28 mars 2011

La tour Solidor à Saint Servan

A l'embouchure de la Rance, entre Dinard et Saint Malo, la commune de Saint Servan était d'abord un faubourg de la ville corsaire, de 1753 jusqu'à la révolution.

Elle fut ensuite commune indépendante jusqu'en 1967 puis rattachée définitivement à Saint-Malo.

Mais bien avant que la forteresse malouine existe, Saint-Servan était une cité prospère.

Elle vit son apogée à l'époque de l'occupation romaine et s’appelait la cité d’Aleth.

Saint-Malo n'était alors qu'un rocher battu par les flots ...

Elle occupe toujours une place stratégique à l'entrée de la vallée mais à perdu au fil des ans le rayonnement qui en avait fait une place convoitée.

Solidor, forteresse élancée vers le ciel, en est la gardienne depuis 1382.

Son nom, issu du breton "steir dor" signifie "porte de la rivière".

Construite par Jean IV de Bretagne pour contrôler Saint-Malo, défendre l'estuaire ... et empêcher le commerce avec Dinan, elle fut transformée par la suite en prison.

Elle est devenue musée des Cap-Horniers, abritant désormais les souvenirs de campagne des voiliers du XVIème au XIXème siècle.

Ce musée réunît de nombreuses maquettes, des instruments de bords, des objets façonnés par les marins au cours de leurs traversées ou ramenés en souvenir d’escales lointaines.


On peut imaginer ces voyages extraordinaires sur les magnifiques grands voiliers de la fin du 19e et du début du XXe siècle qui allaient charger le nitrate du Chili, le bois et le blé de Californie ou d’Australie, le nickel de Nouvelle-Calédonie...


Des petites crêperies sympas sont installées dans ce joli port d’échouage. Ce dimanche soir, après une belle journée ensoleillée (non prévue par Météo France !) la marée était étal avec un petit coefficient de 43, les nuages roses enveloppaient la colline


et Solidor, la majestueuse gardienne de la Rance.



Belle soirée de printemps dans le silence de la nuit qui vient doucement.

26 mars 2011

La traite des Noirs

C’est en 1518 que Charles Le Quint autorise la traite et l’esclavage. Saint Malo participe au "commerce triangulaire" comme certains autres ports français.Il consiste à vendre à ou à troquer des produits européens manufacturés de faible qualité (armes, bijoux, tissus alcools) contre des esclaves noirs, à déporter ces captifs vers des colonies américaines en échange de produits exotiques (coton, sucre, café)



En 1688, première expédition négrière de Saint Malo "le Pont d’Or" En Entre la fin du 17e et du 19e, le port occupe le 5eme rang du trafic négrier avec 250 expéditions et 80.000 captifs, loin derrière Nantes, Bordeaux, Le Havre et La Rochelle.


Les conditions inhumaines d’enfermement sont les mêmes dans les navires malouins que partout ailleurs, même si certains documents montrent une mortalité plus faible que la moyenne (8% contre 14%).


Relativement désintéressés au début, les armateurs multiplient les expéditions au milieu du 18e siècle avec une moyenne annuelle de 4 voyages.


En 1751 Saint Malo atteint le 2eme rang français avec 10 voyages. De grandes familles malouines participent au commerce négrier : Meslé de Granclos, Magon, Beaugeard, Surcouf, Chateaubriand (père).


Il n’existe pas de problèmes de conscience, les questions sont plutôt d’ordre économique. Toutefois le "bois d’ébène" ne rapportant pas suffisamment, l'attention se porte sur d’autres activités économiques, aux débouchés plus sûrs.


La traite des noirs est déclarée illégale en 1815, mais quelques armements subsistent.


