2 mai 2012
Les sandragons de Huahine
Les combavas de Maeva à Fare
L'arbre est reconnaissable par ses feuilles luisantes et très odorantes et les nombreuses épines de ses branches. La face supérieure est vert sombre et la face inférieure vert clair.
30 avril 2012
les bunchosias du marché de Fare à Huahine
24 mars 2012
Vestiges de forêt primaire à Takapoto
La première fois que j’ai vu une forêt primaire aux Tuamotu c’était à Ahe. Depuis je ressens une immense joie de découvrir quelques vestiges dans d’autres atolls (Fakahina).
Sous la cocoteraie, quelques pieds d’amidon (pia ma’a) dont les racines servaient autrefois comme gélifiant dans les poe (compotes, confitures).
Certains terrains ont été déboisés et les pisonias se raréfient et vont disparaitre à tout jamais et rapidement,
Tutu me parle de vols de cocos dans les cocoteraies, c’est dramatique, et la blague pas drole du moment c’est «à Takapoto le coco est cassé avant de toucher le sol, ou alors la nuit, il tombe direct dans la benne de ton voisin qui passait par là".
Cependant, je milite pour la sauvegarde des pisonias et des forêts primaires des Tuamotu, car j'aime passionnément cette belle nature des îles et des atolls.
20 décembre 2011
Le flambloyant de Faa'a
Il est vraiment couvert de fleurs et ce n’est pas fini. C’est le 4 eme été austral que je vis à Tahiti
Ce flamboyant de la pointe Hotuarea a été planté par M. Aubry, l'ancien tavana (maire) de Faa'a. A cette époque, le tavana avait planté plusieurs autres flamboyants le long de la route, mais la plupart ont été malheureusement abattus.
Le Flamboyant, Delonix regia, est originaire des forêts sèches de Madagascar. C’est un arbre de 10 à 15 m, en forme de parasol, avec de grandes feuilles plumeuses vert clair.
9 décembre 2011
La journée du tiare 49 eme édition
C’est le groupe "Solidarité des femmes" qui organise cette journée.
Fondé en 1961, le Groupement de solidarité des femmes de Tahiti, à l'origine de l'événement, fête son 50e anniversaire.
En 2010, le record de la plus grande couronne de fleurs de tiare avait été remporté dans les jardins de Paofai, lors de la journée mondiale du tourisme, avec une couronne de 2685 mètres de long.
Je suis allée au fare manihini en fin de matinée.
Je bavarde et ne m’aperçois au dernier moment que TNTV est en train de nous filmer ! C'est pour le journal TV de ce soir.
Je fais le boulot du journaliste, en posant les questions à la mama. Elle me fait gouter. Hum très bon ! Il y a des pétales de tiare gélifiés complètement transparents et des pointes de vanille.
Après tout on fait bien de la confiture avec des fleurs de pissenlit en Bretagne, alors pourquoi pas avec le tiare à Tahiti. La cueillette est plus aisée car il n’y a pas besoin de se baisser, juste tendre le bras, et cela sent meilleur que le pissenlit.
Une délégation du Canada arrive. Alors tant qu’à y être, on recommence la dégustation pour la TV canadienne. Trop bonne la confiture !
Il me faudrait un pot plus petit car là je vais manger le gros pot en 2 jours !
Un stand de l’OPT est présent pour une flamme "journée du tiare".
On appelle flamme le dessin que l'on trouve à côté du timbre sur les enveloppes ou cartes postales. Cette oblitération, appliquée exclusivement par la poste est destinée à oblitérer. Pourquoi dit-on une flamme? Car la première flamme mise en service était un drapeau ondulé, dont l'ancien nom était (ori)flammes. Le collectionneur de flammes philatéliques est un marcophiliste.
Revenons au tiare : Le tiare c’est le nom générique pour "fleur", donc il faut préciser et ici c’est le tiare Tahiti ou tiare maohi. Cette fleur blanche emblème de Tahiti, au parfum doux et enivrant, est composée de 6 à 8 pétales (parfois plus) disposés en étoile. Elle fleurit toute l’année sur un petit arbuste vivace aux branches cassantes et aux feuilles très brillantes. Les botanistes qui veulent en savoir plus, iront sur le site qui lui est entièrement consacré http://www.tiaretahiti.org/
2 décembre 2011
Découvertes botaniques à Rimatara
Encore une dernière balade sur la plage de l’anse de Motuaura
21 novembre 2011
21 novembre 2011 : première édition de la journée du uru.
