30 novembre 2009

Cuisine : Chaud-froid de thon rouge à la tahitienne

C’est une recette simple et rapide que vous pouvez refaire à la maison sans aucune difficulté.
Parfois on l’appelle aussi « mi-cuit de thon ».

Ingrédients pour une personne :
- 2 ou 3 tranches épaisses de thon rouge extra frais
- gingembre en poudre
- une noix de beurre (salé ! )
- sel et poivre, filet de citron
- tomates, concombres, feuille de menthe, et noix de coco râpée pour la déco.

Préparation :

Rouler les tranches de thon avec le gingembre pilé de chaque côté.
Saler et poivrer selon les goûts.
Faire fondre le beurre dans une poêle.
Faire revenir pendant quelques minutes de chaque côté.

Les morceaux de thon doivent être cuits sûr l'extérieur et crus à l'intérieur.
La cuisson est donc ultra rapide. Restez devant la poêle, car ça va très vite !
Il faut évidemment, du thon ultra frais.

Les plus :
Accompagner d’une comptée d’oignons aux poivrons jaunes, et avec du riz blanc servi à part, voire une concassée de tomates à l’ail.
J'aurais bien mis des petits morceaux de pommes vertes à la place du concombre.
J’oubliais un bon verre de vin blanc sec.
Et voilà comment épater vos invités avec une recette simple et pas chère de Tahiti.

Pour le service, le paréo est obligatoire ainsi que la fleur à l’oreille (tiare- tahiti de préférence).
Avant de servir vous aurez pris soin de lancer un petit CD de musique tahitienne, ou de sons langoureux d’ukulele.

A propos d'ukulele, voici Paloma, une amie marquisienne de Fatu Hiva, qui me montre comment jouer de l'ukulele que je viens de lui acheter (bois de rose et purau finement sculpté) -
Photo prise dimanche 29-11 au salon des Marquises.

Nous avons déjeuné au salon, mais c'était le maa marquisien avec chèvre au lait de coco, et petits crabes crus !
Vous n'allez jamais trouver de chèvre dans votre hypermarché de métropole (sauf dans le Larzac peut-être !) alors pas la peine que je vous donne pas la recette !

Kai Kai (bon appétit en marquisien). et Manuia ( manouia = à la votre, pour le coup de blanc)

29 novembre 2009

Lectures polynésiennes n 7

La semaine dernière, j’ai trouvé par hasard un livre dont je connaissais l’existence mais que je n’avais pas encore vu en rayon.

Georges Simenon,
(1903-1989), l’écrivain aux 400 livres et aux 10000 femmes !
Père du célèbre Maigret, Simenon restera un romancier majeur.
Je connaissais «lettres à ma mère», un livre puissant que l’on oublie jamais,
et j'ai dans mes cartons « Mémoires intimes, suivies du livre de Marie Jo » (sa fille qui s’est suicidée à 18 ans).
J'avoue n'avoir jamais lu un seul Maigret.

Georges Simenon a fait un voyage autour du monde avant la guerre et ses pas l’ont conduit à Tahiti quelques temps. (source photo : Pierre)

En 1938, il publie chez Gallimard «Touriste de Bananes »,

dont voici la couverture originale :

213 pages que j’ai dévorées cette semaine à petites ou grandes doses (soit dans les bouchons de la circulation, ou attablée en bord de lagon )
Ce roman commence par un drame et se termine par un autre drame totalement imprévisible. C’est cela tout le génie du grand Simenon.
Les descriptions de Papeete et de Tahiti à cette époque sont criantes de vérité.

L'ami Pierre m'a communiqué cette coupure de presse de l'époque !

Qui pense à quoi en 2009 ? Oh la la quelle colle !
Merci Pierre pour cette archive exceptionnelle.

Très belle étude de mœurs du Tahiti d’avant le CEP, du Tahiti tranquille d'avant.

