30 octobre 2011

Un bougainvillier couleur potiron

Bougainvillée (n.f.), bougainvillier (n.m.) (les deux sont permis !).

C’est Philibert Commerson (1727-73) qui découvre la Bougainvillée au Brésil et lui donne le nom du commandant de l’expédition, Louis Antoine de Bougainville (1729-1811).

Celui ci a choisi la Toussaint pour se parer de belles couleurs oranges. Il trône devant les bateaux à la Marina Taina.

La belle Jeep Renegade

Cette super jeep trônait devant la mairie de Punaauia dimanche matin.
Magnifique !
Un peu d'histoire : La marque a traversé de nombreux propriétaires, à commencer par Willys , qui a produit la première Jeep civile (CJ) en 1945 et ensuite :
• 1953-1964: Kaiser-Jeep (se faisant appeler "Willys Motors»)
• 1964-1970: Kaiser-Jeep
• 1970-1987: Américan Motor (Renault contrôle la production en 1986)
• 1987-1998: Chrysler
• 1998-2007: Daimler Chrysler AG
• 2007-2009: Chrysler LLC
• 2009-présent: Chrysler Group LLC
Le premier modèle Renegade est apparu en 1970, soit plus de 40 ans. Elles ont été construites jusqu’en 1983.

Le numéro d’immatriculation très ancien de celle-ci, pourrait en effet se situer dans les années 1970. A Tahiti les voitures se conservent très bien !

Première convention Tatoo à la mairie de Punaauia

Carole de Taravao, me phone ce dimanche matin et me parle de son samedi tatoo à Punaauia.
Décision : le repassage des paréos est différé de quelques heures. (J’ai horreur du repassage !).
Il est tôt et pourtant les tatoueurs sont déjà en action dans le grand hall de la mairie de Punaauia.
Une vingtaine de tatoueurs montrent l’étendue de leur art.
Je me balade entre les différents stands et je réfléchis sur mon prochain 5ème tatouage.Je m’arrête devant ce bijou tressé en fils ce coco très fins et je lève la tête sur l’affiche. Ok on enlève le S et stresser devient tresser. Intéressant !
Un groupe de rock Nyah termine sa prestation et laisse la place à un orchestre de tambours marquisiens. Lequel est vite rejoint par les danseurs et danseuses. La foule se presse et applaudit. Cette manifestation est une réussite.

29 octobre 2011

Mardi 1 novembre: début du Rahui en Polynésie

Le mot rahui signifie "jachère marine" en polynésien. Le rahui, c’est la période d’interdiction de pêcher certaines espèces de crustacés.
Le Rahui est une gestion ancestrale des ressources et le tapu (l’interdiction) de pêcher certaines espèces marines et d’eau douce va commencer.
Le Rahui c’est du 1 novembre au 31 janvier 2012 (pour Rapa aux Australes, c’est jusqu’au 30 avril 2012). Interdit de pêcher, transporter, détenir, commercialiser, consommer: la langouste (oura miti), le crabe vert (upai), la cigale de mer (tanee), la chevrette (piha onana), la perche (nato), le squille (varo).
Pour la perche et la chevrette, l’interdiction va jusqu’au 29 février 2012. Pour le bénitier (pahua) et le burgau, une taille minimale de 12 cms est imposée. Des sanctions lourdes jusqu’à 6 mois de prison et 300.000 F d’amende sont prévues par les textes en cas d’infraction.
Le rahui existe depuis des générations dans la société polynésienne et prend encore plus son sens de nos jours pour une préservation durable de la ressource marine.
À Rapa, un comité des pêches ou “tomite rahui” gère un rahui dont l’objectif est de restreindre ou de interdire l’exploitation de ressources naturelles ou cultivées pour une période déterminée et une zone délimitée. On pose un rahui afin de ne pas toucher à la ressource, afin de combattre les prélèvements précoces et intempestifs. Durant la période de rahui, la ressource peut ainsi se reconstituer et être suffisante quand le rahui est levé. Les sanctions encourues ne sont pas forcément prévues dans une réglementation, mais sont décidées par le comité des sages qui peut par exemple décider de couper l’électricité à l’ensemble de la maisonnée si l’un des membres a enfreint le rahui. Il s’agit d’une pratique ancestrale couramment pratiquée dans l’ensemble de la Polynésie avant l’instauration du protectorat. À l’époque les peines encourues pouvaient aller jusqu’à la mort ou à l’exclusion de la société.

