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13 mai 2012

Le fort de Cook à la pointe Vénus

 Sur le site de la pointe Te Fauroa, plus communément pointe Vénus,
 James Cook avait fait construire un fort en 1769. La réplique en toile de ce fort a été inaugurée ce jeudi 10 mai à la Pointe Vénus, et sera le lieu incontournable afin d’assister à l’événement astronomique du 5 juin : le passage de Vénus devant le soleil.
Le fort de Cook accueillera les manifestations liées à cet événement astronomique majeur.
Une opération d’envergure imaginée en partenariat avec le comité Vénus Tahiti 2012, (Pascal Erhel Hatuuku, est le président),  le service du tourisme et  la commune de Mahina.
 La reconstruction et l’aménagement des lieux, confiées à l’artiste Grégorio Grand Midi, accompagné de quelques jeunes du quartier de Hitimahana, sont fidèles aux plans laissés par l’ancien navigateur, capitaine de l’Endeavour de l’amirauté anglaise.
D’après l’histoire, ces installations devaient permettre la protection de l’astronome Charles Green et de ses instruments, afin d’étudier entre autres le passage de la planète Vénus devant le soleil, il y a 243 ans.
Cet événement stellaire ne se reproduira pas avant 2117 et 2125.
Sur ce lieu symbolique chargé d’histoire, le 5 juin, durant 6 heures, les amateurs pourront observer l’alignement parfait de la terre avec Vénus et le Soleil, mais aussi participer à des activités et profiter de l’arrivée des 7 grandes pirogues doubles de Tavaru 2012. Des visites culturelles et pédagogiques sont prévues sur place pour toutes les écoles de Tahiti.
Un symposium international d’astrophysique intitulé Compstar réunira à l’hôtel Radisson du 4 au 8 juin, plus de 180 chercheurs, dont 4 prix Nobel en physique et astrophysique, venus des 4 coins du monde : Europe, Japon, Amériques...
L’exposition d’astronomie organisée par la Société d’Astronomie de Tahiti (SAT) à la mairie de Papeete du 22 mai au 3 juin, permettra la rencontre entre amateurs et professionnels.
Les habitants des archipels voisins ne sont pas oubliés. Ils pourront suivre les manifestations en live sur Internet et seront informés au travers de conférences itinérantes.
La Polynésie a donc rendez-vous avec l’histoire du calendrier des astres grâce à la mobilisation des 4 principales associations polynésiennes liées autour de l’astronomie : Proscience, la SAT (Société Astronomique de Tahiti), CIEL (Cercle d’investigation d’Ethno astronomie Locale), Haururu et Faafaite.

2 avril 2012

La cascade secrète de la Papenoo

Pour nous reposer de la soirée fez noz de la vielle et des musiques bretonnes, un dimanche en montagne de Tahiti est le bienvenu. Arnaud de Natura Aventures nous y conduira en 4 x4. La matinée est très ensoleillée et chaude. Arnaud nous conduit dans un endroit bien caché et tenu secret, un lieu de baignade très agréable dans les hauts de la rivière Papenoo. Le chemin d'accès est un peu rude mais c'est la garantie d'une bonne tranquilité. Petits et grands s'amusent comme des fous dans les vasques claires et fraîches. Georges a découvert les bienfaits des cascades tahitiennes, inexistantes à Rimatara, son île des Australes. Le temps a ses caprices, et nous redescendrons la vallée sous de grosses pluies. La Papenoo nous fait sa petite crue. Belle journée à la Maroto sur les bords de la belle capricieuse Papenoo. Kenavo.

13 octobre 2011

Le tunnel de la pointe Arahoho et les tags de Toata

Mardi matin, c’était la fête côte Est, pour l’inauguration du nouveau tunnel de la pointe Arahoho à Tiarei au lieu dit "le trou du souffleur". Après deux ans de travaux, cet ouvrage d’art a été ouvert à la circulation. Le tunnel porte le nom de celui qui l’a baptisé : le tunnel "Oscar Temaru". C’est la première fois qu’un ouvrage porte le nom d’une personnalité encore en vie. Le tohu dans la presse ! drôle !
Cet ouvrage taillé dans le basalte fait 145 m de long. Il permettra une meilleure sécurité, car cette partie de la côte Est est souvent exposée à de fortes houles. Au total, il aura coûté 1,380 milliards de Fcfp financés à 100 % par le pays.
Les élèves du Centre des métiers d’Art, ont réalisé une fresque qui court des deux côtés du tunnel. Les plages de cet endroit sont belles et sauvages. Je suis allée m’y balader dès jeudi matin. Jeudi après midi, je me stationne dans le parking de la maison de la culture à Toata pour me rendre chez le kiné. Romain et John taguent un bloc technique d’une jolie façon. Il pleut, mais ils ne s’en rendent pas compte. Bel ouvrage, magnifique. La petite bleuette a suivi toute la scène.
Nana.

