27 février 2010

Le King affiche son site : www.Raromatai.ferry

Ce bateau arrivé dimanche 21 février de Toulon est resté à quai la semaine dernière pour les derniers essais.
Le grand ferry bouche la vue dans le port, la gueule ouverte.

Après le bras de fer avec le gouvernement, c’est la détente, il a obtenu sa détax pour le carburant.
Du coup il arbore en grosses lettres, sur sa coque, le nom de son site : www. raromatai-ferry.com

En fait la vraie adresse du site est www.raromatai-ferry.pf . le point com ne mène à rien. ! Bizarrerie ou originalité du peintre ?

Ce samedi 27 février, il a été bien obligé de sortir en mer, comme tous les autres, avec l’alerte du tsunami.
Il est revenu en fin de matinée.
Son label des îles Raromatai (pas fini de peindre de l’autre côté ! juste www.ra ).


Le salon du tourisme intérieur a réouvert à 12 h, place Toata.

Chose exceptionnelle il fait nocturne jusqu’à 21 h ce samedi, pour rattraper la matinée perdue.

Le king y tient salon en bonne place. Les brochures sont prêtes (horaires et tarifs).


Je ne suis pas la seule à m’intéresser au King. Ça se bouscule.
Bientôt une belle croisière pour les îles sous le vent, car c’est trop tentant, pas trop cher, et la blogueuse bretonne n'a pas le mal de mer ! (enfin avec 45 noeuds de vitesse, faut voir !)
Bonne semaine.
Nana.

Tsunami : Une vague de 4 mètres à Hiva Oa (Marquises)

"Une vague de 4 mètres a frappé Hiva Oa, une île des Marquises, à 8h20 heure locale, sans faire de victime.
Deux bateaux de pêche ont coulé, mais il n'y a pas de victimes et les dégâts sur les côtes sont peu importants. (Le monde.fr).


Voici la une de la Dépêche du dimanche 28 février

Voici le récit de ma nuit-tsunami.
Comme je vous l’écrivais précédemment, un ami de Raiatea m’a prévenue par téléphone à 4 h du matin. (Merci S..). Encore endormie, la nouvelle m’a inquiétée de suite.
Une demi heure plus tard, le téléphone continuait de sonner.
Les amis de Tahiti sont tous debout, et pianotent sur l’ordi à la recherche d’infos, une oreille sur le poste de radio (RFO) et un œil sur le téléviseur, où des bandes annonces zèbrent le match de rugby qui est diffusé.
Cette alerte, aura démontré, une fois de plus, la très grande solidarité qui unit les habitants, popaa ou tahitiens.
Un appel aussi des Marquises, où la population a déserté le littoral et attend….. La radio diffuse des reportages et des témoignages, la TV une émission spéciale. L’attente est longue.

Que faire à 5 heure du matin ?
Me rendormir ? non impossible.
Toutes ces sirènes qui annoncent l’alerte, plongent Papeete dans une atmosphère étrange. Le jour se lève timidement. La ville est plongée dans le silence.
Les bateaux quittent le port pour gagner la haute mer (bateaux militaires et ferrys).
Un grand café finira de me réveiller, mais ne trompera pas mon inquiétude pour toutes ces populations du littoral.
Tiens, je vais bloguer. A 5 h 30 ? et alors, pourquoi pas ?
Peut-être que le fait d’annoncer notre situation d’attente, était une façon inconsciente de tromper mes angoisses et mes inquiétudes.
Avant 6 h, un journaliste français, qui avait lu mon article de blog, m'adresse un mail pour me demander mon numéro de phone.
Je lui donne par mail. Quelques minutes plus tard, il m’appelle.
Bonsoir Paris. Cela fait du bien de parler en pareil cas !
Certes l'AFP est la source officielle, mais il voulait avoir le ressenti des habitants avec cette alerte en pleine nuit.
Quelques heures plus tard, cela me semble si incongru d’être au phone avec Paris à cette heure aussi matinale, et pourtant ce fut ainsi.
Une amie de Mahina (côte est) m'a écrit : "Nous sommes partis à 4h nous réfugier dans les hauteurs de Mahina (collège professionnel), où le collège était le centre de crise…. .
Avec de jeunes enfants, cela ne doit pas être si évident de quitter son fare à cette heure matinale.

