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4 mai 2012

Bobby Holcomb a vécu à Huahine

Lyta m’a emmenée sur la tombe de Bobby Holcomb. C’est à la sortie de Maeva dans une propriété privée.
 Selon son souhait, il n’y a aucune pancarte, ni stèle sur la tombe, juste des plantes vertes autour de la terre. Récemment, son ancienne compagne, a placé une tête de tiki. Ce tiki, dont la face est tournée vers le montagne sacrée mou’a tapu, est très expressif.
Aucun touriste ne s’arrête à cet endroit.
Bobby était très aimé des habitants de Maeva et de tout Huahine.
Je suis allée voir une exposition de ses oeuvres au musée de Tahiti et des îles en février 2011

Pour ceux qui ne veulent pas aller voir les liens voici un résumé de sa biographie.(source Wikipédia)
Bobby Holcomb est né en 1947 à Honolulu à Hawaii dans l'île de Oahu, d'un père noir originaire de Géorgie et d'une hawaiienne mi-portugaise.
Il est décédé le 15 février 1991 à Huahine, à l’âge de 44 ans.
Il passe une bonne partie de son enfance à faire des claquettes dans les décombres de Pearl Harbor. À l'âge de 11 ans, il rentre à la School of music and danse de Los Angeles près du ghetto noir de Watts.
Personnalité hors du commun de la musique et de la peinture durant les années 1970 et 1980. Doué pour la danse, la peinture, le chant et la composition musicale, l'artiste s'exprime dans un premier temps, avec une force égale dans chacun de ces domaines. Il évolue aux États-Unis auprès de Frank Zappa, en Europe auprès de Salvador Dali et participe aux groupes pop français tels que Zig Zag Community et Johane of Arch qu'il a créé .
Bobby arrive à Tahiti en 1976 et décide rapidement de s'installer dans le village de Maeva à Huahine.
Il s'investira dans la renaissance et l'éveil culturel du peuple Maohi, au sein du "pupu Arioi " groupe de troubadours, intellectuels polynésiens inspiré par le mouvement de 68. Ce mouvement de renaissance culturel sera composé de personnalités telles que Henri Hiro, John Mairai, ou Coco Hotahota. Chacun dans son domaine culturel, s'investira pour redonner la fierté d'être Maohi. Ce mouvement identitaire auquel participe Bobby, est une révolution culturelle, car elle dénonce la colonisation française, les essais nucléaires, l'évangélisation, pour valoriser l'identité Ma'ohi sa langue, son savoir faire. entre autres.
Bobby a reprit une vieille chanson de Joséphine Baker, l'adaptant pour la tourner en "J'ai deux amours" en "mon pays c'est la Polynésie".
C'est en 1985 qu'il perça auprès du grand public et son succès fut très grand. Certains ministres tenteront de le faire expulser de la Polynésie, mais n'obtiendront pas la majorité au sein du conseil de ministre, pour exécuter l'expulsion. Bobby Holcomb restera jusqu'à sa mort un citoyen américain. Il refusera la citoyenneté française en signe de protestation contre les essais nucléaires, ainsi que le colonialisme français en Polynésie.
 Son succès musical est lié au fait qu'il a su mixer la musique Reggae aux mélodies tahitiennes, en s'exprimant dans la langue Ma'ohi. Mais surtout qu'il a su faire passer des messages relatifs à l'environnement, l'amour du prochain, le savoir-être ma'ohi, le respect de dieux originaires. Son expression graphique lui permettra d'atteindre une notoriété particulière et incontestable, peu avant sa disparition en 1991, des suites d'un cancer des lymphes. 
 Il représente toujours un mythe pour de nombreux polynésiens.

2 mai 2012

Les sandragons de Huahine

Mercredi j’ai fait le tour de l’île en 4x4. Nous nous sommes attardés au grand marae de Maeva.(dans un prochain article).
Mais vendredi, c’est Lyta une mamy tahitienne, qui connaît bien Huahine, qui m’a emmenée sur des sites dont le guide ne nous avait pas parlé.
Passionnée de botanique et de flore des îles, je voulais voir l’alignement des sandragons. C’est à 2 kms à la sortie du village de Fare sur la route cotière vers Fiti.
Originaire d'Asie, le sandragon se trouve souvent en alignement le long des routes. C'est un arbre de gros diamètre qui donne une gomme rouge sang, qui vite brunit au contact de l'air. Cette sève rouge a donné son nom à l'arbre. Les fleurs sont jaunes et parfumées et les fruits de couleur verte.
Cet arbre produit une très belle loupe nommé loupe d'Amboine qui est très recherchée pour le placage pour meubles de grand luxe. Le Sandragon sert de tuteurs pour le poivre et la vanille, ou pour faire des clôtures végétales. Son feuillage est comestible pour les animaux
Son bois appelé narra est apprécié pour sa résistance. On appelle l’arbre bois de corail. La finesse de son grain, permet un polissage très doux.. Ses couleurs, rouge ou rose, mêlé de jaune, en font un bois d'œuvre très apprécié. Le Sandragon est l'arbre national des Philippines et de Puncket en Thaïlande.(Les Philippines exportaient jusqu'à 3 000 tonnes de Narra par an, jusqu'en 1987 quand l'exportation de ce bois a été interdite).
A 100 mètres de cet alignement, se trouve une roche avec une empreinte de patte de chien. Bien sûr une légende est associée à cette grosse pierre.
Le chien Piihoro serait venu des Tuamotu pour chercher les perles volées par une femme venue se cacher à Huahine. Le chien la poursuivait. Il s’est reposé à cet endroit et aurait laissé ses empreintes. Autrefois ce lieu était sacré et des grands pouvoirs étaient attribués à cette pierre.
J'ai passé plusieurs heures et déjeuné avec Lyta et  je connais plein d'autres légendes de Huahine. 
A suivre.