Pour la promotion des légumes locaux, après la journée du potiron à l'occasion d'Halloween, le ministère de l'agriculture met le uru en avant à l'occasion des festivités de Matari’i i ni’a, qui marquent l'entrée dans la période d'abondance.
Malheureusement cette première édition n’a pas connu une grande publicité et est restée confidentielle. Ainsi je m’y suis rendue à 14 h 30. Le gardien me précise, qu’étant donné l’absence de visiteurs, tout a été plié à 12 h. Zut !
Aucune affiche en ville, juste un entrefilet dans la Dépêche de ce jour.
Parlons cependant de l’arbre à pain et de son fruit : l‘uru, est un aliment énergétique produit par l’arbre à pain "maiore" (artocarpus altilis), originaire d’asie du sud est, dont plusieurs variétés existent en Polynésie.
L'arbre à pain est un arbre de la famille des moracées, originaire d'Océanie, et aujourd'hui largement répandu sous les tropiques. C’est une espèce proche du jacquier, (artocarpus heterophyllus) .
Aux Antilles françaises, on nomme châtaigner pays (artocarpus altilis var. seminifera) une variété fertile, cultivée pour ses graines qui sont consommées cuites
C'est un arbre sempervirent (à feuillage persistant) de taille moyenne, qui peut atteindre 20 m de haut, doté d'un tronc droit et massif dont le diamètre peut dépasser 1 mètre. Toutes les parties contiennent un latex blanc.
Les feuilles simples, vert foncé, brillantes, sont munies de 7 à 11 lobes bien marqués, plus ou moins profonds suivant la variété. Ce sont de larges feuilles de 12-60 cm long x 10-50 cm large et encore plus grandes pour les juvéniles. Le pétiole massif fait moins de 5 cm de long.
Les fleurs sont regroupées en inflorescences mâles, allongées et pendantes, de 10-30 cm long x 2-4 cm, et en inflorescences femelles (vertes, sphériques ou oblongues), les deux étant présentes à la fois sur la même arbre (arbre monoïque).
Le fruit est formé à partir de toute l'inflorescence femelle. A maturité, il est de couleur verdâtre, jaune pâle à jaune orangé. C'est un gros fruit rond ou oblong, de 12-25 cm de diamètre, pesant 1,5 à 2 kg. L'épiderme est marqué de figures hexagonales centrées sur un point épineux. La pulpe est de couleur crème. 
Ce sont des plants d'arbres à pain que venait chercher l'équipage du Bounty en vue de l'introduire dans toutes les colonies.
Le uru est riche en vitamines et très énergétique. L’arbre lui même a toujours été exploité pour sa sève qui servait à calfater les pirogues. L’écorce de uru est l’une des préférées des Ma’ohi pour confectionner leurs tapa. Le tronc servait à fabriquer des pirogues et même les feuilles, grandes et solides, servaient à de nombreux usages. On utilise encore aujourd’hui le tronc, les feuilles et les fruits du uru pour confectionner une panoplie étonnante de médicaments traditionnels...
C’est en Malaisie et en Inde qu’on trouve les premières traces de l’arbre à pain. Introduit dans les îles du Pacifique lors de leurs périples il y a des milliers d’années, le uru constitue depuis cette époque la base de l’alimentation des Ma’ohi.
En œnologie, on sert des frites de uru entre chaque vin dégusté. La neutralité gustative du uru permet de mieux appréhender la richesse de la palette d’un vin.
Le uru est meilleur lorsqu’il est cuit sur un feu de bois. Quand la peau est bien noire, on retire la pulpe, farineuse, qui est ensuite battue pour en faire une pâte qu’on laissera fermenter quelques jours. On peut la cuire au four tahitien (ahima'a), comme du pain, mais on le consomme aussi en accompagnement, comme des pommes de terre, ou des frites.
Mais on peut aussi en faire du gratin, de la farine et même de la pate de fruits ! (c’est la recette du popo uru confit) .