Je me lance dans mes cartons de déménagement. J’emballe les livres, la déco. Cela me fera de l’avance et permet de tromper l'attente interminable.
A partir de 7h 30, les enfants se connectent MSN comme d’hab le week-end.
A tous les deux, je leur apprends la nouvelle.
Mon fils me dit : « maman si tu étais restée à Bretagne tu n’aurais jamais connu cela…. Mais les tempêtes …..ça souffle beaucoup ce soir"
C’est en effet ma 3 eme alerte rouge (tsunami, Oli, tsunami).
Pas encore rentrée en métropole une seule fois. J'ai parfois l'impression d'être à Tahiti, depuis des années.
C'est la Bretagne, qui va m'apparaître étrangère, lors de mes congés fin mai !

La saison cyclonique est loin d’être finie, si en plus, les séismes sous-marins s’y mettent, on en a pas fini !
Ce n'est pas le réchauffement climatique qui fait exploser les plaques sous-marines au large du Chili. Je lis du n'importe quoi sur le Net, cela m'énerve !

L’alerte rouge a été levée à 10 h sur Tahiti.
A partir de 11 h, quelques magasins ouvrent leurs portes avec 4 à 5 h de retard.
Je sors enfin !
Tous les rythmes quotidiens sont chamboulés.
Après le déjeuner en ville, une sieste s’est imposée. Besoin de récupérer !

Le ciel est gris, et bien bas. Le soleil n’a pas pointé son nez ce samedi 27 février. D'après la météo, il va prendre son temps avant de revenir, le voyou ! Même sans lui, il fait chaud et lourd.

Les nouvelles du Chili ne sont pas bonnes. Des vies ont été enlevées. Quelle horreur !
Après Haiti, la terre se fâche encore une fois de plus….
Les Marquises ont eu très peur ..... 4 m c'est balaise quand même ! Ici on a pas les remparts de Saint Malo.
Kenavo.

Complément du 28-02. Aucune photo (TV ou presse) de cette fameuse vague .
Bizarre Bizarre ! Polynésie terre de mythes et légendes ?

Alerte au Tsunami à 4 h du matin en Polynésie

4 h du matin: le téléphone sonne. Un faux numéro, une blague ?
Non un ami de Raiatea m'informe de l'arrivée du tsunami entre 7 et 8 h samedi matin en provenance du Chili.
Vite la radio, internet.... Pas beaucoup d'infos encore....
Puis un concert de sirènes hurlantes en ville et des annonces par hauts parleurs.
Je glane les infos sur le Net. Paris le savait avant nous.

"La présidente chilienne a annoncé qu'une vague géante, mais pas un tsunami, avait submergé la moitié basse de l'île de Robinson Crusoé, située à 700 km au large de Santiago et peuplée de 750 habitants. Deux navires, deux hélicoptères et un avion ont aussi mis le cap vers l'archipel de Juan Fernandez, dans lequel se trouve l'île.................Le Chili a d'ailleurs pris ses dispositions en ordonnant l'évacuation partielle de l'île de Pâques" (Le figaro).

Il est 5 h 30, une heure un peu particulière pour bloguer...... La ville encore dans la nuit, se réveille en silence. La circulation est interdite depuis 5 h.... L'attente longue et angoissante a commencé. .... fa'aitoito !

21 février 2010

l'arrivée du King tamatoa à Papeete

Ce dimanche 21 février à 10 heures précises, ce nouveau ferry tant attendu a franchi la passe de Papeete.
J’y étais. Au meilleur endroit, au bout de la digue de Motu Uta.


Cela n'était pas sans me rappeler les arrivées du Vendée Globle aux Sables d'Olonne et des différentes courses de voiliers, auxquelles je me suis rendue ces dernières années sur tout le littoral atlantique. L'arrivée d'un bateau c'est toujours un évènement réjouissant, qu'il convient de fêter.

Ce bateau cependant, a fait couler beaucoup d’encre dans les quotidiens locaux ces dernières semaines, voire derniers mois, et rien n’est encore tranché sur son devenir.
Naviguera, naviguera pas ?
Un bras de fer oppose l’armateur exploitant et le gouvernement de Polynésie.

