30 avril 2012
les bunchosias du marché de Fare à Huahine
29 avril 2012
Le 14 eme salon du tifaifai
26 avril 2012
Huahine, l'île sauvage des ISLV
Huahine ou " l'île mémoire" est située à 175 km au nord-ouest de Tahiti dans les Iles Sous le Vent. Elle est aussi appelée "l'île de la femme", car elle a toujours été gouvernée par des reines. Elle s’est appelée autrefois Tematatoerau, puis Matairea. qui signifie "brise joyeuse" ou "peu de vent". Le capitaine Cook la baptisa sous l’appellation "Hermosa", qui signifie "belle".23 avril 2012
La nouvelle gare maritime de Papeete
Vue de la mer :
21 avril 2012
Le Tifaifai : définition, origine
Le mot tifaifai a surpris les métropolitains qui me demandent des détails.
Tifa : verbe qui signifie joindre, assembler.
Introduit par les missionnaires protestants ou mormons au XIX, l’objectif était de combattre l’oisiveté et l’ennui des polynésiennes.
19 avril 2012
Le Tifaifai ou patchwork polynésien
Histoire, techniques, organisation sociale de ceux qui le produisent, tout ce qu’il faut savoir sur le tifaifai est dans ce livre.Le tifaifai, est composé soit de tissus géométriques, soit d'appliques essentiellement de fleurs, de fruits ou de feuilles.
Objets trésors, trésors cachés, sujets de passion, de désirs, de jalousies, mais aussi travaux opiniâtres, exposés, copiés, vendus, le tifaifai n'est pas seulement une couverture légère faite de deux épaisseurs de tissu de coton cousues à la main ou à la machine, mais une partie indissociable de l'art, du décor et de la vie polynésienne.
Le tifaifai d'aujourd'hui est un art métis, syncrétique, apporté par les femmes de missionnaires et apprivoisé par les Polynésiennes. Son introduction date d'environ 200 ans. Il est la version polynésienne d'un ouvrage nommé patchwork dans le monde.
Les tifaifai différent par leur partie supérieure. Pour le modèle "mosaïque", tifaifai pu en Polynésie ou encore 'iripiti, à Rurutu, elle est constituée de nombreux petits morceaux de tissu de couleurs différentes, coupés de manière géométrique, soigneusement et artistiquement cousus ensemble. Pour "l'appliqué" ou "l'applique", tifaifai pa'oti ou tifaifai tapiri, le ou les dessins généralement figuratifs, représentant surtout la flore, sont coupés dans un morceau de tissu d'une ou de plusieurs couleurs et cousus sur le drap uni d'une autre couleur.
Cet ouvrage sur le tifaifai est le premier qui aborde ce sujet de façon aussi approfondie et s'y consacre entièrement. Le tifaifai, fait partie du cœur de la culture polynésienne.
Les auteurs : Michèle de Chazeaux :
Professeur de lettres, productrice et animatrice d’émission de radio et de télévision pour Polynésie 1ère. Elle a interviewé pendant des années, pour la radio, les femmes et les hommes qui ont fait ce pays, explorant ainsi la mémoire collective de la Polynésie française. Ses relations avec le monde de l’artisanat polynésien ont permis cette étude du tifaifai et de ceux qui le produisent. Elle est à l’origine de la plupart des portraits d’artisans.Marie-Noëlle Frémy :
Historienne spécialiste d’histoire contemporaine, a associé enquête livresque et enquête de terrain auprès des institutions, des artisans et des passionnés du tifaifai. Elle a écrit une grande partie des textes. 18 avril 2012
Mareva, le urita'ata iti de Bora Bora
Ainsi Mareva est née à Bora Bora d’une maman née à Huahine. Elle est médecin à Paris. Elle m’a adressé ce mail qui raconte une histoire vécue. Son récit, présenté comme une tragédie théâtrale, est vraiment très bien écrit et je lui ai demandé l’autorisation de publier dans le blog. Ce qu’elle a accepté très vite. Voici son texte intégral. C’est une tragédie racinienne qui en respecte les 3 règles : unité de temps, unité de lieu et unité d’action (vieux souvenirs du lycée !) . Bravo à Mareva pour son courage et sa prose pleine de suspense. Ils sont fous ces taote (médecins) de Tahiti qui vivent à Paris ! Pas assez de soleil sans doute !