Prix d'un "nègre pièce d'Inde" au Bénin vers la fin du XVIIIème siècle :


1 pièce de mouchoir de Cholet, 1pièce de soie de Nîmes, 1 pièce de cotonnade de Rouen, 1 pièce de perse des Indes, 80 livres de tabac à chiquer, 1 fusil réformé, 1 bassin de cuivre, 1baril de poudre, 1 baril d'eau de vie, 1barre de fer, 1 collier de corail


(H. Deschamps, Histoire de la traite des noirs)



La condition juridique des esclaves : le Code Noir On appelle "Code Noir" un ensemble de 60 articles publié à Versailles en mars 1685. Il est l'œuvre de Colbert et est le reflet de ses préoccupations commerciales. Colbert veut faire de la France un état fort et prospère et veut donner pour cela un essor considérable au commerce triangulaire et aux plantations sucrières antillaises. Juridiquement l'esclave n'est pas une personne mais un "meuble". Le maître peut considérer son esclave comme un objet, un accessoire pour le travail agricole et industriel, un des éléments du capital fixe de l'entreprise, un simple instrument de production.Le code gère la vie, la mort, l'achat, la vente, l'affranchissement et la religion des esclaves. Mais les propriétaires ne l'appliquent pas ou très peu estimant que l'État n'a pas à intervenir dans une affaire qu'ils considèrent comme privée. Populations déportées, populations, exploitées, oprimées..... Le monde "dit" moderne en a t'il vraiment fini avec ses cruautés ?

25 mars 2011

Le calfat et son outillage

La construction comme l’entretien d’une coque, nécessite l’intervention d’un artisan spécialisé le calfat.
Sa tâche principale est d’assurer l’étanchéité du navire, c’est pourquoi il fréquente les chantiers navals, mais autrefois, il embarquait aussi à bord.
Afin de combler les écarts et les fentes du bordage, le calfat applique l’étoupe (fabriquée à partir de vieux cordages) en utilisant des fers de différentes formes, qu’il frappe à l’aide de son maillet.
Le fer simple lui permet d’enfoncer l’étoupe entre les planches, le fer double et triple de rajouter des épaisseurs sans sectionner les fibres végétales, le fer à clous à entourer les têtes de clous et chevilles plantés par le charpentier de marine.

Ensuite, il enduit de brai gras (sorte de goudron préparé et chauffé dans des pots), les coutures de la coque qu’il vient d’étouper avec une sorte de pinceau brosse appelé gulpon.
Le bordage est ainsi protégé, mais la résistance à l’eau de la coque est aussi réduite.
Lors du carénage, le calfat dispose d’autres formes de fers pour extraire la vieille étoupe (=bec de corbin), gratter la coquer, écarter les bordés.
Il inspecte les dégâts et répare au moyen de plaques métalliques et comble les trous de tarets, puis recommence si nécessaire l’étoupage.


Rangés dans une boite à outils transportables, les outils du calfat n’ont guère changés au fil du temps.

Je voulais juste rendre hommage à tous les calfats du monde, qui ont permis aux hommes de parcourir les océans sur leurs embarcations grandes et petites.

24 mars 2011

Le musée d'histoire de Saint Malo

Le musée de Saint-Malo est un musée d’histoire labellisé "Musée de France" dont les collections sont présentées dans deux tours du château (Grand donjon et tour Générale) et à la tour Solidor à Saint-Servan, ville voisine. Ce vendredi matin je me décide pour la visite du musée de l’hôtel de ville dit "le château". Sur cette place, toujours bien présent, le grand hôtel Chateaubriand, une institution.


Sur la grosse tour une plaque commémorative de notre grand écrivain malouin


Les collections du musée remontent à la décision prise par la ville de Saint-Malo de créer dès 1838 une galerie de portraits des personnages illustres de la ville, mais l’ancien musée du XIXe siècle a été en grande partie détruit en 1944 au cours des combats de la Libération de la ville. Les collections actuelles évaluées à plus de 8500 biens, sont centrées plus particulièrement sur l’histoire et le patrimoine maritime de Saint-Malo et de son pays environnant. La grande pêche à la morue sur les bancs de Terre-Neuve, le grand commerce maritime, la guerre de course avec les célèbres figures de Duguay-Trouin et de son célèbre cousin Surcouf, le long cours, la construction navale, sont les principales sections de cette thématique. Je clique sur quelques objets particuliers comme ces outils qui servaient au calfatage des bateaux.


