30 juin 2010

Konao le chien jardinier de Vaiama village

Comme dans tous les atolls des Tuamotu, le coprah constitue une source de revenus non négligeable.
A la pension Vaiama, c’est Nani qui se charge de ce travail.
Ce matin, elle se met l’ouvrage après son travail à la pension.

Les noix sont ouvertes, vidées, mises en sac et vendues à l’huilerie de Tahiti.
Les enveloppes sont destinées au compostage ou au feu.

Konao
(caillou, en langue paumotu) est le chien jaune de la pension Vaiama.
Avec l’autre chien noir, ils se sont répartis la surveillance des fare.
Ainsi les 2 premières nuits, j'étais dans le fare dévolu au chien noir.
J'ai changé de fare dimanche et j'étais dans le pré carré de Konao.
Etant seule à la pension ce week-end, le chien noir se trouvant désœuvré, ils ont fait équipe et ont dormi tous les deux à ma porte les 2 autres nuits.
Chaque jour, ils ont suivi tous mes mouvements et déplacements avec grande discrétion, toujours à quelques mètres, jamais très loin, sans jamais m'importuner.

Konao n’est pas très loin de Nani et je le vois porter une noix. Intriguée je le suis, appareil photo en main bien sûr!

A l’endroit choisi par lui, il gratte le sol,

place le coco dans le bon sens et recouvre de sable sa plantation.

Je suis ébahie!
Au passage, admirez ces bleus du lagon et du ciel de Fakarava.

Dalhia et Nani me disent qu’il a l’habitude d’agir ainsi et que les cocos plantés par Konao poussent très bien.
Quand il voit Nani installée au coprah, il file chez la voisine (une cousine) et lui pique ses noix déjà en tas, pour les rapporter sur le tas de Nani.
Nani le gronde, mais il n’y a rien à faire, il continue, ou bien il va les planter plus loin.
C’est extraordinaire comment ce chien veut se rendre utile et a tout compris.

Je lui donne une noix. Il la porte quelques mètres,

puis l’abandonne au profit d’une plus belle choisie par lui, qu’il s’empresse d’aller enterrer en bord de plage, toujours dans des bons endroits.

En plus il sait sélectionner les bons cocos, ceux qui à coup sur, vont germer ! moi non !

Jean Jacques, qui est en train de bricoler le moteur de sa voiture, me dit qu’il va lui apprendre bientôt à ramasser les feuilles mortes et les palmes de coco.
Mais avec regret, il ne pourra pas lui expliquer la mécanique, ni lui apporter une Hinano bien fraîche. Ah dommage !
Je suis à la trace Konao, qui poursuit son manège avec calme et sérénité.
Il ne daigne même pas regarder sur le lagon le super bateau qui passe en silence !

(photo non retouchée, promis juré ! )

A la pension Vaiama les deux chiens ont toute leur place dans l’accueil des visiteurs.
Leurs maîtres leur accordent une très grande attention en plus d’une belle affection.
Je vis au rythme de la pension, et c'est un bonheur de prendre du temps et d'en découvrir toute la quotidienneté .
Je me souviendrais de Koanao le chien planteur de cocotier et je reviendrais à Fakarava une 3ème fois pour revoir ses plantations .
A suivre.

28 juin 2010

Le marae Tainoka à Fakarava Nord

Ce marae se trouve au lieu dit Hotu Nui (grand lieu ou grande terre).
Un endroit de paradis sur terre .

Il était dédié au roi Tahiri Vairau.

C’était un grand guerrier qui possédait un pouvoir divin grâce à la ceinture rouge du Dieu Atea. Son marae se nommait Tainoka qui veut dire "attirant".

Il protégeait la passe de Garuae.

Il existe de nombreux marae à Fakarava, mais aucun n’est vraiment restauré.
A proximité, se trouvent les fumoirs à biches de mer (rori).

Ce sont les boudins, limaces mollassons, qui sont dans le lagon.
Dalhia me dit que c’est excellent !
Pas vraiment envie de tester, mais qui sait un jour peut-être ?
A la passe, Dalhia ramasse des kilos de coraux rouges pour compléter le pavage à la pension.

