26 octobre 2011

50 anniversaire du tournage "les révoltés du Bounty" à Tahiti.

Sans attendre l’arrivée de ma réservation philatélique, je me suis précipitée à l'OPT, pour acquérir quelques exemplaires de ce nouveau timbre émis le 19 octobre. Photographié sur ma toile cirée "atolls" de la terrasse, il est superbe.

Voici la présentation du grand spécialiste de la philatélie polynésienne, Christian Beslu.
"Au début des années 1930, la Metro-Goldwin-Mayer achète les droits cinématographiques pour le tournage d’un film sur la très romancée trilogie "Mutiny of the Bounty" écrite par J. Norman Hall et Charles Nordhoff. Une grande partie de cette première verson est tournée à Tahiti avec de grandes vedettes américaines et des milliers de figurants locaux recrutés pour l’occasion. C’est un film hollywoodien, fabriqué sur mesure et qui n’a aucun rapport avec une quelconque vérité historique. Les 3 scénaristes rajoutant à l’envi des scènes d’amour, de violence et d’exotisme.


Une 2 ème version est tournée en 1961 avec Marlon Brando dans le rôle de Fletcher Christian et Trévor Howard dans celui du Capitaine Bligh.


C’est une affaire internationale qui mobilise techniciens et artistes venus du monde entier. La réplique du navire qui fait 39 m de long (soit 10m de plus que l’original), est construite en Nouvelle Ecosse et arrive à Tahiti avec un équipage canadien.
6 mois de repérage et pas moins de 200 plans sont nécessaires. Tout Tahiti est mobilisée; 4 grandes pirogues à balancier sont fabriquées et l’on s’assure la participation de plus de 7000 figurants et d’un millier de petites pirogues.
Le tournage s’avère cependant délicat, du en partie aux sautes d’humeur des artistes et aux changements fréquents de scénario. Des évènements imprévus font parfois reculer les prises de vue de plusieurs heures si ce n’est de plusieurs jours.
Ainsi 5000 couronnes de fleurs sont confectionnées un jour mais il faut en refaire autant pour les jours suivants et il n’y a plus assez de fleurs sur Tahiti...
Les logements sont insuffisants et les prix des loyers s’envolent. Durant toute la période du tournage nait un ahurissant besoin de consommation, cette inflation constituant une première à Tahiti. Sur un coût total de production de 24 millions de dollars, 2 millions auront ainsi été déversés sur Tahiti. Beaucoup de rencontres se sont effectuées à cette époque et on dit même qu’il en sorti quelques mariages... "
Ce timbre a une valeur faciale de 500 F CFP (4,19 €). Il sera idéal pour mes colis pour la France. Il a eu un tirage de 40.000 unités en Polynésie et de 20.000 pour la métropole. Seulement 1100 enveloppes "premier jour" ont été réalisées. Produit d’exception que les collectionneurs vont s’arracher dans quelques années. Soyez timbrés Tahiti. Nana.

4 commentaires:

Anonyme a dit…

Sylvie-Anne

Hé oui, cinquante ans déja ! ! Cela ne me rajeuni pas.
Le tournage du film fut pour nous un grand évènement . En premier une pluie d'argent d'ont on n'avait pas l'habitude et une activité dans la fébrilité bien nouvelle pour nous polynésiens.
A l'époque j'ai loué les services de mon entreprise à la MGM pour le tournage à la pointe de vénus à Tahiti et à Bora Bora à la pointe de Matira.
Les personnes ayant vécu cette époque se rappelleront que n'ayant pas utilisé le budget prévu, des employés américains de la MGM partaient à bicyclette distribuer de l'argent dans des enveloppes de fare en fare. Comme ils ne parlaient qu'en anglais les gens ne comprenaient pas toujours pourquoi cet argent leur tombait du ciel.
Quelques filles qui participaient au tournage ( pas toutes comme le disent faussement certaines personnes à l'esprit malveillant ) on eu leurs dentition refaites pour le tournage.
J'ai connu Malon Brando après le tournage et je me suis occupé de la partie électricité , jusqu'à la fermeture de son hôtel à Tetiaroa. J'ai beaucoup apprécié mes relation avec Marlon Brando.
Il était bien différent des personnages de ses films.C'était un homme plein d'humour.
Ce qu'il a toujours apprécié avec les polynésiens, c'est qu'ils respectaient sa vie privée et d'avoir des relations comme avec une personne comme eux , sans faire de difféence par ce qu'il était un acteur connu. C'est bien ce qu'il appréciait le plus dans notre pays. Il faut dire que les premiers temps cela lui faisait drôle. Il était très fidèle en amitié.
Au niveau de son adaptation à la Polynésie et aux polynésiens des anecdotes très comiques peuvent en témoigner.
Sa fin de vie a été bien triste avec ses problèmes familliaux. Il ne méritait pas cela.

Christian P Y P

Anonyme a dit…

Sylvie-Anne .
Je vais vous conter trois anecdotes des surprise de Malon Brando .
Malon Brando en arrivant à Tahiti a habité au Lotus à Punaauia appartenant à Replay Gooding.( Cet hôtel a disparu depuis bien long temps) Quand le premier soir le taxi l'a déposé à son hôtel il a demandé à son chauffeur de taxis de dire à personne là où il hahitait . Il s'attendait le lendemain matin à voir une foule avec photographes au lever du jour, comme cela se passait par tout où il allait. Et bien , le lendemain matin , il n'y avait personne devant son fare. Il en a été bien étonné. Plus tard il a compris pourquoi.

Chaque fois que malon Brando venait à Tahiti le cinéma Bambou à Pape'ete passait des films de Malon Brando. Quand il faisait un tour au cinéna les tahitiens disaient . Tien , Marlon Brando ! Bonjour ! , tout simplement. Il a vite apprécié.

La troisième anecdote: Un jour il était attablé tout seul sur la terrasse extérieure d'un snack, Chez Roti , au Vaima, sur le front de mer à Pape'ete. Au bout d'un moment il a vu les gens sortir de la salle en courant en venant vers lui, il s'est dit: ça y est on ma vu !
Nenni, c'était un cycliste qui avait fait une chute sur la route.

Ces anecdotes m'ont été racontées par Marlon Brando.

Christian P Y P

Laurence a dit…

C'est incroyable les répercussions d'un tel projet!
Un grand plaisir de revoir le film.La version anglaise "The bounty"1984 est intéressante bien que differente avec Mel Gibson et Anthony Hopkins.Je me demande si les Polynesiens en ont un bon souvenir.
Laurence & Mathieu

Sylvie-Anne a dit…

Un grand Mauruuru roa à toi Christian, pour cette grande mémoire. Quelle chance d'avoir tes commentaires très précis sur mon blog. Merci