C'est un ancien ferry qui faisait les rotations Corse-métropole et qui a été restauré.
Il vient en Polynésie pour faire la déserte deux fois par semaine des îles sous le vent - ISLV, à partir de Papeete.
Il transportera passagers, fret et 250 véhicules à destination de 3 îles : Bora Bora, Raiatea et Huahine, distantes d’une centaine de kilomètres de Tahiti (IDV).
Les habitants des ISLV, les raromatai, l’attendaient avec impatience, car il n’y avait plus de ferry entre les IDV et les ISLV depuis de nombreuses années.
Que des cargos de fret.
Impossible de venir avec sa voiture personnelle à Papeete pour quelques jours.
Avec le King Tamatoa, je pourrais partir avec Pistache et me balader avec elle, 2 ou 3 jours à Huahine, Bora-Bora, Raiatea. Génial !
Encore plus que cette facilité de déplacement, le must, c'est les tarifs qui seront très concurrentiels sur l’avion. (beaucoup moins cher)
Certes l’avion c’est 1 heure de vol, le King, 4 à 5 heures de mer, mais quel service de pouvoir emmener son véhicule quand même et quel beau voyage en mer.
Le problème, c’est encore une histoire de gros sous.
Seuls les bateaux de croisière ont la détaxe carburant ainsi que AT (les avions ).
Sous prétexte qu’il transportera du fret et des véhicules, le gouvernement ne le considère pas comme un bateau de croisière et refuse la fameuse détaxe, alors qu’il lui a attribué la concession de la déserte. Donc cela coince avec l’armateur Bill Ravel.
Politique ? ce mot me fait courir direct me baigner dans le lagon ! Je ne veux rien savoir !

Si je vais aux ISLV avec Pistache, ma twingo, passer 3 jours, cela sera une vraie croisière !
En attendant de faire la plus belle sur le Paul Gauguin, un jour jusqu’aux Marquises.
Enfin ce n’est que mon humble avis.

Ce dimanche matin folle ambiance cependant sur la digue de Motu Uta à 9 h 45.

En patientant, j'ai pris une photo de ma future résidence, vue de la digue.

Chose incroyable, avant le bateau pilote, un banc d’une vingtaine de dauphins au moins, nous ont fait un ballet aquatique super. (j’ai filmé car les photos ca donne rien)
Alors si les dauphins sont contents de l’arrivée du King Tamatoa, …c'est que le mana a parlé.

Pistache, elle est fiu de la RDO de Tahiti.
Elle meurt d’envie de m’emmener faire le tour de Huahine, une île que j’ai beaucoup aimée en mai 2009 et qu’il me tarde de redécouvrir avec la petite pistache.
Le Finistère, il fait comment pour assurer les désertes maritimes quotidiennes avec les îles d'Iroise ?
Pacifiques ou atlantiques, les désertes insulaires sont toujours sources de problèmes et de difficultés financières et de tout ordre.
La Polynésie française, c'est une myriade d'îles et d'iliens.
il me tarde de toutes les connaître.

Longue vie au King Tamatoa dans les îles de Polynésie française .


Complément du lundi 22 février : article des Nouvelles .
l'issue du conflit ? le jeudi 25 février : Les Nouvelles

20 février 2010

La maison de James Norman Hall à Tahiti

Je suis passée devant cette maison des dizaines de fois, mais toujours à des heures où les visites étaient terminées.

Je rentrais de Mahina (côte est) ce samedi et c’était ouvert.
C’était le moment ou jamais. Demi tour, et c'est parti pour une merveilleuse découverte.

Qui était James Norman Hall ?
James Norman Hall (1887-1951) aventurier, soldat, pilote de chasse, écrivain, romancier et poète, était un écrivain américain très connu en Amérique, qui a vécu 30 ans à Tahiti .
Il est le co-auteur avec son ami Charles Nordhoff du fameux livre «muting of the Bounty», publié en 1932.

Ce best seller «les mutinés de la Bounty», traduit en 38 langues, fut porté deux fois à l’écran en 1935 avec Clarke Gable, puis en 1962 avec Marlon Brando.

Arrivé à Tahiti en 1920 avec son ami Charles Nordhoff, ils y fonderont chacun famille.
Ch Nordhoff quittera Tahiti en 1940, J.N.H y finira sa vie en 1951.
Je vous ai mis des liens sur le Net pour les passionnés de littérature et les curieux.
C'est une très belle histoire d'amitié et de littérature en Polynésie.

Il était très aimé des tahitiens, car très attentif et gentil.
Il n’hésitait pas à donner à ceux qui étaient dans le besoin.

La visite de la maison où il a vécu 30 ans, et écrit toute son œuvre, est une belle visite à faire absolument.

Son petit fils vit toujours à Tahiti et la famille a conservé la maison comme un musée, à la demande de leur grand-père.
Tout est intact. J’ai été très impressionnée par les grandes bibliothèques et ce lieu calme et paisible, qui a favorisé l'inspiration des deux hommes dans ces années là.

