoler.
Nous ne sommes pas inquiètes. Il fera beau à Tikehau, notre belle destination pour le week-end.
Trois mois que j’attends ce voyage, initialement prévu pour le 3 septembre, puis repoussé aux vacances scolaires de fin septembre, ce qui permet à Lili de m’accompagner.
Installée à Tahiti depuis plus de 30 ans, elle ne connaît pas encore Tikehau et c’est ensemble que nous allons le découvrir.


L’avion fait une escale à Rangiroa. Il fait bien gris ! En principe 15 minutes de vol entre Rangiroa et Tikehau, … Il en sera autrement….. histoire de nous faire languir un peu plus.
Nous apprendrons que le pilote (neveu de notre logeuse), a du faire deux fois le tour de l’atoll, car les conditions d’atterrissage étaient trop mauvaises.
Enfin après une heure et demie de retard, nous posons le pied sur le tarmac de Tikehau, l'île aux sables roses (Prononciation : Tike-A-O).

Tikehau signifie "Aterrissage pour la paix"- ancien nom : Oropaa-
Je rajoute la joie d'être à Tikehau. la joie est le sourire du vrai bonheur.

Situé à un peu plus de 350 km de Tahiti, Tikehau est un atoll composé d’une centaine d’îlots qui bordent un splendide lagon. C'est un atoll de 28 km de diamètre pour un pourtour de 80 km.
Les quelques 450 résidents de l’île vivent de la pêche et du coprah, comme la majeure partie des habitants des Tuamotu.

Des colonies d’oiseaux de mer ont élu domicile sur les innombrables motu qui composent l’atoll, nichant à même le sol ou dans les buissons de miki miki. C'est un des atolls les plus poissonneux de Polynésie.
Origine du nom Tikehau : selon une légende, un homme appelé Tii, parti d'oropaa (ancien nom de Tikehau), enleva à Tahiti une femme nommée Hau et la ramena sur son île. L'enfant qui naquit fut appelé de leurs deux prénoms: TiiHau, qui devient par la suite Tikehau.
Elle vous plait cette histoire ? Toutes les histoires des îles de Polynésie sont de belles histoires d'amour.
Revenons au présent.
Caroline, nous attend à l'aéroport et nous conduit dans sa camionnette à notre destination : Tikehau-village.

Le lagon qui jouxte notre fare est bien bleu.
Le chien de la maison vient renifler nos valises et sans mot dire nous adopte immédiatement.

Il ne me lâchera plus pendant ces 3 jours.
Son silence, ses yeux mélancoliques, son pelage, me rappellent mon adorable colley Max,qui a partagé ma vie pendant douze ans sur les bords de la Rance. C'était avant.

Nous y sommes enfin ! De suite nous sommes dépaysées, rassurées, loin de Tahiti et avides de tout voir, tout savoir. Nous sommes dans le plus bel atoll des Tuamotu et le charme opère immédiatement comme par miracle.
Nous posons vite les valises et partons en balade sur les plages du lagon. Encore un peu tristounettes après cette journée pluvieuse.


Nous foulons les sables roses, vraiment roses ! (NDLR : dans les articles suivants je vous donnerais les explications et les preuves concrètes)
Nous sommes enchantées, éblouies. Et dire que cela sera encore plus féerique demain !
Nous ne le savions pas encore ! et vous non plus à fortiori .
La photo suivante est du 25-09, vers 17 h et surtout sans retouche. Lili peut le confirmer.
Nos yeux se remplissent de ce bleu qui ne nous quittera plus durant ces 3 jours.

La pension n’est pas au complet. Beaucoup d’annulations en raison des pluies sur Tahiti.
Un jeune couple de suisses est arrivé ce vendredi.
Caroline nous indique sur des plans un peu déchirés, car pas récents, le trajet de la sortie lagon du lendemain.


Un cocktail de bienvenue (le maitai, notre préféré à toutes les deux) dans le petit bar très simple, mais agrémenté avec goût avec un joli mur de coquillages, est très apprécié.

Alain, le cuisinier a préparé un dîner de choix. (poisson cru au lait de coco, poisson sauce curry, tarte tiède au chocolat.... ). La fille de Caroline nous a offert ce cliché :

Après le diner, je me plonge dans les 4 volumes anciens du DIP (Dictionnaire illustré de la Polynésie), la fierté de Caroline. Je ne connaissais pas ces encyclopédies anciennes. Un régal.

La nuit tombe doucement, le ciel est encore lourd de nuages. Il est l’heure de retrouver notre charmant fare, très confortable.
Nous prenons nos livres et goûtons au grand silence. Je me plonge dans « le journal de James Morrisson, second maître à bord de la Bounty » (que l’ami Pierre m’a prêté).
Lili m’emprunte « le sourire du tiki » (de Patrick Chastel), que j’avais prévu de terminer.
Il est 21 heures 30. Les Tuamotu sont déjà bien endormis, seul le ressac du lagon perturbe mélodieusement le silence de l’atoll.
J’installe la moustiquaire sur le grand lit douillet qui m’attend. Lili a abandonné sa lecture depuis quelques minutes et j’en fait autant très rapidement. La Bounty attendra.
Demain .....l’espoir d’une belle traversée du lagon bleu va bercer nos rêves.
Telles deux gamines en colo, nous nous endormons la tête pleine de rêves en bleu pour le lendemain.
Une douce quiétude envahit notre joli fare. Douce nuit dans les Tuamotu.
Je me réveille plusieurs fois. De la terrasse, je plonge mon regard dans le ciel qui s’éclaire enfin et laisse découvrir des myriades d’étoiles. La croix du Sud est là !
Demain il fera beau, j’en suis certaine, je l’ai vu dans les étoiles.
J’entends le doux clapotis des vagues du lagon. J’aperçois au pied de l’aito, mon chien d’atoll, Il fait mine de dormir et m'adresse un clin d’œil amical.
Demain arrivera vite et il fera grand beau, c'est certain.
Le bonheur est là, dans ce fare, au pied du lagon si bleu de Tikehau, quelque part dans l'archipel des Tuamotu de la belle Polynésie française, à 20.000 kms de Paris.
Pour les photos, vous n'avez encore rien vu ! le meilleur est à venir dans les prochains articles.
A suivre donc .
Sylvie-Anne et Liliane