26 avril 2009

Salon du Tifaifai à la mairie de Papeete

En tahitien, tifaifai signifie raccommoder.
Le tissu n'existait pas en Polynésie et a été introduit au 18eme siècle par les européens.
Ces tissus étaient donc considères comme précieux et les femmes ne jetaient jamais les chutes.
Elles les utilisaient dans une espèce de patchwork.
Les petits morceaux de tissus étaient cousus les uns aux autres pour former des motifs généralement géométriques.
Depuis que le tissu est devenu courant, une seconde méthode a fait son apparition : l'application d'un drap découpé selon un dessin appliqué sur un second drap de même dimension et de couleur différente.
Les Tifaifai ornent chaque fare de Tahiti.


Pour cette 11 eme édition du salon, le thème choisi est celui des fruits,

l’année dernière c’était la nature et le forêt.
Je m’y suis rendue ce dimanche matin avant ma baignade dominicale. Dans le très beau bâtiment de la mairie de Papeete inauguré par François Mitterrand le 16 mai 1990.

Des couleurs plein les yeux ! des ouvrages magnifiques et finement cousus.
Admirez :Je suis une adepte des travaux d’aiguille et de la broderie. J’aimerais réaliser un (ou des) tifaifai mais quand vais-je trouver le temps ?

Chers lecteurs et lectrices de mon blog tahitien, je vous propose cette alternative :

1 – J’arrête le blog et je confectionne des tifaifai le soir sur mon balcon
,
ou alors :

2 – Je continue le blog et je ferais des tifaifai, quand je serais à la retraite sous un cocotier, au bord du lagon !

Que dois-je faire ?
Le scrutin est ouvert. J’attends vos avis !
Il y a un blême cependant, je n’ai pas l’ombre d’une aiguille et d’une bobine de fil dans mon fare ! Ça peut orienter vos votes !
Si mon blog vous ennuie, je me consolerais en faisant des tifaifai ! tant pis pour vous ! Nana.

25 avril 2009

Mes lectures polynésiennes n° 2

Le 8 mars 2009, je vous avais présenté un ouvrage que j’avais aimé et lu à Mooréa, je vous en présente deux autres que je suis en train de savourer, dès que je trouve quelques instants pour les picorer. (le plus souvent sur un coin de table de resto lors de mes déjeuners, le week-end).

- Prénoms polynésiens, aux Editions Una Una Tahiti .
(textes de Richard Lévy-Bossi, illustrations de Gotz)

- Magie en Polynésie du même auteur.

J’ai rencontré Richard en janvier 2009 et il m’avait parlé de ses ouvrages avec passion.
Je ne les avais pas encore trouvés en librairie. Je les ai dénichés récemment.
C’est toute une collection, pour l’instant j’ai acheté ces deux là. La suite bientôt .

Le livre des prénoms n’est pas un simple dictionnaire. Il a émaillé ses textes d’extraits de récits anciens sur «les soins des bébés» récits du Révérend Orsmond qui résida de 1817 à 1836 en Polynésie, et qui ont été publiés par sa petite-fille en 1923. Et de bien d’autres références littéraires polynésiennes, que je découvre et que je note avec soin.

Le livre de la magie en Polynésie est tout aussi passionnant. : les vents, les tabu , le mana…. Et les proverbes .
Je ne résiste pas à l’envie de vous en délivrer quelques uns (Merci à Richard de m’autoriser cet emprunt )
"Aucune pirogue n’est sure dans la tempête, les étoiles sont les yeux du ciel, un récif deviendra une île ".
Voici le commentaire de Richard : "les navigateurs gardaient en mémoire l’emplacement des récifs et les transmettaient… Dans la vie quotidienne, on ne peut obtenir de succès immédiat, on commence petit, puis on mûrit et le succès arrive".
Et encore :
"l’amour est glissant comme la mousse sur les rochers de la rivière "
On peut tomber amoureux, avant même de s’en rendre compte

"le trajet en pirogue est agréable lorsque le piroguier est adroit"
Rôle de l’homme dans l’harmonie d’un couple .