Le site est classé. La famille est associée avec le territoire pour assurer sa sauvegarde.
800 CFP de droit d’entrée et une guide tahitienne intarissable sur la vie et l’œuvre de J.N.H., m'ont permis pendant 45 minutes de me plonger dans le Tahiti d’avant guerre et la magie des livres des histoires océaniennes.
Voici la vraie machine à écrire de J.N.H.

J'ai vu aussi le script original du film corrigé de la main de J.N.H.

Cet écrivain célèbre, a aussi été un héros de la première guerre mondiale en tant que pilote de chasse. Une pièce entière est consacrée à l’évocation de son passé brillant en 14-18.

Les murs de la maison son tapissés de gravures et photos d’époque et de superbes aquarelles.
Ici un portait de John Adams le dernier survivant des mutinés qui a vécu à Pitcairn. (une île de Polynésie française, mais territoire britannique d'outre mer de 50 habitants en 2008)

Le petit jardin est charmant et bien entretenu.
Un salon de thé et resto de poisson cru "chez mama lala" est installé dans le jardin.

J’ai promis d’y aller faire un tour bientôt.
Les visiteurs ne semblent pas se bousculer, alors je tiens à faire de la publicité pour cette fabuleuse maison :
Ouverte tous les jours de 9 h à 16 h et fermée dimanche, fériés et le lundi.
Une grande majorité des œuvres de JNH ont été traduites et je vous invite à les découvrir.

La littérature et les livres restent ma grande passion.
Dire que les miens (plus de 1000) dorment au garde meuble en Bretagne. Ils me manquent parfois.
J'ai compté le nombre de ceux acquis en Polynésie - 80 ouvrages en 16 mois ! Bonjour les cartons du déménagement !
Internet ne remplacera jamais une belle bibliothèque et un bon livre lu sur les plages de Polynésie au bord d'un lagon bleu turquoise et cristallin.
Nana.

19 février 2010

Déménagement en vue à Tahiti.

Il y a une petite quinzaine, j’ai décidé de changer de vue et donc d’appart à Papeete.

J’ai fait plusieurs visites et très vite, j’ai trouvé la perle rare, à 500 mètres d’ici, à Faaa dans la superbe résidence de DIVA NUI.
Vue mer exceptionnelle, avec grande terrasse de 30 m2 sur 180 °.

Vue sur Moorea, et panoramique sur la rade de Papeete et motu uta, voire au delà.

Je vois aussi toute la piste de l'aéroport de Faaa.
Appartement bien meublé et avec goût. Pas très loin de mon bureau (600 mètres environ)
Prix très intéressant.
Belle résidence construite en 2004 avec gardien 24/24 et parking sécurisé.
Accès facile, pas de pente et de raidillon à grimper pour la Pistache.
C’est à 50 mètres de l'hôtel Hilton, donc pour l’aquagym, cela va être top.

C’est un 7 éme étage, avec ascenseur en funiculaire tout vitré.

Pour les claustro comme moi c’est un plus non négligeable.
Espérons que ce nouveau nid au 7ème face au grand Pacifique, sera aussi mon prochain 7 eme ciel !
J’ai signé ce matin.
Mon proprio actuel a accusé réception de ma résiliation. Il sait qu’il va relouer sans souci, et a très bien compris mon envie de changer de vue.
Depuis mon retour de l’île de Pâques, quelque chose me titillait mais je n’arrivais pas à trouver ce qui n’allait pas. Maintenant j’en suis persuadée, c’était cela qu’il fallait faire.
Les cartons vides commencent à s’entasser.
Le plus dur, c’est de faire le tri et de les remplir : livres, coquillages, fringues, vaisselle, paréos, savates ……et tant de choses encore dont le nombre m’impressionne.
C'est fiu comme on consomme sans s'en rendre compte !
Le jour J est prévu le 26 mars 2010.
Je n'avais pas prévu de voyage dans les îles en Mars, préférant attendre la fin de la saison des pluies et des cyclones. Maintenant j'ai une raison supplémentaire de ne pas bouger.
Mais j'ai prévu le réconfort après l'effort et j'attends le 1er avril avec impatience, pour aller 5 jours dans un bel atoll Tuamotu pour me remettre de la fatigue du déménagement.
Vaste programme !
Je ne refuserais pas les petits coups de main.
C'est toujours dans les déménagements que l'on compte ses amis.
Nana.

