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2 mai 2012

Les sandragons de Huahine

Mercredi j’ai fait le tour de l’île en 4x4. Nous nous sommes attardés au grand marae de Maeva.(dans un prochain article).
Mais vendredi, c’est Lyta une mamy tahitienne, qui connaît bien Huahine, qui m’a emmenée sur des sites dont le guide ne nous avait pas parlé.
Passionnée de botanique et de flore des îles, je voulais voir l’alignement des sandragons. C’est à 2 kms à la sortie du village de Fare sur la route cotière vers Fiti.
Originaire d'Asie, le sandragon se trouve souvent en alignement le long des routes. C'est un arbre de gros diamètre qui donne une gomme rouge sang, qui vite brunit au contact de l'air. Cette sève rouge a donné son nom à l'arbre. Les fleurs sont jaunes et parfumées et les fruits de couleur verte.
Cet arbre produit une très belle loupe nommé loupe d'Amboine qui est très recherchée pour le placage pour meubles de grand luxe. Le Sandragon sert de tuteurs pour le poivre et la vanille, ou pour faire des clôtures végétales. Son feuillage est comestible pour les animaux
Son bois appelé narra est apprécié pour sa résistance. On appelle l’arbre bois de corail. La finesse de son grain, permet un polissage très doux.. Ses couleurs, rouge ou rose, mêlé de jaune, en font un bois d'œuvre très apprécié. Le Sandragon est l'arbre national des Philippines et de Puncket en Thaïlande.(Les Philippines exportaient jusqu'à 3 000 tonnes de Narra par an, jusqu'en 1987 quand l'exportation de ce bois a été interdite).
A 100 mètres de cet alignement, se trouve une roche avec une empreinte de patte de chien. Bien sûr une légende est associée à cette grosse pierre.
Le chien Piihoro serait venu des Tuamotu pour chercher les perles volées par une femme venue se cacher à Huahine. Le chien la poursuivait. Il s’est reposé à cet endroit et aurait laissé ses empreintes. Autrefois ce lieu était sacré et des grands pouvoirs étaient attribués à cette pierre.
J'ai passé plusieurs heures et déjeuné avec Lyta et  je connais plein d'autres légendes de Huahine. 
A suivre.

Les combavas de Maeva à Fare

Maeva tient une boutique de pareos et bijoux sur le port. C’est le fare bleu.
Je lui ai acheté de beaux pareos marqués Huahine, dont un peint à la main. Nous bavardons et sympathisons très vite. Sur son comptoir un citron plein de bosses, le combava.
Une découverte pour moi.
Le combava (citrus hystrix) (remene en tahitien) est un agrume ancien, voisin du citron, mais vert et bosselé. Originaire de l'Inde, il a été introduit récemment dans les îles du Pacifique Sud. Une île indonésienne à l’est de Bali, dans l'archipel de la Sonde, dans la mer des Moluques, est dénommée "Sumbawa".
L'arbre est reconnaissable par ses feuilles luisantes et très odorantes et les nombreuses épines de ses branches. La face supérieure est vert sombre et la face inférieure vert clair.
Les fleurs, petites, blanches et violet, sont très parfumées et donnent des petits fruits ronds de 5 cm de diamètre environ.
Le combava, est un petit citron vert bosselé, à la peau grumeleuse. La pulpe, peu juteuse, n'est pas consommée car trop acide et amère.
Les tahitiennes et marquisiennes se rinçaient les cheveux avec le jus du combava pour les rendre plus brillants. On l'utilisait également aussi comme déodorant en se frottant avec la peau. Le jus servait aussi à nettoyer certaines taches sur le bois.
Son arôme ressemble à la citronnelle. Le zeste du fruit est utilisé en parfumerie. Les feuilles entrent dans la fabrication de lotions capillaires ou d'essences.
Les feuilles servent à parfumer le punch et sont très utilisées dans la cuisine asiatique. L'écorce des fruits est utilisée râpée dans les sauces, en confiture et en fruits confits.
Les vertus médicamenteuses du combava : La décoction de feuilles est efficace contre les maux de ventre , la tisane de la racine est purgative. Une potion adoucissante, à base de zeste écrasé, était donnée aux bébés pour leur servir de purge et d'expectorant. Le jus guérit les dartres et l'eczéma. 
Maeva m’en apporté un bon kilo samedi matin. Désormais, les combavas parfument l’air de l’appartement.