Voici quelques extraits :
Ses lèvres tremblaient, ses yeux s’écarquillaient et il faillit éclater en sanglots Devant lui… Mais non ! Ce n’étaient pas des détails qu’il voyait. C’était un univers entier, un univers plus extraordinaire que celui qu’il ;avait rêvé, un univers rose et bleu, vert et doré, avec des tons qui n’avaient pas de nom, comme ceux que l’on voit à certaines nacres.
Les grands flamboyants formaient un cadre d’un vert sombre et le chemin était rouge, d’un rouge somptueux. …
Une gamine indigène en robe blanche à pois bleus, roulait en vélo et deux goélettes avaient hissé leurs voiles pour les faire sécher au soleil.


Et plus loin….
Il marcha, trouva un sentier qui aboutissait au bord du lagon, où s'étalait du sable rougeâtre.
Là, il se laissa tomber et, pendant un bon quart d'heure, il oublia son pain et ses sardines.
Peut-être le sentiment qui dominait en lui était-il la honte ?
Non pas de honte de lui-même vis-à-vis de lui ! Mais honte de ce que les autres pensaient !
Cet homme, tout à l'heure, à qui on avait appris à s'habiller à l'européenne et qui s'était battu en France avait bien compris qu'il ne pouvait pas payer deux cents francs de loyer par mois ! Il le prenait donc pour un touriste de bananes !


Du grand, du tendre Simenon comme je l'aime.
Les amoureux et passionnés de Tahiti se doivent de lire un jour ce livre.

Un beau livre, c’est comme une belle nuit d’amour.
Pressé de la vivre, et si nostalgique lorsqu’elle se termine toujours trop vite.

Si vous aimez la Polynésie, glissez ce livre dans votre bibliothèque.
Nana

27 novembre 2009

Les colis de Tahiti

Fêter Noël à 18 000 kms de ses enfants, c’est toute une organisation, un art, un grand bonheur pour une maman expat à Tahiti.
C’est comme une charade :
1 - En premier lieu il faut réfléchir longtemps à l’avance au cadeau original qui va faire plaisir et qui n’a pas déjà été adressé l’an passé. Il faut prévoir, imaginer dès septembre, voire avant, n’oublier personne !

2 - Ensuite il faut faire la queue dans un guichet de l’OPT, pour acheter la jolie boite qui contiendra vos trésors. (Cette année j’ai manqué de chance et j’ai du faire 4 bureaux avant de trouver les boites ad hoc, car il y avait rupture de stock, comme l’année dernière !)

3- L’étape suivante consiste à tout emballer en papier cadeau, glisser les petits mots tendres et surtout ne rien oublier !

4 – Zut j’ai oublié de glisser le sachet de vanille, le corail blanc de Rurutu, alors je déscotches et je recommence !


5 – Puis il faut barder les boites de jolis timbres de collection, (en plus de ceux déjà mis) en priant le dieu des facteurs qu’ils seront encore la à l’arrivée. C'est Icare le dieu de la poste ?

6- Refaire la queue à l’OPT, remplir la vignette de douanes (cadeaux et divers).
Zut c’est Noël !faut garder la surprise quand même ! Pourquoi la douane au fait ? On est en France ou pas ?
7 – Taxer les colonies de jolis timbres supplémentaires, qui vont masquer les photos de la boite !

Mais qu’on aime on ne compte pas ! Flo est experte en décollage de timbres, donc no problème


8 – Soulagée, mais le cœur lourd cependant, en quittant l’OPT.
Un jus frais au Retro ou aux 3 B, avec mon bouquin de la semaine, pour me faire oublier que cela va faire 2 Noël sans mes enfants ! Très vilaine maman qui est expatriée à Tahiti !
Ils sont si grands mes petits et moi je rajeunis à Tahiti !
La vie est pleine de paradoxes incompréhensibles. C'est comme ça !

Quand mon tout est dans l’avion, je respire !
Mais avec tout le soin et l’amour que j’ai mis dans mes boites, je redoute que l’avion ne soit en surpoids ! Je connaissais le prix et le feu de l'amour, à Tahiti , je découvre qu'il a aussi un poids !

Désormais l’attente de Noël, le vrai suspense commence.
Mon Noël sera parfait, quand je lirais les mails me disant «c’est OK maman le colis est arrivé".