14 février 2010

Un resto au bord de l’océan à Faaa

Des restos au bord de l’eau il y a des centaines en Polynésie me direz vous ?
Mais celui là c’est tip top.

Ce samedi 13 février, je n’ai pas de cadeaux à acheter pour un éventuel Valentin, alors je décide de me l’offrir toute seule mon cadeau ! na !
Ce matin j’ai souscrit l’abonnement pour aqua gym et fitness à la salle de sports de l’hôtel Hilton. Mes jupes m’ont signalé un petit problème qu’il convient de résoudre au plus vite et énergiquement.

11h 45 : la question du déjeuner se pose. J’ai envie de changer de mes lieux habituels.
L’ami Patrice m’a parlé du Lotus. Ou est-ce déjà ? Patrice toujours dispo au vini, me l’indique sans problème.
Ce resto est à l’hôtel Intercontinental (Tahiti Resort) à la pointe de Faaa après l’aéroport.
Hôtel plus connu sous son ancien nom Beachcomber.
Ce mot signifie littéralement "ramasseur d’épaves" et plus généralement "aventurier des mers ". Georges Simenon l’utilisait déjà en 1936 dans son roman " touriste de bananes".

Pour une personne il y a toujours une petite place (jamais la meilleure mais une place !)
Je demande à l’hôtesse de la réception le chemin, car le beachcomber c’est très grand !
Avec un sourire ravissant la jolie vahine me répond : ne bougez pas on va vous y conduire en mini truck, c’est loin à pieds !
Et c’est parti pour une petite balade dans le mini truck bleu et blanc au travers des allées et les jardins tropicaux de ce très bel établissement.

Nous stoppons devant deux fare pilotis sur le lagon, c’est le restaurant le Lotus.

Ce restaurant est associé avec l’auberge de l'Ill (entre Colmar et Selestat), ou officie Marc Haeberlin
qui était présent cette semaine au Beachcomber.
C’est non fumeur . Eh bien tant mieux. J’y suis j’y reste !
La carte est éloquente et suscite le désir de manger, pas celui de fumer.

Je m’installe, déjà je clique sur les vues bleues qui vous réchauffent le cœur et les yeux et dans quelques minutes les papilles aussi vont se régaler.
J’apprécie à leur juste valeur ces moments délicieux
où la seule question que je me pose, est : que vais-je déguster, c’est si dur de choisir ? .
Il y a des clients, l’ambiance est douce et paisible, le service zélé et discret.
Pourquoi n’ai je pas découvert cet endroit auparavant ?
Je suis heureuse de combler cette lacune aujourd’hui.


Le serveur m’indique que mon apéro est servi au salon où je peux fumer.

Je me déplace donc et déguste les mises en bouche délicates.
Puis il me fait signe que mon plat va suivre. Ok on y retourne !

Une petite mitonnée de langoustines, saint Jacques et crevettes au jus d’oursin
et de coquillages, avec dans un verre, une subtile mousseline de uru. Que du bonheur !


Je lâche de suite le journal « la dépêche » où je regardais les annonces de location.
Car pour savourer ce délicieux mets, il faut que je me dépêche aussi !
Suivra le café gourmand et bien sur..... l’addition qui a été très douce.
J’en reviens pas. Plus petite que les autres resto de Punaauia,
que je fréquente habituellement.
Le serveur me présente la carte des dîners. (plus chers) Du grand jeu !
Mais pour cela le Valentin est indispensable !
Le mini truck revient me chercher. Il fait le grand tour par les piscines cette fois.

Je reviendrais au Beachcomber. Le week-end commence bien.
Nana.

8 février 2010

Lectures polynésiennes n° 11

LE SOURIRE DU TIKI

J’ai lu ce livre en septembre 2009 et prêté à Liliane lors de notre séjour à Rurutu.

Aux Marquises, certains tiki arborent un étrange sourire figé dans la pierre.
Ceux qui peuplèrent la "Terre des Hommes", puis toutes les îles du triangle polynésien, tenaient-ils à ce que ces sculptures gardent un relatif détachement par rapport aux
événements et y portent un regard distant mais amusé ?
Influencés par cet éternel et inhabituel sourire du tiki , les deux auteurs, Patrick Chastel et Philippe Lemaire, ont voulu faire partager quelques récits qui se déroulent principalement au Fenua Enata, la Terre des Hommes, mais également dans les îles
et les atolls de Polynésie.

