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24 décembre 2010

Les huitres de Cancale à Tahiti

Ce vendredi matin, c'est la cohue, la folie, dans les quelques grandes surfaces de Papeete.
Parkings saturés et files interminables aux caisses des 3 hyper.
Enfin c'est la folie de Noël, période pendant laquelle les cartes bancaires et les portefeuilles explosent. Janvier sera plus morose !
Faire ripaille devient le leit-motiv.
Les caddies débordent, comme si on était à la veille d'une guerre mondiale ou d'un cataclysme épouvantable.
Je n'ai jamais compris cette folie consommatrice sans limite pour un seul jour.
Une fête religieuse ?
Oui, peut-être, Il y a xx années, quand je chantais la messe de minuit en grégorien dans l'église de ma petite paroisse.
En 2010, Noël c'est avant tout du commercial.
J'aurais préféré manger du poisson grillé à Mataiva, contempler les myiades étoilées du ciel des Tuamotu, plutôt que d'être coincée dans les bouchons de la circulation à Papeete. Pas de bol !
Il y a moins de monde au petit Champion de Paofai. Il reste quelques bourriches fraîches d'huitres de Cancale. Je craque.

8100 CFP les 1,5 kg (4 douzaines de numéro 4) soit 68 euros.
Mais c'est juste une fois par an et pour faire plaisir à mes amis.
Le vini fonctionne. C'est OK , dac ramènes des huîtres pour le déjeuner.
Faut faire vite, ne pas rompre la chaîne du froid, elles sont déjà fait assez de kilomètres les huitres de Cancale pour arriver à Tahiti.
Clim à fond dans la Pistache et pas de soleil sur mes huitres !
Il est minuit en métropole, 13 h à Tahiti.

Une coupette pour fêter Noël à la même heure qu'en métropole est la bienvenue.
Jean Mi a préparé le vinaigre aux échalottes et le citron.
Elles étaient délicieusement iodées les mignonnes qui ont bien voyagé.
Il manquait cependant le beurre demi sel, (inconnu du Cigalon), le bruit, l'odeur de l'océan atlantique.
Les huitres de Bretagne sont quand même meilleures à Dinard, Saint Malo ou Cancale, sublimes au Conquet ou à Ploudalmézeau.
La Polynésie et le Pacifique Sud c'est si loin et si différent de l'Europe eneigée.
Je ne mangerais plus jamais d'huitres de Bretagne en Polynésie, car elles sont le goût amer de l'expatriement à l'autre bout de la terre. Quoique ......
L'année prochaine, pour Noël, je prévois une semaine ou deux à Rapa, l'île la plus australe de Polynésie française. Pas question de rester à Tahiti à Noël !
Je me souviens qu'à pareille heure il y a un an, je goûtais les charmes de l'île de Pâques, en plein milieu du Pacifique. Comme 2010 a vite passé !

6 tonnes de courrier bloqués aux USA, et mes colis partis le 15 novembre de Papeete, où sont t'ils ? Pas top les communications postales en ce moment. Galère !

Noël sans neige, sans sapin et sans colis, ce n'est pas vraiment Noël à Tahiti.

18 décembre 2010

La neige est revenue en Bretagne

Je ne résiste pas au plaisir de publier (avec l’accord de l’auteur) un mail reçu de Bretagne, du côté de la forêt de Brocéliande, où la neige est revenue. Il s'agit du texte intégral auquel je n'ai pas changé une virgule.

Je m'en doutais un peu.... mais là..... ça commence à me gonfler sérieux !!
Il fait pas chaud ce matin, mais le pire c'est qu'il a plu cette nuit ; donc forcément ..... ça glisse !!

7 h30, je dois emmener Nico à son arrêt de car à 500m....:
"pas possible mon grand, je n'arrive pas à ouvrir la portière de la voiture !!"
Ben oui la serrure est gelée !



Une seule solution "Prends une lampe torche et vas y à pieds" !
Sauf que mon ado n'est pas vraiment équipé pour le grand froid !
Pas de bonnet, ni de blouson et encore moins de gants....... "style nez et mains rouges"
". Mais non j'ai pas froid !!
Donc il part dans le noir, lampe dynamo à la main, avec plusieurs épaisseurs de sweats NOIRS sur le dos, mais surtout pas de gros blouson.... "ça fait pas style" !!!
Faut croire que les bronchites c'est super à la mode .