Pendant ce temps je me baigne dans un lagon délicieusement bleu mais un peu frisquet !
Nous ramasserons aussi de jolies porcelaines.
Dalhia me donne le nom de tous les arbustes qui poussent dans ce vaste endroit. Je vous en parlerais dans un prochain article.

Nous déjeunons d’un sandwich tard dans l’après midi.
Nani s’entraîne au vaaa sur le lagon calme.
.Je traîne nonchalamment sur les plages désertes de sable fin et poursuis ma cueillette des porcelaines.
J'affectionne très particulièrement les porcelaines. Je vous en donnerais un jour la raison.
Ma mésaventure du vendredi est déjà oubliée.
Le soleil ne tarde pas à se faire la belle.
Une féérie de mauves et de rose me laisse songeuse devant tant de beautés.

La pleine lune est bien là.

Mauvaise période pour la pêche.

Cette redécouverte de Fakarava m’enchante. Toutes les îles méritent un retour.

J’aime ce bel atoll de Fakarava et les bleus incomparables de son lagon.
A suivre.

27 juin 2010

Les trois phares de Fakarava

Samedi matin 26 juin 2010, je retrouve les bleus de Fakarava à la pension Vaiama village.

Les cocotiers, les plages de sable fin.

Dalhia me conduit à Rotoava,où nous faisons quelques achats à l’épicerie.

Puis nous filons vers l’extrême pointe Nord, au bord de la passe Garuae.
Nous empruntons la route (la piste) côté océan.

Endroit inhabité, nous roulons au travers d’une végétation luxuriante et surprenante.

Inhabité ? non pas vraiment. Nous verrons 2 fare sur les 10 kms de piste depuis l’aéroport et surprise, un des fare arbore un drapeau breton sur la façade. La photo s’impose !

Quel bonheur de voir le gwenn ha Du, breton à Fakarava !
Dalhia connaît ce breton marié à une polynésienne et loueur de vélos.
Ou suis-je ? dans les landes bretonnes ou dans un atoll du Pacifique Sud ?

Nous visitons les 3 phares en commençant par le plus ancien (1954).

Des lampes tempêtes étaient allumées au sommet chaque soir.
Puis nous voyons le 2 eme, plus petit.

Le troisième phare qui fonctionne toujours, est un long mât telle une grande antenne.

Je découvre qu’il existe des phares aux Tuamotu.
Normal qu’un breton soit venu s’y installer.

Nous poursuivons notre route pour aller aux fumoirs de rori et au marae Tainoka. (prochain article)
Avec le Netbook, c’est presque du live dans le blog.

Le Wifi de la pension Vaiama fonctionne super bien.
A suivre.

26 juin 2010

Fakarava, le long voyage

Fakarava est un atoll de l'archipel des Tuamotu que j’ai visité début avril 2010 (voir le lien).
J’y retourne pour 4 jours du 25 au 29 juin.
J’ai préparé la valise, avec les tenues "spéciales îles" comme d’habitude, mais cette fois j’emporte aussi une glacière.

J’y ai mis de la viande (2 kg de faux filet du jambon), du vin, du fromage-camembert et gruyère) et même du beurre salé !
Toutes ces denrées sont très chères aux Tuamotu et je les emporte de Papeete pour les partager avec mes hôtes Dalhia et Jean Jacques de la pension Vaiama village.
J’ai bien suivi les recommandations et scotché le tout.



Une vraie polynésienne voyage toujours avec sa glacière !
Eddy, le concierge de Diva Nui me conduit à l’aéroport avec ma Pistache.
Les bagages sont rapidement enregistrés. Je rentre en salle d’embarquement à 12 h 30, le décollage est prévu à 13 h.
La salle d’embarquement est pleine à craquer.
J’apprends rapidement que des retards importants affectent tous les vols inter-îles ce vendredi matin, en raison d’une série de pannes sur 2 avions.
Le vol pour Fakarava est repoussé d’une heure soit à 14 h.
Beaucoup d’allées et venues de la part du personnel qui se tient informé, mais attend comme nous !
Une boisson d'attente nous est offerte.
14 h : tous les autres vols sont partis : Raiatea (5 h de retard), Raivave (1h) , sauf les 42 passagers pour Fakarava !
Enfin à 15 h, c’était notre heure prévue d’arrivée, nous nous installons avec soulagement dans un ATR 72.
Le voyage commence enfin et je clique. Voici le lagon de Faaa.