Je lis les panneaux qui expliquent comment on "piquait l’heure", ou l’horrible histoire de la traite négrière. Le portrait du bedonnant et richissime Robert Surcouf (1773-1827)


,ne colle pas avec son image de corsaire des mers. ! Ainsi on apprend que sa passion était la chasse malgré son obésité qui alourdissait sa marche.


Il est mort à 54 ans d’une indisposition subite en 1827. Lire les aventures de celui qui est toujours considéré comme le plus grand marin de France, est impressionnant. Idée d'un prochain livre, la biographie de Surcouf. Au 4eme étage, on peut sortir sur le gué de la tourelle et contempler les toits de Saint Malo.

Les cheminées du château et la grande plage du Sillon
. Un léger vertige m’oblige à redescendre de mon perchoir. Il fait beau et bien bleu. Je souhaite me rendre dans une célèbre maison bretonne, celle d’ Olivier Roellinger à Saint Méloir des Ondes.

Le restaurant "le Coquillage" est un lieu bien charmant

.


Ne perdons plus de temps. L’histoire n’arrive pas à me faire oublier la gastronomie quand l’heure du déjeuner approche.

De Saint Malo à Cancale par l'anse Du Guesclin

Il y a 3 routes différentes pour aller de Saint Malo à Cancale.
Je prends toujours par la route de côte.
C’est un tel plaisir cette côte Nord avec ses criques et baies bien abritées.
Il faut compter 20 minutes en roulant super cool.
Le temps est un peu gris mais très doux. Je stoppe à l’anse Du Guesclin.
D’habitude en saison, le parking est bondé, là ma 206 est vraiment seule!
Nous sommes sur la commune de Saint Coulomb.
C’est en effet sur cette plage que débarqua vers 580, Colomban, moine irlandais qui donna son nom à la commune. Il fonda un monastère et y demeura quelque temps avant de partir évangéliser l’Europe.
Dans cette grande baie, ce rocher abrite un magnifique manoir
un ancien fort, que l’on peut atteindre à pieds secs seulement à marée basse.
C’est une sorte d’île à temps partiel !
Cette demeure a appartenu très longtemps au chanteur Léo Ferré (1916-1993).
Léo habita cet îlot dans les années 60 avec sa guenon Pépé.
L’écrivaine, Colette (1873-1954) a également séjourné dans ce fort.
Léo écrira en ce lieu, entre autres, le long poème Les Chants de la fureur, intitulé ultérieurement La Mémoire et la mer, dans lequel il va puiser la matière de pas moins de sept chansons.
L'éditeur Pierre Seghers et Aragon en éditeront chacun des fragments, qui dans la collection Poètes d'aujourd'hui (1962), qui dans Les Lettres françaises (1963).
Mais Ferré n'en donnera une version définitive, considérablement modifiée, qu'en 1986. (voir la vidéo en lien)
Par marée basse, on peut faire le tour de l’îlot qui est toujours une propriété privée.
A la mort de Léo Ferré, de nombreux et longs procès ont divisé les héritiers pour le partage de cette maison. Les curieux des gazettes du palais cliqueront sur les liens.
Il est rare que les bretons et malouins parlent de l’anse Du Guesclin, c’est plutôt l’îlot Léo Ferré.
J’aime m’y arrêter et imaginer un instant les rêveries océanes de ce grand poète, les soirs de grande tempête.
Je file à Cancale, où bien sûr, je dégusterais de très bonnes huîtres.
Le temps se met à la pluie.
Pas terrible cet après midi cancalais.
Les palmiers de la plage de Cancale
sont aussi crispés que moi sous mon béret marin. Vite quelques crêpes chaudes pour le goûter.
Vive la Bretagne et son crachin !
Kenavo

22 mars 2011

Les ormeaux de Bretagne Nord

Jeudi soir j’ai dîné à Saint Malo. J’ai savouré une poêlée d'ormeaux aux cocos de Paimpol.


