21 juillet 2010

Découverte de la vallée de Puamau à Hiva Oa

Après la visite du musée Gauguin et de l’espace J. Brel, notre guide Temaitai, va nous faire traverser l’île S0-NE, en direction de la vallée de Puamau, via les pistes du nord en bordure des hautes falaises (Nahoe et Eiaone).
Nous sommes trois touristes.
Un jeune couple d’italiens de Bologne, a commencé son séjour de 2 semaines en Polynésie par Hiva Oa. Quelle bonne idée !
Nous dépassons l’aéroport et filons vers le Nord.
Nous traversons la forêt de pins des Caraïbes et de fougères arborescentes.
A 700 mètres d’altitude, il fait un peu frisquet.

Temaitai arrête le 4 x4, car il vient de voir un petit cochon sauvage (un sanglier) dans les fougères.
Après s’être assuré que la mère n’est pas à proximité, il lui court après et l’attrape.

C’est une petite femelle qui est sevrée.
Il décide de l’emporter chez lui et de l’élever pour la reproduction.
Mais comment faire tenir tranquille l’animal qui crie comme une bête ?
Nous n’avons ni cordes, ni cage, ou quoique ce soit qui puisse faire office.
Il prend des écorces de purau (arbre) et en fait des lianes qui serviront de liens.
Il la baptise Marguerite.
Pas question de la laisser dans la benne donc il l’installe à ses pieds entre les pédales !
Pas facile de conduire un 4 x 4 avec un petit sanglier entre les pieds !
Marguerite arrive très vite à défaire ses liens et une odeur de «fauve et de m… » commence à parfumer la cabine. Ouvrez les yeux mais bouchez vous le nez !
Elle ne bouge plus quand il la tient par les oreilles.

Un deuxième arrêt, je vais à la recherche de lianes pour refaire des liens solides pour Marguerite.
Il est 10 h, elle doit rester avec nous jusqu’à 17 hs .
Marguerite est ficelée et attachée dans la benne et se cale sur le tee shirt de Tematai.
Nous l’oublierons jusqu’à l’heure de la pause déjeuner.

Notre piste rejoint la côte Nord et longe les falaises.

Les a’pic sont vertigineux,

les vues grandioses.
Des orangers amers poussent sur les pentes.

J'ai fait des dizaines de photos et c'est bien difficile de sélectionner les meilleures, car elles sont toutes superbes.
Nous rentrons dans une vallée pour aller voir un site archéologique.
Nous découvrons les tiki, dont le plus grand de Polynésie.

Celui-ci n’a pas sa tête d’origine qui est quelque part dans un musée.

On lui a remis une pierre pour la remplacer.
Contrairement ceux de Nuku Hiva, qui sont des copies, ceux de Hiva Oa, sont d’authentiques tiki.
On remarque qu’ils ont été émasculés au temps des premiers missionnaires religieux.
Le tiki a toujours un sexe, symbole de sa puissance.
Ces dieux de pierre me font penser aux Moaï de l’île de Pâques.
Même grosse tête disproportionnée par rapport au corps, orbites creusées, mêmes positions des bras et des mains.
Étranges similitudes entre ces Dieux qui ont été sculptés aux mêmes périodes, mais que 4000 kms d’océan Pacifique séparent.
Arrivés à destination à Puamau, nous déjeunons chez Marie Antoinette.

Un repas composé de sept plats Marquisiens et buvons du jus de caramboles bien frais.
J’achète du miel et de la poudre de santal rouge.

Tematai a trouvé un carton pour Marguerite et a passé un coup de jet d’eau dans le 4x4.
La vallée de Puamau est sans issue et nous referons le trajet aller pour rentrer.
C’est au total une balade de 90 kms sur les pistes de la montagne d’Hiva Oa.

Nous retrouvons les gros manguiers centenaires sur le plateau de l'aéroport.

Je cueille des petits bouquets odorants de Miri, plus odorants que du thym.
Marguerite est en pleine forme dans son carton.
Tematai va lui arranger un petit enclos dans son jardin.
Nous rentrerons à l’hôtel vers 17 h.
Quelle étonnante journée avec Marguerite et les tiki d'Hiva Oa !
A suivre..

4 commentaires:

Anonyme a dit…

Tous les matins, avant d'attaquer le boulot, je me connecte sur votre blog : quel plaisir de vous suivre au fil de votre séjour dans ces iles merveilleuses.
Je ne connaissais que Tahiti et Tubuai (et en suis revenue envoutée) mais grâce à vous je découvre la polynésie dans son ensemble.
Merci de partager avec nous vos souvenirs.

Sylvie-Anne a dit…

Merci l'anonyme. La Polynésie est si vaste et diversifiée et ma soif de tout voir immense. Ravie de vous la faire connaître avec mes modestes écrits.
J'irais à Tubuai et Raivavae dans quelques mois.
Bonne journée au boulot alors !

poerava a dit…

Pour moi aussi ton blog Sylvie-Anne est devenue une drogue quotidienne. C'est beau, sincère et émouvant. Je te connais Sylvie Anne. Je sais que tout ce que tu écris c'est du vrai, du ressenti. Merci vraiment
Poerava

Véro a dit…

C'est honteux d'avoir fait vivre cela à un petit cochon, attaché du matin au soir ! HONTEUX !