Les combavas de Maeva à Fare

Maeva tient une boutique de pareos et bijoux sur le port. C’est le fare bleu.
Je lui ai acheté de beaux pareos marqués Huahine, dont un peint à la main. Nous bavardons et sympathisons très vite. Sur son comptoir un citron plein de bosses, le combava.
Une découverte pour moi.
Le combava (citrus hystrix) (remene en tahitien) est un agrume ancien, voisin du citron, mais vert et bosselé. Originaire de l'Inde, il a été introduit récemment dans les îles du Pacifique Sud. Une île indonésienne à l’est de Bali, dans l'archipel de la Sonde, dans la mer des Moluques, est dénommée "Sumbawa".
L'arbre est reconnaissable par ses feuilles luisantes et très odorantes et les nombreuses épines de ses branches. La face supérieure est vert sombre et la face inférieure vert clair.
Les fleurs, petites, blanches et violet, sont très parfumées et donnent des petits fruits ronds de 5 cm de diamètre environ.
Le combava, est un petit citron vert bosselé, à la peau grumeleuse. La pulpe, peu juteuse, n'est pas consommée car trop acide et amère.
Les tahitiennes et marquisiennes se rinçaient les cheveux avec le jus du combava pour les rendre plus brillants. On l'utilisait également aussi comme déodorant en se frottant avec la peau. Le jus servait aussi à nettoyer certaines taches sur le bois.
Son arôme ressemble à la citronnelle. Le zeste du fruit est utilisé en parfumerie. Les feuilles entrent dans la fabrication de lotions capillaires ou d'essences.
Les feuilles servent à parfumer le punch et sont très utilisées dans la cuisine asiatique. L'écorce des fruits est utilisée râpée dans les sauces, en confiture et en fruits confits.
Les vertus médicamenteuses du combava : La décoction de feuilles est efficace contre les maux de ventre , la tisane de la racine est purgative. Une potion adoucissante, à base de zeste écrasé, était donnée aux bébés pour leur servir de purge et d'expectorant. Le jus guérit les dartres et l'eczéma. 
Maeva m’en apporté un bon kilo samedi matin. Désormais, les combavas parfument l’air de l’appartement.

1 mai 2012

Les anguilles à oreilles de Huahine

Fā'ie, est un village de Huahine Nui traversé par un ruisseau. Une vingtaine de grosses anguilles à oreille (puhi tari'a) géantes sont dans ce ruisseau et font la joie des enfants du village. D’après notre guide (chauffeur du 4x4), elles peuvent peser jusqu’à 35 kg, mesurer 2 mètres de long et vivre jusqu’à 80 ans. Précision importante, elles ont les yeux bleu clair !
Beaucoup de reflets et de contre jour n’ont pas facilité mes photos ! Galère !
Les anguilles vivent plusieurs années dans les rivières avant de se décider à aller se reproduire à l’océan et d’y mourir. Ce sont les larves qui reviennent ensuite dans les rivières.
Les anguilles sont des animaux sacrés et emblématiques pour les polynésiens, car souvent associées à des légendes ou des contes traditionnels. (Voir sur le lien la légende du prince des anguilles). De ce fait elles sont très peu pêchées. En Bretagne, j'adore les anguilles de mer grillées, mais celles là ne me tentent pas du tout !
L'anguille à oreilles, puhi tari'a est un motif culturel qui occupe une place prépondérante mythologie polynésienne. Puhi en tahitien veut dire matrice (pū) d'où jaillit (hī) la matière.
La présence de puhi tari'a dans un ruisseau, est signe de vie et d'abondance. Les anguilles aident à la pureté de l'eau qu'elles filtrent.
A l’épicerie voisine, des boites de maquereaux sont vendues aux touristes pour nourrir les anguilles. Elles adorent !
Elles ne sont pas si inoffensives que cela ! Jeudi, en faisant le tour bateau de Huahine, j’ai rencontré une popaa en vacances dans sa famille, qui s’est fait mordre au mollet par une anguille  à Tahiti !
Je me suis abstenue de mettre les pieds dans l’eau !