Hum un régal !
Bien sur quelques huitres composaient l’entrée
et un délicieux café gourmand clôturait le tout .
Je décide de vous parler des ormeaux, ce coquillage méconnu et pourtant savoureux mollusque, appelé aussi oreille-de-mer, vu sa forme.
L'ormeau est connu sous plusieurs appellations; ainsi, on trouvera alternativement : ormier, ormet, oreille de St-Pierre, haliotis, abalone, (qui est la dénomination anglaise).
C'est un gastéropode marin qui se nourrit d'algues qu'il rape (coquillage brouteur) sur les rochers dans la zone intertidale.(zone entre les niveaux de basse et de haute mer). Il est photofuge (il fuit la lumière) .
Cela désigne essentiellement une espèce de nos côtes françaises : Haliotis tuberculata.
Le genre Haliotis regroupe de nombreuses espèces de mollusques marins à coquille unique, qu'on trouve dans les eaux peu profondes du littoral. Ils vivent dans les eaux froides à tempérées et subtropicales des hémisphères Nord et Sud.
L’ormeau européen (Haliotis tuberculata) est plus petit et plus savoureux que l’abalone australien dont raffolent les Asiatiques.
L'espèce la plus commune est l'ormeau rouge
Le plus grand peut atteindre les 30 centimètres et peser 3,6 kilogrammes. Mais les sujets cultivés sont vendus dès qu'ils atteignent la centaine de grammes (9 cm de coquille environ).
De nombreux petits trous lui permettant d'évacuer l'eau et les excréments ornent le bord de sa coquille, qui prend souvent des teintes de rouge ou de rose.
L'ormeau possède un muscle gris-brun, appelé "pied", qui se fixe sur les rochers. Le pied est la partie comestible de ce mollusque. L'intérieur de sa coquille est nacré; cette nacre est très utilisée en bijouterie.


Sa perle et sa nacre, très recherchées, sont une des origines de la surexploitation de ses stocks, ayant entrainé sa disparition sur une grande partie des littoraux fréquentés par des pêcheurs amateurs ou professionnels spécialisés, voire des braconniers.
Cet animal devenant rare, ou ayant disparu d'une partie de son aire de répartition, l'élevage en est pratiqué, qui semble rentable : le kilo d’ormeaux est vendu entre 60 et 70 €.

Sous les criées bretonnes, l’ormeau se fait rare. Il s’en vend 30 tonnes par an, pêché en plongée, par des professionnels. Sans parler des pêcheurs à pied et des braconniers....
Gourmets et restaurateurs raffolent de ces "ormeaux poussins", "Un coquillage tendre et charnu, très goûté, idéal pour une entrée chaude comme un mimosa d’ormeaux avec ris de veau, foie gras et saint jacques".


D’autres tables étoilées ont ajouté à leur carte la "truffe de la mer ".
Depuis, les prix de l'ormeau subissent une hausse constante, compte-tenu de la rareté des approvisionnements, de sa régression à l'état sauvage et de la demande croissante de certains consommateurs.

Il existe plus de cent espèces d'ormeaux répandues dans le monde entier. On trouve l'ormeau principalement dans le Pacifique et l'océan Indien.

Il est pêché notamment en Californie, au Mexique, en Australie, en Nouvelle-Zélande, au Chili, au Japon et en Afrique du Sud. Les Japonais sont très friands de l'ormeau et ils achètent la plus grande part de la production mondiale.
Ses principaux consommateurs sont la Chine, le Japon, la Corée, l'Europe, les États-Unis, Singapour et Hong Kong
Chaque ormeau est pêché individuellement. Il est détaché facilement s'il est surpris, mais il adhère fortement à la roche s'il se sent attaqué. La pêche est fréquemment effectuée par des plongeurs. Celle-ci est parfois dangereuse, car des requins partagent souvent le même habitat. La pêche est aussi faite à l'aide de perches. Dans plusieurs pays, la pêche est réglementée, car l'ormeau est menacé de disparition.
La chair de l'ormeau est habituellement blanche. Ferme et compacte, elle est très savoureuse.

Sa forme est semblable à celle du pétoncle, mais sa dimension est plus imposante.

L'ormeau se raidit lorsqu'il est pêché et son muscle demeure contracté, même après avoir été retiré de sa coquille. Pour obtenir une chair moins ferme, il est important de la battre avant de la cuire ou de le masser.