J’espère recevoir ces signes avant le 24 décembre, car je ne serais pas à Tahiti pour Noël, mais dans une autre île du Pacifique.
Une île que j’attendais et que j’espérais depuis …….mon enfance.
Un rendez vous que je ne veux pas manquer....... Chut ! Top confidentiel ! vous verrez en fin d'année !

C’était juste pour vous dire que le plaisir d’offrir est une joie à nulle autre comparable.

A vos petits colis ! Faites plaisir aux personnes qui vous sont chères.
A Tahiti, j’ai retrouvé la joie de faire des vrais colis de bonheur, des colis comme jadis.
Je me souviens de ceux qu'un cousin nous envoyait de Madagascar.
J'avais 8 ans. Il y avait plein de jolis timbres dessus. D'ou ma passion pour la philatélie.

Mauruuru, l'OPT et la Poste .


26 novembre 2009

5 èmeTattoonesia

Du jeudi 26 au dimanche 29 novembre 2009, l’association A.F.I.T (association du festival international du tatouage), organise la 5ème convention du tatouage polynésien Tattoonesia – Tatau I Tahiti
Je m'y suis rendue le jeudi 26, dès l’ouverture.
Cependant quelques éléments d’histoire avant de vous faire visiter, sont indispensables.

la renaissance de l'art du tatouage polynésien remonte aux années 1980.
Malgré les influences modernes, l’acte du tatouer a su conserver son caractère sacré.
En effet, jadis, le tatouage était d'ordre religieux. Des offrandes devaient être faites aux dieux "Hamatake'e".
Parfois, pour les tatouages appliqués aux chefs, des sacrifices humains étaient réclamés.
Autrefois les tatouages étaient réalisés au peigne (os ou dents de requins aiguisés) dans la tradition des Samoa.
Conques et tambours ont annoncé le début de la manifestation. Ils ont pour effet, dit-on, d'écarter les mauvais esprits.
Le tatouage polynésien a acquis une dimension internationale.
Il est aussi un moyen d'affirmer son attachement identitaire à la culture polynésienne.

Le dieu Tohu est le dieu du tatouage et le créateur des motifs.

Voici la légende : Un jour, pour séduire Hina dont les parents étaient très protecteurs, les dieux Mata Mata Arahu et Tura'i Po, sont venus en pleine nuit et se sont présentés à Hina. Leurs corps étaient couverts de dessins bleus.
Hina a été séduite, ils ont gagné son cœur Et elle s'est enfuie avec eux.
D'autres hommes décidèrent de les imiter.
Mata Mata arahu et Tura'i Po leur ont enseigné l'art d'imprimer des dessins sur la peau.
Depuis, les hommes se tatouent pour attirer la faveur des dieux et l'admiration des vahine.

Présent dans l'ensemble des archipels du Pacifique, de Tonga et Samoa aux îles de la Société en passant par les Marquises, l'île de Pâques et la Nouvelle-Zélande, le tatouage a suivi le peuplement Lapita dans ses migrations.
Le "Tatau" (tatouage) a atteint une surprenante intensité dans ce triangle polynésien et plus particulièrement aux Marquises. Prémices d'une écriture pour certains, le tatau est un facteur d'identification sociale de la civilisation ma'ohi.

L’art du tatouage s'est considérablement développé en Polynésie française.
Les jeunes sont nombreux aujourd'hui à arborer un motif parfois de taille importante, couvrant tantôt une épaule entière, tantôt une jambe ou le dos.
Il y a quelques années encore le tatouage était discret voire intime, réservé le plus souvent aux très proches, et à l’être aimé. Aujourd’hui, il est devenu bien plus ostensible, visible sur toutes les parties du corps, représentant un réel signe d’identification, d’appartenance à une «famille», en l’occurrence la grande famille polynésienne.
Ils sont ainsi plus de 50% parmi la jeune génération polynésienne à s’être fait tatouer au cours des dernières années.
Les motifs d'origine sont détournés ou plutôt interprétés par les tatoueurs au gré de leur inspiration, de leur style, de la personnalité de ceux à qui sont destinés les motifs.

Un tatoueur en action, le silence est de mise :

Et de leur matériel.


