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7 mars 2011

Le jardin du Thabor à Rennes

J'ai obtenu une permission dominicale jusqu'à 18h.

C’est un dimanche froid mais très ensoleillé. Après un bon déjeuner en ville avec un vieux copain, pour terminer cette belle journée, nous allons faire une petite visite au jardin des plantes dit "Parc du Thabor". Un des plus beaux jardins urbains de France. Cela faisait des dizaines d’années que je n‘étais plus allée au Thabor. Son nom fait référence à une montagne dominant le lac de Tibériade en Israël, le mont Thabor. C’est un jardin sur plus de 10 hectares mariant les deux styles, à la française et à l’anglaise. C’est le poumon vert de Rennes. Nous entrons par l'entrée de Sainte Melaine. Nous commençons la visite par les buis en boules superbement bien taillés
qui terminent le carré Du Guesclin.
Ce qui est surprenant dès le début, c’est la foule de promeneurs. Aux premiers rayons du soleil, tous les rennais ne vont pas se balader sur les quais de Saint Malo (à 80 km). Les promeneurs silencieux se saluent en se croisant, d’autres restent au soleil sur les chaises de l’orangerie, au pied des pâquerettes roses, un livre à la main.


et des dernières primevères. Il manque un peu de musique et d'ukulele pour l'ambiance ! Les parterres de fleurs d’hiver égaient les vastes pelouses bien vertes.
Les statues trônent majestueusement
en dominant un lieu ou un secteur du jardin. Trois d’entres elles sont dues au sculpteur rennais Charles Lenoir. Apès avoir longé "le trou de l'enfer", nous arrivons vers la volière. Je me hasarde dans les parterres pour les besoins de la photo.
Je m’habitue au froid doucement, mais avec quand même 4 épaisseurs de pull sur moi. Nous terminons par la volière (qui fait aussi office de colombier),

où s'ébattent : serin des Canaries, colombe diamant, moineau du Japon, diamant mandarin, moineau du Japon, caille de Chine, inséparables à joues noires, inséparable de Fischer, perruche à collier, perruche à croupion rouge, perruche ondulée, colombe. Flo serait ravie de les contempler.
Pour les parterres de rosiers, il faudra revenir dans un mois et demi.

Derniers buissons de forsythia, avant de partir,


lorsque mon regard se porte hors les murs du Thabor sur cette superbe malouinière.



Quand on prend le temps de marcher et de regarder, on redécouvre sa ville et c’est un bonheur assuré. J’irais faire une visite au Parlement de Bretagne, ce haut lieu chargé d’histoire qui a brûlé en février 1994 et a été entièrement restauré. En 20 ans je n’ai jamais pris le temps. Demat Rennes.

3 mars 2011

Le monde particulier de la vie hospitalière.

Impression de semi liberté ou de liberté très surveillée pas toujours évidente à vivre dans cet immense CHR. L’installation est excellente. Les services sont présents : la TV et le Net illimité pour 4 € par jour. Cependant beaucoup de coupures intempestives surtout en journée. .
Un serveur vocal que l’on arrive jamais à joindre pour râler. Mais c’est déjà bien de se connecter de son lit. Peu habituée à la TV, je la regarde très peu. Les baratins politiques me gavent, les infos sont toujours aussi superficielles et orientées. Malgré les premières promesses, toutes mes sorties ont été annulées et les traitements de chimio ont commencé en avance. Aucun mystère, j’en connais toutes les raisons. J’ai perdu l’appétit. La seule chose qui passe, c’est mon petit déjeuner et des fruits frais.

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Je suis réveillée à 5 h tous les matins et le soir je ne traîne pas devant la TV, ni sur mon livre. Résultat du décalage horaire. Si bien que des 6 h, je vais au distributeur à café, car le petit déjeuner c’est qu'à 8 h. Les chambres sont hyper chauffées, je peux mettre mes paréos. Je n’ai pas de pyjama et je n’en veux pas.

Du soleil, mais toujours pas de ciel bleu !
De ma chambre je vois du béton surmonté des fumerolles des chaudières, une pelouse verte avec 3 arbres sans feuilles. Je ferme les yeux et le lagon prend la place de la pelouse, les arbres rabougris deviennent de majestueux cocotiers. Le soleil revient dans mes yeux, dommage quelques larmes arrosent ce décor paradisiaque. Les émotions restent fortes et intactes.
Merci pour vos encouragements et Kenavo.
Ceux et celles qui souhaiteraient me joindre, je peux donner mon fixe et mon portable. (me le demander par e-mail).

Kenavo

1 mars 2011

Un froid polaire

Quelques photos du départ de jeudi dernier qui font encore couler les larmes. . Les amis de la première heure sont là. 13 lourds et beaux colliers de coquillage ornent mon cou. Je m'écroule dans les bras de Lili.
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Mes pieds refusaient d'avancer, j'avais des semelles de plomb. Je suis embarquée la dernière.

Le voyage fut extrémement pénible et hyper fatiguant. Désormais, cela sera en buissness ou affaires, mais pas en bétaillère.

Depuis samedi je gèle, je frissonne de plus en plus. Ma température ne dépasse plus 35, 8- 35,9. Bizarre !

Je suis au CHR (au CCP centre cardiologique et pneumologique) et comme par hazard, au 7 eme étage !

Mais le ciel reste gris sale du matin au soir et ça caille avec 4 degrés ! La photo de mon bâtiment est issue du Net, un jour de miracle bleu.

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Les jumeaux sont dans la clinique voisine, aussi chaque après-midi, je saute dans un taxi et je vais les retrouver. Ce soir j'avais perm jusqu'à 21 h et suis restée dîner à la clinique où les repas sont bien meilleurs qu'ici.

J'ai fait quelques courses pour affronter ce climat polaire: gants, bonnet, écharpe, gros pull.....

J'ai galéré, car les magasins sont déjà sur la collection printemps-été.

De ce côté là, toutes mes robes tahitiennes attendent dans les valises.

Le personnel est aimable et compétent. C'est le défilé pour voir mes tatouages ou mon calendrier 2011 de Bora-Bora, ainsi que les perles de mon pendentif et celles de ma bague.

"Si vous en voulez, alors il faut bien me bichonner, pour que je puisse y retourner au plus vîte"

"Ok marché conclus".

La femme de ménage de mon étage, Adrienne, est tahitienne. Demain on prend le temps d'une causette toutes les deux. Je vous raconterais.

Kenavo