En France la pêche est interdite du 15 juin au 31 août.

Il faut en goûter au moins une fois dans sa vie .

19 mars 2011

Un samedi en Polynésie avec Alain Gerbault

Ce samedi matin, après la fureur des vagues de la marée haute à 6 h 30, la plage est découverte et le soleil pointe son nez.
Je décide d’aller me balader sur la plage du sillon,


jusqu'à Saint Malo intra muros. Je vais de l’autre côté de la ville voir deux librairies que j’ai repérées hier.Je remonte l’étroite rue de Dinan et j’arrive à la librairie du Môle.


La vitrine est vieillotte. Cela m’inspire d’autant plus. J’entre. Je ne vois personne.


















Le patron est seul, un vieux monsieur caché sous des montagnes de livres.

Je m’approche je lui demande "des livres sur les navigateurs du Pacifique et de la Polynésie". Avec un grand sourire, et sans se tromper, il farfouille dans les rayonnages en hauteur.


Plusieurs autres livres dégringolent.

Je m’éloigne, mais je ne peux pas progresser plus loin, les couloirs sont bouchés par les livres posés dans tous les sens.. Du jamais vu.
Je retourne voir le vieux monsieur qui me brandit deux livres d’une ancienne édition.

Deux livres du journal de bord d’Alain Gerbault.
Le premier est le journal de bord de New-York à Tahiti, " à la poursuite du soleil" édité en 1929 par Grasset.

Alain Gerbault est parti seul de New-York le 2 octobre 1924. Il visita tous les archipels de la Polynésie. Je me plonge dans quelques pages. Le style est agréable, les mots chargés d’émotion. J’achète ce livre.

Le libraire me présente un autre ouvrage d’Alain Gerbault intitulé "En marge des traversées, l’évangile du soleil", dans lequel, il reparle des archipels (publié en 1932)

.

J’achète les deux livres.
Nous bavardons sur tous les bretons qui sont allés en Polynésie et autres découvreurs et aventuriers des mers du Sud.

Le libraire n'ignore rien de la Polynésie et me dit qu'il va relire Cook et Stevenson, car il aime beaucoup la Polynésie.
Dans une seconde librairie (septentrion), je trouverais cet ouvrage de "Gauguin à Tahiti et aux Marquises"(1975).
Je ne me souviens plus ce que j’ai pris au déjeuner.

Je sais que j’ai lu "à la poursuite du soleil" en presque totalité.


Voici ici sa première arrivée en Polynésie, aux Gambier, à Mangareva :

"Lorsque j’eus doublé la pointe, l’île d’Akamaru se trouva tout près par le travers et je ne pus retenir un cri d’admiration.

C’était donc cela, la Polynésie. Toutes les descriptions de mes auteurs préférés étaient bien ternes à côté de la réalité …. Je sentis aussitôt que j’étais arrivé à mon but. Là était le pays où j’aurais voulu vivre et mourir, si je n’avais pas choisi une existence de marin."



Après le déjeuner, je décide d’aller au Mont Saint Michel par la côte. (40 kms environ)

Il fait si beau. Je m’arrête sur la plage de Cherrueix pour regarder la course de chars à voile.
Il y a toujours du vent dans la baie.
Arrivée au Mont, je suis canalisée vers les parkings payants comme un mouton


Il y a plein de marches à monter au Mont. Merci très peu pour moi.
Je me trouve un joli point d’observation de la baie sur les remparts, et je sors mon livre.


Je ne suis pas au Mont St Michel mais à Hiva Oa en 1928. Je retiens mon souffle.
Les descriptions sont magnifiques. Je retrouve des scènes que j’ai vues aux Marquises. Parfois, des larmes de joie me piquent les yeux.

Je rentre à Saint Malo et je retourne à la librairie du Môle .

Le libraire m’a dit qu’il me chercherait d’autres livres.
Alain Gerbault est revenu 8 ans plus tard en Polynésie et a publié «Iles de beauté » en 1941. Voici donc un autre Alain Gerbault qui va accompagner mon dîner de galettes et de crêpes.
et ma soirée polynésienne à Saint Malo les bains, en Bretagne.