Offrir un tatouage pour un anniversaire ou pour Noël à un être cher, à un proche. Quelle bonne idée originale.
Par contre je reconnais que je reste encore anti percing. Mais qui sait? Je peux changer d'avis si je vais en Afrique un jour.
La symbolique et l'histoire des tatouages polynésiens m'ont totalement séduite.
Nana.

Le port de Papeete (2)

Pour compléter l’article précédent, je suis allée à Motu Uta et voici quelques photos toutes fraîches.



Voici la fin de la grande digue de 5 mètres de haut qui protège le motu des assauts de l’océan. Des baigneurs s'éclatent sur les belles vagues de la passe toute proche.



Aucune interdiction d’y grimper par une échelle de fer et de s’y balader ! (aucun panneau)
Je n’ai pas essayé car en sortant du bureau j’étais vêtue d’une courte jupe droite !
Un autre jour peut-être!

De la digue, je clique sur Papeete en face, quartier Paofai.


On distingue bien le grand parc du bord de mer qui va bientôt être inauguré.
Devant le fare circulaire, une grande plage de sable blanc va être aménagée.
Chouette c’est à 50 mètres de mon bureau !

Du motu, on voit bien la zone de la base navale avec ses vaisseaux à quai.

Voici le pont que Stéphane avait oublié.

Le dernier lien entre motu-uta et la terre ferme.

Je précise que les pluies ont cessé depuis mercredi et que le soleil se lève dès 5 h 30 et cogne très fort.

24 novembre 2009

Histoire du port de Papeete et de Motu Uta

Je vous avais promis un article sur le port de Papeete et de son motu (îlot). La voici.
L'histoire du port de Papeete est très représentative des changements du monde moderne en Polynésie française.
La grande rade de Papeete contribua dès la moitié du 19 ème siècle au développement du port.
L'annexion de Tahiti par la France en 1843, amena l'Amiral BRUAT à conseiller au gouvernement le choix de Papeete comme capitale.
C'est en effet, à la fin du 19 ème siècle, que fut construit le premier quai des paquebots, permettant l'accostage de navires longs courriers.
Cet ouvrage fut ensuite agrandi en 1928, puis remplacé en 1938 par l'ouvrage actuel.
Ces installations furent complétées en 1957 par la mise en service d'un appontement pétrolier.

Le véritable essor du Port de Papeete découle de l'implantation au début des années 60 du Centre d'Expérimentation du Pacifique (CEP) et de la nécessité pour les autorités militaires de disposer d'une base arrière navale parfaitement équipée à Tahiti.

A la création de l'établissement public: Port autonome de Papeete en 1962, succédèrent les grands travaux d'extension des installations existantes, comprenant notamment la construction de la digue récifale d'une longueur de 2,2 km sur 5 mètres de hauteur et le remblaiement de l'îlot de Motu Uta.

L’ami Pierre m’a confiée ces gravures anciennes tirées de ses archives personnelles, ainsi que les photos.

et une photo de 1963.

Avant d’être englobé dans les remblais du quai, Motu uta était un charmant îlot ou le roi Pomare II, venait se reposer et dit-on, y vider quelques bouteilles de rhum.

Sous le protectorat, on y installa une batterie d’artillerie pour protéger l’entrée de la rade.

A partir de 1900, Motu Uta devint surtout îlot de quarantaine pour prévenir les épidémies dévastatrices (variole en 1853, grippe espagnole en 1918-3000 morts).
Il fut aussi lieu de déportation des allemands et des petainistes pendant la dernière guerre.

Une photo du port en 1950 :

Les travaux dureront près de 4 ans pour s'achever par l'inauguration du nouveau port de Papeete le 29 juin 1966 en présence du Général Pierre Billotte, alors ministre des DOM-TOM.
A l'inauguration, la longueur des quais était passée de 300 à 1.100 mètres, les terre-pleins de 4.000 à 50.000 m² et les entrepôts de 10.000 à 22.500 m².

Depuis cette date, soit plus de 47 ans, le port est en continuelle extension.
C’est le poumon économique du pays.
Voici quelques clichés récents prêtés par Pierre.