Ia ora na
Aujourd'hui, j'ai décidé de te faire sourire à travers une de mes mésaventures. Je n'ai pas ton talent de narratrice, mais je vais m'appliquer.
Pour commencer, je dois te dire, que je ne rate jamais une occasion de faire des c.. . Mon père m'avait surnommée: Urita'ata iti (petit singe) car j'adorais grimper aux arbres. A 58 ans, j'ai encore des comportements de gamine. Après un saut en parachute, une méharée (8 jours à dos de dromadaire) dans le grand sud marocain, un 14 Juillet inoubliable en Provence, un stage de conduite de F1 et bien d'autres encore, ma dernière bêtise en date, j'ai testé le saut à l'élastique, le sport le plus vertigineux après la pétanque !
Le BENJI, OU COMMENT S'ENVOYER EN L'AIR EN PUBLIC ?
Préambule : Pour Noël, mon frère m'a offert ce "cadeau empoisonné". Devant témoins, impossible de me défiler.
ACTE I
Scène 1. 7h. Je me réveille. Petite angoisse. A 14h je serai lâchée de 90 mètres de hauteur, avec seul ami à ce moment-là, un élastique accroché à mon petit 37 de pointure. Une pensée trotte dans ma tête: "Mais quelle idée à la c... de vouloir sauter!".
Scène 2. 12h. Lorsque nous arrivons sur les lieux de mon exécution, le pont est désert. Pause repas oblige. Tous les futurs sauteurs se restaurent. Comment arrivent-ils à manger? Moi, je ne peux rien avaler.
ACTE II.
Scène 1. 13h. Pesée avant le saut: chaque élastique correspond à une catégorie de poids.
Scène 2. 13h15. Heure de signer les décharges. Gloups! Ca rassure !!!
Scène 3. 14h. Les sauts commencent. Des sauts je n'ai rien vu. Juste entendu les hurlements résonner dans la vallée. De plus en plus rassurant !
J'avale difficilement ma salive. Plus le temps passe, plus je deviens verte et de moins en moins loquace. Adrénaline en ébullition. Je n'ose pas dire que je voudrais abandonner. De toute façon, je ne peux plus reculer.
Scène 4. Me voilà donc partie dans la file d'attente. 10 mn de macération en attendant mon tour, histoire de bien voir les autres douiller avant le saut.
Scène 5. On m'équipe de tout un tas de harnais; impossible de filer à l'anglaise; je suis entravée, prisonnière. Même David Copperfield n'arriverait pas à s'en sortir tout seul!
ACTE III.
Scène 1. C'est mon tour. Je me positionne sur la piste d'envol. Désormais ma vie est entre les mains d'un morceau de caoutchouc et elle "ne tient qu'à un fil". Dire qu'au départ la vie ne tient qu'à un bout de latex ! La boucle est bouclée ! Pour résumer: tout est la faute des hévéas !
3 moniteurs à mes côtés, 2 caméras, 1 photographe et des dizaines de badauds. Bref, le GRAND show !
Scène 2. Résignée dans l'attente d'une catastrophe éminente, je n'ose pas regarder en bas. Dernière vérification. Drôle de sensation. Je suis terrifiée, mais c'est trop bon. Dernières recommandations de l'instructeur et consignes de sécurité. Black out total : la sécurité, je n'en ai rien à f... en ce moment. Derniers conseils: "Jette-toi directement dans le vide, sans te poser de questions." (La bonne blague: si je m'étais posée des questions, je ne serais pas ici; si j'avais fait travailler MON neurone, je ne sauterais pas).
Je n'ai pas entendu la suite, parce que, à ce moment-là, je me demandais pourquoi j'ai toujours de telles idées et pourquoi j'aime faire des trucs stupides.