16 h nous faisons une escale à Rangiroa.

D’habitude c’est une courte escale et nous ne descendons pas de l’avion.
Le pilote nous demande cependant"de descendre avec nos bagages cabine car l’appareil a besoin d’une visite technique" .
Me voici donc à l’aéroport de Rangiroa et non à Fakarava.

J’avais prévenu du premier retard, et le vini fonctionne à fond pour signaler le 2ème !
15 minutes plus tard, Air Tahiti nous informe que "nous devons changer d’appareil et attendre un avion qui décolle de Papeete à 16 h 45. Départ prévu à 18 h pour Fakarava".
Donc c’est 2 heures de plus d’attente ! la joie ! mais que faire d’autre ?
Nous avons le droit à une collation : pomme, gâteaux, boissons fraîches.



Je n’avais pas déjeuné, alors cela tombe bien !
Les pommes sont glacées et dures à couper (faudrait une scie double lame au moins !) Je renonce à la pomme.
Nous apprenons que c’est une panne qui interdit l’atterrissage d’un ATR 72 sur la piste de Fakarava car trop courte (manque 500 m) et l’appareil est trop lourd, aussi c’est donc un ATR 42 qui va venir de Tahiti.
Un avion arrive, mais ce n’est pas pour nous !
C’est un super jet privé, duquel débarque une vingtaine de jeunes personnes.
Vers 17 h l’aéroport de Rangiroa est vide et cet atterrissage se voulait discret !
Raté ! car nous sommes là les malchanceux du vendredi noir d’Air Tahiti qui a eu 3 pannes d’avion le même jour !
Peut-être s’agit-il de la jeune princesse de Suède qui est en ce moment en voyage de noces en Polynésie, où d’une personnalité de la jet set internationale ?
Personne n’a la réponse exacte.
Ce petit monde traverse la route et se rend à la navette qui les emmène à bord d’un somptueux navire de croisière qui les attendait dans le lagon en face de l'aéroport.
Cet évènement rarrisime m’a permis de tromper l’attente un tant soit peu.
Avec 4 heures d'attente, notre vol en 2 temps n'était pas classé people ou VIP ! Hélas.

Enfin à 17 h45, l’ATR 42 arrive. Il fait presque nuit et la pleine lune est levée.
Les valises sont vite chargées et à 18 h05 nous décollons enfin pour 35 minutes de vol pour Fakarava.
Atterrissage de nuit,
je suis enfin arrivée à Fakarava.
Nani (de son vrai prénom Sorani) m’attend et me couronne.
Le programme est vite établi pour ces 3 jours à Vaiama Village, la plus authentique et sympa des pensions de Fakarava à mon avis.
On ouvre vite la glacière. No problème le camembert ne s’est pas marié avec le faux filet ! Ouf !
J’ai apporté un sccrable neuf pour Dalhia qui est ravie.

Maururu Air Tahiti.
Je préfère dîner et dormir à Fakarava ce vendredi soir et non à l’aéroport de Rangiroa.
A suivre.

20 juin 2010

Tahiti sous la pluie un dimanche

Ce dimanche, il pleut beaucoup à Tahiti.
Le vent du sud (maramu) souffle fort et que 22 petits degrés très frais ! Une horreur !
La première fois depuis 2 ans que j’ai vraiment froid à Tahiti !
C’est la Bretagne sous les tropiques, enfin du n’importe quoi !
Avec Nadine et Julien, nous faisons quand même notre tour de l’île comme prévu.

Sur la plage de sable noir de Papara, nobody, sauf un arbre battu par les vagues.

et nous avec nos parapluies et nos kway.

Au retour à Papeete vers 17h, un coucher de soleil (sans soleil ) sur Moorea.
Du jaune, du violet du rose, du bleu et du feu.

Enfin des couleurs dignes de la Polynésie ! Il était temps !
C’était quand même un super dimanche.
Tahiti sous la pluie c’est encore et toujours Tahiti.
Nana

19 juin 2010

HAERE MAI RA ! exposition Henri HIRO

Ce vendredi, je décide de consacrer une heure à l’expo sur Henri Hiro.