A la sortie du bureau, Pistache m'emmène balader sur le boulevard Pomare, pour y découvrir le paquebot arrivé dans la nuit ou au petit matin.
Le dimanche, c'est aussi très agréable d'aller marcher au bout de la grande digue du port et de traverser la zone industrielle déserte.
J'aimais la balade sur les remparts et les bassins de Saint Malo en toute saison.
Désormais c'est à Motu Uta, que je vais prendre l'air du large et retrouver l'océan Pacifique et me rapprocher de la passe de Papeete .

Une bouffée de poésie m'envahit à chaque fois.
Les paroles reviennnent vite, dont celles ci, qui sont à jamais incrustées dans mes neurones de petite bretonne, amoureuse de tous les océans, car je les ai apprises par cœur à l'école primaire et pas encore oubliées.

Oh ! combien de marins, combien de capitaines
Qui sont partis joyeux pour des courses lointaines,
Dans ce morne horizon se sont évanouis !
Combien ont disparu, dure et triste fortune !
Dans une mer sans fond, par une nuit sans lune,
Sous l'aveugle océan à jamais enfouis !

Océano nox , Victor Hugo

Merci à Pierre pour sa collaboration photographique à cet article .
Nana.


23 novembre 2009

Pluies tropicales à Tahiti

Dimanche 22 novembre : la situation météo a empirée
Les cocotiers sont vraiment secoués !

L’océan est déchaîné ! Il est 14 H 30 à la pointe de pêcheurs (Punaauia).
Mes photos semblent être en noir et blanc.

Photo prise au même endroit le 12 juillet 2009 :


Le gris du ciel se confond avec le gris de la mer et il pleut, il pleut toujours et encore !

Malgré tout il y a des couleurs, celles des buissons de fleurs détrempées.

Le flamboyant jaune des hauts de Tapuna, reste impassible,

le vent traverse son feuillage si mince et délicat
Regardez la ligne blanche sur la mer en contre-bas, c’est la barrière du lagon si bleu d’ordinaire.

Lundi c’est encore bien pire ! La saison des pluies est bien partie et celle des cyclones aussi.
Les prévisions à 10 jours ne sont pas très optimistes
C’est un temps tropical .

21 novembre 2009

lectures n° 6

L'histoire des mutinés de la Bounty est très célèbre. (cf le film de M. Brando )
Elle s'est déroulée dans les îles de la Polynésie française (Tahiti, Tubuai, Tetiaroa.... )
L'ami Pierre m'a prêté ce livre (épuisé en librairie), que j'ai dégusté à petits traits, en me replongeant dans le temps des "découvreurs" :
Le journal de James Morrison second maître à bord de la Bounty.
*Quand je me rends à la pointe Vénus à Mahina, une petite bouffée de la Bounty m'envahit.
plus de 200 ans, et pourtant à Tahiti, l'histoire de la Bounty est encore bien présente dans toutes les mémoires.
Ce livre est un document historique, le vrai journal de Morrison. (Pas du cinéma !) avec une description détaillée de "l'île de Tahiti et des moeurs insulaires" en deuxième partie.
Un vrai régal ! Si vous trouvez ce livre, achetez le vite !

Voici les premieres lignes :
"1787, je me présentai à bord du vaisseau armé de sa Majesté la Bounty, commandant W bligh.... "
et les dernières " le 12 septembre 1792, commença notre procès à bord du navire de sa Majesté "Duke" dans le port de Portsmouth....."
James Morrison, ayant manqué d'être pendu par la rancune d'un commandant, a fini par périr en mer le 1er février 1807 dans le naufrage du Blenheim au large de Madagascar.
Il n'avait pas 40 ans.
J'ai terminé ce livre le 21 novembre 2009 en regardant tomber la pluie sur Tahiti.

Tahiti blues sous la pluie

Ce samedi 21 novembre 2009, il a plu toute la journée sur Tahiti !
De très grosses pluies tropicales qui inondent les routes ! C'est fiu ! (fatiguant, rasant etc ... )
Beaucoup de manifestations ont été annulées.
Pas beau le lagon quand il pleut !
Pourtant le petit garçon sous le parapluie, reste là au bord de l'eau, à la marina Taina.

