La forêt primaire a pratiquement disparu des atolls des Tuamotu, lors des grandes plantations de cocoteraies du siècle dernier, sous la directive des missionnaires soucieux de donner travail et revenus à leurs ouailles.
La première fois que j’ai vu une forêt primaire aux Tuamotu c’était à Ahe. Depuis je ressens une immense joie de découvrir quelques vestiges dans d’autres atolls (Fakahina).
La première fois que j’ai vu une forêt primaire aux Tuamotu c’était à Ahe. Depuis je ressens une immense joie de découvrir quelques vestiges dans d’autres atolls (Fakahina).
En allant au secteur le dimanche matin avec Sylvie, je vois de grands arbres, des pisonias grandis (Puatea en tahitien, Puka en paumotu). Stop immédiat pour aller saluer les géants.
Sylvie constate la fraîcheur sous son ombrage, les fientes d’oiseaux, le sol couvert d’humus, et les fougères, preuves de l’humidité. Elle n'avait jamais remarqué avant. 
Je lui explique qu’il faut impérativement protéger ces grands arbres et ne pas les abattre.
Au pied des arbres, de jeunes pousses bien tendres prouvent la bonne santé de ces géants, rescapés d’une autre époque, celle d’avant les cocotiers qui assèchent les sols.
Ces jeunes pousses sont dévorées tels des épinards par les habitants ! Non pas ça !
Sous la cocoteraie, quelques pieds d’amidon (pia ma’a) dont les racines servaient autrefois comme gélifiant dans les poe (compotes, confitures).
C’est la semaine du patrimoine. Je m’entretiens avec David l’instit et maire délégué, pour faire passer mon message botanique de protection des pisonias de Takapoto.
Certains terrains ont été déboisés et les pisonias se raréfient et vont disparaitre à tout jamais et rapidement,
car depuis l’effondrement du marché de la perle, tous les atolls reviennent au coprah et replantent des cocotiers.
Tutu me parle de vols de cocos dans les cocoteraies, c’est dramatique, et la blague pas drole du moment c’est «à Takapoto le coco est cassé avant de toucher le sol, ou alors la nuit, il tombe direct dans la benne de ton voisin qui passait par là".
Sous la cocoteraie, quelques pieds d’amidon (pia ma’a) dont les racines servaient autrefois comme gélifiant dans les poe (compotes, confitures).
Certains terrains ont été déboisés et les pisonias se raréfient et vont disparaitre à tout jamais et rapidement,
Tutu me parle de vols de cocos dans les cocoteraies, c’est dramatique, et la blague pas drole du moment c’est «à Takapoto le coco est cassé avant de toucher le sol, ou alors la nuit, il tombe direct dans la benne de ton voisin qui passait par là".
Il y aurait beaucoup à dire sur l'économie du coco. Sur les 150 F le Kg payés par l'huilerie de Tahiti, 100 F sont des subventions du pays, ce qui fait dire à certains observateurs que le coprah des Tuam est une caisse de chomage déguisée. Je laisse ce soin à d'autres blogs, car je n'ai nulle envie d'égarer ce journal dans ces méandres complexes et inextricables.
Cependant, je milite pour la sauvegarde des pisonias et des forêts primaires des Tuamotu, car j'aime passionnément cette belle nature des îles et des atolls.
Cependant, je milite pour la sauvegarde des pisonias et des forêts primaires des Tuamotu, car j'aime passionnément cette belle nature des îles et des atolls.
2 commentaires:
Reçu 5 sur 5 ton message Sylvie Anne, car on ressent de la vraie passion dans tes mots. C'est fou comme tu l'aimes notre beau fenua. Je suis aussi une inconditionnelle des Tuam. J'ai compris pour les pisonias et je vais relayer ton SOS. Mauruuru copine.Nana
Sylvie-Anne
"Pia", ce tubercule qui ne faut pas confondre avec le manioc d'implantation ressente, existait avant l'arrivée des européens. Si on ne sait pas le préparer c'est un poison violent. Il faut le râper et le laver abondamment à l'eau de mer pour en extraire un élément toxique. J'ai remarqué que cette plante adore les sols sablonneux et saumâtres.
Christian P Y P
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