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2 avril 2012

Sept desserts pour un café, c'est à Papeete

La mode culinaire est au café gourmand dans les restaurants depuis quelques années. La plupart du temps, trois coupelles avec crème brûlée, mouse chocolat et mini tarte, sont présentes avec deux petits doigts de café. Quand ce n‘est pas, juste trois macarons ! Le tout chiffrant de 5 à 7 € en métropole et de 1000 à 1400 CFP à Tahiti (soit 8 à 12 €).
Samedi, après ma matinée mensuelle du tour des librairies de Papeete, je déjeune au Sully. Excellent resto, façon bistrot parisien ou bouchon lyonnais, que Jean Galopin, le célèbre cuisinier de Tahiti, a ouvert auprès du marché. Il lui a donné ce nom en évocation de Sully sur Loire, sa ville de naissance.
C’est parfait comme d’habitude, le repas, le verre de chablis, le service, la climatisation. J’avais besoin de ce moment de fraicheur et de dégustation dans le calme. Je décide de tester le café gourmand et quelle surprise !

7 petits desserts délicieux avec un café parfumé, qui fait plus qu’un doigt dans une tassette de dinette comme le plus souvent !
J’ai fait honneur à ce dessert copieux et subtile. A l'avenir, en cas de petite faim, je ne commanderais que le dessert ! Le prix est aussi doux que le contenu. Quel bonheur ! Voilà un café gourmand qui mérite enfin son nom !
Au passage, voici trois de mes meilleures adresses en ville, où je me rends régulièrement pour, en plus de faire un bon déjeuner, apprécier un moment de calme et de bonheur gastronomique.
Le Sully, rue Maréchal Foch, La corbeille d’eau, bd Pomare, front de mer quartier Paofai et l'o à la bouche, passage Cardella.
Tamaa Maitai