Excellent livre de nouvelles. J'ai beaucoup aimé.

LE PARADIS EN FOLIE

Ce livre écrit en 1989, et réédité à 3 reprises est désormais épuisé, mais disponible en téléchargement gratuit sur le Net. (Flo s’est occupée de me l’imprimer et de me le faire parvenir par poste)
Ce sont des nouvelles de Polynésie, racontées avec beaucoup de charme, d'humour et de gentillesse.
M. du PREL a compris l'âme polynésienne.
J’ai préféré cependant son ouvrage "le bleu qui fait mal aux yeux".
Ce livre me rappellera mes 3 soirées à Tahaa l’île vanille, visitée dernièrement.

Pourquoi vous présenter ces deux livres juste après OLI ?
Car le paradis est encore plus que jamais en folie en ce moment, malgré cela les tiki affichent toujours leur sourire de pierre pour l‘éternité, tels des témoins éternels.
Pourvu que les nouvelles dépressions tropicales annoncées ne nous fassent pas connaître de nouveaux coups de folie dévastateurs !

Hélas il semblerait que OLI a ouvert le chemin et la série.

7 février 2010

Changer de vue à Papeete.

La résidence où j’habite est un bel immeuble récent tout confort et sécurisé.
J’y suis depuis plus de 15 mois au 4eme étage, avec vue montagne dans un grand appartement avec balcon.
On m’avait conseillé côté montagne pour plus de fraîcheur et moins de bruit.
Je suis à 200 mètres de mon bureau.
Ce qui m’évite de me lever à des heures incongrues, très tôt le matin et d’affronter les bouchons automobiles, sur l’unique et inévitable route littoral.
J'y vais à pinces, même quand il tombe des cordes !
Voilà que je suis fiu (fatiguée) de cette vue montagne, avec une petite trouée vers l’ouest pour des tout petits bouts de coucher de soleil.
Obligée de prendre Pistache ou de sortir place Toata pour aller les contempler.

Voici le coucher de soleil de ce dimanche à PK 12 à Punaauia –18h40.

Je rentrais de la Presqu'île et j'ai vu les dégâts d'Oli à Paea et Papara.
Pour les "nouveaux" voici une carte de Tahiti (site : www. tahititraveller.com)


Plus envie d'en parler, car seule, Tubuai, l'île de l'abondance aux Australes, a vraiment connu le pire.
Ne réveillons pas les démons cyclones qui nous menacent encore jusqu'à au moins fin mars.

Je souhaiterais contempler les couchers de soleil de Tahiti plus souvent - ils sont magnifiques en février- mais pas avec Pistache, ma twingo, de mon balcon !
Aussi après avoir réfléchi, ma décision est prise : je vais changer de vue et d’appart’.

Ce blog étant lu par autant de tahitiens que de métros, pourquoi ne pas m’en servir pour trouver mon nouveau nid ?
Voici l’annonce que je vais déposer au Magasin Champion entre autre :

Fonctionnaire Etat recherche à louer grand T1 ou T2 meublé,
dans immeuble bon standing avec balcon et vue sur mer. Clim et parking.
Front de mer ou proximité.
Quartiers : Paofai, Toata ou entre hôtel Hilton et avenue Prince Hinoï.
Faire offre au 29 93 82.


Plan de Papeete (site de la ville de papeete)


Alors si vous avez des tuyaux pour m'aider à bouger à Papeete, n'hésitez pas !

Avec piscine dans la résidence cela serait le nec plus ultra .
On verra en fonction des tarifs proposés .
Suis allée faire un tour sur la digue et voici la photo de Papeete avec à gauche le mont Aorai.

Têtue de bretonne, je ne reviens jamais sur une décision prise.
J’espère pouvoir pendre la crémaillère avant l’hiver austral (juin).

Je ne veux pas de fare, car pas envie de passer mes temps libres, à ratisser la cour, raccourcir les tiare, cueillir les régimes de bananes, gauler les mangues et passer la débroussailleuse dans le jardin.
Dans un fare je passerais mon temps à faire des confiots.
Les vieilles habitudes reviennent si vite.
Non non, j'ai aussi mes 3 B , qui sont Boulot, Balades et Blog.
Un jour viendra j'espère, le temps des 3V : Vacances, Valises, Voyages.
Patience encore quelques années.
Nana.

6 février 2010

le cyclone Oli a dévasté Tubuai.