J’aime beaucoup celui-ci mais je ne vous dirais pas pourquoi !
"une dent de baleine dans une mâchoire de baleine" .
Se dit d’une personne qualifiée pour le rôle qu’elle tient.

Pas de bringue ce samedi soir, soirée culture, littérature, lecture, philatélie, sur un fonds de belle musique classique avec de délicieux jus de fruits maison. ( j'ai acheté une centrifugeuse ! )

Dans le ciel étoilé de Tahiti, la constellation d’Orion, la croix du sud, bien visibles, veillent sur mes rêveries polynésiennes.
Nana

Ma première robe tahitienne faite sur mesure.

C’est un robe droite ajustée à fines bretelles de couleur rouge avec des grands hibiscus blancs. Les couleurs polynésiennes par excellence.
Quel hasard m’a fait choisir ce tissu, cette couleur ? Impossible de le dire. J’ai flasher sur ce coupon et voilà ce que Rosine en a fait.


Rosine est venue avec son petit garçon Viniura (perruche rouge) me livrer les robes et jupes à domicile.
Quelques recherches dans mes ouvrages sur les couleurs : " le rouge c’est la couleur du pouvoir sacré, c’est la couleur du sang, de la lave sortant des volcans, du feu et du soleil couchant ". Les ceintures du pouvoir, emblèmes des chefs suprêmes à Tahiti, étaient de couleur rouge, tout comme les plumes de grand Phaéton (grand oiseau et nom de la baie ouest de Taravao).
D'autres projets de couture sont en cours. Merci Rosine.

24 avril 2009

Les beaux ouvrages de couture de Tahiti.

La maman de Sylviane (qui s’appelle Evelyne, comme ma soeur !) m’a confectionné une paire de draps tahitiens.

Une merveille ! Jamais plus je ne pourrais dormir dans des draps de couleur unie insipide, seuls les draps recouverts de fleurs d’hibiscus pourront bercer mes nuits désormais !
Lorsque je suis allée prendre livraison, dans la vallée d'hamuta, j’ai fait quelques photos de ses réalisations. Un régal pour les yeux.

Quel bel ouvrage !J'ai désormais cinq parures de draps fleuris complètes et je peux changer de coloris très souvent.
Les tahitiennes sont vraiment douées pour les travaux d’aiguille et ont un goût très sur dans leur choix et coloris. C’est gai, c’est coloré, c’est Tahiti. ! En plus c'est hyper rapide, 3 ou 4 jours suffisent.Du 23 avril au 3 mai, se tient le salon du Tifaifai à la mairie de Papeete. Bon programme pour ce week-end !Séance d’essayage avec Rosine (ma 2eme couturière) jeudi soir pour les robes cette fois.
Les robes sont bien coupées ajustées au millimètre près !
Dans les chutes, elle m'a fait 2 jupes en prime. Elle me dit que je suis sa première cliente popaa à vouloir s’habiller aux vraies couleurs tahitiennes ! (rouge et blanc).
C'est vrai que ça flashe et tant mieux, j'adore !
Je n’ai plus aucune envie de m’habiller à l’occidentale, toutes ces robes fleuries sont tellement mieux appropriées à Tahiti !
Cela me rend de si bonne humeur de porter des jupes ou des robes à fleurs !
Quelques retouches et finitions, et bientôt les photos sur le blog.
Rosine a ce coup d'œil de pro qu'avait ma chère maman quand elle me confectionnait mes tenues, les mêmes remarques, les mêmes gestes.
C'est vraiment extra le sur-mesure et le modèle unique. Mes placards vont vite se remplir.
Le matin, la douche et 3 pièces de tissu, une paire de tong assorties et basta c'est parti !
J'ai banni de mon vocabulaire les mots : pull, gilet, collants, chaussettes ! Tout est si simple ici !
Je prends mes marques et mes repères à Tahiti.
La bretonne se transforme en vahiné.

20 avril 2009

Mes bringues tahitiennes

Il fait chaud, il fait beau à Tahiti la nuit.
Parfois les soirées sont plus douces lorsque les brises marines caressent le port de Papeete.
Difficile de rester enfermée les vendredi et samedi soirs dans de telles conditions climatiques, vous en conviendrez !
Avec quelques unes de mes amies, nous sortons en fête. Ici on appelle cela une bringue.
Il y a dans le quotidien local le programme des bringues dès le jeudi !