22 mars 2012

Le Kaveu, crabe des cocotiers de Takapoto

Dimanche, Sylvie me demande si j’ai déjà mangé du Kaveu, le crabe des cocotiers. Non, pas eu l’occasion. Elle m’emmène dans la cour et soulève une planche, découvrant ainsi deux bidons bleus en plastique (des futs de noni). Au fond du bidon, un gros crabe bleu dort dans les bourres de coco. Elle me dit: "voilà ton dîner de ce soir, j’en ai deux donc un chacune car Tutu (son mari)préfère du poisson".
Ce dimanche, Sylvie me fait faire le tour de l’île. Nous reparlerons de son "élevage" des kaveu. Elle les ramasse dans la cocoteraie et les nourrit de coco jusqu’à 2 mois maximum pour qu’ils aient une belle panse bien pleine (après ils doivent faire leur mue). Elle leur donne de l’eau de citerne à boire. Le crabe décortique les demi-noix qu’elle lui donne à manger, et défait même la bourre. Les habitants raffolent de ce crabe qui se vend environ 1000 F pièce ici et 5000 F au marché de Papeete. A 17 h elle a préparé une grande marmite d’eau bouillante et y plonge les 2 condamnés.
Un petit aioli à la mode Paumotu relève le plat. Elle me laisse me régaler avec les pinces pendant qu’elle déguste la queue qui en fait, est l’estomac du crabe et ne contient pas de chair blanche, mais de la crème marron jaune. (qui peut être congelée pour faire une mousse de foie gras de crabe ! à tartiner).
Ce crabe est délicieusement parfumé au coco et je comprends mieux le prix de ce mets de choix, augmenté par sa rareté.
Découvrons l’animal : Le crabe de cocotier (Birgus latro) est le plus grand arthropode terrestre. De la famille des Bernard l'ermite, il est connu pour sa capacité à casser des noix de coco grâce à ses fortes pinces, pour en manger le contenu. Ce crabe a un développement complexe associé à de singulières caractéristiques morphologiques. Son odorat est très performant et il a développé diverses stratégies pour préserver l'eau qui est indispensable à sa respiration. L'adulte pèse jusqu'à 4 Kg, sa longueur allant jusqu'à 40 cm à 1 mètre (envergure d'une patte à l'autre). Le mâle est généralement plus grand que la femelle. Le corps du crabe de cocotier se compose d'une partie antérieure (céphalothorax) munie de 10 pattes et d'un abdomen. La paire la plus antérieure est munie de grosses pinces qu'il utilise pour casser les noix de coco ou soulever des objets (jusqu'à 28 kg). Ces crustacés peuvent gravir les arbres jusqu'à une hauteur de 6 m. Les yeux du crabe de cocotier sont rouges et la couleur de son corps varie d'un bleu violet à un rouge orangé suivant son habitat
Les crabes de cocotier sont assez craintifs. Ils sont très sensibles à la présence d'un observateur. En temps normal, ils se déplacent doucement en émettant des claquements, mais, s'ils sont en état d'alerte, ils sont très vifs. Bien qu'ils ne soient pas très combattants, ils se battent parfois entre eux. Ils utilisent alors leurs puissantes pinces et peuvent battre en retraite en cas de supériorité de leur adversaire.
Le crabe de cocotier s'alimente généralement la nuit, par temps gris ou dans des endroits ombragés.Son régime alimentaire se compose de fruits, entre autres les noix de coco, les fruits des pandanus ou encore, en captivité, des papayes ou des bananes. Toutefois, il mange presque n'importe quoi d'origine organique, de la végétation, des œufs de tortues, des cadavres d'animaux en putréfaction (rats, poissons…). Des cas de cannibalisme ont même été observés en cas de manque de nourriture. Les crabes de cocotier vont occasionnellement voler de la nourriture dans les habitations et la transportent dans leur tanière.
Les crabes de cocotier s'accouplent fréquemment et rapidement sur la terre ferme de mai à septembre, et plus particulièrement en juillet et août. Le mâle et la femelle se battent, puis le mâle retourne la femelle sur le dos pour l'accouplement. Peu après, la femelle pond et colle ses œufs dans le bas de son abdomen ; elle les transporte ainsi pendant environ un mois. Les nombre d'œufs varie de 50 000 à 150 000. Au moment de leur éclosion, habituellement en octobre ou en novembre, la femelle lâche les œufs dans la mer à marée haute. Les larves qui se forment, appelées zoés, flottent dans la mer pendant 3 à 4 semaines et constituent la nourriture de multiples prédateurs. Ensuite, elles passent au stade de
glaucothoés, pour une durée également de 3 à 4 semaines, pendant laquelle elles visitent de temps en temps la terre ferme en se protégeant avec des coquilles suffisamment petites. Ils changent de coquille durant leur croissance, mais peuvent aussi utiliser des fragments de noix de coco. Le jeune spécimen muant 3 fois dans sa première année, il change 4 fois de coquille. Dès que les juvéniles sont grands (vers 1 an), leur carapace se durcit. Ils vivent alors entre l'océan et la falaise.
Passé l'âge de 3 ans, ils abandonnent l'océan et perdent la capacité de respirer dans l'eau. Ils atteignent le stade d'adulte et leur maturité sexuelle vers 5 ans[
Pour se protéger du soleil et des prédateurs, les crabes s'aménagent alors des terriers dans des roches calcaires ou encore des noix de coco ou de palmes.. Ils ne muent dès lors plus qu'une fois par an dans une chambre de mue
(trou de 50 cm de profondeur et à 1m de l'entrée du terrier).
L'espérance de vie d'un crabe de cocotier adulte est d'environ 30 ans.
Les crabes de cocotier vivent habituellement dans des tanières ou des fentes rocheuses, mais principalement, ils se creusent leurs propres tanières dans le sable ou un terrain meuble dans les zones forestières et dans les zones sableuses où il y a des cocotiers. Durant le jour, l'animal reste caché dans son abri, soit pour se protéger des prédateurs, soit pour diminuer la perte d'eau due à la chaleur.
Les adultes vivent principalement à l'intérieur des terres (jusqu'à 6 km de la mer environ). Seuls les jeunes spécimens séjournent près des récifs ou des lagons.
Un grand merci à Sylvie de la pension Hereatea de m’avoir permis cette découverte culinaire spéciale paumotu.

16 novembre 2011

Le gateau au lait de coco d'Annick

Ingrédients :
- 3 cocos
- 2 c à s de levure
- 4 œufs
- 5 c à s de sucre en poudre
- 1 kg de farine

Préparation :
Il faut trouver 3 beaux cocos et un tane pour les râper ! Ici c'est Paul qui s'y colle ! - râper les 3 cocos pour en extraire la pulpe blanche. - dans un torchon, récupérer le lait de coco
- mettre la levure dans le lait de coco
- laisser prendre 15 minutes
- rajouter œufs, sucre, farine - bien pétrir le tout, sans faire de grimaces !
- laisser monter
- pétrir des petits pains individuels
- cuire à four chaud 30 minutes.Avec un drink Tahiti c'est super à l'apéro ! Bon appétit .