La vie reprend à Tahiti et dans les îles.
Le soleil a atteint les 34 degrés à Papeete ce vendredi 5 février et a chassé la grisaille.
Mais le lagon est toujours en colère et balayé par de fortes houles.
Baignades encore dangereuses.

Dès 5 h du matin vendredi le parc Hokulea (jardins de Paofai) était en cours de nettoyage et dans la matinée, les gros engins étaient sur place pour remettre tout en ordre sur la plage de sable noir.

Mais les plaies sont là, encore béantes, dans certains zones (Papara).

Mais c'est surtout l’île de Tubuai (Australes), sur laquelle l’œil du cyclone a passé plus d’une heure, qui a le plus souffert.

Photo du site : www. tahititraveller.com

Tubuai est située à 640 km au sud de Tahiti.
C'est l'île la plus peuplée des Australes -Tuhaa Pae en tahitien- avec 2049 habitants
Les images à la TV sont tragiques.
Oli était un vrai cyclone pour Tubuai

Je vous invite à aller visiter les liens de cet article.

4 février 2010

Après Oli

Papeete était désert ce jeudi 4 février.

Encore une grosse houle à 18 h à Papeete
Le lagon charrie boues et déchets .

Les nôtres évidemment.

Oli , ou à la poubelle, la belle carte postale bleue de Tahiti.

Le soleil se couche sur Tahiti,
Il est triste et gris
Tahiti n’aime pas le noir
Demain, le soleil rapportera l’espoir
Ainsi va la vie à Tahiti.

Nana.

3 février 2010

Le cyclone OLI arrive sur Tahiti

Papeete, Mercredi 4 février 2010,

Il est 17 h 30.
A 12 h, ordre nous a été donné de quitter les bureaux et de rentrer.
A 18 heures, nous passons en alerte rouge, avec couvre feu et interdiction de sortir et de circuler à 21 h.
Le cyclone OLI est sur Bora Bora avec des vents à plus de 100 km/h ce mercredi.
Il sera dans la nuit sur Tahiti.
Je me hâte de bloguer tant que l'EDT tient encore.
J'ai préparé la radio et les piles, cuit le maa (repas) de ce soir et mis les bougies en évidence.
De 14 à 16 heures je me suis baladée sous la pluie et j'ai vu le lagon se démonter méchamment.
Il fait chaud et beaucoup de vent en rafales, de la pluie, et de l'orage.
L'alerte devrait durer encore demain.
Plus d'avion, plus de bateaux, ............
Mardi matin j'étais à l'inauguration du parc Hokulea (parc Paofai).(voir article précédent)

Avec les 5 photos suivantes, vous comprendrez mieux ce qui se prépare à Tahiti pour les prochaines heures.

Le port piroguier mardi 3 - 10 h

le même mercredi 4 -14 h

Le fare plage mardi 3 -10h

Mercredi 4- 14 h

Mercredi 17 h .

2 février 2010

Le parc Hokulea ou les jardins de Paofai de Papeete

Préambule:
J'avais préparé cet article mardi soir 2 février, mais les évènements climatiques ont perturbé l'ordre des publications. Le cyclone OLI a épargné Tahiti, mais se rapproche des îles Australes (Rurutu) où il risque d'être plus méchant encore.
A Tahiti, temps breton avec pluie et vent, mais avec 28 degrés quand même.
Papeete ville morte ce jeudi ! Vivement demain que le job reprenne.

C'est fiu de s'arrêter de bosser pour de la pluie et du vent !


Quand je suis arrivée à Papeete en novembre 2008, j’ai vu de la fenêtre de mon bureau, les norias de camions sur le front de mer et les palissades protégeant le chantier qui progressait lentement.
Avec impatience j’ai attendu l’ouverture de ce magnifique jardin tropical dont les travaux semblaient interminables.

Son ouverture a été maintes fois retardée : 15 juillet 2009, 15 décembre, 15 janvier et non cela sera le 2 février 2010 .
Enfin ce mardi 2 février,8 h 45, grand tralala devant le bureau.
La ministre de l’Outre Mer, profite de son passage à Papeete pour inaugurer le parc Hokulea.
J'y suis et je clique à fond !

Les miss sont là avec leurs bras chargés de couronnes de tiare.

