30 mai 2010

La Turballe et les marais salants de Guérande

Grand soleil et ciel bleu sans nuage pour ce lundi de Pentecôte en Bretagne sud.
Nous empruntons la route côtière: Quimiac, Mesquer, Piriac sur mer.

C'est marée basse au petit port de Kercabellec.
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Pas de port, même liliputien, sans son café du port !
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Nous traversons le coeur des marais salants.
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Je fais quelques provisions de fleur de sel et de salicornes à la femme du paludier
qui tient son modeste étal au bord de l'oeillet (parcelle) où son mari saulne le précieux sel.
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Pour prendre ma photo, je glisse, les deux pieds dans la vase ! Bravo mamie ! Ca rigole !
Nous arrivons au port sardinier de la Turballe.
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J'aime ce port, l'air iodé qui sent la pêche fraîche, la marée, et le cri des grandes mouettes.
Tiens un bateau porte un nom polynésien : Tangaroa .
Nous aurons très chaud lors du déjeuner en terrasse.
Lotte au beurre blanc avec un petit muscadet bien frais. Hum !


Température extrême et rarissisme à La Turballe.

Sur la route de Guérande, le fameux moulin du diable, dont j'ai oublié la légende.
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Nous rentrons au camping, car nous avions promis piscine en fin d'après midi.
Promesse tenue. Les cascades aquatiques vont s'enchaîner jusqu'à la fermeture.

Nous ne partirons que le mardi matin, donc encore une soirée de plein air.

Après dîner, c'est pétanque.
L'arrivée des moustiques et de la nuit, mettent fin à nos exercices sportifs.
La carte numérique de l'appareil photo se remplit autant que ma boite à souvenirs, celle du coeur.

Je me fonds dans tous ces moments tendres, comme un grain de sel dans une belle motte de beurre. C'est bon, c'est délicieux.

J'ai lu tous les livres de la Comtesse de Ségur qui a excellé dans " l'art d'être grand mère".
L'art ne suffit pas hélas, il faut aussi la manière, connaître les vraies règles de la pétanque et tout un tas de choses, car les questions fusent toute la journée !
Depuis une semaine je m'entraine. J'apprends vite.
Prochain article, encore dans le Morbihan, dans la belle ville de Vannes.
Kenavo.

27 mai 2010

La pointe du Bile et les plages de Penestin sur mer

Penestin sur Mer est une petite station balnéaire à l'extrême pointe sud de la Bretagne, à l'embouchure de la Vilaine.C'est aussi les plages de mon enfance, et de mes joyeuses colonies de vacances pendant plusieurs années.
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C'est toujours un grand moment quand je reviens à Penestin après quelques années d'absence.
Samedi matin, la panda bleue me transporte avec mes 2 valises sur les 130 kms qui séparent Rennes de Penestin.
La famille et mes 3 petits loulou, y sont arrivés la veille pour passer le week-end de Pentecôte.
Une location dans un super camping avec piscine couverte et chauffée.
Il y a des tobogans, des tubes, des plongeoirs.....

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Les enfants connaissent et y reviennent avec plaisir.
Première piscine avant l'arrivée du grand soleil.
- "Le grand circuit en huit à toute vitesse, t'es pas cap mamie ?
- " pstt ! on parie ? "
Pari gagné à la grande joie de mes loustics et pas peu fière mamie Tahiti. Non mais !

Evidemment j'ai la peau très mate, et je sens les regards intrigués des bretonnes couleur petit lait, se poser sur moi.

J'entends deux chipies :
- regardes celle-ci, elle est tombée dans son auto bronzant "
Et sa complice lui répond :
- oui c'est sûr et ses décalcomanies sur le bras, le pied, elle n'aura plus rien en sortant de la piscine..... hi hi ".

J'ai un super maillot rouge avec fleurs d'hibiscus, mais je ne vais pas me faire tatouer sur le front la carte de Tahiti, ni "J live in Polynesia".

Au bout d'une heure de ribouldingues dans l'eau chlorée, nous filons à la pointe du Bile.
Avec bonheur je retrouve les paysages de mon enfance.
les grandes falaises rouges de la plage de la mine d'or (anciennes mines de bauxite) se sont encore pas mal érodées.