A 16 heures enfin un peu de répit.
Le flambloyant de la pointe de Faa'a a encore bien rougi cette semaine.


Saison des pluies, saison des cyclones, saison de l'abondance.
Dimanche matin les rayons du soleil vont faire éclater des millions de fleurs et les verts gorgés d'eau prendront leur revanche sur les bleus ! (qui a pensé foot ? pas moi en tout cas ! ).
Il fait chaud quand même, voire très chaud.

20 novembre 2009

Monoï Here, Le salon du Monoï

Comme chaque année, le salon du monoï se tient dans les jardins de la maison de la culture du 18 au 21 novembre 2009.


Monoï here (prononcer héré) peut se traduire par Monoï chéri ou Monoï mon amour.


C'est tout dire de l’attachement des Polynésiens à ce produit culte de Tahiti et de ses îles.

C’est un rendez-vous incontournable à Tahiti , qui réunit tous les amoureux du monoï autour des "mama" venues des différents archipels, des universitaires et des laboratoires.
C’est aussi l’occasion de découvrir les recettes traditionnelles et les plantes de la pharmacopée Maohi.

Ces quatre journées sont organisées autour de 4 thématiques :
- culture et éducation (fims et conférences),
- création, conception et fabrication,
- utilisation,
- ateliers expositions..........

J'y suis restée plus de 3 heures ce vendredi après midi après le bureau.
Le monoï est obtenu avec l’huile de la noix de coco, à laquelle on mélange des fleurs fraîches.
Ici les différentes étapes de macération avec des fleurs de tiaré. (gardenia taitensis), fleur endémique de Polynésie française au parfum envoûtant, qui a aussi des propriétés adoucissantes et purifiantes. (au centre la rape à coco)

Toutes les fleurs peuvent être utilisées.
J’ai acheté un flacon de monoï au frangipanier, un autre au bois de santal, ainsi qu’un flacon à la poudre de nacre qui contient une perle noire véritable. The best !

Les masseurs et certains spa avaient aussi leurs étals.
J’ai craqué pour 30 minutes de massage de la tête, des épaules et du dos.
Super top ! surtout un vendredi après la charge de stress de la semaine et les séismes politiques de ces dernières 24 H !

Je me suis arrêtée longuement au stand des Rurutu et presque par hasard ! les porcelaines m'ont attirée. J’ai bavardé avec les mama et nous avons parlé de Gisèle.

Dans un seau des moa.

En fait ils sont pleins de Bernard l’ermite !
Voici un curieux qui ne voulait rien rater du spectacle.

Je n'avais jamais vu un Bernard d'aussi près ! Quel regard !
Celui ci a boudé !Nous avons bien rit et ça fait du bien !
Dimanche, les Bernard retrouveront l’océan de Rurutu.
Le rurutu me dit les avoir emmenés faire un petit tour à Papeete, car il aime beaucoup ces petits crustacés. Il leur donne des prénoms et connait leurs habitudes.
Quand je lui dit de les laisser dans le lagon de faa’a, il proteste et m’assure qu’il va les ramener chez eux à Rurutu, car il y a assez de nanards à Papeete ! (comprenez ce que vous voulez !)

Achetez du vrai monoï de Tahiti (labellisé) et débrouillez vous pour trouver le masseur ou la masseuse ! on en reparlera !

Demain samedi j'ai encore 2 salons au programme:
- le festival des îles Marquises à l'assemblée.
- le salon de l'aéromodélisme à Punaauia.

Quand je ne pars pas dans les îles, je rêve d'y repartir au plus vite.
Toujours une idée de voyage qui trotte ! Il y a trop d'îles en Polynésie !
Nana.

19 novembre 2009

Les stats du blog

Le cap des 5.000 visites a été passé le 11 juin 2009, celui des 10.000 le 11 septembre.
le 19 novembre, ce sont 20.000 visites qui s'affichent désormais au compteur.
Le blog en un an, c’est 261 articles et 810 commentaires.

Merci pour votre intérêt et vos encouragements.

Je ne suis pas une pro des blogs et parfois je rame pour transférer les photos.
(je n’ai pas compté le nombre de photos transférées, mais ça doit dépasser les 4000 !)
Mais je persiste et persévère pour vous faire partager de mon mieux ma vie en Polynésie.