Le vendredi 16 avril, Lili passe me chercher à la résidence. Le cœur en fête et en tenue de soirée, nous allons chez Marie-Ange et Tekonia qui vont nous accompagner. Les voici toutes les 3.

Toutes les 3 sont enseignantes et ont bien besoin de se remettre de leur dure semaine de reprise après leurs 15 jours de vacances de Pâques ! et surtout envie de danser, toujours danser.
Et moi donc !
Cela commence par quelques heures en plein air à la terrasse des 3B sur le port (les 3 brasseurs). Chaque Jeudi, vendredi et samedi un groupe se produit.
Ce soir c’est soirée brésilienne, et zouk.
Popaa, tahitiens, chinois ou africains, s’y côtoient en totale harmonie. C’est un endroit très cosmopolite.

Il est 21 h30 l’ambiance est déjà survoltée. Nous sommes en face le port. Deux gros paquebots de croisière, le Gauguin et l’immense Millenium, sont à quelques mètres. Ces deux palaces flottants brillent de tous leurs feux.
Lili et moi commandons l’excellent matai (tout va bien en tahitien) sans aucune hésitation (cocktail de rhum blanc et rhum brun avec sirop de fraise et jus de fruits frais).

Teko et Marie-Ange commandent un pichet de Tango (Hinano à la grenadine) et quel pichet !

Vers minuit, nous nous sommes rapprochés de l’orchestre.
Teko et Lili dansent sous les applaudissements.
Teko exhibe fièrement son super tatouage qui lui va si bien.
Teko c'est la bonne humeur et le rire permanent. La voir se déhancher dans de langoureux tamuré, est un plaisir des yeux. Elle rit de l’effet produit et continue de plus belle ! Juste incarnation de l'insouciance des vahine.
Un petit creux, rien de plus simple : un grand saladier de bonnes frites croustillantes !

Pas question de rentrer, direction le club 106 pour une belle fin de soirée mais au jus de fruits cette fois ! et pas de photos !
Un arrêté récent impose désormais une fermeture à 3 heures, car avant c’était sans limite ! Bonne ambiance, danses très rythmées.
Ma cheville résiste bien ! Je fais des progrès rapides dans l'apprentissage du déhanchement !
C’est l’heure de rentrer. Il fait aussi chaud dehors à 3 heures du matin qu’à 21 heures !

Super cette bringue tahitienne ! Même pas fatiguée ! Ce matin les ambulances de pompiers, à Papara, ce soir le feu, la joie d'être entourée de mes amies de Tahiti.
Moi qui détestais les discothèques, à cause du bruit trop fort et de l’enfermement, voilà que je me mets à aimer cela ! C’est pas sérieux à mon âge ! Mais comment rester sérieuse le week-end dans un tel paradis ?
Chaque mois qui passe est une année de moins. A Tahiti je rajeunis ! et cela se confirme !
Vivement la semaine prochaine !
Nana

19 avril 2009

Série Coquillages : Le sept doigts ou lambis

Samedi matin, je suis allée avec ma copine Sylviane la tahitienne, au marché aux puces permanent de PK 8 (en face du Sofitel- Maeva beach).
J’y cherchais des robes, je suis revenue avec quatre très beaux coquillages. 10 fois moins chers qu’au marché de Papeete ! mais aucun touriste n'ose s'aventurer dans ce quartier. Sylviane m'a facilité les négociations en tahitien, j'avais ma traductrice perso ! J'y retournerais.

Un très beau sept-doigts tout rose nacré


Il va servir de porte-clés. (ici celles de Pistache qui a reçu un coup de boule dans le capot, la pauvre elle fait la gueule ! pas ma faute , accident de parking ! on va lui refaire un petit nez tout neuf bientôt ! )

Il est immense et pas abîmé du tout. J’aime beaucoup sa couleur et son brillant.

Coïncidence, il y a quelques jours MAK a fait un article dans son blog sur sa dernière pêche aux 7 doigts et la lente et cruelle agonie de la bête dans son fare.