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Les hirondelles nichent dans la falaise.
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C'est marée basse.
Armés des paniers de pêche et des épuisettes, nous partons à la pêche aux coquillages et crustacés.
.Cacahuète, la petite chienne est de la partie et sautille gaiement, mais fiche le camp à la vue d'un mini crabe vert.
Les petits paniers de pêche se remplissent vite, berniques, crevettes, huitres, bigorneaux.

Mattys nous dit "pêcher de l'eau avec son épuisette, sans arriver à la retenir".
Je tente un bain dans l'eau bien froide.
Mi-cuisse samedi, jusqu'à la taille dimanche et completement lundi , c'est promis.
Brrrrr ça caille ! J'ai hâte de retrouver les lagons de Tahiti !
Frédéric y parviendra !
En plus il y a de grosses méduses ! beurk !
. Le tracteur met la barque à l'eau.
. Nous dînons à l'auberge du gros Bill (à la pointe du Bile).
. Je la connais depuis ... toujours.
Si les propriétaires ont changé, le nom et la qualité sont restés intacts.

Délicieux dîner marin

avec un coucher de soleil digne de Moorea.

Chouette il fera beau demain.

Il est 22 h et plus. Nous nous baladons sur les hautes falaises par le chemin des douaniers.
Dimanche matin, c'est le marché.

Et re- pêche et piscine.
De vraies vacances avec un temps magnifique. 32 ° .
Penestin c'est mon enfance retrouvée d'un coup de baguette magique.
La redécouvrir avec mes petits mousquetaires lui donnent encore plus de charme.

Des instants de bonheur inestimables, qui resteront à tout jamais dans les souvenirs des grands et des petits et que j'emporte à Tahiti.

Nana.

25 mai 2010

Dinan, cité médievale sur la Rance

Jeudi 20 mai : jour de marché Dinan sur la grand place Duguesclin.

Des retrouvailles joyeuses avec les commerçants toujours fidèles au marché de Dinan :
le poissonnier, le boucher chevalin, la marchande de fraises de Plougastel, la crépière, le marchand d'artichauts de Saint Pol de Léon.

La pause galette-saucisse-bolée de cidre pression est une obligation coutumière.
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Nous déjeunons en terrasse sur le vieux port.

. Le soleil commence à bien réchauffer.
La jupe tahitienne est de sortie.
Je me régale avec les huitres de Cancale et les moules du Vivier sur mer,



, pour finir par une crêpe au caramel et beurre salé.

Nous nous baladons dans les vieux quartiers, lieux paisibles emplis de bretonnitude.

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Comme elle est belle la Bretagne sous le soleil.
Au retour du marché, je retrouve les plaisirs de la cuisine, comme celui de décortiquer cette grosse araignée de mer.

et de préparer de succulentes fraises à la crême (plus vanille de Tahaa)
Mon emploi du temps est bien chargé entre le shooping sur Rennes, Dinan ou Saint Malo et les soirées conviviales chez les amis.

La nuit venue, comme il est doux de s'enrouler sous la couette avec pour berceuse le crépitement de la dernière bûche dans le feu de la cheminée.

Kenavo.

Le Clos de la Forge en pays de Rance

Lundi 17 mai, la panda bleue me conduit jusqu'à ma chaumière des bors de Rance.

Avant même de rentrer l'intérieur, je fais le tour du jardin avec un pincement au coeur.
Comment ai-je pu abandonner un si joli jardin ?
Je reviens à la belle saison.
La vieille pivoine arbustive fait éclater ses grosses fleurs roses.
Le lilas blanc qui rechignait à fleurir ces dernières années, explose de fleurs immaculées et parfumées.
La clématite ne se contente plus de la balançoire, mais a profité de mon absence pour coloniser les branches basses du merisier.
Déballage de fleurs, elle est restée reine du jardin.
Les framboisiers et les cassisiers, portent des fruits, mais les derniers froids ont retardé la saison des cueillettes.

Malgré le soleil, une grande fouée dans la cheminée, le soir venu, ne sera pas de trop pour me réchauffer.
Je retrouve les lieux, les pierres, les parfums du jardin, le chant des rossignols et des mésanges.