Le nou nou de Fakahina : gateau de coco germé

Ingrédients :- 8 cocos germés,- 50 g de sucre en poudre,- 200 g de farine
Facultatif :- lait de coco vanillé ,- 1 c à soupe de rhum
Préparation :
- Il faut trouver, un tane, une cocoteraie et 8 cocos germés. C'est le tane qui ouvre les cocos ! C’est le plus difficile, après c’est simple
- Écrasez les cocos germés au pilon - Ajoutez le sucre et la farine - Pétrissez et formez de belles boules ou des petits pains, - Enveloppez les boules dans 2 lianes de coco - Faire cuire à four chaud 45 minutes On peut déguster en tartine (avec confiture, beurre…) ou en morceaux trempés dans du lait de coco aromatisé. Ce n’est pas du pain mais du gâteau !!! J'en ai mangé tous les matins. J'en ai ramené 4 dans mon sac, tout chauds de lundi matin, jour du départ. Les collègues de bureau ont raffolé et j'en ai manqué pour tous les amis (es).
PS : cette recette a été publiée dans le journal "la Dépêche du dimanche" le 4 décembre 2011 . (les textes en italique et en marron, ne sont pas repris dans l'article).

28 octobre 2011

Le potiron n'est pas une citrouille .

Le potiron est originaire des régions tropicales d’Amérique du Sud. Il ne faut pas le confondre avec les citrouilles qui sont une espèce différente. Tous les deux sont des cucurbitacées, donc des courges.
Le potiron est plus ou moins aplati, sa couleur va d’un orange orangeâtre au vert foncé. La chère moins filandreuse est plus sucrée et savoureuse.

Le potiron s'est implanté en Europe dès le XVIème siècle, il était souvent utilisé dans la confection de gourdes ou encore de récipients et d'ustensiles de cuisine (bol, louche). Ce recyclage pratique en faisait par conséquent un aliment très recherché.
En France, le potiron se cultive principalement dans le sud (le sud-est) et se récolte chaque année d'octobre à décembre. On recense plusieurs centaines d'exploitations dans l'hexagone, pour une superficie totale de près de 4 000 hectares. En guise de comparaison, ceci équivaut tout de même à la moitié des terres consacrées à la culture de la tomate, soit plus de 8 000 hectares. Les deux variétés de potiron les plus consommées en France sont le Jaune Gros de Paris et le Rouge Vif d'Etampes.


Egalement très présent en cuisine, le Potimarron, ou Potiron doux d'Hokkaido, possède une chair plus crémeuse, dont le goût sucré évoque la saveur du marron, comme son nom l'indique.
Les potirons se consomment murs et cuits. Ils sont légers en calories et renferment des micro nutriments. On peut les préparer en soupe, gratin, purée, tarte, confiture, voire glace et jus.
Composé presque exclusivement d'eau (plus de 92 %), le potiron n'est, par conséquent, ni très énergétique, ni très calorique (20 kcal pour 100 g), mais s'avère par contre très efficace dans la prévention de calculs rénaux.
Riche en B carotène sa densité nutritionnelle est élevée il peut être consommé dans le cadre de la prévention des cancers et des maladies cardio-vasculaires.
Riche en potassium (323 mg pour 100 g), il est excellent pour la régulation de la pression artérielle et la transmission de l'influx nerveux au cerveau, ce qui en fait un allié idéal contre l'hypertension. De par sa faible teneur en sodium, il convient parfaitement aux régimes sans sel, sa consommation participant, entre autres, à un bon fonctionnement intestinal et à la diminution du risque de certains cancers.
Par ailleurs, grâce une chair riche en vitamine A, le potiron bénéficie en plus de propriétés anti-oxydantes reconnues. Il suffit en effet d'un portion de 200 g pour couvrir l'ensemble des besoins quotidiens de l'homme en vitamine A.
A noter que la consommation de graines de potiron, dont on tire par ailleurs une huile riche en acide gras non saturés, est particulièrement conseillée dans la lutte contre le cholestérol. Il peut se conserver 6 mois dans un endroit frais et sec.

Mangez du potiron !

Le Poe de Potiron au lait de coco

Ingrédients (pour 6 personnes) :
- 1 kg de potiron- 250 g de sucre- farine de manioc ou amidon - rhum- lait de coco (non sucré)- gousse de vanille -
- Peler le potiron, vider les graines et l'intérieur filandreux.
- Le découper grossièrement en morceaux et le faire cuire dans l'eau environ 15 mn avec une gousse de vanille.