Ma photo préférée, c'est Tetiaroa le 2 août 2009. Le must, la vraie carte postale vivante de Polynésie. Un vrai choc.


Les îles visitées :
la liste s'allonge

Archipel de la Société
Iles du Vent
- Tahiti
- Moorea
- Tetiaroa (août 09)
Iles sous le Vent
- Huahine (mai 09)
- Bora Bora (mai 09)
- Raiatea (octobre 2009)
Archipel des Tuamotu
- Rangiroa (mai 09)
- Tikehau (fin septembre 09)
Archipel des Marquises
- Nuku Hiva (fin mai 09)
Archipel des Australes
- Rurutu (novembre 09)

Elles sont toutes très belles. J’ai quand même une préférence pour les 3 dernières
Je voudrais les connaître toutes (68 îles habitées, mais certaines n’ont pas d’aéroport ni de pension , pas facile de s'y rendre !) La relation avec les iliens est plus importante que les paysages.

A bientôt pour d’autres découvertes polynésiennes.
Vous êtes toujours du voyage ?


MAURUURU ROA

18 novembre 2009

16 novembre 2009

Le golf de Moorea

L'été austral est là. Il fait très chaud.
Pourquoi ne pas aller à Moorea et prendre un forfait golf à l'hôtel Pearl Beach ? OK Arlette.

Je fais la résa à l'hôtel, Arlette réserve le "green fee" au golf.
Samedi 9h 15, le ferry quitte Papeete pour Moorea.
Nous faisons la traversée sur le pont du ferry.
En arrivant à la gare maritime, photo de la montagne percée (muna puta) de Mooréa.(en haut au milieu)La légende attribue ce trou à la pénétration d’une lance du dieu Hiro depuis l'ile de Raiatea. Très jolie légende.
Des trucks, bus et taxis, partent par l'est ou par l'ouest. Nous choisissons le truck.
Je fais une pause devant l'entrée.

L'hôtel est situé à proximité du golf et de l’aéroport.
Nous avons un magnifique bungalow pilotis très confortable.
De la terrasse du pilo, nous suivons les poissons qui se faufilent dans les pâtés de coraux en culture.
Très bel hôtel avec des prestations de grande qualité.

Du fare, vue sur la piscine de l’hôtel.

Après le déjeuner, c’est farniente et trempette dans la piscine et dans le jacusi en plein air.


Un grand badamier (amandier tropical) fait une belle ombre sur la piscine.

Nous ramassons quelques fruits du badamier (autera’a) et goûtons l’amande délicieuse cachée dans le fruit.
Nous pouvons aussi faire une petite balade en kayak sur le lagon.

Petite démonstration de cuisine "poisson cru au lait de coco" pour les touristes attentifs.

Ca donne faim !

A 17 h pile, Véronique, l’amie blogueuse de Moorea, vient nous chercher.
Quelle ponctualité, c'est rarissime à Tahiti.
Elle nous conduit en 4 x4 sur les hauts verdoyants, dans le fare de la famille Perin.
Le fare tout en bois est en pleine nature, protégé par de grandes montagnes.
Un très beau palmier du voyageur garde l'entrée.
Après la visite des lieux, un super dîner nous attend au bord de la piscine.
Une rencontre très sympathique, que je dois à nos 2 blogs, qui un jour se sont croisés !
Véronique nous reconduit à notre hôtel. La soirée est passé trop vite.

Nous préparons les tenues pour dimanche matin.
Le clapotis des vagues du lagon nous berce très vite.
Ca change des vagues fracassantes et bruyantes de Rurutu samedi dernier !

Debout aux aurores pour un petit-déj-brunch très copieux, digne de cette catégorie d’hôtel.
A 9 heures précises, le mini bus du golf "moorea green", vient nous chercher.
Ponctualité so british !

Ce golf de 18 trous est ouvert depuis 3 ans, et offre des vues magnifiques sur le lagon, et Tahiti en face. Il existe aussi un golf à Tahiti, celui de Papara.

