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2 octobre 2011

Marae Tefano, départ de Makemo et escale à Hao

Il y a le feu dans les cocotiers. Il est 5 h15, c’est le lever de soleil sur le lagon.
C’est le dernier jour. Je pars en balade aux abords de la pension, pour voir de plus près les vestiges de la chapelle dite "maraeTefano". C’est aussi le nom du lieu de la pension. Sans doute, un autre village par le passé. L’église date de 1871. Les linteaux sont en bois de miki-miki (très résistant).
Une tombe est en dessous la chapelle. Je n’ose m’y aventurer !
Mercédès rince les coquilles de maua dégustés mercredi soir.Je suis dans l’eau en train de prendre des photos de rori et de bénitier. lorsqu’un grand requin pointe noire s’approche en silence. Je lui laisse la place et rejoint Mercédès sur les rochers de corail.
Le chien restera un bon moment à surveiller les allées et venues de la bête. Parfois les chiens plongent et ressortent le museau ensanglanté, après une belle bagarre avec le requin. A 14 h, c’est l’heure de quitter la pension. Henri m'a préparé un coco et un délicieux café de Rurutu. A l’aéroport une jeune maman m’aborde. Elle veut me confier son petit Jordan, 6 ans, qui va seul à Tahiti dans la famille pour les vacances. C’est Ok et je cramponne mon petit protégé.
Nous survolons l’atoll de Taenga.(80 habs) .


Nous faisons une escale à Hao. Il faut descendre. Il reste encore 2 heures de vol pour Tahiti. Jordan ne quitte pas ma montre des yeux. Il a dévoré un immense casse-croute au jambon et s’impatiente de la longueur du vol.
19 h 15, enfin, nous arrivons et après un bisou, Jordan et son immense glacière qu’il avait en soute, retrouve une joyeuse famille qui l’attendait.
Je rentre aux Horizons. Il faut préparer une nouvelle valise pour samedi matin et Bora Bora

1 octobre 2011

Balade sur le motu de Punaruku et le récif

La journée s’étire nonchalamment au soleil. Balades et baignades s’alternent.
Nous ne sommes pas seuls au motu car un groupe de copraculteurs est présent depuis le matin. Ils vont rester dormir quelques nuits. Ils rentrent le 2eme bateau sous les arbres. Ils vont construire un abri de feuillage pour la nuit. Ils ont tout prévu, lampes et bouilloires. Ils ouvrent les cocos sur place, ainsi cela sera moins lourd à transporter par bateau. Le bateau jaune est le ravitailleur qui ira chaque jour chercher la nourriture et l’eau au village.

Les grands bateaux cigares des Tuamotu sont en bois et construits sur place. Seuls les potimara en alu ou en polyester proviennent de Tahiti.
Marere est un pêcheur exceptionnel. En moins d’une heure avec son filet,
il rapporte une dizaine de gros perroquets. Il fera 2 heures de pêche et c’est avec une glacière pleine de poissons que nous rentrons à la pension. Cuisinés en papillotes, les filets de perroquets préparés par Henri sont du velours dans la bouche ! et je suis difficile !!
Pendant que Marere pêche, Henri tresse des palmes, histoire de s’occuper un peu après sa sieste.


Nous décidons une balade sur le récif de l’autre côté du motu. Henri nous conduit par des chemins connus de lui seul. Ici il me montre le niveau atteint par la houle (présence d’algues dans les buissons de miki)
Nous découvrons une grande pointe très ventée, mais dont la plage de galets de corail, offre un drôle de spectacle : une vraie poubelle ! A perte de vue ce sont des milliers de filins, objets en plastique, déchets, jetés par-dessus bord par les navigateurs. Ceux là même qui s’arrêtent dans les îles parler d’écologie et de sauvegarde de l’océan ! Des bidons d’huile, des savates, des OFP (objets flottants en plastique). Avec Henri nous récupérons un seau api, des cordes, mais il faudrait plusieurs camions pour nettoyer 200 mètres de plage.Côté lagon, il n’y a rien de tout cela, mais côté océan, les plastiques déclinent leur nationalité par leurs inscriptions. Je peste et hurle contre ces aventuriers des mers, qui ne respectent rien du tout et en mer, c’est ni vu, ni connu, on ne va pas s’encombrer, le bateau est petit !
Je ne voulais pas en parler dans le blog car je trouve cela trop monstrueux, mais finalement il faut le faire savoir. Ceux qui polluent les océans sont souvent ceux qui sont si fiers de les parcourir. Chercher l’erreur. Cette civilisation plastique va nous étouffer !!
Au retour, nous faisons un détour à proximité de l’ancienne ferme perlière de la pension,

construite sur un platier et démolie par la houle. Toute la partie arrière s’est écroulée. Henri nous dit qu’il est question de la restaurer en 2012.
Avant le diner, un dernier coucher de soleil à Makemo, car demain c’est le retour….. A suivre.