30 avril 2012

les bunchosias du marché de Fare à Huahine

J’ai fait tellement de découvertes à Huahine, que je ne savais plus par où commencer.
Place aux habitants et à la vie du marché.
 Chaque matin et surtout en fin de semaine, les quais et les trottoirs de Fare, le village, accueillent les étals des vendeurs de légumes, fruits, gâteaux, œufs et fleurs. C’est coloré, ça vit, ça chante, c'est parfumé. 
Ce matin il a plu et le sol est encore humide, mais déjà la chaleur arrive, renforçant les senteurs .
Je prends mon temps pour faire le tour et je m’arrête devant ce fruit au nom barbare : des bunchosias !
Jamais vu avant ! C’est quoi ce  fruit ?
D’après la vendeuse c’est très répandu. Les mama de Huahine, auxquelles j’en parle, n’en ont jamais entendu parler ! bizarre !
 Voici ce que me dit le Net : Le bunchosia argentea donne des petits fruits de couleur rouge/orange à la pulpe dense et collante et dont la saveur s'apparente à celle de la figue. Plante indigène de l'Amérique centrale et l'Amérique du Sud. Dans la même famille des Malpighiacées, est apparenté à l'acérola. La saveur peut rappeler celle du beurre d'arachide qui lui vaut son nom anglophone : Peanut butter fruit. On le mange surtout tel quel, mais on peut aussi le préparer en gelées, confitures et compotes. Quoiqu'indigène à l'Amérique du Sud, on en cultive dans le sud de la Floride.
 Dans le même genre on retrouve aussi en Amérique du Sud Bunchosia armeniaca : le bunchosie des Andes.
 Je n’ai pas gouté aux bunchosias, mais je me souviendrais avoir découvert ce fruit pittoresque pour la première fois à Huahine, l’île aux mille secrets (normal pour l’île des femmes !)
A demain pour d’autres curiosités de Huahine.

24 mars 2012

Vestiges de forêt primaire à Takapoto

La forêt primaire a pratiquement disparu des atolls des Tuamotu, lors des grandes plantations de cocoteraies du siècle dernier, sous la directive des missionnaires soucieux de donner travail et revenus à leurs ouailles.
La première fois que j’ai vu une forêt primaire aux Tuamotu c’était à Ahe. Depuis je ressens une immense joie de découvrir quelques vestiges dans d’autres atolls (Fakahina).

En allant au secteur le dimanche matin avec Sylvie, je vois de grands arbres, des pisonias grandis (Puatea en tahitien, Puka en paumotu). Stop immédiat pour aller saluer les géants.
Ici on appelle cet arbre le puka manu car il abrite plein d’oiseaux (manu).

Sylvie constate la fraîcheur sous son ombrage, les fientes d’oiseaux, le sol couvert d’humus, et les fougères, preuves de l’humidité. Elle n'avait jamais remarqué avant.

Je lui explique qu’il faut impérativement protéger ces grands arbres et ne pas les abattre.

Au pied des arbres, de jeunes pousses bien tendres prouvent la bonne santé de ces géants, rescapés d’une autre époque, celle d’avant les cocotiers qui assèchent les sols. Ces jeunes pousses sont dévorées tels des épinards par les habitants ! Non pas ça !
Sous la cocoteraie, quelques pieds d’amidon (pia ma’a) dont les racines servaient autrefois comme gélifiant dans les poe (compotes, confitures). C’est la semaine du patrimoine. Je m’entretiens avec David l’instit et maire délégué, pour faire passer mon message botanique de protection des pisonias de Takapoto.
Certains terrains ont été déboisés et les pisonias se raréfient et vont disparaitre à tout jamais et rapidement, car depuis l’effondrement du marché de la perle, tous les atolls reviennent au coprah et replantent des cocotiers.
Tutu me parle de vols de cocos dans les cocoteraies, c’est dramatique, et la blague pas drole du moment c’est «à Takapoto le coco est cassé avant de toucher le sol, ou alors la nuit, il tombe direct dans la benne de ton voisin qui passait par là".