30 avril 2012

les bunchosias du marché de Fare à Huahine

J’ai fait tellement de découvertes à Huahine, que je ne savais plus par où commencer.
Place aux habitants et à la vie du marché.
 Chaque matin et surtout en fin de semaine, les quais et les trottoirs de Fare, le village, accueillent les étals des vendeurs de légumes, fruits, gâteaux, œufs et fleurs. C’est coloré, ça vit, ça chante, c'est parfumé. 
Ce matin il a plu et le sol est encore humide, mais déjà la chaleur arrive, renforçant les senteurs .
Je prends mon temps pour faire le tour et je m’arrête devant ce fruit au nom barbare : des bunchosias !
Jamais vu avant ! C’est quoi ce  fruit ?
D’après la vendeuse c’est très répandu. Les mama de Huahine, auxquelles j’en parle, n’en ont jamais entendu parler ! bizarre !
 Voici ce que me dit le Net : Le bunchosia argentea donne des petits fruits de couleur rouge/orange à la pulpe dense et collante et dont la saveur s'apparente à celle de la figue. Plante indigène de l'Amérique centrale et l'Amérique du Sud. Dans la même famille des Malpighiacées, est apparenté à l'acérola. La saveur peut rappeler celle du beurre d'arachide qui lui vaut son nom anglophone : Peanut butter fruit. On le mange surtout tel quel, mais on peut aussi le préparer en gelées, confitures et compotes. Quoiqu'indigène à l'Amérique du Sud, on en cultive dans le sud de la Floride.
 Dans le même genre on retrouve aussi en Amérique du Sud Bunchosia armeniaca : le bunchosie des Andes.
 Je n’ai pas gouté aux bunchosias, mais je me souviendrais avoir découvert ce fruit pittoresque pour la première fois à Huahine, l’île aux mille secrets (normal pour l’île des femmes !)
A demain pour d’autres curiosités de Huahine.

26 avril 2012

Huahine, l'île sauvage des ISLV

Huahine ou " l'île mémoire" est située à 175 km au nord-ouest de Tahiti dans les Iles Sous le Vent. Elle est aussi appelée "l'île de la femme", car elle a toujours été gouvernée par des reines. Elle s’est appelée autrefois Tematatoerau, puis Matairea. qui signifie "brise joyeuse" ou "peu de vent". Le capitaine Cook la baptisa sous l’appellation "Hermosa", qui signifie "belle".
Huahine peut aussi se traduire "sexe de femme" ; peut-être une référence à la forme particulière et pourfendue de la topologie. (hua, sexe et hine, femme).
L'île compte environ 6 000 habitants, répartis en 8 villages, sur une superficie de 74 km². Elle est composée de 2 massifs montagneux, Huahine Nui ( grande Huahine) et Huahine Iti (petite Huahine), séparés par les baies de Maroe et de Bourayne.
Huahine Iti ne possède qu'un volcan, dont le sommet, Pohue Rahi, atteint 460 m. Plus élevée, Huahine Nui culmine à 669 m au mont Turi.
C'est sur Huahine Nui que se trouve Fare, ville principale de l'île, et chef-lieu de la commune de Huahine. Jusqu'à la fin du XIX° siècle, Huahine était un royaume indépendant, aussi appelé royaume de Huahine et Maia'o. Selon la tradition, 3 principales dynasties s'y sont succédé :
La dynastie Hau-mo'o-rere, fondée aux XVII° siècle ; son dernier représentant est la reine Teha'apapa I que le capitaine Cook a rencontrée en 1769. Cette dernière maintenait la cohésion et l'indépendance de son royaume.
La dynastie Tamatoa est issue de Teha'apapa I et de son époux Mato a Tamatoa, Ils sont les fondateurs de la branche Tamatoa de Huahine. Cette dynastie règne jusqu'en 1854. La dynastie Teurura',  règne de 1854 à 1895.
Alors que les îles du Vent sont devenues colonie française dès 1880, les îles Sous-le-Vent restent indépendantes jusque dans les années 1890. Le royaume de Huahine et Mai'ao est annexé et rattaché aux EFO (Établissements français de l'Océanie) en 1897. L' histoire se confond dès lors avec celle de Tahiti.
Pouvanaa Oopa, le metua, est né à Huahine et la famille Oopa y est encore bien présente. Deux autres personnages ont marqué Huahine, Henri Hiro et Bobby Holcomb
.
Je suis arrivée à Fare à 18 hs et après une petite pause  jus frais, au bord du lagon, j’ai eu le droit à un superbe coucher de soleil.
Demain découverte des deux îles  en 4x4. A suivre .

