Après une semaine consacrée principalement au travail, c’est toujours un soulagement quand arrive le week-end.
Samedi soir (mahana ma'a po), Nadine avait prévu un barbecue avec des amis tahitiens dans son fare dans les hauts de Papeete.
Les tane se sont occupés de tout et toutes les deux nous avons papoté. Avant les grillades -côtelettes de mouton et ribs (travers de porc)- bien sûr du poisson cru au lait de coco.
Ils ont tout fait même la vaisselle !
Dimanche, (tapati), c’est le tour des vahine de préparer le déjeuner. Ah bon ? les tane sont fiu !
Bon d’accord, je consens à me mettre en cuisine, pour une fois !
Recette bretonne oblige !
Alors je cuisine des coquilles saint Jacques aux queues de langoustines que j’avais au congélo, dans une nage de crème (d’Isigny).
Nadine n’a pas de micro-ondes !
La décongélation se fait au soleil sur le barbecue de la vielle, pendant l'apéro.

C’est une première car j’avais renoncé à la cuisine depuis deux ans.
Les tane ont l’estomac dans les talons et surveillent nos préparations avec intérêt.

Les noix et les langoustines sont ensuite revenues à la poêle, dans une grosse noix de beurre demi sel.
Bien sur faut saler et avec du sel
(miti papa'a) de
Guérande, c’est mieux !

Très généreuse aussi avec la crème fraîche épaisse, incorporée en dernier.
Le tout aromatisé d’un filet de muscadet. Nadine en a, cela tombe bien .
A parahi mai ! Ua po'ia roa vau . Tama'a maita'i.(Asseyez vous, j'ai très faim, bon appétit)

Ravie d’avoir retrouvé mes savoir-faire culinaires. Les tane se sont régalés.
Après cette entrée bretonne, arrive le plat de
Paru.
(poisson du large de la famille des vivaneaux)Les deux compères l’ont pêché à Fakarava la semaine dernière.
Alors là c’est du top. Vraiment le meilleur des poissons que j’ai dégusté au fenua.
Très proche du bar de ligne par la texture et le goût.
Pour le manger à la polynésienne, faut manger la peau et sucer les arêtes, imposent les tane !
J’ai donc mangé la peau du paru. Nadine s’est débiné.
Jamais trouvé du
paru sur les cartes des restos.
Les tane ont mangé aussi leur traditionnel
fafaru avec du lait de coco fermenté.
Nadine et moi nous nous sommes éloignées d'un mètre, repoussées par l’odeur pestilentielle de ce poisson fermenté.
Jamais nous n’arriverons à manger ce
fafaru polynésien.Faut vraiment y être habitué depuis l’enfance !
Nous terminons ce déjeuner par une coupe de fruits frais
(fraise, banane, ananas), et un petit café avec un soupçon de lait de coco.
Avec Nadine, nous cogitons notre programme de voyage dans les îles pour les prochains mois, avant de nous mettre à la plonge. trop tard, elle est faite !
Mauruuru. Ce déjeuner fut un beau mariage de la cuisine bretonne et tahitienne in situ .
Ce fut un beau week-end ensoleillé, sous le signe de l'amitié.
Nana