Tel l'oiseau retrouve son nid, mais pour repartir à nouveau dans quelques semaines, vers un autre nid au soleil de l'autre côté de la terre, loin très loin de la vallée de Rance.
A suivre.

20 mai 2010

Arrivée à Rennes

Petits et grands, ils m'attendaient sur le quai....
Les mots me manquent pour décrire ces moments d'émotions fortes qui vous embrouillent les yeux et vous chavirent le coeur.
Je préfère garder secretes les photos de notre petite famille réunie.
J'espère que vous me comprendrez. Ce sont mes trésors cachés.
L'air est doux et pur. Je ressens les brises atlantiques.
Depuis un mois le programme est déjà établi à coups de mails.
Durant ces 3 semaines, je vais les balader mes valises.
C'est comme le jeu des sept familles.
On commence par le WE chez la famille du fils, Fred mon grand, car il y a 3 tikis qui m'attendent depuis si longtemps et une vahine qui assure.

Le samedi soir je suis encore ailleurs. Je ne réaliserais vraiment que le lendemain dimanche.
Une grande et belle maison dans un immense parc en bordure de la forêt de Brocéliande.
Je découvre, et j'approuve ce cadre de vie idyllique et breton pur !
Levée aux aurores, le dimanche, je me balade dans le grand parc. Je vais visiter la volière de Florence.
Le chat n'est pas curieux et ne vient pas me voir.
Ce n'est pas le cas du chien Cacahuète qui se plait sur mes genoux.


Flo m'a mis un grand châle sur les épaules. Je suis frigorifiée ! Je me crois au pôle Nord !

Dimanche : la maisonnée se réveille et Fred est déjà allé chercher les croissants-beurre au bourg voisin (Mordelles) comme tous les dimanches.

Au super U, j'avais acheté la veille des sardines fraîches.

C'est un vrai un petit dej breton comme je l'avais rêvé : des sardines grillées sur une tartine beurrée (beurre de baratte au sel de Guérande) que je trempe dans mon bol de café.
Bol breton oblige !
Du poisson dans le café ? ben oui c'est une tradition pour moi, acquise de très longue date.
C'est mon fafaru à moi en Bretagne ! Na ! Essayez vous verrez comme c'est bon !


J'en rêvais depuis des mois !
Mais le clou ce fut le riz au lait (à la vanille de Tahiti bien sûr) que Florence avait laissé mijoté toute la nuit sur le poêle à bois et qui s'était doucement caramélisé.
Cette recette est unique et brevetée et ne peut être faite que sur ce poêle là !
C'est presque un secret de famille désormais. Je ne vous donnerais pas la recette !
Embrasser les petits le dimanche soir et leur souhaiter de beaux rêves. Quel bonheur !
Surtout quand j'entends "mamie je ne rêve que de Tahiti"Les petits cadeaux de Tahiti sont rangés, planqués, tels des trésors de guerre.
J'ai répondu à mille questions ce dimanche et pourtant je sais qu'ils en ont encore des milliers d'autres. On a encore un peu de temps !

Ok Mattys, je reviens mercredi car y a pas école.
Dac, tu me feras ta démo sur ta petite moto.
Je tiendrais ma promesse, foi de mamie Tahiti !
Je n'avais pas versé de larmes en gare de Rennes samedi, cela ne se fait pas, mais après ce super dimanche en famille, j'en verserais quelques unes quand même, en silence et loin des regards. Merci pour l'accueil et vos attentions .
C'est si bon et si simple une famille !
Lundi matin, je prends possession d'une petite panda bleue qui va me véhiculer durant ces 3 semaines. Elle est marrante la bleuette et elle speed bien !



Nouveau numéro européen ! C"est déjà opérationnel ?
Je suis perdue avec ces nouvelles imat.
Je retrouve la circulation rennaise, les bouchons,, les feux rouges tous les 300 m, les parkings payants. C'est grand une vraie ville ! J'avais oublié !

Ma premiere visite est pour mes ex collègues de job Rennes.
Ici vue des bureaux sur la Dalle Colombier.
Mon sac à émotions ne cesse de se remplir à vitesse grand V !
Je ne supporte pas le gilet de laine (ça gratte) ni les bas.
Je vais donc jambes et bras nus sous le soleil timide et bien tiede de ce 16 mai en Bretagne.