28 octobre 2011

Le potiron n'est pas une citrouille .

Le potiron est originaire des régions tropicales d’Amérique du Sud. Il ne faut pas le confondre avec les citrouilles qui sont une espèce différente. Tous les deux sont des cucurbitacées, donc des courges.
Le potiron est plus ou moins aplati, sa couleur va d’un orange orangeâtre au vert foncé. La chère moins filandreuse est plus sucrée et savoureuse.

Le potiron s'est implanté en Europe dès le XVIème siècle, il était souvent utilisé dans la confection de gourdes ou encore de récipients et d'ustensiles de cuisine (bol, louche). Ce recyclage pratique en faisait par conséquent un aliment très recherché.
En France, le potiron se cultive principalement dans le sud (le sud-est) et se récolte chaque année d'octobre à décembre. On recense plusieurs centaines d'exploitations dans l'hexagone, pour une superficie totale de près de 4 000 hectares. En guise de comparaison, ceci équivaut tout de même à la moitié des terres consacrées à la culture de la tomate, soit plus de 8 000 hectares. Les deux variétés de potiron les plus consommées en France sont le Jaune Gros de Paris et le Rouge Vif d'Etampes.


Egalement très présent en cuisine, le Potimarron, ou Potiron doux d'Hokkaido, possède une chair plus crémeuse, dont le goût sucré évoque la saveur du marron, comme son nom l'indique.
Les potirons se consomment murs et cuits. Ils sont légers en calories et renferment des micro nutriments. On peut les préparer en soupe, gratin, purée, tarte, confiture, voire glace et jus.
Composé presque exclusivement d'eau (plus de 92 %), le potiron n'est, par conséquent, ni très énergétique, ni très calorique (20 kcal pour 100 g), mais s'avère par contre très efficace dans la prévention de calculs rénaux.
Riche en B carotène sa densité nutritionnelle est élevée il peut être consommé dans le cadre de la prévention des cancers et des maladies cardio-vasculaires.
Riche en potassium (323 mg pour 100 g), il est excellent pour la régulation de la pression artérielle et la transmission de l'influx nerveux au cerveau, ce qui en fait un allié idéal contre l'hypertension. De par sa faible teneur en sodium, il convient parfaitement aux régimes sans sel, sa consommation participant, entre autres, à un bon fonctionnement intestinal et à la diminution du risque de certains cancers.
Par ailleurs, grâce une chair riche en vitamine A, le potiron bénéficie en plus de propriétés anti-oxydantes reconnues. Il suffit en effet d'un portion de 200 g pour couvrir l'ensemble des besoins quotidiens de l'homme en vitamine A.
A noter que la consommation de graines de potiron, dont on tire par ailleurs une huile riche en acide gras non saturés, est particulièrement conseillée dans la lutte contre le cholestérol. Il peut se conserver 6 mois dans un endroit frais et sec.

Mangez du potiron !

Le Poe de Potiron au lait de coco

Ingrédients (pour 6 personnes) :
- 1 kg de potiron- 250 g de sucre- farine de manioc ou amidon - rhum- lait de coco (non sucré)- gousse de vanille -
- Peler le potiron, vider les graines et l'intérieur filandreux.
- Le découper grossièrement en morceaux et le faire cuire dans l'eau environ 15 mn avec une gousse de vanille.

- Vider l'excédent d'eau et écraser grossièrement.
- Incorporer énergiquement environ 4 cuillères à soupe de farine de manioc, ou d’amidon.

- Ajouter le sucre et 1 à 2 cuillères à soupe de rhum.

- Beurrer un plat à gratin et étaler la préparation sur environ 2 cm d'épaisseur.

- Faire cuire 45 mn (thermostat chaud).

Servir tiède ou froid, directement dans le plat ou découpé en cubes, et arroser de lait de coco au moment de servir.

Voici celui que j'ai dégusté ce vendredi, rue du commerce à Papeete.