À l’occasion de la commémoration du 20 ème anniversaire de la disparition, de ce poète de conviction,

qui s’est éteint à Huahine le 10 mars 1990 à l’âge de 46 ans, le musée de Tahiti et des Îles Te Fare Manaha- présente du 2 juin au 24 août : Haere mai ra ! (Viens donc!), une exposition dédiée à sa vie et à son œuvre culturelle et artistique.

Je ne connaissais que le nom, mais pas la biographie de ce polynésien exceptionnel.
J’ai lu les longs panneaux explicatifs et rencontré l’homme maohi, au regard franc et limpide.
Les Polynésiens vous regardent toujours droit dans les yeux. Et par le regard des mots silencieux s'échangent.
J’ai été très impressionnée de découvrir le parcours atypique de cet homme et sa grande détermination.
Né en 1944 dans un pays qui, 20 ans après sa mort, n’a toujours pas accédé à l’indépendance qu’il désirait si ardemment pour son peuple, Henri Hiro a laissé une œuvre considérable, jamais égalée en densité, en qualité et en diversité à ce jour en Polynésie française.
Pionnier de la poésie, du théâtre et du cinéma polynésien, fer de lance du renouveau de la culture polynésienne dans les années 70-80, Henri Hiro s’est inscrit durablement dans le paysage artistique, culturel, religieux et politique du fenua.
Indépendantiste convaincu et anti CEP (centre d'expérimentation du Pacifique), il a fondé le parti Ia mana te nunaa (que le peuple prenne le pouvoir)
Durant les 15 dernières années de sa vie, il porte naturellement par son engagement la revendication identitaire à son niveau symbolique et pratique le plus élevé.
Fascinante trajectoire que celle de ce Tahitien, diplômé en théologie, (études à Montpellier), qui, en l’espace de 15 ans, va bousculer sur son parcours le paysage politique, culturel et religieux polynésien, le marquer durablement de son empreinte et le transformer.
Cette exposition apporte un éclairage nouveau sur l’itinéraire de la pensée de cet homme d’exception au destin peu ordinaire qui a influencé les esprits et les inspire encore aujourd’hui.
Exposition très émouvante, et très belle rencontre avec Henri Hiro.
Je remercie le musée des îles pour ses belles expos thématiques de très grande qualité.
La culture Polynésienne ancienne et contemporaine me fascine.
Pour en savoir plus, je vous invite à consulter les nombreux liens qui émaillent cet article.
Mauruuru Roa.

16 juin 2010

Semaine de la vanille de Tahiti

Du 15 au 19 juin le hall de l’assemblée de Polynésie française (APF) accueille cette manifestation.
C’est la 3ème édition du Salon de la Vanille qui devient cette année une "semaine de la vanille de tahiti".
les professionnels de la filière vanille, de la production aux produits finis, en passant par la cosmétique et la gastronomie sont présents.
Ils viennent principalement de Raiatea et de Tahaa.
Je ne rate pas l’occasion d’aller humer les arômes merveilleux de la vanille de Tahiti, la meilleure vanille au monde.
J’ai la chance de rencontrer Mme Jeanne Chane, la maman vanille de Raiatea.

Elle est âgée et pourtant toujours présente. Hommage et respect.
Les jeunes vahine sont habillées en rouge, (ura) couleur de l’hibiscus de Tahiti, couleur de l’amour.

Ici les bocaux contiennent toutes les tailles de gousses. 25 cm c'est le must !

Les 3 panneaux ci dessous retracent l’évolution de la vanille, cette orchidée exceptionnelle.

Des recettes sont distribuées :
- Papillote de foie gras grillé aux pommes Fuji et vanille tahiti
- Tartare de légumes vinaigrette à la vanille et aux herbes
- Parfait plomblière aux fruits confits et vieux rhum à la vanille

je tiens à disposition les fiches recettes pour les gourmets .

J’irais les tester ces recettes prochainement au resto Le Cigalon avec mes amies de Tahiti.
La gastronomie n’est pas un plaisir égoïste, mais au contraire une valeur sure de partage et de communication.
Merveilleuse vanille de Tahiti, perle noire des gourmets.
L’essayer c’est l’adopter cette belle et somptueuse vanille de Tahiti.
No problème pour vous en expédier en métropole. Suffit de demander !