Je redécouvre les lieux avec un regard différent.
Ce lundi, je change de lieu et je vais retrouver ma maison et mon jardin du val de Rance.

Enchaînements d'émotions et de suspence.

Je me sens encore pas mal décallée et déphasée.
Tahiti me manque déjà et pourtant je suis heureuse de retrouver mon Breizh, mon pays.
Demain je vous parlerais de Dinan et du Clos de la forge, mes vieilles pierres en Bretagne .
Kenavo.

19 mai 2010

Le grand voyage

Jeudi 13 mai, 18 h 30, Eddy, le concierge de Diva Nui, descend mes deux valises dans les escaliers sous une pluie battante. Le funiculaire est toujours en panne !
Il les cale dans la Pistache.
Je file à Santa Anna chez Yves qui va me déposer à l'aéroport et repartir avec la Pistache que je lui confie pour 3 semaines.
L'attente commence. Fait chaud ! Ce n'est plus le moment de savoir si je n'ai rien oublié.
Je ne pense qu'au départ.
J'ai autour du cou les colliers de coquillages offerts par Fabienne cet aprem, afin de respecter la tradition. Fleurs à l'arrivée, coquillages au départ.
Le pantalon cache les fameuses chaussettes de contention, obligatoires pour ces 24 hs de vol.
Une bouffée de nostalgie me submerge. Ce n'est pas facile de quitter Tahiti.
Séverine, qui habite à proximité, ne tardera pas à me rejoindre pour me tenir compagnie. J'ai apprécié cette délicate attention. Merci Séverine.
L'enregistrement commence, mais va très vite s'interrompre, because panne du système informatique. Bon cela commence mal !
La file d'attente s'allonge, ce qui signifie que l'Airbus sera bien plein comme un oeuf.
Le système repart, mes valises s'en vont. J'avais 40 kgs (46 autorisés)
Séverine me quitte et je file en salle d'embarquement.
Ca commence à sentir vraiment le départ cette fois.
L'heure est venue de la dernière cigarette dans le patio de la salle d'embarquement et de quelques achats à prix très compétitifs au Duty-free ( 1,30 € le paquet de clopes au lieu de 6 €).
Calme, sereine, même pas angoissée, le sort en est jeté, alors restons zen.
Je vais avoir une chance merveilleuse, mes deux voisins de siège sont des gens charmants, des bretons de Nozay (44) qui rentrent d'un mois de vacances, car leur fille vit à Tahiti depuis 4 ans.
Nous ne tardons pas à faire connaissance et à sympathiser .
Odette et Bernard vont m'aider à faire passer les heures de si long vol.
Les "vous" laissent vite la place aux "tu".
C'est génial !
A l 'aller en 2008, j'étais coincée entre deux grosses mamas italiennes qui blablataient au dessus de ma tête ! Là c'est différent.

On blague, on bouffe (dégueu) on roupille et on trinque avec nos coupettes de champ en plastoc !
Quel dynamisme et quelle joie de vivre ces bretons !
Odette m'invite à dormir appuyée sur son épaule, c'est trop gentil.

J'ai trouvé une très jeune maman qui veille sur moi. C'est très réconfortant.
L'escale à Los Angelés ne durera qu'une petite heure.

Juste le temps de phoner à Fred en France et c'est reparti pour encore 12 hs.

A moins 5 h de l'arrivée, l'excitation grandit et on ne dort plus ! Y en a marre quand même !
Nous survolons à 12000 Kms d'altitude Saint Malo.
Ca y est je suis en Bretagne enfin presque !
8h45, notre manureva (oiseau qui voyage en tahitien) se pose à CDG Roissy.
Le voici l'animal, vu du couloir vitré de l'aéroport.
Dans 3 semaines c'est peut-être le même manureva qui va me ramener au fenua ?

