19 octobre 2011

Le caisson hyperbare du CHPF du Taaone

C’est la première fois que l’hôpital, du moins le Samu et son service du caisson hyperbare, se propose à la visite à l’occasion de la fête de la science.
Les visiteurs ne se sont pas bousculés, dommage. Ce mercredi matin, j’avais rendez vous avec le Docteur Vincent Simon, grand chef du SAMU, pour une visite.


Je connais déjà le caisson pour l’avoir visité à l’ancien hôpital Mamao en mai 2009 et avoir commis le rapport d’autorisation sur son transfert dans le nouvel hôpital auprès du Comité Territorial d’Organisation Sanitaire (CTOS).
Je passe au bureau et je décide 4 collègues de m’accompagner à cette visite. La twingo assurera même le transport aller- retour.
Le caisson, c’est cet étrange Nautilus aux lumières bleutées.
Cet équipement lourd existe depuis 1998, lorsque l’armée a confié cette mission au Pays.



Il a été renouvelé en 2001 avec à l’origine, l’idée de développer une véritable unité de médecine hyperbare, d’où la nécessité de disposer de 2 chambres (une disponible pour les urgences et une autre pour les soins plus classiques).
Ce caisson hyperbare Comex pro modèle CX 2500 est à axe horizontal et comporte 3 volumes : une chambre principale d’urgence, une chambre pour séances chronique et un sas commun aux 2 chambres. Chaque chambre peut accueillir 6 patients, mais en réalité que 5, car un personnel médical ou paramédical est présent en permanence. Les séances peuvent durer de 20 minutes à 8 heures. Il y a des TV internes et des grands hublots ! Merci pour les claustros ! L’appareil a un poids total de 23 tonnes.
Des pupitres super modernes changés en 2010, permettent de tout surveiller.
La vocation essentielle de cet équipement est bien sûr, les accidents de plongée (ADD) et les intoxications au monoxyde de carbone.
Malgré l’immensité de la zone couverte, les accidents de plongée ne sont heureusement, pas si fréquents (à peine 25 patients par an en moyenne, soit 100 séances et 200 heures de caisson).
Etant donné la grande sous utilisation de cet appareil, le développement de la médecine hyperbare (traitement par oxygénothéraphie de lésions radio induites, de retards à la cicatrisation…etc ) s’imposait, comme dans tous les autres caissons du monde. Une estimation basse à 4000 séances par an fut faite en mai 2009.
Mais cela nécessitait la création d’un véritable service avec un personnel dédié et ce ne fut pas à l’époque, jugé comme une priorité.
De plus le prix de la consultation externe étant de 50.000 CFP, il y n’ y a pas eu non plus un engouement évident de la CPS pour ce projet.


Donc toujours pas de médecine hyperbare en Polynésie.
Les personnels (médecins et paramédicaux) qui travaillent au caisson, sont nécessairement qualifiés hyperbaristes et formés en conséquence.
Ici des seringues électriques spéciales pour l’hyperbarie.
Les caissons les plus proches : Nouvelle Zélande et Fidji. La Nouvelle Calédonie envoie sur l’Australie. Nicolas, Carole, Céline et Maere, et moi, on était tous super contents de l’accueil et de cette visite très instructive.
Plongez cool en Polynésie et respirez !

4 commentaires:

OceAnna a dit…

De même avec la TV interne, mon côté claustro ferait surface bien vite... les sunlight bleutés ne suffiront pas non plus !
Toujours très instructif de venir par ici !

un ami anonyme a dit…

Un ami, préférant gardé l'anonymat ici, m'écrit : Je préfère les caissons de la Brasserie à celui du Taaone....."
Hinano quand tu nous tiens .... !!!

Anonyme a dit…

Sylvie-Anne

Pendant une vingtaine d'années j'ai fait de la plongée en bouteilles. J'avais personnellement deux bi et une mono pour faire de la plongée dans la presqu'île ou aux îles sous le vent.
C'est très bien d'avoir un caisson de ce niveau et de cette technicité à Tahiti mais aux Tuamotu, un ou des caissons bien plus petits et bien moins cher serait bien utile.
Il y a beaucoup plus d'accident ou d'incidents que l'on veut bien faire croire. Surtout des incidents (?) articulaires par exemple qui laissent des traces à vie.
En méditérrannée de l'Est particulièrement ,les plongeurs utilisent des caissons peux onéreux à une place.
Pour nous aux Tuamotu les caissons à deux places (une pour un médecin si nécessaire)serait le plus adéquat.
Il faut penser aussi à la sécurité des touristes qui veulent faire de la plongée en Polynésie et ils sont plus nombreux que l'on ne pense .

Christian P Y P

Sylvie-Anne a dit…

Certains bateaux ou clubs de plongée ont leur caisson; Pour les TG ce n'est qu'une heure d'avion et les accidents sont vraiment rares de nos jours.