12 mai 2009

Huahine : l’île des femmes

6 h du mat le 5 mai. Pistache, pleine de valises, s’élance sur la route de l’aéroport de Faaa. Embarquement à 7 h 05 pour Huahine. C'est mon voisin qui fait le chauffeur et qui va s'occuper de la pistache pendant notre absence.

A l'aéroport, les boutiques sont déjà ouvertes, en salle d’embarquement un bar fumeur ! C'est Tahiti !
Nous nous installons dans un ATR 72, et à l’heure prévue, on décolle de Tahiti (je ne l'avais pas quittée depuis 6 mois !)
Vus du ciel, les encombrements de la circulation à Papeete dès 7h du matin, n’ont plus la même importance.
Nous survolons les atolls de Tetiaroa. C’est magique !
Après 1 h 30 de vol nous faisons une escale de 15 minutes à Bora Bora. Nadège est scotchée au hublot. Quel bonheur de partager cette merveilleuse découverte avec elle.
Le temps est clair, le ciel est bleu azur, l’océan décline toutes sa palette de bleu. Visions de rêve.

Nous repartons pour 15 minutes de vol pour Huahine.
Nous survolons les îles de Raiatea, Tahaa, et c’est l’aterrissage à Huahine.

Nadège parle déjà quelques mots en tahitien. Elle s'adapte vite et s'émerveille en silence.

Huahine c’est l’île des femmes (hua= sexe hine = femme) L’aéroport est sur la grande île. Nous avons notre pension à 23 Kms à Huahine Iti, Huahine sauvage, auprès de Parea.


Huahine est une île faisant partie des îles Sous-le-Vent dans l'archipel de la Société. Elle est située à 175 kilomètres de Tahiti. L'île d'une superficie de 74 km² est composée de 2 massifs montagneux, Huahine Nui (grande Huahine ) et Huahine Iti (petite Huahine), séparés par les baies de Maroe et de Bourayne. Il y a environ 5 400 habitants. On y cultive la vanille, ainsi que les melons et les pastèques sur les motus. On y exploite également le coprah, et on y pratique la pêche. Elle est aussi appelée «l'île de la femme», car elle a toujours été gouvernée par des reines.
C'est sur Huahine Nui que se trouve Fare, la capitale. Huahine Iti ne possède qu'un volcan, dont le sommet, Pohue Rahi, atteint 460 m. Plus élevée, Huahine Nui, culmine à 669 m avec le mont Turi.

Un petit retard, notre logeuse s’est trompée de jour et nous l’attendons 40 minutes. ! Elle arrive et nous emmène au village de Fare. Nous repartons pour le sud de l’île et découvrons de très beaux paysages et des lagons magnifiques.

Nous arrivons à notre pension de famille avec pour bungalows des tentes de 60 m² sur la plage avec salle de bain et terrasse, dignes des plus grands déserts africains.



L’intérieur est très luxueux, entièrement aménagé de mobilier en teck. Les lits sont pourvus de grandes moustiquaires bien utiles !


Notre tente est à 3 mètres du lagon. Grand confort, petit fare pote extérieur. L’endroit est calme et silencieux.
Premier bain dans le lagon cristallin.

Après un déjeuner au snack du village, une petite sieste s’impose. Il fait très chaud !
Pendant la sieste de TL, petite balade à Paréa avec Nadège :


Nous décidons de rester diner dans notre fare. Pour se faire nous allons au ravitaillement dans l’épicerie (500 mètres et retour par la plage) .



Nous dinons d’une omelette en admirant le coucher de soleil.

20hs, je traque les crabes terrestres qui sortent de leur trous de sable dès la nuit tombée. C’est soir de pleine lune, une douce brise accompagne le silence du lieu. 21 hs dodo !

Pas de vini, pas d’ordi, pas de TV, pas de montre, juste la douceur de la nuit et le murmure des petites vagues du lagon.

A 6 h le lendemain, j'ai pris un bain au lever du soleil. Je me sens si bien dans cette eau pacifique !

Petit déj' succulent à 6 h30 avec croissants chauds !

Huahine est belle, douce et sauvage. Je pourrais en parler pendant des pages et des heures. Ces quelques photos pour vous la faire partager.
De vraies vacances, loin du stress et de l’agitation de Papeete.
Je reviendrais à Huahine et à Fare Ie cottage à Parea. Endroit génial !

Dommage que dès le lendemain nous repartons à Bora-Bora ! je serais bien restée plus longtemps à HUAHINE l'authentique.
Le chien de Marguerite, notre logeuse, lui il s'en fout il reste à Huahine et toute sa vie il restera à surveiller le lagon ! Quelle belle vie de chien !

A suivre .... Demain Bora Bora