17 avril 2011

La fourchette et la plume

J’ai commencé à faire le tri dans mes cartons de livres stockés au garde meuble. J’ai 500 livres de cuisine, la majorité d'avant 1970. Je souhaite me séparer d’une grande partie. J’ai aussi des livres sur la Bretagne, l’histoire et autres thèmes.

Ceux qui seraient intéressés me demandent la liste complète par mail.

J’ai redécouvert un excellent livre "la Fourchette et la plume" de Colette Guillemard (Ed Carrère 1988)


. Colette Guillemard, spécialiste des questions de langue française, est l'auteur de plusieurs livres, dont La Vie des enfants dans la France d'autrefois, la fin des haricots, l’affaire est dans le sac, les mots d’origine gourmande.

Elle a écrit plusieurs livres sur les mots de la langue française et leur rapport à la cuisine, aux couleurs ou aux jardins. C’est une spécialiste de la gastronomie.


Dans ce livre elle a mis en valeur les recettes préférées de nos grands écrivains de Louis Aragon à Zola en passant par Simenon et 150 autres encore.

Les recettes sont données très complètes. Elles sont soit transcrites ou reconstituées d’après les indications des auteurs, soit élaborées à partir d’une simple indication glanées au gré de la lecture.



Ainsi leurs recettes préférées étaient :

Rabelais : les huitres frites

Jean de la Fontaine : les goujons en friture

Jean Racine : le pot au feu

Stendhal : l’omelette de l’ermite (fourrée aux macaronis )

Balzac : le faisan rôti aux raisins, les flageolets à la crème…

Dumas (père) : le homard au beurre d’escargot

Georges Sand : la soupe au lait

Emile Zola : les anguilles, l’oie rôtie aux pommes, blanquette de veau,


J’arrête là cette liste, en me trouvant bien des affinités avec Zola au niveau gustatif…

Très joli livre, qui mélange agréablement la fourchette et la plume.


La silhouette de beaucoup de ces écrivains prouve bien qu’ils ne négligeaient pas les nourritures terrestres, car l’écriture ne nourrit pas toujours son homme !

Bonnes lectures et bonnes victuailles.

Kenavo

4 commentaires:

Pierre Carabasse a dit…

Bonjour Sylvie-Anne,
et Pierre Carabasse : le umé (nason brun, naso unicornis) grillé...
Bon appétit !

Sylvie-Anne a dit…

Ia ora na Pierre. Tu veux parler du ume grillé que nous allons déguster à Papenoo lors de mon retour ! Miam....Miam...

Pierre Carabasse a dit…

Bonjour Sylvie-Anne,
Evidemment, faudra-t-il encore que j'arrive à trouver un ume. Il se pêche au fusil harpon et assez profond le long des barrières de corail, côté océan. Quand un pêcheur en ramène 3 ou 4, il se met au bord de la route à 6 heures du matin et 10 minutes après il a tout vendu. Le connaisseurs se précipitent...
Il faudra que je délègue ma charmante épouse, car moi à 6 heures du mat, je suis encore en train de rêver d'une omelette aux morilles....

Anonyme a dit…

Le "ume" se mange grillé sans le vider pour que la graisse du ventre "ao" pénètre dans la chair. La peau doit être totalement grillée pour que le poisson soit à point.
Sa peau est comme du cuir.
Aprés on l'épluche et on peut rajouter du beurre salé . Surtout pas une margarine quelconque.
C'est un régal.
Un ancien pécheur devant l'éternel.

Christian P Y P