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3 août 2011

Une journée à Atunoa (île de Hiva Oa)

Jeudi 21 juillet : L’Aranui a quitté son mouillage de Nuku Hiva dans la nuit et arrive à 6 h du matin à Tahuata. Nous ne descendons pas à Vaitahu (village principal de île de Tahuata), car le cargo ne vient ce matin que pour le fret.Nous y reviendrons le dimanche prochain 24.
Tahuata est une île très proche de Hiva Oa, juste séparée par le canal du Bordelais.Les opérations de fret terminées, l’Aranui quitte le village de Vaitahu à 9 h et entre en baie d’Atunoa à 10 h. Nous descendons en barge car les quais sont en travaux. Après la visite du fare artisanal, où j’achète de jolis colliers de graines, un truck nous emmène au cimetière. Quelques minutes de recueillement sur les tombes de Jacques Brel et de Paul Gauguin. Puis le truck nous redescend au musée Gauguin. Petite pause sur le puits ou le peintre mettait ses bouteilles d’absinthe au frais.
Pour ma part, je revisite l’espace Jacques Brel, mais pas le musée Gauguin. (voir mes articles du 30 juillet 2010 sur les liens). Jacques Brel a lutté contre sa maladie, et je relis ses phrases en 2011, avec une plus grande émotion qu’en 2010. Puis nous reprenons le truck pour aller déjeuner au restaurant Hoa Nui. Danses, tambours et buffets bien garnis….
L’après midi est libre pour des balades dans le bourg.

A 16 h, dernière barge pour remonter à bord. Après le dîner, vers 21 h, notre cargo des mers du sud, prend la mer pour rejoindre l’île la plus au sud de Fatu Hiva. Nous y serons tôt le vendredi matin.
Le roulis berce mes rêves. Je ne connais pas encore Fatu Hiva et j’ai hâte de la découvrir cette Marquise isolée, sans aéroport.


Douce nuit en mer.

26 juillet 2010

Le soleil rose d’Hiva Oa

Dès 17 h15, le soleil couvre de rose les nuages et la montagne d’Hiva Oa

Je photographie de la terrasse de mon bungalow.


Lundi matin je m’envole d’Hiva Oa pour l’île de Ua Pou, à 160 kms au Nord.
Cela sera mon baptême de l’air en Twin’otter , ce petit avion qui ne peut prendre que 17 passagers maximum.
Un 20/20 aux prestations de l'hotel Hanakee pearl lodge d'Hiva Oa. Tout était parfait.
A suivre.

25 juillet 2010

Le site Upeke à Taaoa (île d'Hiva Oa )

Dimanche matin, juste après l’éclipse solaire, et à la mi temps du match de coupe du monde, un autre guide de l’hôtel, Dany, me conduit à la pointe de Taaoa, au Nord Ouest de l’île.

Nous pénétrons dans la vallée et accédons au plus grand site archéologique de Polynésie.
Ce site est constitué de plates-formes en étage qui partaient de la mer jusqu’au sommet de la montagne.
Ce site n’a pas encore été découvert dans son ensemble.
Les plates–formes ont été partiellement restaurées.
La végétation a été dégagée pour en permettre la visite.
L’ensemble révèle une architecture remarquable.

Le nombre de Me’ae (autels à sacrifices) et de Pae pae est impressionnant.
Dany le Marquisien, en connaît tous les détails et m’explique les lieux réservés, aux jeunes filles, aux garçons, aux femmes, aux chefs, aux prêtres et aux danses.
Il me montre les lieux de cuisson.

et la prison,
où était maintenu les prisonniers dans un souterrain de pierre en forme de L.
La plate-forme aux pierres rouges était celle réservée aux sacrifices humains.

Il me chante les chants de guerre avec des intonations gutturales fortes et profondes.
Il exécute la danse du cochon et le chant d’accueil Maeve Mae, avec des feuilles d’auti dans les mains.
Deux banians (ficus marquesensis) centenaires dominent le site.

Le banian était un arbre sacré
A proximité, un immense badanier de près de 500 ans est toujours là, avec sa cime bien verte.

Les racines de l’arbre sont immenses et je dois les escalader pour m’approcher du géant.

Les premiers découvreurs ont vu cet arbre à l’ombre duquel tant de rites anciens et de sacrifices humains ont été perpétrer pendant des siècle.
Un grand tiki est érigé à l’endroit le plus élevé.

Dany me présente aussi la végétation.Ici un caféier :

et un avocatier en fleurs.

En visitant ce lieu, ma passion pour l’archéologie polynésienne ne fait que grandir.

Nous allons ensuite voir l’église de Taaoa, en bord de l’océan.

