3 janvier 2009

Etape n 5 : retour par la côte Est

La côte Est est très sauvage, sans lagon, sans récif.
Cette absence de récif barrière, laisse la mer, battre violemment le rivage.


Quand la mer est forte, le bord de route est parfois très endommagé, les vagues déferlent à toute allure et terminent parfois sur la route.

Une petite curiosité : le trou du Souffleur, spectacle de cette côte rocheuse aux coulées de basalte qui pénètrent dans la mer.
Il surprend par le souffle et la force des vagues dans les rochers.

Mais en Bretagne et à Quiberon notamment, il y en a aussi des trous du souffleur, ainsi qu’à l’île de la Réunion et à la Martinique.
C’est une spécialité des côtes Est dans les îles et de la Bretagne sauvage !

Un parking a été aménagé, près d’une petite plage de sable noir, à 150m environ du Trou du souffleur. On y parvient à pied en longeant la route avec prudence.
Le Trou du souffleur est à ras du sol, entre un petit bout de trottoir et la falaise.
Le souffle n'est pas régulier et il sort brusquement, il peut vous faire perdre l’équilibre.
Côté montagne, contre la parois rocheuse, le souffle de l'océan est visible et surtout entendu.
À cet endroit, la route est étroite et le virage n’a pas beaucoup de visibilité.
Un souffle puissant s'échappe du trou entre le bord de route et la falaise, tellement puissant qu'il peut vous faire tomber à terre, quand la houle est forte.

La route de la corniche passe au-dessus d'une configuration basaltique, un lavatube : il s'agit d'un trou sous la route, où l'eau de l'océan s'engouffre et ressort violemment en éjectant de l'air et de l'eau des deux côtés. Côté océan, l'eau est projetée brusquement à chaque vague déferlante.
En face du Trou du souffleur, côté falaise, un petit promontoire permet de voir le souffle côté océan.
Plus les vagues sont fortes, plus l'effet est magique, la quantité d'eau expulsée impressionnante et le grondement aussi .
Pistache a pris une grosse vague, mais pas à cet endroit, un peu avant.

Mais il y a bien d’autres coins super sur la côte Est comme le petit bourg de Faaone, ou réside une de mes amies.
La vallée de la Papenoo que j'ai vue rapidement, et qui mérite une journée complète.
J’ai aimé la force de la houle, le bruit des grosses vagues.
Je retrouvais la Bretagne du Finistère Nord, celle que j’aime tant.
A 17 hs j’avais fini mon tour d’île et j’ai fait une pause «boisson fraîche» chez mes amis de Mahina ?avant de regagner Santa Anna à la tombée de la nuit.
Je suis encore une «bleue» car, j’avais pensé à tout, sauf à la bouteille d'eau !
Pistache a roulé à merveille pour ses premiers 100 kms ensemble, rien que toutes les deux !

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