
Voici le drapeau de l'archipel des Gambier.

Cette
exposition est présentée au musée de Tahiti et des îles, te fare lamanaha à Punaauia.

du 21 juin au 24 septembre prochain. Je l’ai visitée ce dimanche pendant plus de deux heures.
Voici la photo du programme.
(entrée 600 XPF, soit 5 euros, vraiment pas cher du tout !) qui représente l'homme à 4 jambes.
(année 1630 environ ).

Magnifique ! Je ne sais pas si j’ai tout compris, en tout cas j’ai tout lu, tout dévoré des yeux et visionné le film 3 fois. Et je compte y retourner au moins deux autres fois avant le 24 septembre 2009. C'est passionnant.
Il s’agit d’une
douzaine de statues en bois (
du miro principalement, -bois de rose). De taille allant de 20 cm pour la plus petite, à 1,50 m pour la plus grande, la majeure partie d'entre elles, date du XVIIe siècle.
Ces statues anthropomorphes ou non, ont été spécialement prêtées par les musées du Vatican, le British Museum, le Metropolitan Museum. Une statue vient du musée de Cahors.
On les appelle tiki, mais en fait elles sont très différentes des tikis marquisiens et ne portent aucune sculpture.

Ces statues ont échappé au grand bûcher organisé par les premiers missionnaires catholiques dans les années 1834-1836.
Elles n’avaient jamais été montrées au grand public et dormaient dans des réserves de musées étrangers. Elles sont revenues, de manière temporaire.
Les mangareviens et tous les polynésiens, sont fiers de retrouver les traces de leur lointain passé avant l’évangélisation et de découvrir ces statues.
Curieusement, ce sont les missionnaires eux-mêmes, qui ont conservé et expédié au Vatican, quelques exemplaires. Certainement, car ils avaient compris la richesse de ce patrimoine culturel, mais hélas, elles représentaient les dieux, les idoles, qu’ils étaient venus combattre.
Bien sûr, je n’ai pas eu le droit de prendre des photos. Aussi, je vous conseille le site suivant du
musée du quai Branly, ou toutes les photos y sont et même une courte vidéo.
(cliquez sur musée... Branly)
C’est une exposition émouvante, fort bien documentée, qui nous renvoie à la vie et l’œuvre du
père Laval, un des tous premiers dans la christianisation des Gambier. Il a vécu plus de 30 ans à Mangareva.
Toute une époque, pendant laquelle, la culture et les traditions ancestrales de tout un peuple ont été massacrées, au nom de la foi chrétienne.
Cela donne à réfléchir sur l’influence, et souvent les méfaits, de la christianisation forcée, sur le patrimoine ancestral dans le monde et notamment dans le Pacifique sud, et plus généralement sur les guerres de religion, passées et actuelles, dans le monde.
Nul besoin d'aller à Paris, pour voir et comprendre. A tahiti, cette expo est encore plus touchante.
Je compte aller à Mangareva dans les prochains mois, pour découvrir le patrimoine culturel et religieux de ces îles si éloignées, et ses magnifiques plages de sable blanc.
Je n'irais pas en juillet car étant situées plus au sud austral que Tahiti, en juillet, le thermomètre peut descendre à 13 C ! Je vais attendre un peu !
Malgré les 34° C de ce dimanche, ce n’était pas la plongée dans le grand bleu, mais un retour quatre siècles en arrière dans les mystères mangaréviens.
Après ce bain de culture, je me suis baignée au coucher du soleil et je vais offrir quelques images……. dans un prochain article.
Merci de votre attention pour la culture mangarévienne.A suivre.