Les Malouins ont été les premiers navigateurs français à franchir le redoutable Cap Horn à la fin du 17e siècle.
Le musée retrace la découverte du Cap Horn et la vie des cap-horniers à l'aide de cartes, portraits de marins célèbres, maquettes de navires, des pièces d'accastillage, des photos et autres témoignages de la vie des marins.
Les Cap-horniers sont des grands voiliers de charge qui, du milieu du XIXe siècle jusqu'au premier quart du XXe siècle, soit pendant plus d'un demi-siècle, ont fait le tour du monde en passant par le cap Horn malgré les dangers.
Le Ligthning (ci-dessous), était un trois-mâts carré en bois construit à Boston en 1884 aux célèbres chantiers Mac Kay pour l’armateur anglais James Baines.
Les passages du Cap, très difficiles pour la navigation à cause des conditions climatiques particulièrement soudaines, rapides et violentes et d'une mer exigeante furent toujours une épreuve extrêmement pénible pour les équipages, surtout d'est en ouest, contre les vents dominants (sud-ouest principalement), les courants, les icebergs, la houle croisée et les déferlantes.
Le franchissement s'effectuait entre 30 et 45 jours.
Roland Paringaux petit-fils du cap-hornier Pierre Stéphan, décrit dans Carnets du cap Horn, les conditions de ces marins : "L'affrontement avec le cap Horn", ce que John Mansfield appelle "le jeu désordonné des puissances de l'abîme " :
C'était le branle-bas de combat pour tout le monde. C'étaient des nuits d'angoisse et de manœuvres sans cesse recommencées dans une mâture secouée par le vent, le roulis et les coups de tangage. C'étaient des heures épuisantes, passées à lutter avec la toile, les pieds appuyés sur un simple cordage : une situation acrobatique où tout faux mouvement peut être fatal, avec le pont cinquante mètres plus bas et, au bout des vergues, la mer noire comme un tombeau grand ouvert. C'étaient les lames géantes, déferlant sur le pont, le navire alourdi, aspiré vers le fond, et ce temps suspendu, interminable qu'il mettait à remonter avant de replonger, avec les hommes qui risquaient à chaque déferlante de passer par-dessus bord. " L'autre route maritime du contournement de l'Amérique du Sud était le détroit de Magellan qui évitait de descendre jusqu'à la pointe Sud, mais avec des voiliers classiques peu manœuvrants, le voyage était tout aussi risqué voire plus. En effet, le détroit est très étroit à certains endroits et orienté est-ouest qui n'est pas favorable à la navigation lors des vents dominants.
L'ouverture du canal de Panama en août 1914 a mis fin à ces supplices et, du coup, a révolutionné la navigation autour du globe.
Voici les deux instruments importants l’octant et le sextant (l'octant étant l’ancêtre du sextant).
J'ai rêvé du Cap Horn et de ces passages mythiques. J'ai rêvé ......... aller le voir ce Cap.
Becherel