11 octobre 2011

Images de la Côte Est

Mercédès habite Papenoo. Voici la vue de la terrasse. Le dimanche nous allons nous balader dans des coins que j'ignorais. Je découvre la maison du surf de PapenooUn coucher de soleil, pris sur la plage de la pointe Vénus,huit jours avant, avait enflamé tout Moorea. J'aime la côte Est de Tahiti.

31 octobre 2010

La vallée de Faarumai et les 3 cascades de Tiarei

Ce dimanche 31 octobre, il fait grand bleu.

Je profite de la terrasse au petit matin.

C'est aussi un jour idéal pour faire la balade des 3 cascades que je n’ai pas encore faite depuis deux ans.
Après le déjeuner, un ami est Ok pour m’accompagner. Nous filons côte Est de Tahiti.
C’est au PK 22, après le trou du souffleur.
Nous remontons la vallée de Faarumai sur près d’1 kilomètre, une jolie route au bord de la rivière .

La végétation est dense et luxuriante : mape, purau, cocotiers, bananiers, manguiers, goyaviers et banians se mélangent harmonieusement.
Beaucoup d’opuhi rouges ou roses bordent la route. C'est l'été tropical qui arrive.
Nous traversons un village aux maisons plus que vétustes. Les enfants jouent nus dans la rue.
Arrivés au parking, du fond de la vallée, il nous faut prendre à pied les chemins bordés de pierres moussues sous les arbres
Nous commençons par le parcours le plus long pour rejoindre deux très belles cascades. Haamarere Iti, la plus petite :


, et la plus grande Haamarere Rahi .

Sans la chaleur et les moustiques, on se croirait en forêt d’Huelgoat en Côtes d’Armor !
Les grandes oreilles d’éléphant ont conquis l’endroit.


Les moustiques aussi , et ce dimanche ils ne connaissent que moi !
Je me tartine de OFF mais sans grand succès.
Depuis deux ans, ils m’avaient dédaignée, mais ils se rattrapent désormais !

Au pied des cascades des fougères géantes s’épanouissent au bord des larges vasques aux eaux tourbillonnantes.

Le bruit des eaux domine. La nature rugit de toutes ses forces. C’est beau et apaisant.
Nous reprenons le sentier qui nous même à la 3 eme cascade de Vaimahuta.


Quelle belle nature, quelle vie toute cette eau !
J’aurais du faire cette balade plus tôt.
L’escalade n’est pas terminée, car l’ascenseur de ma résidence est encore en panne depuis 2 jours ! Mon septième ciel de Diva Nui se mérite vraiment !


Lundi c’est férié, donc pas de réparateurs du funiculaire, et encore du sport en prévision !
Faire du sport à Tahiti, c'est du bonheur en plus.
Nana.

12 juillet 2009

Vallée d'Orofara

Ce samedi matin 11 juillet, direction côte Est, à PK 13 entre Mahina et Papenoo, à la recherche d’un lieu très précis : la vallée d’Orofara.


A PK 13, "tu tournes à la cabine téléphonique", m’a dit une tahitienne, 1 km avant, très intriguée quand je lui demande la vallée d’Orofara.
A la hauteur de la cabine téléphonique, avec une grande émotion, je m’engage sur la petite route à droite, côté montagne.
J’étais arrivée au village des lépreux de Tahiti.

J’ai découvert récemment l’existence de cette léproserie dans un petit guide pas très connu, dont j’ai achevé la passionnante lecture ces jours derniers.
Pas un vrai guide, un super petit bouquin : Tahiti-Mooréa- de Dominique Maury et Hinarai Rouleau, aux Éditions Avant et Après. (150 pages qui se lisent comme un roman et valent bien d'autres guides trop bavards et souvent erronés).
De même que j’ai paumé mes lunettes de vue la semaine dernière, j’avais égaré ce livre (Ou ? mystère ?). Il me manquait cruellement. Cela me contrarie de perdre un livre aussi j'en ai racheté un 2 eme.
Dans mes autres guides (Gallimard, Evasion … ) rien, pas un mot sur la léproserie de Tahiti !