8 h30, cette fois je dois emmener les petits.... et là y a pas de bus qui passe. Je m'équipe chaudement, raclette à la main, je me dirige vers la voiture. Super, la porte conducteur s'ouvre ! ....... euuuuh oui, mais c'est bien la seule.
Ce n'est pas grave, au pire vous passez par devant, vous enjambez les accoudoirs et zou en route !
Et bien NON c'était sans compter sur le pare brise gelé..... extérieur comme intérieur. Gelé de chez gelé.... impossible de gratter !
De toute façon ce n'est pas la peine que je me fatigue..... la route est gelée elle aussi !!!
"Bon les enfants.......... on rentre à la maison......... je ne vous emmène pas ce matin à l'école, c'est trop risqué.... on arrivera jamais à monter la grande côte de St Thurial"
Ils poussent tous les deux un soupir, mais juste un, pas parce qu'ils ne vont pas à l'école, mais parce qu'il va falloir tout enlever.... bonnet, gants, écharpe, manteau, chaussures.


Une fois déshabillés, ils sont tellement contents de rester à la maison, qu'ils seraient prêt à faire tout et n'importe quoi pour me faire plaisir.
J'en profite pour leur faire vider le lave-vaisselle et débarrasser la table du petit-déjeuner.
Ben quoi.... c'était tellement demandé gentiment !!!!

J'ai bien d'autres trucs à faire.... du genre mes achats de noël et après il me faudrait quelques heures pour les emballer .
Tous les ans c'est la même chose, cadeaux achetés au dernier moment et surtout emballages quelques heures avant de les déballer :
Mais là le grand froid vient tout bouleverser..... Ah zut de zut !!!! .............................. Florence

Pas besoin de MSN, SKYPE, Web cam et tuti quanti, pour avoir des nouvelles fraîches de mes tikis.
Leur maman me fait de très jolis mails, très détaillés, quand elle trouve un petit moment de calme. Les photos sont les siennes.
J’imagine très bien cette scène matinale un matin d’hiver en Bretagne à Saint Thurial. .
Mauruuru Flo.

4 juin 2010

Vannes et le golfe du Morbihan

J'ai rendu visite à mes amis Morbihanais, rencontrés à Tetiaroa l'année dernière et revenus à Tahiti en mars 2010.
Nous avons fait du shooping dans le vieux Vannes par un temps pluvieux et maussade.

Voici quelques clichés des vieilles maisons à pans de bois du centre de Vannes.

et la majestueuse cathédrale de Vannes dans laquelle j'ai chanté avec la chorale de mon collège. (impossible de me rappeler en quelle année !)

Le jeudi matin, détour obligatoire au marché de la Roche Bernard (ma ville natale)
Enfin je trouve des anguilles ! super j'adore les anguilles !

Le vendeur les pèle avec dextérité. (je sais faire aussi ! )

Elles étaient encore bien vivantes les miss, lors de leur passage dans la poële !

Des anguilles grillées à l'apéro ! Un régal ! (sur le lien: plein d'autres recettes)
Milène décide d'en acheter plus souvent désormais. A nous trois, nous avons tout dévoré !

Nous cuisinons aussi de belles coquilles Saint Jacques, avec délicatesse et un bon vin d'Alsace et beaucoup de crème !

Je dégusterais aussi de tendres asperges du val de Loire et un bel artichaut camus breton avec une délicieuse sauce béchamel maison.

Je vous épargne la suite de nos succulentes dégustations qui me font encore frémir les papilles.

C'était de la haute gastronomie bretonne, celle qu'on fait à la maison dans la grande tradition de nos grands-mères, nappée d'une grande dose d'amitié, ingrédient le plus important.

Accueil très chaleureux et morbihanais à souhait, dans cette jolie maison bretonne moulue dans le granit, les pieds dans le golfe, avec son magnifique parc fleuri et boisé.

Je ne peux pas publier toutes les fleurs du jardin.
Toutes magnifiques et amoureusement soignées.
Je choisis celle-ci, car évocatrice de souvenirs d'enfance.
Ce sont les jolis "désespoirs du peintre" .

Cette fleur est ainsi nommée car elle bouge au moindre souffle de vent.
C'est une fleur ancienne qui peuplait les jardins de grand-mère ou jardins de curé, il y a .... bien longtemps !
Les herboristes l'ont souvent délaissée et c'est bien dommage.

Un timide soleil rouge illumine la grisaille du ciel du soir, comme un point d'orgue sur les eaux calmes du golfe.
L'endroit inspire sérénité et douceur de vivre.