Les travaux d'aménagement de ce parc urbain sur le front de mer (entre le rond-point de Tahiti Nui – place Jacques Chirac- et la place To'ata) ont démarré en fait en juin 2008.
Le projet, initié en 2002 sous Gaston Flosse, lors d'une vaste réflexion sur l'aménagement global du trait de côte de Papeete, avait pourtant été mis en stand-by, durant plusieurs années avant qu'il ne redevienne à nouveau d'actualité en 2007.
Le projet a été confié à l'EAD (Établissement d'Aménagement et de Développement) comme tous les grands chantiers de Polynésie.

C’est une vaste esplanade (5,6 hectares en face du temple de Paofai et 100 mètres de mon bureau) avec des espaces paysagers (plantations, pelouses, cascades...), des pergolas et fare potee,
des jeux pour les enfants................

et des postes de sécurité.
Une pancarte signale les interdictions. C'est le premier parc non fumeur de Tahiti !

Je clique sur les panneaux affichant les plans.

Je veux tout savoir comme d'hab'.
Les tambours marquisiens rythment les discours de leurs belles musiques.

Il fait chaud et les musiciens sont partis se réfugier à l'ombre !

Le parc Hokulea, a changé soudainement de nom et est devenu "jardins de Paofai"».


J’ai vu le changement de pancarte il y a peu de temps.
Pourtant c’était une idée géniale d’évoquer cette pirogue double qui est arrivée à cet endroit en 1976 après un long trajet sans instrument de navigation.
Enfin je ne cherche pas à comprendre cette nouvelle dénomination !
Ouvert désormais au public, ce parc devrait offrir à la population un espace détente, une vraie bouffée d'air en plein centre ville.
La plage Hokulea sera entièrement aménagée de sable blanc venu des îles et le port piroguier aménagé différemment. Donc ce n'est pas terminé vraiment.


Cependant, la baignade restera interdite tant que l'assainissement des eaux usées de Papeete ne sera pas complet. Quel délai ? mystère !
Et zut moi qui pensais aller faire un plouf en sortant du bureau !
Donc c’est pas pour tout de suite car les problèmes d’assainissement, cela prend vraiment du temps ici !
Peut-être j’arriverais à me baigner quand même, car si on réfléchit à ce problème, on se contente des piscines à Tahiti.
Gamine je me suis baignée dans la rivière la Vilaine qui était bien boueuse (d'où son nom peut-être) et on allait pas voir les stats en mairie avant, car peut-être en 1960 y avait pas de stats sur la qualité des eaux de baignade et tant mieux !
C’est quand même dommage que dans le Pacifique Sud à Tahiti, Papeete, n’offre aucun site propre de baignade et qu'il faille aller jusqu'à PKO 15 pour se baigner !

Les flics en gants blanc, interdisent d'aller à gauche, et à droite ! On fait quoi ?
Frédéric, un jeune tahitien, se retrouve comme moi devant ces interdictions stupides .
Il m'accompagne donc, nous bavardons et arrivons même à nous glisser jusqu'au buffet et à choper quelques tranches d'ananas et quelques petits fours !
Nous rions comme des gosses de notre audace !
La visite se poursuit vers les deux grands fare potee en bord de mer.
Les charpentes sont magnifiques.
Elles ont été réalisées par de compagnons du tour de France venus quelques semaines à Tahiti pour ce travail admirable l'été dernier.

Un joli bassin aussi avec sa cascade nous apporte un peu de fraîcheur.

Ce parc, aura coûté la bagatelle d'environ 900 millions Fcfp (environ 7,5 millions d'euros).
Mais c’est une très belle réussite quand même, faut bien le reconnaître.

Dès la semaine prochaine, j’y amène mon casse-croute du midi.

Quoique, il y a la menace du cyclone OLI annoncé pour les jours prochains.
Pourvu qu'il épargne ce très beau parc d’Hokulea.
Cela fait si longtemps que tout Tahiti attendait ce moment, cet endroit.
La météo en décidera hélas !
J'espère vous remontrer des photos de ce magnifique parc tropical, car je vais aller y faire mon footing à la fraîche, le soir à la sortie du bureau.

Mes petiots de Bretagne seraient heureux comme des fous dans ce beau parc tropical de Tahiti. Ils vont se moquer pas mal du nom de ce parc Hokulea ou Paofai. Cependant pour moi il restera le parc Hokulea et je leur dédie ce reportage en leur faisant des bisous cycloniques énormes.

Jeudi 4 février 2010.

11 h : parc Paofai : Pas de gros dégâts mais la nature a retourné à César ce qui est à César !

Belle leçon ! Fiu du plastique !
Nana et courage Rurutu.