Rue de Dinan à Saint Malo Intra Muros, j’ai trouvé ma librairie préférée, librairie du môle tenue depuis 1960 par Monsieur Du Quesnoy.
Nous faisons des échanges d’ouvrages.
Je lui confie des ouvrages anciens sur la Bretagne maritime, Saint Malo etc…. et il me dégotte des livres sur les mers du Sud.
A ma dernière visite, un roman m’attendait " Sylviane " C’est la première fois que je trouve un ouvrage portant mon prénom en titre.
Le libraire me conseille ce roman très bien écrit par un écrivain peu connu mais talentueux.
Je cède et repart avec "Sylviane " sous le bras.
Ferdinand Fabre, (1827-1898) est un romancier français, qui mêlait beaucoup de vocabulaire occitan avec la langue française dans ses ouvrages.
Il est né dans la haute vallée de l’Orb, source d'inspiration de ses romans, à Bédarieux le 9 juin 1827, dans l’Hérault.
Poussé par sa mère, il entre au petit séminaire de Saint-Pons-de-Thomières et, en 1847, au grand séminaire de Montpellier.
Son oncle, curé de Camplong, est évoqué dans ses livres.
En 1849, il renonce à la prêtrise abandonna ses chères Cévennes, pour aller étudier à Paris.
Il fréquente les milieux artistiques, en particulier Hector Malot et le peintre Jean-Paul Laurens, dont il publie une biographie.
Il s'y livra aux études les plus diverses, publia un recueil de poésies et un premier roman, "les Courbezon", qui fut couronné par l'académie.
A partir de ce moment, il publia un grand nombre d'œuvres, récits champêtres pleins de saveur: Le chevrier, Barnabé, mon oncle Célestin, Toussaint Galabru, Ma vocation, Taillevent, sont quelques uns de ses principaux ouvrages.
En 1853, il obtient un poste d'inspecteur des bibliothèques à Calais.
Il quitte finalement l'administration et se consacre entièrement aux lettres.
L'Académie Française allait lui ouvrir ses portes, lorsqu'il fut emporté par la mort le 11 février 1898, cinq jours avant son élection, tenue pour assurée, à l'Académie française.
En 1903, un monument lui a été élevé à Paris, dans le jardin du Luxembourg.
En 1906, un monument, dû au sculpteur Villeneuve, a été érigé sur la place qui porte son nom à Bédarieux.
Un nouveau livre c’est une nouvelle friandise.
En général je commence la lecture sans attendre.
J’ai vécu 8 ans à Montpellier, et je connais le bas Languedoc et la vallée de l’Orb.
J’ai avalé les 100 premières pages de ce livre en une soirée, emportée par la musicalité et la douce cadence d’une très belle écriture un peu naïve, mais simple et belle.
Un extrait : "Pour se donner du ton, notre homme dépêcha son verre ; puis il commença son récit d’une voix haute et vibrante.
On aurait cru merle parmi les genévriers, non loin des bergeries de M. Vincent ".
Mais aussi : "sans m’en apercevoir, je portai la main de Sylviane à mes lèvres et la mouillai de larmes, par-ci, par- là. La musique continuait dans ma tête….."
Du Pagnol avant l'heure !
Belle lecture, promesse de belles et douces soirées de plénitude.
Nana.
3 commentaires:
Sylvie-Anne, bonjour;
Je constate,c'est un coeur de petit " goujon "qui vibre à cette lecture.
Christian P Y P
Ia ora na Christian.
J'aime la grande littérature du 19 eme siecle. Epoque où ecrivains et lecteurs respectaient l'orthographe et le vocabulaire. En 2011, les mots Meuf et Keuf sont rentrés dans le dico de l'Accadémie ! Quelle tristesse !
Complètement d'accord avec toi, Sylviane. La littérature d'aujourd'hui, quel désastre ! Je lutterai jusqu'au bout pour le respect de la langue française, si riche, que les jeunes de nos jours ont si vite oubliée :-(
Enregistrer un commentaire