- Vider l'excédent d'eau et écraser grossièrement.
- Incorporer énergiquement environ 4 cuillères à soupe de farine de manioc, ou d’amidon.

- Ajouter le sucre et 1 à 2 cuillères à soupe de rhum.

- Beurrer un plat à gratin et étaler la préparation sur environ 2 cm d'épaisseur.

- Faire cuire 45 mn (thermostat chaud).

Servir tiède ou froid, directement dans le plat ou découpé en cubes, et arroser de lait de coco au moment de servir.

Voici celui que j'ai dégusté ce vendredi, rue du commerce à Papeete.

C'est délicieux. On peut remplacer le manioc ou l'amidon par de la gelatine ou de la pectine à confitures.

Essayez et dites moi.

7 janvier 2011

Cuisine locale à Moorea.

Nous ferons des picnic sur la plage pour nos trois déjeuners à Moorea.

Pour les deux diners, tout a été prévu avec soin. Il ne manque rien .
Le menu de ce samedi soir 1 janvier est le suivant :
- Langoustes mayonnaise
- Poisson cru au lait de coco
- Punu pua’atoro au lait de coco, aux petits pois et avec uru grillé.
Pour les langoustes c’est facile, il suffit de les ouvrir en deux et de sortir le pot de mayo du frigo !
Elles étaient succulentes.
Pour le reste il y a partage des tâches. Fabi s’occupe du poisson cru et du punu pua’atoro.
Marc de la cuisson du uru.
Le uru est énorme.
Marc voulait le cuire au barbecue, mais cela va prendre trop de temps, alors il le cuit sur la gazinière du 2 eme fare .
(Notez au passage la grandeur de la cuisine de mon fare ! vraiment top la pension de Mark ).
Il fait la navette entre les deux fare . Le uru cuit peinard.

La cuisson prendra 40 minutes environ.
Marc a préparé tout son matériel végétal.
Une feuille de bananier pour poser le uru chaud, une fourche en bambou pour le retourner sur le feu.
C'est en effet conseillé de cuire au barbecue, car, qui a nettoyé la gazinière dimanche matin ?
(j'avais la même en Bretagne, et cela fait plus de deux ans que je n'avais pas nettoyé une gazinière !)

Lorsque le uru est cuit, il prend deux feuilles de purau, très isolantes et commence l’écorçage du gros ballon bien noirci et tout chaud.
La croûte s’enlève facilement car il est cuit à point.
Ensuite, il l’ouvre en deux et enlève la partie graineuse du centre du fruit avec une cuillere.
Il le découpe en morceaux et le maintient au chaud. (à ce stade en rajoutant du lait, on peut faire une délicieuse purée de uru).

Pendant la cuisson du uru, Fabi s’active avec le poisson cru.
Elle a tout préparé en barquettes, thon en petits dés, carottes râpées, concombre, tomates.
Elle presse le coco râpé dans un linge, pour obtenir du lait.
Pas question d'utiliser des boites de lait du commerce !
Une fois tous les ingrédients mélangés dans le saladier, elle rajoute le jus de quelques citrons verts.
Ensuite elle verse délicatement le lait de coco avec l'aide de Marc.
Il faut touiller avec les mains, c’est plus rapide !
Elle avait aussi préparé le punu pua’atoro auparavant.
Elle a fait revenir de gros oignons en lamelles dans l’huile.
Quand ils sont bien confits, elle rajoute le contenu de deux boites de corned beef, appellé ici le punu pua’atoro.
Aussi appellé singe en boîte et cela donne................... cette gamelle odorante.
Bien mélangé aux oignons confits, arrosé de lait de coco c’est délicieux.
Je n'avais jamais goûté avant.
Je me souviens que mon père aimait les omelettes au corned beef, mais c'est un si lointain souvenir.
On peut aussi le manger froid, ou chaud avec de la sauce huîtres, ou de la sauce tomate.
Chacun a sa recette personnelle ici.
Cette viande en boite est beaucoup consommée dans les iles.
Les boites peuvent se garder des années.
J’en ai acheté deux qui sont marquées "à consommer avant fin novembre 2015".
(Punu = boite de conserve, pua'atoro = vache ou boeuf)
Cela me laisse 5 ans pour décider de la recette !
Après les langoustes et le champagne, tous les autres plats sont servis en même temps, à la mode polynésienne.
Ainsi Marc se compose son assiette polynésienne avec uru, poisson cru, punu pua’atoro.
Il a rajouté des petits pois, des oignons crus et arrosé le tout de lait de coco. Il va se régaler !
Pour le dessert, Fabi avait apporté de délicieuses cerises (du Chili) et des fruits de la passion de son jardin.
Voilà un dîner bien local pour un 1er janvier à Moorea . L'année commence bien !
Un très très bon vin rouge (bordeaux) s’impose pour accompagner le tout.