C'est délicieux. On peut remplacer le manioc ou l'amidon par de la gelatine ou de la pectine à confitures.

Essayez et dites moi.

Première fête du Potiron à Papeete les 28 et 29 octobre 2011

Un sondage récent du journal la Dépêche nous apprend que 75 % des Papeetois n’ont pas l’intention de fêter Hallobidule. Oui, vous savez cette fête Halloween, qui est une occasion de se moquer de la mort et de jouer les Dracula. Même ce nom je ne souhaite pas le dire. Pour moi les fêtes de Toussaint sont avant tout des fêtes religieuses dans de nombreuses religions et malgré toute ma laïcité, je considère qu’il faut respecter ces célébrations et ce qu’elles représentent.
Comme pour beaucoup de ces fêtes, les "marchands du temple" ont vite compris l’intérêt commercial de ces évènements et pour le 31 octobre, ils en ont rajouté des couches, jalousant peut-être le chiffre d’affaires des vendeurs de chrysanthèmes, ces fleurs japonaises qui n’ont aucun parfum et semblent être en plastique !


On dit un chrysanthème, et ce nom veut dire "fleur d’or ". Ceci expliquant peut-être cela.
En Extrême-Orient, la fleur du chrysanthème est cuite pour en faire un thé sucré, connu en Chine sous le nom de jú ha chá. Ce thé aurait un effet rafraichissant et il est bu les jours de grande chaleur ou en cas de fièvre, considéré comme un reconstituant rapide après la grippe. Les feuilles vertes entre autres du Chrysanthemum coronarium (ou Garland Chrysant) sont souvent cuites au wok avec de l’ail et du piment rouge. Les chrysanthèmes néerlandais ne sont destinés qu’à la décoration et ne sont pas comestibles.
Donc si je vous parle de la fête du potiron,

c’est justement car c’est totalement une première à Papeete et n’a rien à voir avec les fleurs d’or ou les Dracula . Comme par hasard, il y a aussi ce week-end le congrès annuel du parti de Gaston Flosse, le Tahoeraa huiraatira qui arbore la couleur orange comme emblème.
Rien à voir avec la politique, la jeune association créée l’an dernier "Papeete Centre-Ville" organise la première fête du potiron avec le Ministère de l’agriculture. 6 tonnes de potirons sont arrivées de Raiatea à Tahiti.
Toujours curieuse, j’ai fait du repérage dès vendredi. Quelles belles balades à pinces.
Deux quartiers participent, ainsi le quartier du commerce a été rebaptisé le village enchanté, et celui du centre Vaiama , village Jack o’Lantern.
De nombreuses animations ont été mises en place pour les deux jours. Stands culinaires et de dégustation de jus à base de potiron ainsi que les concours du potiron sculpté, du plus gros potiron, distribution de bombons aux enfants, stands de maquillages et tours de poney gratuits. Concours de dessins sur potirons.



Il parait qu’il existe des potirons de plus de 500 kg et de 2 mètres de diamètre. Le premier prix sera doté de 50.000 CFP (419 €).

Le tout nouveau commerce Pasta e gelati, rue du commerce, offre des glaces aux potirons aux enfants déguisés. J’ai testé une glace potiron et ananas avec en accompagnement un délicieux pain de coco. Un régal. Un bar organise un barbecue de potirons pour le déjeuner.
Au centre Vaiama, j’ai acheté un tee-shirt avec l’inscription "happy mautini day- Papeete". Samedi, à partir de 13 heures, les magasins ouverts exceptionnellement et arborant le logo fête du potiron, proposeront 10 % de remise. Le parking du Vaiama sera gratuit.
Potiron se dit "mautini" en tahitien. La race Pepo est la développée sur le fenua. La production en Polynésie reste minuscule, pourtant cette plante pousse très bien sous ce climat tropical et nécessite aucun engrais.
La fête est belle et très originale. Bravo à cette initiative de l’association PCV. Je vais vous donner une recette très tahitienne avec le potiron dans l'article suivant.

A suivre.