C’est la plus vieille église de l'île.
Sur la plage deux arbres sont remplis de grappes.

L’arbre se nomme "raisin de mer".
Nous irons ensuite aux baraques (restaurants temporaires édifiés que pour le mois de juillet).

Un jeune homme accepte que je photographie le très beau tatouage de son bras.

La finesse et la symétrie des motifs est remarquable.
Nous irons ensuite chez un sculpteur, qui me vendra une flute nasale.
A suivre..

22 juillet 2010

Retrouvailles surprises à Hiva Oa

Avant d’aller sur le site archéologique de la vallée de Puamau, Tematai s’arrête chez un cousin pour lui demander de lui préparer des citrons.
Et surprise……. La cousine de Temaitai n’est autre que Moï.
Moï (ou Madeleine, la Marquisienne) qui est venue à Papeete en août 2009 et que j’ai hébergée quelques jours chez moi à Santa Anna (Paofai- Papeete).

Pour une surprise c’est une surprise !
Elle est là devant devant moi et c'est une grande joie de nous retrouver.
Elle est revenue en vacances dans sa famille à Hiva Oa pour 2 mois.
Elle retournera fin août à Tautira (Tahiti iti).
Nous nous arrêterons au retour pour prendre les citrons.
Moï m’a préparé un grand sac de fruits de son verger, des caramboles très sucrées et des mangues-prunes.
voici mes trouvailles de la journée sur la table du deck du bungalow.

Je n’avais pas revu Moï depuis octobre 2009, et je ne m’attendais pas du tout à la retrouver dans cette vallée perdue d’Hiva Oa, à 13 kms de piste d'Atuona.
La Polynésie est un territoire immense, mais dans une île, tous se connaissent et se reconnaissent même après de très longues années d’absence.
J'ai découvert sans le savoir la vallée des Brown, les ascendants irlandais de Moï, la Marquisienne toujours gaie.
Heureuse de t'avoir revue Moï.
Portes toi bien .
Tu as raison de vouloir revenir vivre à Hiva Oa, en 2011 dans la belle Marquise qui a bercée toute ta vie.

Brel avait vraiment raison de chanter "le temps s'immobilise aux Marquises".
Hiva Oa, restera l'île aux émotions fortes et authentiques.
A suivre.

Insolites d’Hiva Oa

Le cheval jardinier :
Chez Marie Antoinette à Puamau, un cheval a été placé au milieu du parterre de fleurs.
Il a pour mission de manger que les mauvaises herbes. Il ne touche pas aux fleurs.

Je connaissais le chien planteur de cocotier à Fakarava, mais pas encore le cheval horticulteur d'Hiva Oa.

L’épine du Christ.
Toujours chez Marie Antoinette, il y avait plein de fleurs nommées épines du Christ, en raison des grosses épines sur le tronc de la plante. Il y en a de toutes les couleurs.
Cette plante supporte de grandes sécheresses. C'est une Euphorbe.

Ainsi j’ai gagné à une loterie en juin 2009 une petite plante aux fleurs jaunes.
Je l’ai oubliée 3 mois sur le balcon pendant lesquels elle n’a jamais bu une seule goutte d’eau. Lorsque je l’ai découverte et arrosée, elle fut ressuscitée et a doublé de taille en moins d’un mois.

Le poisson lézard.

Sur les rochers en bordure de la baie des Traites, Tematai nous a montré des petits poissons très curieux. Ce sont des poissons lézard.

Ils peuvent grimper aux murs et rester sur terre ou bien retourner à l’eau.

Ce poisson endémique d’Hiva Oa a été étudié par le Commandant Cousteau.
Il s’agirait d’un animal préhistorique.
Mes recherches sur le Net restent vaines. Je ne trouve rien qui ressemble à ce curieux poisson terrestre qui grimpe les murs en plein soleil.

La flute nasale,
le vivo (tahitien) pu ihu (aux Marquises)
Dimanche matin, je demande à Dany , le guide de l'hôtel de me conduire chez un sculpteur après notre balade sur les sites.
Nous nous enfonçons dans le fond d’une vallée.
L’atelier est ouvert à tous vents.

C’est la fin du match de foot.
L’Espagne vient de marquer. Le sculpteur Tepano arrive.
Il me montre ses travaux en cours et ceux de son fils qui sculpte des os.
Tepano est un spécialiste de la fabrication des grands tambours (pahu)

qu’il fabrique dans le tronc d’un arbre à pain.
Sur son établi, cinq tubes de bambou sculptés de dessins Marquisiens sont rangés.
Il a confectionné ces flutes pour un groupe musical.
Il joue de cette flute à 4 trous, avec laquelle on souffle par le nez.