Il y aurait beaucoup à dire sur l'économie du coco. Sur les 150 F le Kg payés par l'huilerie de Tahiti, 100 F sont des subventions du pays, ce qui fait dire à certains observateurs que le coprah des Tuam est une caisse de chomage déguisée. Je laisse ce soin à d'autres blogs, car je n'ai nulle envie d'égarer ce journal dans ces méandres complexes et inextricables.
Cependant, je milite pour la sauvegarde des pisonias et des forêts primaires des Tuamotu, car j'aime passionnément cette belle nature des îles et des atolls.

20 décembre 2011

Le flambloyant de Faa'a

Ce mardi, j’ai pris quelques minutes pour cliquer sur le flamboyant de Faa'a.Jamais cet arbre n’a aussi bien porté son nom !
Il est vraiment couvert de fleurs et ce n’est pas fini. C’est le 4 eme été austral que je vis à Tahiti et il n’a jamais été aussi fleuri. Il faut dire que les pluies de novembre ont du lui profiter. Ce qui est stupéfiant, c’est la vitesse de croissance de la végétation.

Voici une photo prise à la mi octobre !En deux mois le changement est prodigieux.
Ce flamboyant de la pointe Hotuarea a été planté par M. Aubry, l'ancien tavana (maire) de Faa'a. A cette époque, le tavana avait planté plusieurs autres flamboyants le long de la route, mais la plupart ont été malheureusement abattus.
Le Flamboyant, Delonix regia, est originaire des forêts sèches de Madagascar. C’est un arbre de 10 à 15 m, en forme de parasol, avec de grandes feuilles plumeuses vert clair. Sa floraison rouge lui a donné son nom de Flamboyant en français et de Flame tree en anglais. La pointe de Hotuarea, dît du Flamboyant, est classée depuis 1952, mais l’aviation civile souhaiterait sa disparition, car il est trop près de la piste de l’aéroport. Il résiste !!!!


Je suis fascinée par cet arbre qui évoque chaleur, exotisme et tropiques.

9 décembre 2011

La journée du tiare 49 eme édition

Cette année, la journée du tiare a eu lieu au fare manihini (office du tourisme) sur les quais, ce vendredi 9 décembre.
C’est le groupe "Solidarité des femmes" qui organise cette journée.
Fondé en 1961, le Groupement de solidarité des femmes de Tahiti, à l'origine de l'événement, fête son 50e anniversaire.
En 2010, le record de la plus grande couronne de fleurs de tiare avait été remporté dans les jardins de Paofai, lors de la journée mondiale du tourisme, avec une couronne de 2685 mètres de long.
Je suis allée au fare manihini en fin de matinée.
L’animation bat son plein. Les mamas sont au travail et composent de jolies couronnes de cou et de tête.
Sauf une mamy, qui se lance dans un tamure acrobatique avec un tahitien. Les rires et les applaudissements fusent. L’ambiance est là, et il y a comme un air de bringue tahitienne qui flotte dans l’air, se mêlant aux odeurs suaves de tiare. C’est vendredi, il fait chaud et bleu. Je m’arrête au stand des confitures de tiare.

Je bavarde et ne m’aperçois au dernier moment que TNTV est en train de nous filmer ! C'est pour le journal TV de ce soir.


Je fais le boulot du journaliste, en posant les questions à la mama. Elle me fait gouter. Hum très bon ! Il y a des pétales de tiare gélifiés complètement transparents et des pointes de vanille.


Après tout on fait bien de la confiture avec des fleurs de pissenlit en Bretagne, alors pourquoi pas avec le tiare à Tahiti. La cueillette est plus aisée car il n’y a pas besoin de se baisser, juste tendre le bras, et cela sent meilleur que le pissenlit.
Une délégation du Canada arrive. Alors tant qu’à y être, on recommence la dégustation pour la TV canadienne. Trop bonne la confiture !
Il me faudrait un pot plus petit car là je vais manger le gros pot en 2 jours !
Un stand de l’OPT est présent pour une flamme "journée du tiare".
On appelle flamme le dessin que l'on trouve à côté du timbre sur les enveloppes ou cartes postales. Cette oblitération, appliquée exclusivement par la poste est destinée à oblitérer. Pourquoi dit-on une flamme? Car la première flamme mise en service était un drapeau ondulé, dont l'ancien nom était (ori)flammes. Le collectionneur de flammes philatéliques est un marcophiliste.
Revenons au tiare : Le tiare c’est le nom générique pour "fleur", donc il faut préciser et ici c’est le tiare Tahiti ou tiare maohi. Cette fleur blanche emblème de Tahiti, au parfum doux et enivrant, est composée de 6 à 8 pétales (parfois plus) disposés en étoile. Elle fleurit toute l’année sur un petit arbuste vivace aux branches cassantes et aux feuilles très brillantes. Les botanistes qui veulent en savoir plus, iront sur le site qui lui est entièrement consacré http://www.tiaretahiti.org/