Le soleil a brillé sur la Bretagne Nord ce samedi, mais celui de la Polynésie a brillé encore plus fort pour moi, sous les mots tendres et passionnés d’Alain Gerbault.
Quelle belle journée.

les grandes marées

Les grandes marées c’est pour ce Week-end.
Des marées à 97, 114 et 117. De beaux coefficients.
Elle est haute à 6 h30 du matin et à 18 h30.
Demain dans la matinée, les plages et les rochers seront noirs de monde qui grattent, raclent, pêchent …..
Pour aller intra Muros, je passe par le raccourci de la plage Saint Vincent et les remparts.
Cela commence à être limite
.
Je repasse 2 heures plus tard, Oh là là pas évident. Il faut compter les vagues et passer entre deux.
La grande plage du Sillon est une immense cuvette remplie d’eau
.
Parfois l’eau passe au dessus du mur, arrosant les piétons et les voitures !
Les malouins sont friands de ce spectacle.
Je préfère cliquer la suite de la fenêtre de mon hôtel, c’est plus prudent !
Ce soir, soirée galettes crêpes . Hum.

18 mars 2011

Mes impros en cuisine bretonne

Le retour du marché des Lices, cela donne cela sur la table de la cuisine.

Tous les crustacés seront cuits à la vapeur.










Un crime de les tremper dans l’eau.

Le plus difficile étant de trouver une bassine à la taille des monstres.
Avant le déjeuner, le feu de bois est allumé dans la cheminée..


Une douce ambiance enveloppe la pièce. Pour les biberons c’est top.

13 h, fin des biberons, Ouf nous avons 3 heures tranquille ! A table !
Crustacés mayonnaise c’est facile, mais pour les coquilles Saint Jacques, je fais comment ?
Avec les moyens du bord.
Les bardes sont finement hachées et cuites à part. Les 2 corps en gros morceaux sont placés sur un lit de crème fraîche et de beurre.

Les barbes les entourent. Quelques quartiers de la dernière tomate, viendront mettre un peu de couleur. Un peu de persil frais, du poivre en grains, une pincée de gruyère râpé. deux tartines grillées feront une fine chapelure. 10 minutes de four très chaud.
- C’est de la coquille à l’arrache ! Désolée.
- Mais c’est terriblement bon et croustillant maman. T’as mis quoi ?
- ce que j’ai trouvé dans ton frigo et du persil du jardin.

Le lendemain, je ferais la suite avec des variantes. C’est un jeu la cuisine.
J’avais acheté des fraises et une seule mangue.

Le déssert se compose donc d’une soupe de fraises et de mangue à la crème

. La dite crème a été longuement fouettée avec la pulpe d’une longue gousse de vanille de Tahiti.

Un parfum subtile se dégage et nous rappelle les îles .
-Il te reste beaucoup de vanille Nadège ?
-Je veux bien un complément, car on s’en sert souvent.

Mon petit déjeuner du dimanche matin sera très vitaminé avec kiwi et mandarine

.

Je prends le temps chaque WE. Plus que jamais j'ai besoin des vitamines du soleil.


Je suis revenue le mardi 15 à Dinan.

Pour le dîner j’ai fait un mahousse pot au feu.

Macreuse de bœuf, jarret de veau, saucisses et poitrine fumées. Une pleine cocotte de 10 litres ! Carottes, céléri, navets, poireaux, ruth, bouquet garni, pommes de terre, chou blanc, persil.


Il faisait froid. C’était un plat de circonstances.
Avant de rejoindre Saint Malo, j’ai cueilli les premières rhubarbes du jardin

.
Elles sont d’un rouge sang , tendres et très sucrées,.


Un bouquet de jonquilles et de camélias


et je file, laissant les jumeaux emplir à nouveau la maison de leurs pleurs mignons de nourrissons.

Jamais je n’aurais imaginé une telle présence dans ma maison un jour.

J’en suis toute retournée. C'est émouvant. Je suis toquée des jumeaux.

Les magasins de layette m'attirent irrésistiblement. C'est fou.