Aita pe'a pe'a, (pas de problème), les voitures ne bougent pas du parking, attention quand même aux cocotiers, en rejoignant le fare voisin, car la nuit est bien noire et nous un peu gris !
Je dédicace cet article à mes amis Fabi et Marc du Cigalon, ainsi qu'à leurs deux enfants étudiants en métropole, qui pour les fêtes de fin d'année, étaient si loin de leurs chers parents.

16 décembre 2010

Pas d'huitres de Nouvelle Zélande à Tahiti pour les fêtes

L’importation d'huîtres vivantes entières de la Nouvelle Zélande en Polynésie Française est suspendue depuis le 11 novembre 2010.

Une interdiction due aux fortes mortalités sur les huîtres creuses appelées "Crassostrea gigas". Seules les huîtres partiellement écoquillées ou totalement écoquillées, peuvent continuer à être importées.

Cette mesure est destinée à protéger les huîtres perlières, les bénitiers et autres mollusques bivalves de Polynésie française.

Cette mortalité est attribuée à un herpès-virus OsHV1 qui se multiplie dans les tissus de l’huître tant qu’elle reste vivante. Il résiste également à la congélation. Ce virus n’a jamais été isolé en Polynésie française jusqu’à présent.

A noter, le virus OsHV1 ne se transmet pas aux être humains, il s'agit d'une maladie animale uniquement.

Il ne faut pas tremper les huîtres dans le lagon et ne pas jeter les coquilles d’huîtres ou restes d’huîtres à la mer.

Ainsi que tous les produits de mer importés (coquillages et crustacés), car ils peuvent véhiculer de nombreux germes dangereux pour les animaux marins locaux qui n’existent pas en Polynésie française, même s’ils ont été autorisés pour la consommation humaine.


Cette nouvelle va bouleverser les menus des fêtes à Tahiti.

Cela ne me dérange pas trop, car je n'achète que des huîtres françaises, et notamment celles du Finistère : les huîtres de Prat Ar Coum.


Plus chères, mais plus iodées que les néo-zélandaises.

Quant à acheter une huître ouverte, donc morte et ou congelée, il n'en est pas question !

Pour vous donner une idée de recette, voici un lien pour des huîtres gratinées au camembert d'Isigny.

Ta maa Maitai.

12 octobre 2010

La recette des rochers coco

Voici une recette vraiment très simple à faire, le mercredi après midi pour le goûter par exemple.


Il faut : 200 gr de sucre, 200 gr de coco râpé, 2 jaunes d’œufs, 5g grammes de vanille en poudre, 50 gr de farine, 10 g de rhum (facultatif).
Préparation : tout mélanger dans un grand saladier, faire des petits rochers avec une cuiller à soupe, et disposer sur une plaque.
Cuisson : à 170 °, 15 minutes environ. surveiller la cuisson, cela va assez vite. On peut aussi cuire au micro-ondes.

Laisser refroidir, dégustez .
Les plus
: saupoudrer de sucre glace ou mettre un peu de chocolat chaud sur le sommet du rocher.
Variante : ne mettre qu’un seul jaune et ajouter 2 zestes d’oranges râpées. C'est cette version que je préfère.
Cette recette était distribuée samedi dernier à la foire agricole de Faa’a et réalisée par les enfants dans les stands réservés à l'art culinaire.
J'ai goûté, c'est délicieux mais pas encore réalisé.
Ta maa maitai

4 octobre 2010

Le Maa Tahiti à la foire

11 h 30. C’est l’heure de l’apéro local (gratuit) avec un punch mangue au grand chapiteau.

Manuia veut dire " à la votre" ou "yermat" en breton.
Ici c'est une marque de punch local.

Pas encore vu les copines, elles ont sans doute eu peur de la pluie qui s’est remise à tomber. Tant pis pour elles. A la votre les filles . Qu’importe, d’ailleurs le vini est resté dans la Pistache.
J’apprécie de découvrir seule, à mon rythme, pour mieux partager ensuite.

Les baraques proposent le traditionnel Maa Tahiti.