ACTE IV.
Scène 1. Petit regard en bas. Oh la la ! C'est quand même bien haut ! Pendant 1/2 seconde, le doute m'envahit, la peur face au vide me paralyse. Mais j'entends les gens hurler des encouragements et là...
Scène 2. ... je me lance. Grand plongeon vers des sensations inconnues, la tête à l'envers. Je vole. Enfin ... JE TOMBE !
Tout défile très, très vite. Décharge d'adrénaline puissance infinie. C'est sûr, je vais me croûter par terre, m'écrabouiller dans une mare de sang, rentrer chez moi en kit et finir dans la rubrique "Faits divers". Tous mes organes ont envie de se planquer au même endroit: dans ma gorge !. J'ai l'impression d'être sortie de mon corps.
Scène 3. Premier rebond. Ouf ! Je suis rassurée, le benji a résisté. Je savoure l'instant, quand soudain, une impulsion verticale me renvoie dans les airs comme une poupée de chiffon. Remontée violente et retombée tête la première pour un second saut. 1fois, 2 fois, 3 fois. Je ne suis plus qu'un yoyo, un pantin désarticulé. Tête en bas, pieds en l'air et mains battantes dans le vide. Oubliée la position de sécurité ! Ca bouge dans tout mon corps, mon cœur me joue des tours. Ultra kiffant ! Presque orgasmique!
Scène 4. Retour sur terre. Libération de mes sangles et remontée, d'une démarche un peu chancelante et déséquilibrée, des 90 m qui m'ont pris 7 secondes à descendre.
Conclusion : Expérience extrême que je ne recommencerai pas. "Never again" comme disent mes mo'otua.
En fait, je suis très moqueuse et la première victime de mes railleries, c'est moi-même. Donc, no limits ! No tapu. Araua'e. Hoara'a.
17 avril 2012
Images et visages d'Anaa
Quelques vues de la pension chez Joël et Romana.
Une collection impressionnante de colliers de coquillages est suspendue sur les murs et le plafond.
Lundi matin c’est le départ Le petit aérodrome s’anime.
16 avril 2012
Pierre Bellot à Tahiti
Intriguée je lis tout l’article. Je décide de parler de l’exploit de ce breton dans le blog.
Pierre Bellot est né en 1968 près de Paris et a passé sa vie en Bretagne. Né sans bras et avec une jambe atrophiée, il accumulera les défis physiques toute sa vie.
Le 2 juillet 1990, il a 22 ans et arrive à Tahiti en pleines manifestations du Tiurai (Heiva).
Son arrivée ne laisse pas indifférente la Polynésie. En effet il a fait le pari d’effectuer la traversée Moorea-Tahiti à la nage à l’aide de sa seule jambe valide.
On sait déjà que cet athlète handisport a déjà remporté 4 médailles d’or aux championnats de natation et effectué la traversée Lorient–l’ile de Groix. L’athlète s’entraîne une semaine, et notamment à Tetiaroa.
Le vendredi 13 juillet, la traversée a lieu entre la baie de Vaiare à Moorea et la passe de Papeete. Ce fut difficile, et durera 9h30 mais il a réussi.
Pierre Bellot vit depuis 2 ans à la Ciotat. Tahiti se souvient toujours de son grand défi en 1990.
15 avril 2012
Danse tahitienne
La nuit tombe sur le lagon et Moorea. La soirée va commencer.
Arlette, une amie tahitienne (chinoise), est venue me rejoindre et nous nous sommes régalées. Non par le buffet très classique mais très diversifié, mais par les tableaux très colorés du spectacle.
Voici quelques photos très cartes postales Tahiti certes, mais pleines d’ambiance et de joie de vivre. Il est très important que ces spectacles puissent rester pérennes dans les hôtels.
Les photos de fin de spectacle sont toujours les mêmes ! Pose avec les danseuses, puis avec les danseurs.
Belle soirée. Nana.