Histoire : Afin d’endiguer la propagation de la lèpre, le gouvernement crée en 1914, dans la vallée d’Orofara, éloignée de la ville de Papeete, un village pour l’accueil des lépreux.
Ils viendront des 5 archipels, vivre dans cet endroit clos, dirigé par des missionnaires protestants. Les familles ont fait souche et le village d’Orofara est toujours là. Les anciens malades, non contagieux, se consacrent à l’artisanat.
L’église de la léproserie bien fleurie, invite au recueillement.


La léproserie et le fare de l’infirmerie n’existent plus.
La lèpre se guérit de nos jours, mais elle fait toujours l’objet d’études et d’observation, notamment en Polynésie. Une dizaine de nouveaux cas sont décelés chaque année à Tahiti.
Quand on pénètre dans cette ruelle étroite, un silence de plomb vous entoure .Pas un bruit, pas d’enfants dans la rue, pas de chants d'oiseaux ou de volatiles.
Une douzaine de fare, dont certains très pauvres, hébergent ces personnes isolées.

Pas de rutilants 4x4 dans les jardins. L'ambiance est pesante.
Je ne suis pas forcément la bienvenue, dans ce lieu, aussi je ne m'attarde pas.
Demi tour obligé au cimetière, (très bien entretenu) au bout de la vallée.

Cimetière des lépreux de Tahiti.
Sur ce lien, vous découvrirez quelques cartes postales anciennes de la léproserie d’Orofara.
Le linge royal pouvait transmettre la lèpre. Je vous invite à le lire pour en savoir plus.
Tahiti, n’est pas très fier de ce lieu et peu de tahitiens en parlent.
Les touristes ne connaissent pas Orofara. Leurs regards se tournent vers la gauche, côté mer, et ils ne voient pas à droite, côté montagne, les fare miséreux d'Orofara.

Je tenais à connaître ce lieu, non pas par curiosité, mais par respect obligé.
Orofara, la belle petite vallée, de la côte Est, semble être tombée dans l’oubli.
Je suis passée au moins une dizaine de fois sur la route de ceinture, et je ne savais pas. Aujourd’hui c’est fait.
Profond respect pour cette vallée et ses habitants. Je me suis recueillie devant une tombe choisie au hasard.
Devoir de mémoire pour tous ceux qui ont vécu et souffert dans ces lieux depuis près d'un siècle.
Misère et maladie existent partout dans le monde, même dans ce pacifique paradis, au milieu de l’océan. Ainsi va la vie et son mana.

2 février 2009

Un dimanche à Faaone

Marie Anne et Michel habitent un très grand fare les pieds dans l’eau à Faaone à 7 kms de Taravao.
La mer lèche le bas du mur et lors des grandes houles les vagues passent le grillage et échouent dans la pelouse !
J'ai rencontré Marie-Anne grâce au blog. Elle est elle même blogueuse.
Le bruit des vagues me rappelait celui des grosses vagues de l’Atlantique.
Comme il était agréable de converser sous la terrasse avec ce fonds musical apaisant du ressac de l’océan si proche.

Les 2 chats et les 2 chiens sont venus me dire bonjour puis sont retournés à leurs jeux.

Marie-Anne avait préparé une Sangria maison pour l’apéritif.
Michel a cuisiné au barbecue, du poisson, du Mahi-Mahi, (daurade coryphène, le bar polynésien).
Les morceaux étaient préalablement badigeonnés à la sauce huîtres, que je n’avais pas encore goûtée. Un régal ! J’adore!
Michel et Marie-Anne sont belges de Bruxelles une fois ! alors devinez la garniture du mahi-mahi. Bien sur des frites fines et dorées à point.
Un délicieux vin blanc bien frais, a accompagné ce plat goûtu et fin.

Après déjeuner, nous sommes allées balader toutes les deux sur la plage déserte. Il faisait doux.

