28 mars 2011
La tour Solidor à Saint Servan
26 mars 2011
La traite des Noirs
La condition juridique des esclaves : le Code Noir
On appelle "Code Noir" un ensemble de 60 articles publié à Versailles en mars 1685. Il est l'œuvre de Colbert et est le reflet de ses préoccupations commerciales. Colbert veut faire de la France un état fort et prospère et veut donner pour cela un essor considérable au commerce triangulaire et aux plantations sucrières antillaises. Juridiquement l'esclave n'est pas une personne mais un "meuble". Le maître peut considérer son esclave comme un objet, un accessoire pour le travail agricole et industriel, un des éléments du capital fixe de l'entreprise, un simple instrument de production.Le code gère la vie, la mort, l'achat, la vente, l'affranchissement et la religion des esclaves. Mais les propriétaires ne l'appliquent pas ou très peu estimant que l'État n'a pas à intervenir dans une affaire qu'ils considèrent comme privée. Populations déportées, populations, exploitées, oprimées..... Le monde "dit" moderne en a t'il vraiment fini avec ses cruautés ?
25 mars 2011
Le calfat et son outillage
Afin de combler les écarts et les fentes du bordage, le calfat applique l’étoupe (fabriquée à partir de vieux cordages) en utilisant des fers de différentes formes, qu’il frappe à l’aide de son maillet.
Le fer simple lui permet d’enfoncer l’étoupe entre les planches, le fer double et triple de rajouter des épaisseurs sans sectionner les fibres végétales, le fer à clous à entourer les têtes de clous et chevilles plantés par le charpentier de marine.
Ensuite, il enduit de brai gras (sorte de goudron préparé et chauffé dans des pots), les coutures de la coque qu’il vient d’étouper avec une sorte de pinceau brosse appelé gulpon.
Lors du carénage, le calfat dispose d’autres formes de fers pour extraire la vieille étoupe (=bec de corbin), gratter la coquer, écarter les bordés.

Rangés dans une boite à outils transportables, les outils du calfat n’ont guère changés au fil du temps.
Je voulais juste rendre hommage à tous les calfats du monde, qui ont permis aux hommes de parcourir les océans sur leurs embarcations grandes et petites.
24 mars 2011
Le musée d'histoire de Saint Malo
Les collections du musée remontent à la décision prise par la ville de Saint-Malo de créer dès 1838 une galerie de portraits des personnages illustres de la ville, mais l’ancien musée du XIXe siècle a été en grande partie détruit en 1944 au cours des combats de la Libération de la ville. Les collections actuelles évaluées à plus de 8500 biens, sont centrées plus particulièrement sur l’histoire et le patrimoine maritime de Saint-Malo et de son pays environnant. La grande pêche à la morue sur les bancs de Terre-Neuve, le grand commerce maritime, la guerre de course avec les célèbres figures de Duguay-Trouin et de son célèbre cousin Surcouf, le long cours, la construction navale, sont les principales sections de cette thématique. Je clique sur quelques objets particuliers comme ces outils qui servaient au calfatage des bateaux.
Je lis les panneaux qui expliquent comment on "piquait l’heure", ou l’horrible histoire de la traite négrière. Le portrait du bedonnant et richissime Robert Surcouf (1773-1827)
,ne colle pas avec son image de corsaire des mers. ! Ainsi on apprend que sa passion était la chasse malgré son obésité qui alourdissait sa marche.
Il est mort à 54 ans d’une indisposition subite en 1827. Lire les aventures de celui qui est toujours considéré comme le plus grand marin de France, est impressionnant. Idée d'un prochain livre, la biographie de Surcouf. Au 4eme étage, on peut sortir sur le gué de la tourelle et contempler les toits de Saint Malo.
De Saint Malo à Cancale par l'anse Du Guesclin
Il faut compter 20 minutes en roulant super cool.
C’est en effet sur cette plage que débarqua vers 580, Colomban, moine irlandais qui donna son nom à la commune. Il fonda un monastère et y demeura quelque temps avant de partir évangéliser l’Europe.
Dans cette grande baie, ce rocher abrite un magnifique manoir
Par marée basse, on peut faire le tour de l’îlot qui est toujours une propriété privée.
A la mort de Léo Ferré, de nombreux et longs procès ont divisé les héritiers pour le partage de cette maison. Les curieux des gazettes du palais cliqueront sur les liens.
Il est rare que les bretons et malouins parlent de l’anse Du Guesclin, c’est plutôt l’îlot Léo Ferré.
J’aime m’y arrêter et imaginer un instant les rêveries océanes de ce grand poète, les soirs de grande tempête.
Je file à Cancale, où bien sûr, je dégusterais de très bonnes huîtres.
22 mars 2011
Les ormeaux de Bretagne Nord
Bien sur quelques huitres composaient l’entrée
L'ormeau est connu sous plusieurs appellations; ainsi, on trouvera alternativement : ormier, ormet, oreille de St-Pierre, haliotis, abalone, (qui est la dénomination anglaise).
C'est un gastéropode marin qui se nourrit d'algues qu'il rape (coquillage brouteur) sur les rochers dans la zone intertidale.(zone entre les niveaux de basse et de haute mer). Il est photofuge (il fuit la lumière) .
Cela désigne essentiellement une espèce de nos côtes françaises : Haliotis tuberculata.