12 h : Je récupère bleuette au parking de fare Tony et je me faufile comme je peux, dans les bouchons du centre ville pour aller place Toata. Laurence m’attend pour déjeuner à la crêperie bretonne (tenue par une marquisienne !) où nous dégustons une super galette et une crêpe au caramel au beurre salé. Le tout arrosé d’un cidre brut bouché très frais. La confiture de tiare m’a assoiffée. Nana.

2 décembre 2011

Découvertes botaniques à Rimatara

La végétation est luxuriante et c’est un plaisir de découvrir toutes ces fleurs et arbres. Tout d’abord, dans les jardins des fare et de la pension, je photographie de jolies fleurs. Un hibiscus orange énorme, des amaryllis généreux, des épines du Christ bien fleuries. Ainsi que cette superbe fleur blanche et mauve. Est-ce un hibiscus ?
Le grand laurier rose des voisins est magnifique. Je n’ai pas su le nom de ce bel arbuste aux petites fleurs jaunes. Les arbres fruitiers sont très productifs, les papayes sont énormes. Les bananiers sont pleins de régimes, les grenadiniers ont des fruits bientôt murs. Sauf les lychees qui sont rares, les arbres ne donnent qu’une année sur deux. La rousserole, oiseau endmique de Rimatara, (oromao) se plait dans les orangers.
Georges fils, me conduit à la tarodière. Les taro sont grands et superbes. Voici le vieil hotu du village d’Anapoto. Ces arbres poussent aussi sur les feo (ceinture corallienne sur l’île) et les ura nichent dans les trous des troncs de hotu.
Encore une dernière balade sur la plage de l’anse de Motuaura et celle des sables roses.
L’amplitude diurne est grande, ainsi il fait jour à 4 h45 et nuit qu’à 19 h. C’est l’été. Le jour le plus long sera le 21 décembre. Le soleil se couche dans les pistachiers. La nuit va enfin arriver. Nana.

21 novembre 2011

21 novembre 2011 : première édition de la journée du uru.

La première édition de la journée du uru s’est tenue ce lundi 21 novembre 2011 sous le chapiteau de l’ancienne présidence.
Pour la promotion des légumes locaux, après la journée du potiron à l'occasion d'Halloween, le ministère de l'agriculture met le uru en avant à l'occasion des festivités de Matari’i i ni’a, qui marquent l'entrée dans la période d'abondance.

Cette journée aussi pour promouvoir le uru comme un aliment : attractif, délicieux, nutritif, abordable et culturellement approprié, destiné à répondre à la problématique de la sécurité alimentaire du pays
Malheureusement cette première édition n’a pas connu une grande publicité et est restée confidentielle. Ainsi je m’y suis rendue à 14 h 30. Le gardien me précise, qu’étant donné l’absence de visiteurs, tout a été plié à 12 h. Zut !
Aucune affiche en ville, juste un entrefilet dans la Dépêche de ce jour.