L'atoll de SCILLY

Cet atoll de Polynésie française est très mal connu car très éloigné. Scilly est l’île la plus occidentale des îles sous le vent (ISLV). Elle est appelée aussi Manuae. Découverte en 1767 par Wallis, elle se situe par 16,30 ° de latitude sud et 154,40°de longitude Ouest. Elle est à 550 km au Nord-Ouest de Tahiti et 65 km à l’ouest de l’atoll de Mopelia. L’île est toujours habitée par une seule famille, les Taputu, qui comptent 40 personnes. Ils vivent de pêche et de coprah. L’atoll a un diamètre compris entre 9 et 11 kms. Son lagon a une profondeur maximale de 70 m. La hauteur maximum de l’atoll est de 3 mètres.
Je vous parle de cet atoll car dernièrement, il a été le cadre d’une évacuation sanitaire aérienne en hélicoptère, la plus longue jamais connue.

Extraits de Presse :
Un des 3 hélicoptères (de type Ecureuil) de la compagnie Tahiti Hélicoptère est basé à Bora Bora. Vendredi 14 octobre, parti avec son assistante mécanicienne et le médecin du dispensaire de Bora Bora, le pilote a fait le plein à Maupiti pour assurer l’aller-retour. L’appareil a couvert 800 km dans la journée en ralliant dès 6 h du matin, Bora Bora à Maupiti, puis Scilly et retour sur Maupiti et L’Hôpital de Raiatea à 20 h.
Le pilote et le médecin ont reçu des carangues en échange de pain, car en effet ils n’avaient pas mangé de pain depuis un an puisque les bateaux ne vont pas à Scilly.
Je tenais à vous raconter cette histoire vraie pour vous donner une idée de la difficulté de vivre sur ces îles isolées, loin de tout, des soins, des aliments importés, du confort moderne. Et pourtant la famille Taputu, ne veut pas quitter son île et a même refusé d’être évacuée lors du cyclone OLI en février 2010.

Les Scilly anglaises.
Je connais les Scilly anglaises. les Sorlingues, ou îles Scilly (Isles of Scilly en anglais) sont un archipel au débouché de la Manche, dans l'océan Atlantique, s'étendant sur 16,33 km2. Autrefois partie du Comté de Cornouailles, l'archipel est de nos jours une unité administrative du Royaume-Uni.
Économiquement, l'archipel dépend du duché de Cornouailles, qui fournit le revenu du prince de Galles, lequel ne reçoit pas de subvention de l'État. Le tourisme est la plus importante activité économique, avec l'agriculture (export de fleurs) et la pêche. Le microclimat des îles permet de cultiver un jardin tropical sur l'ile de Tresco.


Il y a Scilly et Scilly ….. Merci l'Ecureuil de Tahiti Hélicoptère.

26 octobre 2011

50 anniversaire du tournage "les révoltés du Bounty" à Tahiti.

Sans attendre l’arrivée de ma réservation philatélique, je me suis précipitée à l'OPT, pour acquérir quelques exemplaires de ce nouveau timbre émis le 19 octobre. Photographié sur ma toile cirée "atolls" de la terrasse, il est superbe.

Voici la présentation du grand spécialiste de la philatélie polynésienne, Christian Beslu.
"Au début des années 1930, la Metro-Goldwin-Mayer achète les droits cinématographiques pour le tournage d’un film sur la très romancée trilogie "Mutiny of the Bounty" écrite par J. Norman Hall et Charles Nordhoff. Une grande partie de cette première verson est tournée à Tahiti avec de grandes vedettes américaines et des milliers de figurants locaux recrutés pour l’occasion. C’est un film hollywoodien, fabriqué sur mesure et qui n’a aucun rapport avec une quelconque vérité historique. Les 3 scénaristes rajoutant à l’envi des scènes d’amour, de violence et d’exotisme.


Une 2 ème version est tournée en 1961 avec Marlon Brando dans le rôle de Fletcher Christian et Trévor Howard dans celui du Capitaine Bligh.