A vrai dire je n’ai plus tellement envie de goûter à ce mollusque marin. Juste admirer son habitat tout en nacre et d’une forme très originale. Pauvre crustacé, seule sa maison nous intéresse ! Sept doigts comme les 7 jours de la semaine ? Je vais faire l'enquête sur l'origine de ce nom qui m'interpelle.

L’Auberge du Pacifique et le vacherin de Martine

Martine la Rennaise, qui connaît Tahiti, a confondu l’Auberge du Pacifique et le Coco’s.
L’Auberge du Pacifique est remplacée depuis 2 ans par le Blue Banana, PK 10, au bord du lagon. Côte Ouest.
Après deux nuits de fêtes (ici on appelle cela des bringues), besoin impératif d’aller nager et de buller au soleil quelques heures ! Pas de piscine ou de plage d’hôtel, besoin de calme de vrai !
Je choisis la côte Ouest, mais cette fois, le sable blanc et le lagon bien étale de Punaauia (PK 18 ). Ras le bol de me faire des entorses dans les grosses vagues de Papara ou de la côte Est! Déjà que j'ai annulé mon baptême de parapente à cause de ce pied droit.

De 10h30 à 12h, sur la plage ou dans l’eau, c’est la cuisson garantie ! Malgré mon envie de m’endormir, je suis obligée d’aller vite dans l’eau bien tiède et transparente, toutes les 10 minutes. Je barbote avec les poissons et fais quelques longueurs.
Histoire de faire un peu de sport !
12 h : un petit creux se fait sentir. Je décide de tester le Blue Banana.

Endroit charmant, terrasse sur lagon, bien ventilée, service rapide, vue sur Mooréa.
Je me régale avec un délicieux poisson sauce vanille et je termine avec un bon dessert.
Je choisis le vacherin aux trois fruits (fraises, abricots, framboises) pour en parler à Martine qui a dégusté ce dessert dans la même auberge, il y a 34 ans !

Inutile de préciser que c’était archi délicieux !

Martine, dépêche toi de revenir, il y a toujours le délicieux vacherin fait maison à PK 10. A Tahiti.

17 avril 2009

Une journée chez les pompiers

Ce vendredi, pas de bureau. Je suis allée à PAPARA et MATAIEA pour le contrôle sanitaire des ambulances des pompiers !
Ce n’est pas la première fois que je fais ce genre de visite avec mon collègue Denis (cadre de santé , infirmier).
Les 90 véhicules sanitaires terrestres de Polynésie (VSL, VSAB, SAMU … etc ) doivent être vus une fois par an par notre département. Et nous sommes très intransigeants !
Je sais tout de l’équipement d’une ambulance désormais !
Nous voici en plein travail :

La commune dispose aussi d’un super bateau ! Mais bizarrement il n’y a aucune réglementation sur les transports sanitaires maritimes.

Et voici le super Truck, le must des 4 x4 pour les interventions en montagne.

Ils sont super sympa les pompiers. Le chef de corps était très beau et musclé. C’est la première fois que je vois un pompier en tongs ! (les autres, en rangers bien cirés)

Lundi je vais repasser à autre chose de totalement différent. Il y a quelques jours je prenais le bateau pour Mooréa à 7 hs du matin pour un type de contrôle tout autre.

Oui je fais un beau métier en Polynésie. J'aurais vraiment tout fait aux Ministères de la Santé (France et Fenua) !
6 mois après mon dernier audit pour la Cour des Comptes, qui aurait dit que je contrôlerais les ambulances polynésiennes ?
Drôle de vie quand même !

15 avril 2009

La boite aux lettres du Blog

Comme vous l'avez constaté, je ne peux pas m’empêcher de parler des bonnes adresses que je découvre, (professionnels, artisans ou commerçants).
C’est le but de ce blog : faire partager mes coups de cœur en Polynésie.

A l’inverse, je ne dis rien quand la prestation était moyenne voire médiocre.
C’est pas facile avec ces temps de crise, et je ne veux pas tomber dans la critique inutile. L’indifférence suffit, je raye l’adresse et passe à la suivante !