L’année dernière tous ces mots me paraissaient être de l’hébreu.
Aujourd’hui je les comprends tous sans rien demander.
Ils me sont devenus familiers.

Puaa eu : du porc cuit au four (tahitien en principe)
Moa fafa : du poulet aux épinards (feuilles de taro)
Poe meia : pâte de bananes cuite au lait de coco
Poe mautini : pâte de potiron cuite au lait de coco
Fafaru : poisson fermenté (l'horreur ! )
Iaota : poisson cru au lait de coco
Mitihue : pulpe de coco fermentée ( pas trop à mon goût, cette cousine du fafaru !)
Pape : eau

Je cale sur Papetiaari : ? ? ? ? De l'eau sans doute mais encore ?

Le tout constitue la grosse assiette de Maa Tahiti, et c’est 1500 CFP (13 €) le tout

Je ne déjeunerais pas sur la foire, mais je vais y revenir y passer l’après-midi, car j’ai encore tant de choses à voir et à revoir. Je n'ai pas tout vu au stand des horticulteurs.
Je rentre à Diva Nui, laver vite fait ma Pistache de twingo, pleine de boue, et aussi changer de savates toutes crottées. Les charmes de Tahiti sous la pluie .

Ta maa maitai ou kai kai ,

A suivre.

31 août 2010

Un dimanche à Tahiti

Après une semaine consacrée principalement au travail, c’est toujours un soulagement quand arrive le week-end.
Samedi soir (mahana ma'a po), Nadine avait prévu un barbecue avec des amis tahitiens dans son fare dans les hauts de Papeete.
Les tane se sont occupés de tout et toutes les deux nous avons papoté. Avant les grillades -côtelettes de mouton et ribs (travers de porc)- bien sûr du poisson cru au lait de coco.
Ils ont tout fait même la vaisselle !
Dimanche, (tapati), c’est le tour des vahine de préparer le déjeuner. Ah bon ? les tane sont fiu !
Bon d’accord, je consens à me mettre en cuisine, pour une fois !
Recette bretonne oblige !
Alors je cuisine des coquilles saint Jacques aux queues de langoustines que j’avais au congélo, dans une nage de crème (d’Isigny).
Nadine n’a pas de micro-ondes !
La décongélation se fait au soleil sur le barbecue de la vielle, pendant l'apéro.

C’est une première car j’avais renoncé à la cuisine depuis deux ans.
Les tane ont l’estomac dans les talons et surveillent nos préparations avec intérêt.

Les noix et les langoustines sont ensuite revenues à la poêle, dans une grosse noix de beurre demi sel.
Bien sur faut saler et avec du sel (miti papa'a) de Guérande, c’est mieux !

Très généreuse aussi avec la crème fraîche épaisse, incorporée en dernier.
Le tout aromatisé d’un filet de muscadet. Nadine en a, cela tombe bien .

A parahi mai ! Ua po'ia roa vau . Tama'a maita'i.

(Asseyez vous, j'ai très faim, bon appétit)


Ravie d’avoir retrouvé mes savoir-faire culinaires. Les tane se sont régalés.
Après cette entrée bretonne, arrive le plat de Paru. (poisson du large de la famille des vivaneaux)
Les deux compères l’ont pêché à Fakarava la semaine dernière.
Alors là c’est du top. Vraiment le meilleur des poissons que j’ai dégusté au fenua.
Très proche du bar de ligne par la texture et le goût.
Pour le manger à la polynésienne, faut manger la peau et sucer les arêtes, imposent les tane !
J’ai donc mangé la peau du paru. Nadine s’est débiné.
Jamais trouvé du paru sur les cartes des restos.
Les tane ont mangé aussi leur traditionnel fafaru avec du lait de coco fermenté.
Nadine et moi nous nous sommes éloignées d'un mètre, repoussées par l’odeur pestilentielle de ce poisson fermenté.
Jamais nous n’arriverons à manger ce fafaru polynésien.
Faut vraiment y être habitué depuis l’enfance !
Nous terminons ce déjeuner par une coupe de fruits frais (fraise, banane, ananas), et un petit café avec un soupçon de lait de coco.
Avec Nadine, nous cogitons notre programme de voyage dans les îles pour les prochains mois, avant de nous mettre à la plonge. trop tard, elle est faite ! Mauruuru.
Ce déjeuner fut un beau mariage de la cuisine bretonne et tahitienne in situ .
Ce fut un beau week-end ensoleillé, sous le signe de l'amitié.
Nana