Mercredi j’ai fait le tour de l’île en 4x4. Nous nous sommes attardés au grand marae de Maeva.(dans un prochain article).
Mais vendredi, c’est Lyta une mamy tahitienne, qui connaît bien Huahine, qui m’a emmenée sur des sites dont le guide ne nous avait pas parlé.
Passionnée de botanique et de flore des îles, je voulais voir l’alignement des sandragons. C’est à 2 kms à la sortie du village de Fare sur la route cotière vers Fiti.
Originaire d'Asie, le sandragon se trouve souvent en alignement le long des routes. C'est un arbre de gros diamètre qui donne une gomme rouge sang, qui vite brunit au contact de l'air. Cette sève rouge a donné son nom à l'arbre. Les fleurs sont jaunes et parfumées et les fruits de couleur verte.
Cet arbre produit une très belle loupe nommé loupe d'Amboine qui est très recherchée pour le placage pour meubles de grand luxe. Le Sandragon sert de tuteurs pour le poivre et la vanille, ou pour faire des clôtures végétales. Son feuillage est comestible pour les animaux
Son bois appelé narra est apprécié pour sa résistance. On appelle l’arbre bois de corail. La finesse de son grain, permet un polissage très doux.. Ses couleurs, rouge ou rose, mêlé de jaune, en font un bois d'œuvre très apprécié. Le Sandragon est l'arbre national des Philippines et de Puncket en Thaïlande.(Les Philippines exportaient jusqu'à 3 000 tonnes de Narra par an, jusqu'en 1987 quand l'exportation de ce bois a été interdite).
A 100 mètres de cet alignement, se trouve une roche avec une empreinte de patte de chien. Bien sûr une légende est associée à cette grosse pierre.
Le chien Piihoro serait venu des Tuamotu pour chercher les perles volées par une femme venue se cacher à Huahine. Le chien la poursuivait. Il s’est reposé à cet endroit et aurait laissé ses empreintes. Autrefois ce lieu était sacré et des grands pouvoirs étaient attribués à cette pierre.
J'ai passé plusieurs heures et déjeuné avec Lyta et je connais plein d'autres légendes de Huahine.
A suivre.
4 commentaires:
Porcelaine, tu es géniale: une vraie encyclopédie.
Entre deux interventions, je me précipite sur mon Mac (pas sur mon mec !) car je suis sûre d'apprendre quelque chose. Avant, je me précipitais sur la paoti taofe (je ne te fais pas l'injure de traduire !)
Parles-nous des légendes que Lyta t'a raconté.
Si besoin est (mais j'en doute), je complèterai ta collections de mythes et histoires polynésiennes.
Ua mauruuru vau ia oe no to oe maita'i.
Mareva
Sylvie-Anne
Comme je te l'avais dit il n'y a pas long temps, il n'y a pas un coin de la Polynésie qui n'a pas sa légende. Ce qui est triste c'est que cela se perd. Beaucoup de ces légendes rappellent des fait historiques réels mais la transmission orale a fait que les dérives dues au temps les ont parfois complètement déformées et les rendent incompréhensibles. D'autres sont de la pure mythologie.
Pour moi le livre qu'il faut avoir absolument lu pour mieux comprendre la Polynésie est "Tahiti aux temps anciens" de Teuira HENRY. On n'est pas déçu. (Plus de 700 pages)
Christian P Y P
URITA'ATA ITI (c'est mignon comme surnom),as tu lu "Tahiti aux temps anciens ?
Christian P Y P
Message personnel pour Christian.
Poreho, désolée de squatter ton blog, mais je ne connais pas l'adresse email de Christian.
Ia ora na, Christian
j'ai entendu parler de ce livre de Teuira Henry, malheureusement impossible à trouver à Paris. J'en ai lu quelques extraits sur le web, c'est à tout. Je continue à chercher.
Nana
Poreho: merci de ton "hospitalité" bloguiste. Je t'embrasse. Je te contacte dés que mes occupations professionnelles me le permettront. Tu sais, les dégonflages...
Mareva
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