Le genre Haliotis regroupe de nombreuses espèces de mollusques marins à coquille unique, qu'on trouve dans les eaux peu profondes du littoral. Ils vivent dans les eaux froides à tempérées et subtropicales des hémisphères Nord et Sud.
L’ormeau européen (Haliotis tuberculata) est plus petit et plus savoureux que l’abalone australien dont raffolent les Asiatiques.
L'espèce la plus commune est l'ormeau rouge
Le plus grand peut atteindre les 30 centimètres et peser 3,6 kilogrammes. Mais les sujets cultivés sont vendus dès qu'ils atteignent la centaine de grammes (9 cm de coquille environ).
De nombreux petits trous lui permettant d'évacuer l'eau et les excréments ornent le bord de sa coquille, qui prend souvent des teintes de rouge ou de rose.
L'ormeau possède un muscle gris-brun, appelé "pied", qui se fixe sur les rochers. Le pied est la partie comestible de ce mollusque. L'intérieur de sa coquille est nacré; cette nacre est très utilisée en bijouterie.
Sa perle et sa nacre, très recherchées, sont une des origines de la surexploitation de ses stocks, ayant entrainé sa disparition sur une grande partie des littoraux fréquentés par des pêcheurs amateurs ou professionnels spécialisés, voire des braconniers.
Cet animal devenant rare, ou ayant disparu d'une partie de son aire de répartition, l'élevage en est pratiqué, qui semble rentable : le kilo d’ormeaux est vendu entre 60 et 70 €.
Sous les criées bretonnes, l’ormeau se fait rare. Il s’en vend 30 tonnes par an, pêché en plongée, par des professionnels. Sans parler des pêcheurs à pied et des braconniers....
Gourmets et restaurateurs raffolent de ces "ormeaux poussins", "Un coquillage tendre et charnu, très goûté, idéal pour une entrée chaude comme un mimosa d’ormeaux avec ris de veau, foie gras et saint jacques".
Depuis, les prix de l'ormeau subissent une hausse constante, compte-tenu de la rareté des approvisionnements, de sa régression à l'état sauvage et de la demande croissante de certains consommateurs.
Ses principaux consommateurs sont la Chine, le Japon, la Corée, l'Europe, les États-Unis, Singapour et Hong Kong
Chaque ormeau est pêché individuellement. Il est détaché facilement s'il est surpris, mais il adhère fortement à la roche s'il se sent attaqué. La pêche est fréquemment effectuée par des plongeurs. Celle-ci est parfois dangereuse, car des requins partagent souvent le même habitat. La pêche est aussi faite à l'aide de perches. Dans plusieurs pays, la pêche est réglementée, car l'ormeau est menacé de disparition.
La chair de l'ormeau est habituellement blanche. Ferme et compacte, elle est très savoureuse.
19 mars 2011
Un samedi en Polynésie avec Alain Gerbault
Je décide d’aller me balader sur la plage du sillon,
jusqu'à Saint Malo intra muros. Je vais de l’autre côté de la ville voir deux librairies que j’ai repérées hier.
Je remonte l’étroite rue de Dinan et j’arrive à la librairie du Môle.
La vitrine est vieillotte. Cela m’inspire d’autant plus. J’entre. Je ne vois personne.
Je retourne voir le vieux monsieur qui me brandit deux livres d’une ancienne édition.
Le premier est le journal de bord de New-York à Tahiti, " à la poursuite du soleil" édité en 1929 par Grasset.
Nous bavardons sur tous les bretons qui sont allés en Polynésie et autres découvreurs et aventuriers des mers du Sud.
Dans une seconde librairie (septentrion), je trouverais cet ouvrage de "Gauguin à Tahiti et aux Marquises"(1975).
Arrivée au Mont, je suis canalisée vers les parkings payants comme un mouton
Je me trouve un joli point d’observation de la baie sur les remparts, et je sors mon livre.
Les descriptions sont magnifiques. Je retrouve des scènes que j’ai vues aux Marquises. Parfois, des larmes de joie me piquent les yeux.
Alain Gerbault est revenu 8 ans plus tard en Polynésie et a publié «Iles de beauté » en 1941.
Quelle belle journée.
les grandes marées
Demain dans la matinée, les plages et les rochers seront noirs de monde qui grattent, raclent, pêchent …..
Pour aller intra Muros, je passe par le raccourci de la plage Saint Vincent et les remparts.
La grande plage du Sillon est une immense cuvette remplie d’eau
Je préfère cliquer la suite de la fenêtre de mon hôtel, c’est plus prudent !
18 mars 2011
Mes impros en cuisine bretonne
Crustacés mayonnaise c’est facile, mais pour les coquilles Saint Jacques, je fais comment ?
Avec les moyens du bord.
Les bardes sont finement hachées et cuites à part. Les 2 corps en gros morceaux sont placés sur un lit de crème fraîche et de beurre.
- C’est de la coquille à l’arrache ! Désolée.
- Mais c’est terriblement bon et croustillant maman. T’as mis quoi ?
- ce que j’ai trouvé dans ton frigo et du persil du jardin.
J’avais acheté des fraises et une seule mangue.
-Il te reste beaucoup de vanille Nadège ?
-Je veux bien un complément, car on s’en sert souvent.
Avant de rejoindre Saint Malo, j’ai cueilli les premières rhubarbes du jardin