Je pose le pied sur le sol de France, enfin !
Vite les controles douaniers et la récupération des 2 valises. No souci. Très rapide.
Car ma correspondance de train est dans 30 minutes.
Je fonce avec mon chariot jusqu'à la gare TGV.
Fabienne m'avait filé 2 € pour le chariot (car pas de piece au change de banque) .
Pas la peine, ils sont gratuits désormais.
Merci ADP-CDG de penser aux étrangers sans monnaie.
Par contre les chariots sont interdits dans les ascenseurs de la gare, et je dois me taper les escalators avec mes valises ! du n'importe quoi ! zéro pointé la snef.
Les valises à roulettes dans les escalators c'est un sacré sport et plutôt casse gueule.
Les handicapés en fauteuil prennent l'ascenceur mais leur chariot bagages non !
Elle est où l'autonomie dans l'affaire ?
Enfin j'atterris sur le quai TGV .
Je suis à l'heure pour mon TGV pour Rennes.
Une jeune femme intriguée par mes valises marquées "J love Tahiti",
me propose une photo souvenir. Why not ?

Un peu marquée par le manque de sommeil la breizh tahiti quand même ! petite mine !
Faut dire que le temps est frisquet et que je suis un peu saisie ! voire beaucoup.!
Le TGV est ponctuel.
Nobody, pas un seul personnel SNCF pour m'aider à grimper mes valises dans le train.
Double zéro pointé la SNCF.
Au terminal CDG, ils savent bien que tous les passagers ont de lourdes valises, mais c'est du style aide toi et la SNCF t'aidera peut-être, si pas de grêve !
Avec Sylvie-Anne tout est possible, mais avec la SNCF, c'est selon et encore très approximatif !

La campagne défile sous mes yeux. Bientôt deux ans, que je n'avais pas pris le train.
Le doux ronron du train finira de m'endormir. Je suis fiu ! lessivée !
Y en a plus que marre. Il est temps que ce retour prenne fin.

Et pourtant je dois encore me taper ces 3 heures de TGV.
Une collation très rudimentaire (croque monsieur, déssert, mini café) me coûtera 15 € quand même !
La SNCF applique des tarifs polynésiens pourtant y a pas un seul train en Polynésie, hormis mon funiculaire capricieux à Diva Nui ! Au diable l'avarice, mais quand même faut pas pousser !

Je suis naze, mais si heureuse, et même pas mal aux jambes ! Ce que je redoutais le plus.

Enfin j'entends le doux grincement des freins du train qui s'arrête en gare de Rennes .
J'ai le coeur qui bat. J'ai du mal à réaliser.

Dans quelques minutes, je vais serrer dans mes bras et voir les yeux brillants de bonheur, de ceux et celles qui m'ont tant manqués depuis des mois.

Avec cette joie partagée, j'oublierais par enchantement ces longues heures pendant lesquelles j'ai fait un demi tour du globe.
Un grand soleil glacial m'accueille. Je suis frigorifiée autant que tétanisée par l'émotion.
Je suis au Pays, celui de mes racines.
La suite est à venir.
Kenavo

12 mai 2010

Avant le départ de Tahiti

Sommeil difficile et quelques insomnies depuis quelques nuits.
Ce grand retour, le premier depuis tant de mois, me déstabilise total.
Ce mercredi matin, levée à l’aurore j’ai vu arriver dans la passe cet immeuble flottant qui va déverser dans quelques heures, son millier de touristes pour une seule journée à Papeete.

Les tourterelles curieuses se posent les mêmes questions que moi sur ce bref passage des riches croisiéristes américains .
Tahiti ne peut pas se dévoiler en un jour ! Que vont-ils retenir de ce passage furtif à Tahiti ?

Ce mercredi 12 mai, j’ai d’autres soucis. Boucler mes valises !


Et des questions difficiles "j’emporte ou j’emporte pas ?"
Tant pis si j’ai oublié des trucs, car l’essentiel c’est d’arriver à Rennes samedi vers 13 h et de retrouver mes enfants et mes amis bretons.
Pas grave si le mois de mai ne dépasse pas les 12 degrés en Bretagne
Les sourires de mes tikis vont me réchauffer.
Nana.

Lectures Polynésiennes - 13 -

Patrice Guirao –
Crois-le !

« Crois-le ! » est le premier roman de Patrice Guirao.
C’est d’abord un compositeur et un parolier.
Il a notamment écrit pour Johnny Hallyday, Florent Pagny, Pascal Obispo, Calogero et participé aux comédies musicales: "Les dix commandements ", "Le roi Soleil ", "Cléopâtre" ou encore " Mozart". Beau palmarès !