30 septembre 2011

le village fantôme de Punaruku au secteur de Makemo

Mercredi matin, Henri a préparé les glacières et le speed boat. Avec Marere comme pilote, nous partons tous les 5, vers le lointain secteur à 15 kms de la pension par le lagon.
Les bleus sont superbes à cette heure et le temps est chaud et agréable. Nous arrivons sur un motu désert et établissons notre camp.
Cette journée va être pleine de découvertes, mais pour commencer, Henri nous emmène au village fantôme de Punaruku.
Nous marchons quelques centaines de mètres et pénétrons dans le motu.
La visite commence par le petit cimetière.Il y a beaucoup de tombes d’enfants. Chaque tombe est fleurie d’une fleur en plastique. Des pieds d’amidon poussent de ci de là, mais l’ensemble est maintenu propre. Le dernier habitant est décédé en 1927. Henri nous explique que ce village abritait des lépreux. Il y a encore au village de Pouheva, 2 vieux qui ont vécu à Punaruku.
Toutes les constructions en pierres de corail, jointées à la chaux, sont encore bien présentes. Voici la petite chapelle, (1872) la prison avec ses 2 cellules. Un cocotier a poussé dans une cellule. C'est le premier cocotier emprisonné malgré lui !

Les habitations en bois ou en palme, ont laissées place à la végétation depuis longtemps.
Ceci donne à réfléchir à la période dite d’évangélisation qui a pénétré chaque village, chaque secteur des îles et atolls. Les églises (catholique et protestante) n’ont pas épargné leurs efforts.
L’heure n’est pas aux analyses, ni à la méditation, retournons à notre picnic dans ce magnifique motu pas si désert que cela ....... ! chut ! A suivre

Balade sur le récif de Makemo

Mardi après midi, nous décidons d’aller à la pêche aux maua sur le récif. Nous traversons la cocoteraie et nous y sommes. Mercédès part en pêcheAlizée se baigne et moi je prends quelques clichés sous marins.
De jolis bénitiers et des beaux coraux tout roses.
Hormis quelques jolies porcelaines et quelques coquillages, nous ne trouverons aucun maua.
Aita pea pea (pas de problème), Vaitea, le fils de Nadia est allé en pèche et nous a rapporté plein de maua. Henri les a préparés en mousse meringuée ! Avec son Kitchen Aid, il s’éclate avec des recettes 4 étoiles inventives et succulentes.
Au retour, nous découvrons ce tas de nacres abandonnées sous les cocotiers.Ce sont les dernières nacres de la ferme perlière de la pension qui a fermé ses portes. Il y a une dizaine d’années, il restait encore quelques fermes, aujourd’hui plus rien. Henri nous dit que nous pouvons en prendre en faisant attention de ne pas déranger les cent-pieds qui sont en dessous !
Nous nous arrêtons également visiter le poulailler de la pension.

J’avais bien vu quelques baraquements à 300 mêtres de la pension, mais j’ignorais que 400 poules pondeuses y produisaient tous les œufs de l’île. Chaque soir Marere, l’employé, emporte au village à l’épicerie Opakere, 15 plateaux de 30 œufs (38 douzaines), pondus chaque jour. Ainsi Makemo n’a pas besoin d’importer des œufs de Tahiti et a toujours des œufs super frais. Henri s’en sert abondamment au petit déjeuner et dans toutes ses préparations culinaires.
J’ai appris aussi que l’île produisait toutes ses tomates en culture hors sol (un seul producteur). Elles sont rouges à souhait et goutues.
Décidemment Makemo a des allures d’Eden corallien !
Demain c’est bateau lagon et picnic au motu du village fantôme…..
A suivre.