Nous évoquons nos souvenirs polynésiens : Tetiaroa, l'île de Pâques, Tikehau et Fakarava......
Quand la Polynésie s'invite dans le golfe du Morbihan..... Quel programme !

Je dédie cet article à Mylène et Claude.
Retrouver le Golfe et mes amis dans de telles conditions, restera un souvenir impérissable.

Mauruuru les bretons voyageurs.
Au plaisir de vous revoir bientôt à Tahiti.
Kenavo. Yer mat.

30 mai 2010

La Turballe et les marais salants de Guérande

Grand soleil et ciel bleu sans nuage pour ce lundi de Pentecôte en Bretagne sud.
Nous empruntons la route côtière: Quimiac, Mesquer, Piriac sur mer.

C'est marée basse au petit port de Kercabellec.
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Pas de port, même liliputien, sans son café du port !
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Nous traversons le coeur des marais salants.
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Je fais quelques provisions de fleur de sel et de salicornes à la femme du paludier
qui tient son modeste étal au bord de l'oeillet (parcelle) où son mari saulne le précieux sel.
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Pour prendre ma photo, je glisse, les deux pieds dans la vase ! Bravo mamie ! Ca rigole !
Nous arrivons au port sardinier de la Turballe.
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J'aime ce port, l'air iodé qui sent la pêche fraîche, la marée, et le cri des grandes mouettes.
Tiens un bateau porte un nom polynésien : Tangaroa .
Nous aurons très chaud lors du déjeuner en terrasse.
Lotte au beurre blanc avec un petit muscadet bien frais. Hum !


Température extrême et rarissisme à La Turballe.

Sur la route de Guérande, le fameux moulin du diable, dont j'ai oublié la légende.
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Nous rentrons au camping, car nous avions promis piscine en fin d'après midi.
Promesse tenue. Les cascades aquatiques vont s'enchaîner jusqu'à la fermeture.

Nous ne partirons que le mardi matin, donc encore une soirée de plein air.

Après dîner, c'est pétanque.
L'arrivée des moustiques et de la nuit, mettent fin à nos exercices sportifs.
La carte numérique de l'appareil photo se remplit autant que ma boite à souvenirs, celle du coeur.

Je me fonds dans tous ces moments tendres, comme un grain de sel dans une belle motte de beurre. C'est bon, c'est délicieux.

J'ai lu tous les livres de la Comtesse de Ségur qui a excellé dans " l'art d'être grand mère".
L'art ne suffit pas hélas, il faut aussi la manière, connaître les vraies règles de la pétanque et tout un tas de choses, car les questions fusent toute la journée !
Depuis une semaine je m'entraine. J'apprends vite.
Prochain article, encore dans le Morbihan, dans la belle ville de Vannes.
Kenavo.

27 mai 2010

La pointe du Bile et les plages de Penestin sur mer

Penestin sur Mer est une petite station balnéaire à l'extrême pointe sud de la Bretagne, à l'embouchure de la Vilaine.C'est aussi les plages de mon enfance, et de mes joyeuses colonies de vacances pendant plusieurs années.
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C'est toujours un grand moment quand je reviens à Penestin après quelques années d'absence.
Samedi matin, la panda bleue me transporte avec mes 2 valises sur les 130 kms qui séparent Rennes de Penestin.
La famille et mes 3 petits loulou, y sont arrivés la veille pour passer le week-end de Pentecôte.
Une location dans un super camping avec piscine couverte et chauffée.
Il y a des tobogans, des tubes, des plongeoirs.....

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Les enfants connaissent et y reviennent avec plaisir.
Première piscine avant l'arrivée du grand soleil.
- "Le grand circuit en huit à toute vitesse, t'es pas cap mamie ?
- " pstt ! on parie ? "
Pari gagné à la grande joie de mes loustics et pas peu fière mamie Tahiti. Non mais !

Evidemment j'ai la peau très mate, et je sens les regards intrigués des bretonnes couleur petit lait, se poser sur moi.

J'entends deux chipies :
- regardes celle-ci, elle est tombée dans son auto bronzant "
Et sa complice lui répond :
- oui c'est sûr et ses décalcomanies sur le bras, le pied, elle n'aura plus rien en sortant de la piscine..... hi hi ".

J'ai un super maillot rouge avec fleurs d'hibiscus, mais je ne vais pas me faire tatouer sur le front la carte de Tahiti, ni "J live in Polynesia".

Au bout d'une heure de ribouldingues dans l'eau chlorée, nous filons à la pointe du Bile.
Avec bonheur je retrouve les paysages de mon enfance.
les grandes falaises rouges de la plage de la mine d'or (anciennes mines de bauxite) se sont encore pas mal érodées.

