Mercredi matin,
Henri a préparé les glacières et le speed boat. Avec
Marere comme pilote, nous partons tous les 5, vers le lointain secteur à 15 kms de la pension par le lagon.
Les bleus sont superbes à cette heure et le temps est chaud et agréable.

Nous arrivons sur un motu désert et établissons notre camp.
Cette journée va être pleine de découvertes, mais pour commencer, Henri nous emmène au village fantôme de
Punaruku.
Nous marchons quelques centaines de mètres et pénétrons dans le motu.
La visite commence par le petit cimetière.

Il y a beaucoup de tombes d’enfants.

Chaque tombe est fleurie d’une fleur en plastique. Des pieds
d’amidon 
poussent de ci de là, mais l’ensemble est maintenu propre. Le dernier habitant est décédé en 1927. Henri nous explique que ce village abritait des lépreux. Il y a encore au village de Pouheva, 2 vieux qui ont vécu à Punaruku.
Toutes les constructions en pierres de corail, jointées à la chaux, sont encore bien présentes. Voici la petite chapelle, (1872)


la prison avec ses 2 cellules. Un cocotier a poussé dans une cellule. C'est le premier cocotier emprisonné malgré lui !

Les habitations en bois ou en palme, ont laissées place à la végétation depuis longtemps.
Ceci donne à réfléchir à la période dite d’évangélisation qui a pénétré chaque village, chaque secteur des îles et atolls. Les églises
(catholique et protestante) n’ont pas épargné leurs efforts.
L’heure n’est pas aux analyses, ni à la méditation, retournons à notre picnic dans ce magnifique motu pas si désert que cela ....... ! chut !
A suivre
2 commentaires:
quel article touchant ,meme au bout du monde il y avait des iles en quarantaine cela est vraiement bizzar de savoir qu' une population a ete decime par la lepre
Sylvie-Anne
Sais tu qu'autrefois les "chiens pêcheurs" étaient des chiens qui attrapaient des poissons avec leurs pattes avant et leur gueule dans les zones du lagon peu profondes, à Tahiti et surtout sur les atolls. Ils se nourrissaient aussi de ces poissons. Leurs poissons préférés étaient les mûlets.
Parfois ces chiens étaient à leur tour chassés par les requins par ce qu'ils laissent une odeur très forte dans l'eau de mer, ils sont vite repérés.
La dernière fois que j'ai vu des "chiens pêcheurs" c'est à Tahaa vers la fin les années 80.
Poses la question.
Le vrai chien polynésie est le chien jaune venus d'Asie avec les navigateurs polynésiens accompagnés des poulet, des cochons et de très gros rats qu'ils consommaient. Ces rats n'étaient pas des passagers clandestins.
Christian P Y P
Enregistrer un commentaire