Parlons cependant de l’arbre à pain et de son fruit : l‘uru, est un aliment énergétique produit par l’arbre à pain "maiore" (artocarpus altilis), originaire d’asie du sud est, dont plusieurs variétés existent en Polynésie.
L'arbre à pain est un arbre de la famille des moracées, originaire d'Océanie, et aujourd'hui largement répandu sous les tropiques. C’est une espèce proche du jacquier, (artocarpus heterophyllus) .
Aux Antilles françaises, on nomme châtaigner pays (artocarpus altilis var. seminifera) une variété fertile, cultivée pour ses graines qui sont consommées cuites
C'est un arbre sempervirent (à feuillage persistant) de taille moyenne, qui peut atteindre 20 m de haut, doté d'un tronc droit et massif dont le diamètre peut dépasser 1 mètre. Toutes les parties contiennent un latex blanc.
Les feuilles simples, vert foncé, brillantes, sont munies de 7 à 11 lobes bien marqués, plus ou moins profonds suivant la variété. Ce sont de larges feuilles de 12-60 cm long x 10-50 cm large et encore plus grandes pour les juvéniles. Le pétiole massif fait moins de 5 cm de long.
Les fleurs sont regroupées en inflorescences mâles, allongées et pendantes, de 10-30 cm long x 2-4 cm, et en inflorescences femelles (vertes, sphériques ou oblongues), les deux étant présentes à la fois sur la même arbre (arbre monoïque).
Le fruit est formé à partir de toute l'inflorescence femelle. A maturité, il est de couleur verdâtre, jaune pâle à jaune orangé. C'est un gros fruit rond ou oblong, de 12-25 cm de diamètre, pesant 1,5 à 2 kg. L'épiderme est marqué de figures hexagonales centrées sur un point épineux. La pulpe est de couleur crème.


Ce sont des plants d'arbres à pain que venait chercher l'équipage du Bounty en vue de l'introduire dans toutes les colonies.
Le uru est riche en vitamines et très énergétique. L’arbre lui même a toujours été exploité pour sa sève qui servait à calfater les pirogues. L’écorce de uru est l’une des préférées des Ma’ohi pour confectionner leurs tapa. Le tronc servait à fabriquer des pirogues et même les feuilles, grandes et solides, servaient à de nombreux usages. On utilise encore aujourd’hui le tronc, les feuilles et les fruits du uru pour confectionner une panoplie étonnante de médicaments traditionnels...
C’est en Malaisie et en Inde qu’on trouve les premières traces de l’arbre à pain. Introduit dans les îles du Pacifique lors de leurs périples il y a des milliers d’années, le uru constitue depuis cette époque la base de l’alimentation des Ma’ohi.
En œnologie, on sert des frites de uru entre chaque vin dégusté. La neutralité gustative du uru permet de mieux appréhender la richesse de la palette d’un vin.
Le uru est meilleur lorsqu’il est cuit sur un feu de bois. Quand la peau est bien noire, on retire la pulpe, farineuse, qui est ensuite battue pour en faire une pâte qu’on laissera fermenter quelques jours. On peut la cuire au four tahitien (ahima'a), comme du pain, mais on le consomme aussi en accompagnement, comme des pommes de terre, ou des frites.
Mais on peut aussi en faire du gratin, de la farine et même de la pate de fruits ! (c’est la recette du popo uru confit) .

30 octobre 2011

Un bougainvillier couleur potiron

Bougainvillée (n.f.), bougainvillier (n.m.) (les deux sont permis !).

C’est Philibert Commerson (1727-73) qui découvre la Bougainvillée au Brésil et lui donne le nom du commandant de l’expédition, Louis Antoine de Bougainville (1729-1811).

Celui ci a choisi la Toussaint pour se parer de belles couleurs oranges. Il trône devant les bateaux à la Marina Taina.

16 février 2011

Les couleurs du jardin de Papenoo

L'autre jour, j'ai rendu une petite visite à mon ami Pierre à Papenoo.
Après l'orangeade, nous commençons bien sûr, par une visite au jardin.
Ce n'est plus la pleine saison, mais pourtant toutes les couleurs de la palette sont là pour le bonheur des yeux.
Toutes ces fleurs, opuhi, oiseaux du paradis, rose de porcelaine, monette jaune et plumbago, semblent apprécier la douce ombre de cet écrin de verdure.
Je vous offre ces clichés pêle-mêle, comme un grand bouquet que nous ne cueillerons pas.
Les fleurs sont mieux dans leurs feuillages que dans un vase .
Après cette courte pause, nous pouvons reprendre nos conversations, toujours passionnantes avec l'ami Pierre.
Un grand philosophe, qui encore parfois entre en rebellion et pousse ses coups de gueule dans son blog, en explicitant ses idées avec force conviction.

Moi dans un tel jardin, je passerais plus de temps dehors que sur mon ordi !
Nana.