Bien sûr tous mes coups cœur publiés, sont totalement gratuits et désintéressés. Je le précise, car certains bloggeurs se font rémunérer pour leur article.
Je n’adhère pas à cette pratique mercantile .

Incorruptible la FEDA (fonctionnaire de l’Etat en Détachement Administratif ) !

Les réactions, ? Ils n’ont pas le temps, ou pas l’habitude de faire des commentaires dans les blogs, aussi je reçois de très gentils mails dans ma BAL.

Je vous en délivre quelques uns :

Patrice de Tahiti Safari m’a envoyé ce mail le 8 avril 09.
L
e tout en police 24 qui mangeait tout l’écran :
Sylviane, Ia orana
C’est absolument génial
Merci beaucoup
Patrice

Puis ce petit coucou matinal le 15 avril 09

Ia Orana Sylvie-Anne ! !
Tous les boys de Tahiti Safari te font un gros bisou ce matin, en te remerciant mille fois pour tous ces moments sympas de lecture de ton blog.
Dès que la piste de Vaihiria est ouverte, on t’emmène faire la traversière complète….
Tu vas «tomber dans les pommes», l’autre partie est mille fois plus envoûtante ! ! !

Alors à très bientôt ! !
Amitiés
Patrice/Eric/Teiva/Alan/Sydney.

Ce mail m’a donné un punch d’enfer ce 15 avril ! Merci beaucoup .

Thierry du Coco’s a été aussi très rapide à me lire et me répondre et voici son mail du 14 avril.

Merci à vous Sylviane pour toutes ces louanges, qui font chaud au cœur quand on fait un métier comme le nôtre.
Juste une rectification : notre responsable de salle se prénomme Marc et non Jean-Marc...

Nous adorons également les Kororis et en servons de temps en temps... Nous avons créé une excellente recette que je vous confierai un jour = "effeuillée de Korori aux essences de truffes, fondue de Pota au lait de coco" !
Nous avons hâte de vous recevoir à nouveau...
Thierry SAUVAGE

De suite j’ai fait la petite correction du prénom de Marc dans le blog .

En plus des mails, il y a les conversations au vini. Quel bonheur, ce partage sincère.

Je précise que ces mails sont publiés avec l’autorisation de leur auteur.
Tout cela, pour vous dire que je vis en temps réel avec la Polynésie, et que j’ai ma petite idée pour relancer le tourisme dans le Fenua !
Ma recette est simple : privilégier l’émotion, la communication, la personnalisation.
Merci à ceux qui m’ont comprise.

Ce soir j'ai eu le temps d'aller acheter des tissus et Rosine (ma couturiere) a pris mes mesures et mes commandes de robes.
Etre belle pour le Fenua ! Avoir un jolie robe pour aller en Safari et au Coco's, c'est un respect obligé.
Aucune pub arrangée, mais que des coups de coeur très sincères, je tenais à vous le confirmer.
Nana

14 avril 2009

Précisions sur le resto gastro Le Coco’s

Martine, la rennaise, qui a connu Tahiti dans les années 1975, a cru reconnaître dans le resto le Coco’s. l’ancienne «Auberge Alsacienne».
J’ai mené une rapide enquête et suis remonté 34 ans en arrière ! Un restaurant a toujours une belle histoire et un vécu intéressant à connaître, qui le rend encore plus familier

Martine a confondu. A l’époque il y avait l’auberge du Pacifique à PK 11, dont Jean Galopin était le chef propriétaire. Ce resto est devenu de nos jours le Blue-Banana.

En 1975, le Coco’s (PK 13,2) se nommait «le vieux Montmartre».
Il était tenu par un alsacien Lucien Roman Mielczareck, dit lulu. On l’appelait aussi «le moulin rouge» car un moulin rouge était dans le décor du jardin.

Le Net n’était pas né et je ne retrouve plus aucune trace. C’est donc le nouveau propriétaire Thierry Sauvage, qui a aiguillé mes recherches.
Martine a mis de l’ordre dans ses souvenirs, reconnu sa confusion, et me dit que les vacherins de Lulu étaient sublimes.