Arlette, très pédagogue, m’explique les rudiments du golf.
Un professeur est aussi à disposition en permanence.
Il est conseillé de prendre des cours avant de commencer, pour éviter de faire de mauvais gestes et d'adopter des mauvaises postures.
Elle me parle aussi du savoir vivre du golf. J’écoute, j’enregistre .
Je ne vais pas vous remettre ici tout le vocabulaire du golf (voir les sites).
La liste est longue et je
n'ai appris qu'une infime partie.

Savez vous ce que veut dire le mot golf ? Christophe le mari de Véro nous a donné sa version : Gentemen Only, Ladies Forbidden. !
Pas mal trouvé ! Quel blagueur ce Christophe !

Le golf a pour origine un jeu ancien français appelé chole (ou kole) et éventuellement néerlandais ( kolf : bout de bois). Les sites diffèrent.
Le golf est un sport très sérieux et universel, mais qui a encore du mal à se populariser (coûts élevés).
Arlette me prévient que mon tee-shirt bleu à bretelles peut poser problème, l'idéal c'était un polo sans aucun décolleté ! Je n'ai pas de polo dans mon dressing !
Le maître des lieux ne me fera aucune observation cependant. Tenue correcte !

Petit échauffement sur le green du practice.

Placement des mains, position du corps..... Je suis attentive.
Pour aujourd’hui, je vais me contenter de faire "le cady" et de conduire la voiturette sur le car path, tout en regardant jouer Arlette.
Je note aussi les scores sur la feuille de parcours, je compte les points et j'enlève le piquet du trou lors du final .

Arlette m’explique la signification des différents, plots, piquets, qui jalonnent le parcours.
Je m’amuse à prendre en photo les petites pancartes vertes .
Ici c'est «réparer le trou de balle sur le green»

Et là c’est « SVP, ratissez le bac à sable ».

Eh oui il faut savoir manier le râteau sur un terrain de golf !

L’aéroport de Moorea est mitoyen du golf.

Je photographie les avions, petits et gros, qui passent au dessus de nos têtes et atterrissent dans un grand bruit de freins impressionnant.

Les trous 7 et 8 sont très près de la plage.

Même pas envie d’aller me baigner, malgré le soleil., trop concentrée sur le jeu.

Plusieurs plans d'eau augmentent les difficultés du parcours.

Arlette ne perdra qu’une seule balle dans l'eau, soit un petit point de pénalité. Pas mal ! mais peut faire mieux, me dit-elle.
Nous faisons les 9 premiers trous en 2 heures.

12 h, pause déjeuner au restaurant. (un article cuisine, vous décrira ce fin déjeuner à des prix très raisonnables) Spécialités françaises et cuisine locale. Nous avons de l'appétit.

13 h30, c’est reparti pour les 9 derniers trous.
Nous quittons le plat, les trous 11 à 16 grimpent et redescendent de la montagne.

Au trou n ° 13, nous avons une vue magnifique. Tahiti est en face.

Un parcours dans la montagne, parmi les arbres et les fleurs.
Les arbres fruitiers font la joie des golfeurs en période d'abondance (manguiers, jamelonniers, quenettier, avocatier, corosoliers, mandariniers, tamariniers etc ..... )
Là un mandarinier (pas encore mures dommage ! ).

Comme je suis petite au pied de ce tamarinier !

Il porte encore des fruits.

Un coq traverse le green.

La descente est rude au trou 16 !

Deux cocotiers sont sur le trajet de la balle ! pas évident à jouer !

Le voisin fait sécher sa lessive colorée

Nous le saluons.

Puis ce sont les 17 et 18 et la fin du parcours ! Déjà !
Au total, c’est plus de 5 kms à parcourir.
Mon genou, encore convalescent, était bien content de trouver la voiturette !

C'est vraiment un très beau parcours de golf.
Il paraîtra surement un jour dans la revue des 100 meilleurs golf du monde.

Ensuite c’est douche, petit café et re minibus (offert gracieusement par le Moorea golf) pour la gare maritime à 10 minutes du golf.
Je n’ai pas vu passer ce dimanche à Moorea. C’était top !
Il me tarde d’aller faire un parcours à celui de Papara désormais.
Nana