A un endroit, la plage était recouverte de bois flotté, des morceaux d’arbre amenés à la mer par l’embouchure des rivières et qui reviennent un jour après s’être baladés dans les courants. Ils peuvent aussi venir de très très loin ! Michel en a fait quelques sculptures.
Dire qu’à Saint Malo ils vendent très cher, un bout de palette flotté qui est tombée d’un cargo et arrangée en cadre grossier !
Ici c’est du bois d’aito, (arbre de fer qui ne pourrit jamais), de purau, du très beau bois tropical, et c‘est gratuit !
J’ai ramassé mes premiers petits coraux et quelques jolis galets noirs brillants, bien plats et ronds.
Nous passons devant le fare de la voisine. Obligée de s’arrêter et d’aller les saluer.
Marie Joe une marquisinenne à la peau blanche et éphélide, est famille d’accueil.
Elle a 6 adultes (dont 3 handicapés mentaux) en garde permanente.
C’est leur principale source de revenus. Son tane, John, un polynésien bien typé, est pêcheur et chasseur de sangliers. Marie Joe élève aussi des lapins.
Nous sommes restées une bonne heure, et Marie-Joe m’a fait les chacras, elle m’a dit des choses sur mon caractère et ma personnalité surprenantes de vérité.
Je n’avais pas dit un seul mot ! vraiment très troublant ! Pas une seule erreur, cela en était gênant.
Sous la terrasse du fare, une amie chinoise cousait des filets en voile très fin pour aller à la pêche aux petits poissons de lagon, les eniaà. (suivantes de reine en tahitien) Ce sont de tout petits poissons que l’on fait sécher au soleil avant de les frire (comme les capelans à Sète).

Elle utilisait une vieille machine à coudre Singer qui lui vient de sa grand mère, la même que celle de ma mère achetée en 1956 !
Regardez derrière elle, au mur, la jolie collection de nacres d’huîtres perlières.

C’est la première fois que je voyais de près, la vie dominicale d’une famille de tahitiens, et que je faisais salon sur le bord du Pacifique, sans me soucier ni du temps ni de l’heure.

Je suis rentrée à la nuit à Papeete. Merci mes amis pour cet excellent dimanche.

25 janvier 2009

le purau de Mama Elisa à la pointe Vénus

Ce dimanche 25 janvier, grosses pluies sur Papeete.
A 12 hs, au phone, une amie me dit qu’il fait très beau à Mahina et à la pointe Vénus à 12 kms de là ! (info importante sur le lien - cliquez sur Vénus) .
Je décide d’y aller mais avec mon dossier que je dois travailler ! Rien fichu samedi !
Elise et Franck m’accompagnent, ravis de l'occasion d'aller s'aérer et de se baigner.
Mon angine me donne de la fièvre, aussi je renonce à regret à affronter les très belles vagues.
Je me suis réfugiée dans le jardin du snack, au pied du phare, ou je m'installe à l’ombre sous les arbres.
J’ai gratté au moins 30 pages de cahier. Super ! mon rapport avance bien !
J’étais bien en plein air avec la brise marine qui me caressait. Il y avait peu de clients.
Un orchestre jouait de la musique polynésienne. J’écrivais vite, en rythme avec la musique .
Ce n’était pas des mélodies langoureuses, bien au contraire ! Pas dérangée par les paroles en tahitien ! Parfait !
Elise toute mouillée et en paréo, est venue me faire une petite visite, m’a trouvée très studieuse, puis est repartie dans les vagues.
Travailler en plein air au bord de l’eau quel bonheur.
Peu à peu je déculpabilisais. Je prenais l’air tout en bossant quand même !
Au bout d’une heure, et 2 Orangina, le propriétaire du snack, un vieux tahitien, est venu me rendre une petite visite sous mon arbre.
Il m’a demandé "si j’écrivais un livre ou si je corrigeais des copies d’étudiants". Il faut dire que j’avais envahi la table de papiers ! Je réponds que je travaillais un rapport pour mon travail.
Il me dit:- «alors vous devez bien travailler car vous êtes sous un purau » (prononcer pouro).

Il m’explique que c’est l’arbre des sages, sous lequel les anciens et les chefs, se réunissaient pour prendre des décisions, l’arbre de la sagesse, qui donne une bonne ombre et de la fraîcheur. Il est vrai que la température était douce et pas du tout moite ou humide comme sur la plage.
Puis, il a arraché 5 ou 6 feuilles de l’arbre et m’a montré comment on les tressaient en spirale pour en faire un tapis. Lequel tapis recouvrait le dessus du four polynésien (le four enterré) (comme à l’île d’Ouessant). Quelle dextérité, quelle vitesse !
Il me demande si la musique n’était pas trop forte ? Je le rassure et il me dit dans un sourire : «les musiciens vont vite, car ils ont remarqué que vous écriviez en rythme, vous dansez avec votre stylo » .