La situation est la suivante désormais :


-Thierry et Bénédicte, sont les nouveaux propriétaires exploitants du Coco’s depuis octobre 2008.
- Thierry, le big boss, est aussi le sommelier (la carte des vins est top )
- Bénédicte est le chef pâtissier (Merci pour le dessert au caramel crémeux- le mot caramel fait toujours craquer une bretonne)
- Willy, c’est le grand chef de cuisine. (Merci pour "le rôti de mon enfance" - car c'était exactement cela , le nom est bien choisi! bravo)
- Marc est le responsable de salle, discret mais attentif. Merci aussi.

Une belle brigade, qui j’en suis convaincue, laissera des souvenirs dans 35 ans, comme les vacherins de Lulu dans le cœur de Martine. !

Pour moi le Coco’s, c’est d’abord et avant tout une belle histoire d’amour de la cuisine, de la grande cuisine, un honneur pour le fenua !
Longue vie au Coco’s de Thierry et Bénédicte.
Dans moins d’un mois j’y retourne et déjà, j’ai grande hâte !

Merci à ceux qui étaient là en 1975 et avant, et pourraient enrichir la généalogie, la belle histoire du Coco’s de Tahiti.

Les vagues de Papara pour une cloche de Pâques !

Papara est réputé comme un très bon spot de surf. Sa plage de sable noir est superbe.

Après mon déjeuner de rêve au Coco's de Punauia à PK 13, ce lundi de Pâques, je décide de pousser jusqu’à PK 34 pour me baigner à Papara.
C’est une première. En ce moment les vagues atteignent les 2 m.
Pistache ne se fait pas prier. Quand il fait chaud, elle préfère foncer sur la route du littoral,, plutôt que de se dessécher sous la maigre ombre d’un cocotier ! moi aussi d’ailleurs !
15 minutes plus tard, voici l’installation de la dame sur la plage au PK 34.

Je me repose bercée par le bruit de l’océan. Le soleil est vif. Très vite, je sens que je suis en train de cuire tout crue ! Il faut aller dans l’eau.

Les vagues m’impressionnent. J’y vais, j’y vais pas ? J’hésite dans 50 cms d’eau.
Pas vraiment le temps d’hésiter, car soudain l’océan me happe, m’aspire, m’avale, me roule sur les galets !


Je me relève pour mieux retomber à la suivante qui suivait de près !
De suite, je sens que je me suis bien vrillée la cheville droite, et mon genou gauche est égratigné par les coquillages. Ah tu veux que j’y ailles ? Ok j’y vais.

Je nage sur 30 mètres dans les remous, pour me retrouver au sommet de la vague.
Belle lurette que je n’ai plus pied !
Et tout s’apaise comme par magie. L’océan me berce et me caresse, m’enveloppe de sa douceur aquatique.
Surprise par cette force, heureuse de me faire cajoler par cette eau si bleue, pleine d’écume moussante.

Je n’aurais pas du rester sur le bord.
L’océan s’est vexé que je ne vienne pas le saluer de suite !
Dans ce genre de vagues, il faut foncer et se fondre très vite dans la crête de la vague.
L’océan est comme un amoureux qui vous saisit et vous emporte brusquement dans un tourbillon.
Le Pacifique m’a prise dans ses vagues, comme un amant dans ses bras.
Impossible de m’échapper !
Tourbillon de caresses voluptueuses, je ne voulais plus le quitter.

Je ne sentais plus la cheville vrillée.
J’ai nagé plus vite que d’habitude, sans jamais me faire engloutir par les grosses déferlantes, car le Pacifique me protégeait et me portait. Il avait gagné le bougre, et je lui appartenais.
Je me rapproche du bord, il me rattrape à nouveau.
L‘océan est joueur et ne veux pas que je le quitte !

J’y parviens cependant. Enfin allongée sur mon carré de verdure, la cheville devient douloureuse très vite et commence à enfler.
Je savais que les vagues de Papara étaient violentes mais pas à ce point !

Je décide de rentrer sur Papeete.
J’arrive chez un ami avec une cheville très enflée.
L’ami se fait infirmier, pourtant ce n’est vraiment pas son métier, mais il a les mains très douces !

Je vais soigner cette cheville fragile, promis, car après les cocos de Pâques c’est moi qui joue à cloche-pied ! Quelle cloche !