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Les hirondelles nichent dans la falaise.
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C'est marée basse.
Armés des paniers de pêche et des épuisettes, nous partons à la pêche aux coquillages et crustacés.
.Cacahuète, la petite chienne est de la partie et sautille gaiement, mais fiche le camp à la vue d'un mini crabe vert.
Les petits paniers de pêche se remplissent vite, berniques, crevettes, huitres, bigorneaux.

Mattys nous dit "pêcher de l'eau avec son épuisette, sans arriver à la retenir".
Je tente un bain dans l'eau bien froide.
Mi-cuisse samedi, jusqu'à la taille dimanche et completement lundi , c'est promis.
Brrrrr ça caille ! J'ai hâte de retrouver les lagons de Tahiti !
Frédéric y parviendra !
En plus il y a de grosses méduses ! beurk !
. Le tracteur met la barque à l'eau.
. Nous dînons à l'auberge du gros Bill (à la pointe du Bile).
. Je la connais depuis ... toujours.
Si les propriétaires ont changé, le nom et la qualité sont restés intacts.

Délicieux dîner marin

avec un coucher de soleil digne de Moorea.

Chouette il fera beau demain.

Il est 22 h et plus. Nous nous baladons sur les hautes falaises par le chemin des douaniers.
Dimanche matin, c'est le marché.

Et re- pêche et piscine.
De vraies vacances avec un temps magnifique. 32 ° .
Penestin c'est mon enfance retrouvée d'un coup de baguette magique.
La redécouvrir avec mes petits mousquetaires lui donnent encore plus de charme.

Des instants de bonheur inestimables, qui resteront à tout jamais dans les souvenirs des grands et des petits et que j'emporte à Tahiti.

Nana.

25 mai 2010

Dinan, cité médievale sur la Rance

Jeudi 20 mai : jour de marché Dinan sur la grand place Duguesclin.

Des retrouvailles joyeuses avec les commerçants toujours fidèles au marché de Dinan :
le poissonnier, le boucher chevalin, la marchande de fraises de Plougastel, la crépière, le marchand d'artichauts de Saint Pol de Léon.

La pause galette-saucisse-bolée de cidre pression est une obligation coutumière.
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Nous déjeunons en terrasse sur le vieux port.

. Le soleil commence à bien réchauffer.
La jupe tahitienne est de sortie.
Je me régale avec les huitres de Cancale et les moules du Vivier sur mer,



, pour finir par une crêpe au caramel et beurre salé.

Nous nous baladons dans les vieux quartiers, lieux paisibles emplis de bretonnitude.

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Comme elle est belle la Bretagne sous le soleil.
Au retour du marché, je retrouve les plaisirs de la cuisine, comme celui de décortiquer cette grosse araignée de mer.

et de préparer de succulentes fraises à la crême (plus vanille de Tahaa)
Mon emploi du temps est bien chargé entre le shooping sur Rennes, Dinan ou Saint Malo et les soirées conviviales chez les amis.

La nuit venue, comme il est doux de s'enrouler sous la couette avec pour berceuse le crépitement de la dernière bûche dans le feu de la cheminée.

Kenavo.

Le Clos de la Forge en pays de Rance

Lundi 17 mai, la panda bleue me conduit jusqu'à ma chaumière des bors de Rance.

Avant même de rentrer l'intérieur, je fais le tour du jardin avec un pincement au coeur.
Comment ai-je pu abandonner un si joli jardin ?
Je reviens à la belle saison.
La vieille pivoine arbustive fait éclater ses grosses fleurs roses.
Le lilas blanc qui rechignait à fleurir ces dernières années, explose de fleurs immaculées et parfumées.
La clématite ne se contente plus de la balançoire, mais a profité de mon absence pour coloniser les branches basses du merisier.
Déballage de fleurs, elle est restée reine du jardin.
Les framboisiers et les cassisiers, portent des fruits, mais les derniers froids ont retardé la saison des cueillettes.

Malgré le soleil, une grande fouée dans la cheminée, le soir venu, ne sera pas de trop pour me réchauffer.
Je retrouve les lieux, les pierres, les parfums du jardin, le chant des rossignols et des mésanges.

Tel l'oiseau retrouve son nid, mais pour repartir à nouveau dans quelques semaines, vers un autre nid au soleil de l'autre côté de la terre, loin très loin de la vallée de Rance.
A suivre.