Wilson nous emméne visiter le marae taputapuatea ainsi que le marae Hariitaata ou marae Tamatoa (selon les écrits de Morrisson, lors du passage de la Bounty à Tubuai). Ce marae servait essentiellement pour les naissances royales, les femmes accouchaient adossées à une pierre prévue à cet effet,
Durant le temps que durait l'accouchement, les membres de la famille royale et leurs invités se tenaient sous un grand arbre, dont le pourtour était pavé de pierres taillées et assemblées avec soin. L'accouchement était rythmé au son des chants et danses qui accompagnaient invariablement tout événement. Une fois l'enfant mis au monde, on coupait son cordon ombilical, on récupérait alors le placenta et on l'enterrait au pied d'un arbre (tumu fenua), tradition toujours respectée de nos jours.
Nous traversons les champs de légumes, pommes de terre, carottes, choux, taro.
Il y a encore une dizaine d’années plus de 1200 tonnes de pommes de terre,
400 tonnes de carottes et autant de choux, approvisionnaient chaque année les étals des marchés et les magasins de Tahiti. Ces productions apportaient un revenu ou un complément de revenus à une centaine de familles de Tubuai. Une épidémie a ravagé les plantations de pommes de terre et il a fallu traiter les champs.
La concurrence extérieure a cassé le marché et aujourd’hui, seuls quelques vaillants agriculteurs exportent 300 tonnes de pommes de terre, 100 tonnes de carottes et 10 tonnes de choux chaque année.
La période de production s’étale de septembre à novembre et procure un peu de travail saisonnier aux jeunes de l’île (récolte, lavage, tri, conditionnement des carottes) .
Le transport se fait par le Tuhaa Pae II.
Il y a encore une dizaine d’années plus de 1200 tonnes de pommes de terre,
Le transport se fait par le Tuhaa Pae II.
2 commentaires:
Et des champs d'ananas...des fruits à profusion...il suffit de tendre le bras pour profiter des dons de la nature. C'est pourquoi les Australes sont qualifiées de grenier de la polynésie.
Quand on a cueilli et gouté à un pamplemouse de Tubuai il est bien difficile, voire impossible, de se contenter de l'ersatz vendu ici.
Je n'oubliais pas les fruits délicieux en effet. Je vois Elisabeth, que tes souvenirs sont très présents. Bravo.
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