Les sons sont mélodieux et pointus.

Il accepte de me vendre une des flutes en m’expliquant le sens des motifs gravés.
Cet instrument est très joli et je sus fière de mon acquisition.
Je me souviendrais de la coupe du monde de foot 2010 et de l’éclipse solaire, grâce à cette flûte Marquisienne achetée à Hiva Oa le 11 juillet 2010.

C'est toujours à suivre pour les Marquises.
Nana

21 juillet 2010

Découverte de la vallée de Puamau à Hiva Oa

Après la visite du musée Gauguin et de l’espace J. Brel, notre guide Temaitai, va nous faire traverser l’île S0-NE, en direction de la vallée de Puamau, via les pistes du nord en bordure des hautes falaises (Nahoe et Eiaone).
Nous sommes trois touristes.
Un jeune couple d’italiens de Bologne, a commencé son séjour de 2 semaines en Polynésie par Hiva Oa. Quelle bonne idée !
Nous dépassons l’aéroport et filons vers le Nord.
Nous traversons la forêt de pins des Caraïbes et de fougères arborescentes.
A 700 mètres d’altitude, il fait un peu frisquet.

Temaitai arrête le 4 x4, car il vient de voir un petit cochon sauvage (un sanglier) dans les fougères.
Après s’être assuré que la mère n’est pas à proximité, il lui court après et l’attrape.

C’est une petite femelle qui est sevrée.
Il décide de l’emporter chez lui et de l’élever pour la reproduction.
Mais comment faire tenir tranquille l’animal qui crie comme une bête ?
Nous n’avons ni cordes, ni cage, ou quoique ce soit qui puisse faire office.
Il prend des écorces de purau (arbre) et en fait des lianes qui serviront de liens.
Il la baptise Marguerite.
Pas question de la laisser dans la benne donc il l’installe à ses pieds entre les pédales !
Pas facile de conduire un 4 x 4 avec un petit sanglier entre les pieds !
Marguerite arrive très vite à défaire ses liens et une odeur de «fauve et de m… » commence à parfumer la cabine. Ouvrez les yeux mais bouchez vous le nez !
Elle ne bouge plus quand il la tient par les oreilles.

Un deuxième arrêt, je vais à la recherche de lianes pour refaire des liens solides pour Marguerite.
Il est 10 h, elle doit rester avec nous jusqu’à 17 hs .
Marguerite est ficelée et attachée dans la benne et se cale sur le tee shirt de Tematai.
Nous l’oublierons jusqu’à l’heure de la pause déjeuner.

Notre piste rejoint la côte Nord et longe les falaises.

Les a’pic sont vertigineux,

les vues grandioses.
Des orangers amers poussent sur les pentes.

J'ai fait des dizaines de photos et c'est bien difficile de sélectionner les meilleures, car elles sont toutes superbes.
Nous rentrons dans une vallée pour aller voir un site archéologique.
Nous découvrons les tiki, dont le plus grand de Polynésie.

Celui-ci n’a pas sa tête d’origine qui est quelque part dans un musée.

On lui a remis une pierre pour la remplacer.
Contrairement ceux de Nuku Hiva, qui sont des copies, ceux de Hiva Oa, sont d’authentiques tiki.
On remarque qu’ils ont été émasculés au temps des premiers missionnaires religieux.
Le tiki a toujours un sexe, symbole de sa puissance.
Ces dieux de pierre me font penser aux Moaï de l’île de Pâques.
Même grosse tête disproportionnée par rapport au corps, orbites creusées, mêmes positions des bras et des mains.
Étranges similitudes entre ces Dieux qui ont été sculptés aux mêmes périodes, mais que 4000 kms d’océan Pacifique séparent.
Arrivés à destination à Puamau, nous déjeunons chez Marie Antoinette.

Un repas composé de sept plats Marquisiens et buvons du jus de caramboles bien frais.
J’achète du miel et de la poudre de santal rouge.

Tematai a trouvé un carton pour Marguerite et a passé un coup de jet d’eau dans le 4x4.
La vallée de Puamau est sans issue et nous referons le trajet aller pour rentrer.
C’est au total une balade de 90 kms sur les pistes de la montagne d’Hiva Oa.

Nous retrouvons les gros manguiers centenaires sur le plateau de l'aéroport.

Je cueille des petits bouquets odorants de Miri, plus odorants que du thym.
Marguerite est en pleine forme dans son carton.
Tematai va lui arranger un petit enclos dans son jardin.
Nous rentrerons à l’hôtel vers 17 h.
Quelle étonnante journée avec Marguerite et les tiki d'Hiva Oa !
A suivre..