C’est une affaire internationale qui mobilise techniciens et artistes venus du monde entier. La réplique du navire qui fait 39 m de long (soit 10m de plus que l’original), est construite en Nouvelle Ecosse et arrive à Tahiti avec un équipage canadien.
6 mois de repérage et pas moins de 200 plans sont nécessaires. Tout Tahiti est mobilisée; 4 grandes pirogues à balancier sont fabriquées et l’on s’assure la participation de plus de 7000 figurants et d’un millier de petites pirogues.
Le tournage s’avère cependant délicat, du en partie aux sautes d’humeur des artistes et aux changements fréquents de scénario. Des évènements imprévus font parfois reculer les prises de vue de plusieurs heures si ce n’est de plusieurs jours.
Ainsi 5000 couronnes de fleurs sont confectionnées un jour mais il faut en refaire autant pour les jours suivants et il n’y a plus assez de fleurs sur Tahiti...
Les logements sont insuffisants et les prix des loyers s’envolent. Durant toute la période du tournage nait un ahurissant besoin de consommation, cette inflation constituant une première à Tahiti. Sur un coût total de production de 24 millions de dollars, 2 millions auront ainsi été déversés sur Tahiti. Beaucoup de rencontres se sont effectuées à cette époque et on dit même qu’il en sorti quelques mariages... "
Ce timbre a une valeur faciale de 500 F CFP (4,19 €). Il sera idéal pour mes colis pour la France. Il a eu un tirage de 40.000 unités en Polynésie et de 20.000 pour la métropole. Seulement 1100 enveloppes "premier jour" ont été réalisées. Produit d’exception que les collectionneurs vont s’arracher dans quelques années. Soyez timbrés Tahiti. Nana.

25 octobre 2011

Le tour de Moorea à la nage

C'est le défi qui a été relevé par trois amis : Rony Dexter (57 ans) Bruno Cojan (50 ans) et Didier Musso, (48 ans), entre le 28 septembre et le 1er octobre derniers.
Ils étaient assistés par Gaston Taerea, capitaine du bateau suiveur, le Rahei-Atua,
Hinano Taerea son épouse et Jacques Atiu.

Si je ne connaissais pas les participants, peut-être je n’aurais pas parlé de cet exploit. Mais je les connais et notamment Bruno (médecin) qui a le bureau voisin du mien à la Direction de la Santé. Quant à Gaston, c’est mon pilote de la Hawaiki Nui 2010 et le cousin de Bruno. Bruno m’avait confié des photos de ce défi
et demandé d’attendre pour le blog, que Polynésie 1ere consacre une émission. C’est chose faite ce mardi 25 octobre à 11 h, j’ai pu voir la joie de mes amis à l’écran et mesurer leur fierté de l’avoir fait ! (de gauche à droite, Gaston, Bruno, Didier)
Le choix du trajet a été arrêté sur les conseils des pêcheurs locaux et de Gaston (courants, franchissement des passes, houle) et l’étude de la carte marine. Ce fut 4 étapes en 4 jours :La première du motu Hauru à la passe Ava Iti (15 km en lagon en 4 h30). La seconde va à la passe de Tupapaurau (13 km de haute mer en 3 h 30). La troisième étape jusqu'à la passe de Haapiti (14 km en lagon en 3 h 45). La dernière étape c'est 13 km en haute mer en 2 h 45.
Le choix du matériel est aussi d’une grande importance pour des parcours en mer de longue distance (longueur des palmes, combinaisons …), tout comme la préparation physique qui a été différente selon les nageurs : triathlon, natation ou va’a. Tout s’est bien passé et l’assistance technique et "paternelle" de Gaston a permis ce succès. Gaston les dirigeait, les alimentait toutes les 30 minutes environ. La 2éme étape fut la plus dure car il y avait beaucoup de roulis et Bruno a attrapé le mal de mer (eh oui même en nageant !).
La traversée Papeete Moorea à la nage existe, mais le tour de Moorea c’est la première fois.
La découverte du lagon de Moorea dans sa globalité représente tout l’intérêt de ce défi. Les efforts de préservation de lagon par l’équipe du PGEM, les histoires et légendes des passes du lagon, les rencontres avec les requins, raies, tortues, poissons, ont contribué aux plaisirs et à la réussite de l’évènement, sans oublier l’esprit solidaire de l’équipe.

Une très belle aventure qui permet de lancer un appel à la population de Moorea pour la préservation de ce joyau.
Je suis fière de connaître ces tahitiens sportifs et courageux. Bravo.