Ce premier roman " Crois-le !" est sorti fin 2009 et offre à Patrice Guirao l’occasion de mettre en avant son île, Tahiti et un anti-héros plutôt sympathique.

L’histoire met en scène Al Dorsey, détective privé habitué aux petites affaires, qui se retrouve embarqué du jour au lendemain dans une aventure des plus complexes.
Lorsqu’un prêtre le contacte pour résoudre une sombre histoire reposant sur l’étrange contenu d’une mallette qui vient des Tuamotu.
Le suspense est intense et bien construit.

Né en 1954, Patrice Guirao est arrivé à Tahiti en 1968.
Devenu aiguilleur du ciel, il ne quittera plus jamais Tahiti.

Ce polar polynésien est aussi un ouvrage sociologique écrit à la Beru de San Antonio.
Cru, naturel, osé, humoristique. Un régal !
J’ai retrouvé dans ce thriller Polynésien des détails insolites et véridiques de la vie à Papeete.
Un livre superbe que j’ai ouvert à Fakarava le 1 avril et terminé à Maupiti le 1 mai.
Même en connaissant la chute, je le relirais avec bonheur dans quelques mois.

Actu : Pour les 24 h d'avion jeudi soir, j'ai prévu Claude Ener et son livre "Maupiti". (bizarre!) Mais aussi et surtout, la boite de somnifères !

Le funiculaire de Diva Nui est toujours en panne et ne sera pas réparé avant le 20 mai !
Je me suis bien habituée aux 180 marches, mais une seule fois par jour seulement !
Il a plu toute la journée de mercredi sur Tahiti . Un avant goût de la Bretagne.
Fraîcheur toute relative car il fait encore 26 degrés à 21h dans l'appart !

Nana.


10 mai 2010

Un peu de sport à Tahiti

Depuis samedi matin, l’ascenseur ou plutôt le funiculaire, de la résidence Diva Nui est HS.
Déjà trois pannes depuis le 1 avril ! C’est fiu !

J’espérais une remise en service ce lundi soir, mais que dalle !
J’arrivais avec mes deux sacs de courses bien chargés.
J’ai fait le tri et laissé dans le coffre de la Pistache, les produits secs qui peuvent attendre 24 h.
Je monte tranquille, les 7 étages du bel escalier rose bien raide (180 marches) !

A la moitié, je mesure le chemin parcouru.

Il faut le mériter le 7eme ciel vue océan à Tahiti !
Pas question que je ressorte ce soir !

Je songe à la belle musique qui me trotte dans la tête depuis Fakarava :
C’est Roméo Cooper, une chanteuse espagnole qui chante en français "c’est dure, dure".
Ici cela fait un tabac, mais le CD n'est pas encore arrivé dans les bacs et impossible de télécharger avec notre ADSL un peu fiu.
Un gentil lecteur pourrait-il m’adresser ce tube ?

Ouf je suis arrivée au 7eme !
15 minutes de récupération dans le relax de la terrasse avec un jus d’ananas bien glacé.
Il est 17h45, le soleil fait encore son cirque rouge sur Moorea comme d’hab.

C’est son heure ! Je reconnais que cette scène vaut bien 180 marches !

Dans 8 jours, je serais emmitouflée dans un gros pull-over pour photographier la glycine, la clématite et les roses de mon jardin breton, qui sont en pleine explosion à cette époque de l'année malgré le froid.

Mes valises se remplissent petit à petit de tous les petits cadeaux de Tahiti.
Mais pour les vêtements c'est galère, je n'ai que des trucs de plein été !
Je n’ai pas trouvé de collants à Carrefour (Carouf dirait ma copine Zabou).
Produit inutile dans le Pacifique Sud !
Lundi 17 mai shooping d’hiver à prévoir dans le Carouf ou hyper machin le plus proche !

Eddy,
le concierge, va s'occuper de mes plantes vertes, Yves va me réparer ma Pistache (changer portière conducteur).
Moult détails à régler avant le grand départ jeudi soir et les journées n'ont que 24 h !

La Bretagne m'attend, mais cela serait mieux avec des températures plus clémentes !
Kenavo.