J’ai compris qu’il ne faut pas hésiter à entrer dans l’océan comme dans la vie.
C’était le message des vagues de Papara, ce lundi de Pâques.
Le mien est un peu plus codé, je le reconnais, mais on ne peut pas tout dire sur un blog !

Lundi 16 h30 : diagnostic médical : belle entorse sur même ligament que celle du 2 novembre, moins douloureuse cependant.
Atelle-chaussette cette fois, à garder 2 semaines.
Le toubib (aussi blond que l'infirmier) , me dit en souriant "enfin Sylvie-Anne, il y a d'autres façons de prendre son pied qu'entre des galets ! " Ben voyons donc ! comme il a raison !

Et pourtant je retournerais dans les vagues de Papara ! têtue la bretonne !
Nana

13 avril 2009

Lundi de Pâques au «Coco's»

Ce week-en pascal, fut déroutant et plein de belles surprises.
Ainsi, par un curieux hasard, (encore lui ! ), mon voisin, m’a parlé samedi, du restaurant top gastro «Le Coco» à PK 13 à Punauia.
Un peu de blues ce lundi matin. Tout va vite et si lentement parfois.
Après une matinée studieuse, sur mes dossiers du moment, je file déjeuner au Coco's.



The best, the must, mieux que tous les 3 étoiles que je connais en France !
Ce décor en bleu pacifique,

Cet océan voluptueux qui roule ses grandes vagues dans un immense fracas.

C’est juste devant la passe, donc pas de lagon calme, mais des vagues bruyantes et très hautes.
Un déjeuner exquis, au son de l’Océan, qui impose sa présence visuelle et sonore.

Voici quelques extraits de la carte : suprême de caille rôtie, noix de saint Jacques pochées à l'hibiscus, langoustes planchées, crabe et gelée de coquillages au gingembre, filets de carangue avec courgettes en sushi, filet de bœuf au poivre du Cachemire, cuisses de pigeon en tajine, bar nacré et rôti..... Rien sur les desserts, car c'est une surprise !

Peu de clients, une ambiance étrange, emplie de sérénité. Douceur et quiétude.
Me voyant seule, le serveur me propose quelques photos :

Je lis, j’écris, je savoure. Je note le moelleux de ce jus de rôti de cœur de filet de bœuf, de ce merveilleux caramel breton à la vanille du dessert fabuleux,

la douceur de ces délicieuses madeleines au miel des marquises, qui entourent mon café gourmand.
Un excellent verre de Bordeaux (2003) accompagne l’ensemble.
Me souvenir ne suffira pas, il me faut l’écrire de suite, comme pour retenir l’instant. (Le bloc notes est toujours là et il se remplit vite).
Instants magiques, ou j’ai l’impression d’être une autre, une reine, ou encore une gagnante du super loto, voire plus encore !
L’addition fut également luxueuse, mais très justifiée.
Délicieux Coco de Pâques
, j’ai mis quelques mots dans le livre d’or de cet endroit fabuleux.

Vraiment pas fait exprès d’aller déjeuner au Cocos à Pâques ! je vous le promets !

Seule avec l’océan, et avec moi-même, si heureuse d’être là, de savourer ces heures divines qui me font briller les yeux jusqu’à en pleurer.

Les gazadielles et les Mounas de Pâques

Ce dimanche de Pâques, j’étais invitée chez Lili au repas Pascal familial.
Quel bonheur de déjeuner sur les hauteurs, en contemplant,
à nos pieds, la pointe Vénus 400 mètres plus bas et cet horizon immense, l'océan Pacifique.

Nous étions 14 à table. Lili avait fait du gigot d’agneau (de Nouvelle Zélande, faut-il préciser).
Jean Marc a choisi Mozart pour accompagner notre déjeuner ! Tout était parfait !

Après l’apéritif au Champagne, s’il vous plaît, nous prenons place.

Détail important que je tiens à souligner, les deux aînés (plus de 20 ans), réclament la prière de début de repas. Jean Marc, toujours très professoral, mais jamais lassant, s’exécute sans délai et tous se signent. L’absence de pratique religieuse n’enlève pas la croyance. Ce moment est fort et réunit cette famille, qui m’a si vite adoptée à Tahiti.