Je l’aurais écouté et regardé tressé les feuilles pendant des heures ! Au diable mon rapport ! Mais une serveuse l’a réclamé. Poliment il m’a quittée, en me disant de rester sous le purau, que c’était mieux pour mon travail.
Interloquée par cet interlude, j’ai posé mes stylos. Voilà pourquoi j'allais si vite à noircir le papier, que mes idées devenaient lumineuses. Le purau.
En France il ne faut pas faire la sieste sous un noyer, car on y attrape la crève, disait ma grand-mère, à mon père le dimanche pour sa «mariennée». Ici il faut réfléchir sous l’arbre des sages, le purau.
A Dinan le crépitement du feu dans l’âtre, accompagnait mes travaux. Je préfère de loin, le bruit des vagues du Pacifique et les sons entraînants de l'ukulélé !

Polynésie veut dire : îles nombreuses (du grec poly et nésie : îles ).
Vous pouvez comprendre ce que veut dire Micronésie et Mélanésie (petites îles et îles noires). Rien vu sur le Net à ce sujet, mais dans un livre tahitien.
Les petits ruisseaux font les grandes rivières, dit on en France économiste !
En Polynésie, toutes les petites joies me donnent un grand bonheur.
En tahitien cela pourrait donner poly-ao (bonheur) ou poly-oa oa.(joie)

Je voulais faire partager avec tous mes amis (es) de France, stressés (es) par leur boulot, (ici je connais un seul stressé du boulot à la DS) , mes heures de quiétude sous le purau de la pointe Vénus à Tahiti ce dimanche 25 janvier malgré une belle angine.
Un article sans image et non programmé (comme tous les autres d'ailleurs).
Le net reste muet sur le purau.
Donc sage, mais sans image, car j’avais laissé mon appareil à la garde de Pistache.
La vraie sagesse n'a besoin d'aucune image, juste d'un purau.

3 janvier 2009

Etape n 5 : retour par la côte Est

La côte Est est très sauvage, sans lagon, sans récif.
Cette absence de récif barrière, laisse la mer, battre violemment le rivage.


Quand la mer est forte, le bord de route est parfois très endommagé, les vagues déferlent à toute allure et terminent parfois sur la route.

Une petite curiosité : le trou du Souffleur, spectacle de cette côte rocheuse aux coulées de basalte qui pénètrent dans la mer.
Il surprend par le souffle et la force des vagues dans les rochers.

Mais en Bretagne et à Quiberon notamment, il y en a aussi des trous du souffleur, ainsi qu’à l’île de la Réunion et à la Martinique.
C’est une spécialité des côtes Est dans les îles et de la Bretagne sauvage !

Un parking a été aménagé, près d’une petite plage de sable noir, à 150m environ du Trou du souffleur. On y parvient à pied en longeant la route avec prudence.
Le Trou du souffleur est à ras du sol, entre un petit bout de trottoir et la falaise.
Le souffle n'est pas régulier et il sort brusquement, il peut vous faire perdre l’équilibre.
Côté montagne, contre la parois rocheuse, le souffle de l'océan est visible et surtout entendu.
À cet endroit, la route est étroite et le virage n’a pas beaucoup de visibilité.
Un souffle puissant s'échappe du trou entre le bord de route et la falaise, tellement puissant qu'il peut vous faire tomber à terre, quand la houle est forte.

La route de la corniche passe au-dessus d'une configuration basaltique, un lavatube : il s'agit d'un trou sous la route, où l'eau de l'océan s'engouffre et ressort violemment en éjectant de l'air et de l'eau des deux côtés. Côté océan, l'eau est projetée brusquement à chaque vague déferlante.
En face du Trou du souffleur, côté falaise, un petit promontoire permet de voir le souffle côté océan.
Plus les vagues sont fortes, plus l'effet est magique, la quantité d'eau expulsée impressionnante et le grondement aussi .
Pistache a pris une grosse vague, mais pas à cet endroit, un peu avant.

Mais il y a bien d’autres coins super sur la côte Est comme le petit bourg de Faaone, ou réside une de mes amies.
La vallée de la Papenoo que j'ai vue rapidement, et qui mérite une journée complète.
J’ai aimé la force de la houle, le bruit des grosses vagues.
Je retrouvais la Bretagne du Finistère Nord, celle que j’aime tant.
A 17 hs j’avais fini mon tour d’île et j’ai fait une pause «boisson fraîche» chez mes amis de Mahina ?avant de regagner Santa Anna à la tombée de la nuit.
Je suis encore une «bleue» car, j’avais pensé à tout, sauf à la bouteille d'eau !
Pistache a roulé à merveille pour ses premiers 100 kms ensemble, rien que toutes les deux !