Puis vint le moment, ou le vin de la famille arrive sur la table. Jean Marc avait préparé les instruments religieusement. (sans oublier l’essuie gouttes, mais il lui manque le thermomètre – à noter dans mes idées cadeaux). C’est une bouteille de Château Pagnon ! bien sur ! (Pagnon étant le nom de JM et de Lili)
Il s’agit d’un Bergerac, produit sur un domaine de 70 hectares et qui s’appelle toujours "Château Pagnon".
La famille Pagnon, originaire de Saragosse (Aragon), est venue s’installer en France, il y a plusieurs siècles (12-13 eme) et y créa un domaine viticole.
L’endroit se nomme encore Hameau Pagnon. Vers 1860, une autre famille a racheté ce domaine, mais a continué à produire ce vin sous cette appellation.
"Nous allons boire le vin créé par les ancêtres," déclare Jean Marc, lequel, en fin généalogiste a retrouvé les traces de ce vin.
Il en commande régulièrement, mais pas facile de conserver ce vin en Polynésie ! Le château est reparti faire un petit tour au frigo, car la température ambiante ne lui a pas plu. Nous étions à 30 ° C !
C’était la deuxième fois que je buvais ce vin. C’est toujours un moment de bonne humeur et de partage, sans prise de tête. Pas distribué en grande surface, mais présent sur les hauts de Mahina à Tahiti, dans un joli fare.

Liliane avait préparé le dessert Pascal traditionnel, fait par sa mère et grand-mère, pour Pâques. Dessert italien- pied-noir . Les gazadielles et les mounas.

Il s’agit de brioches très denses, et surtout délicieuses. En fait le Net me dit que c’est la galette des rois pied-noir :
Idem pour la Mouna qui est la brioche de Pâques.

La tradition veut que les gazadielles soient distribuées. Ainsi comme il y avait excédent, chacun est reparti avec son morceau de gazadielle et de mouna pour le petit-dèj du lendemain.

Lili entourée de sa fille et de sa future belle-fille .
Même en Polynésie, Lili continue chaque année de préparer des gazadielles et des Mounas pour Pâques. Bravo Lili de conserver les traditions ! Moi je n’ai pas encore fait une seule crêpe bretonne en Polynésie ! Et c’est pas pour bientôt, je le crains !

C’est vraiment très dense, aussi JM déclare "En effet, pour un dessert arabe, c’est vraiment de l’étouffe chrétien " - Hilarité générale.
Ainsi vont nos conservations, ponctuées de jeux de mots et de bonne humeur générale.
Un vrai bonheur !
En Polynésie, la cuisine est vraiment internationale et c’est toujours une histoire de famille.
La preuve encore aujourd’hui.
Après le déjeuner, les conversations se poursuivent. On passe de la politique locale, aux résultats de foot (Marseille 1er, Rennes 5 eme, bof pour moi), aux souvenirs de randonnées dans les crêtes, dans les montagnes de Tahiti.
Impossible d’oublier que nous sommes à Tahiti avec le décor qui nous entoure.

Nous reparlons de Tahiti-Safari et c’est décidé, on va tous refaire la traversière très prochainement. L’envie de partager, les moments, les endroits les plus beaux, de notre belle île de Tahiti, tous ensemble.
Ils sont tous fous, épris de Polynésie, et me contaminent très vite, si ce n’était déjà fait .

Après ce copieux repas, cela fait du bien de participer au rangement et à la vaisselle.
Ensuite, je vais faire quelques brasses dans la piscine qui me fait l’œil depuis quelques heures !

sous la surveillance de lili qui fait les photos .

Heureuse comme un poisson dans l’eau ! poisson rouge ce dimanche !

Mauruuru à toute la famille qui m’a accueillie ce dimanche de Pâques 2009, et fait oublier quelques heures, ma condition d’expat, de maman seule, sans famille en Polynésie.
Vraiment merci ! Un geste d’amitié que je n’oublierais pas de si tôt.
Nana amigos.
NDLR :Désolée lili, je ne parle pas l'italien