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10 août 2011

La baie des vierges et le village d'Hanavave

Après le déjeuner dans la nouvelle salle des fêtes d’Omoa, deux options nous sont proposées : - faire une marche de 17 kms par la route de montagne pour rejoindre le village d’Hanavave, ou réembarquer sur l’Aranui qui va repartir mouiller dans la baie des vierges et redescente en baleinière pour Hanavave.
Pas très envie de marcher, je complote avec Paloma, et c’est Ok son papa Emmanuel, nous emmène en 4x4 à Hanavave. Claude et Georges partagent le véhicule.
Nous faisons de nombreux arrêts. Le village d'Omoa vu d'en haut :
Emmanuel nous raconte les légendes de l’île.Les vues sont magnifiques et la route très étroite avec des à pics impressionnants.


Il faut manœuvrer dans les virages en épingle ! Le cœur de Tahiti à côté de cette route de Fatu Hiva c’est de la rigolade. Je ferme les yeux et m’accroche ! La baie des vierges apparait sublime, tel un fiord norvégien planté de cocotiers. (Appellée baie des verges avant l'arrivée des missionnaires). C’est magnifiquement beau et sauvage. Jamais rien vu d’aussi grandiose en Polynésie ! Voyez à gauche le cargo Aranui 3, qui semble bien petit vu de si haut ! Quel bon vertige ! Les marcheurs, partis 2 heures avant nous, ne sont pas encore arrivés à Hanavave. Nous resterons encore une petite heure dans ce minuscule village, où les habitants nous offrent leurs danses, tel un présent de bienvenue.

La qualité de l'accueil des deux villages d'Omoa et de Hanavave doit être soulignée. On se croirait au temps de Bougainville ou de Cook ! Quelques stands exposent des objets artisanaux pas chers et finement ciselés. Nous retournons au bateau vers les 16 h.

Sous un magnifique coucher de soleil nous quittons Fatu Hiva et sa baie des vierges. Journée exceptionnelle dans la plus belle et sauvage des Marquises.
Dimanche matin, nous serons à Tahuata. ...... A suivre.

8 août 2011

Le musée François GRELET à Omoa

Après le déjeuner, nous avons plusieurs activités prévues, encadrées par notre charmant guide Didier.
Le suisse Jules François Grelet, a vécu sur l'ile de Fatu Hiva au 19 siècle. (1830).

Il commença une collection d'objets d'art marquisiens qui fut complétée par ses descendants.
Sa maison a été conservée et est devenue le musée Grelet.
On note les fenêtres dites européennes qui étaient à l’époque un signe de richesse. Monsieur Willam Grelet, alors chef de district à Fatu Hiva, a obtenu le grade de Chevalier de l’Ordre de l’Etoile Noire en 1852.

Cette distinction était donnée à tous ceux qui travaillaient au développement de l'influence française sur les côtes occidentales d'Afrique. 5 classes : grand-croix, commandeur avec plaque, commandeur, officier, chevalier. Le décret du 1er septembre 1950 lui donna la dénomination "d’Ordre de la France d’Outre-mer". Elle fut remplacée par l’ordre national du Mérite (décret du 3 décembre 1963). Etrange fare ! curieux musée.

le umuhei : bouquet odoriférant des Marquises

Te Umuhei, c’est le nom d’un bouquet issu d’une ancienne tradition des îles Marquises. Il est composé de plantes odoriférantes utilisées depuis toujours par les femmes marquisiennes.
Après s'être enduit les mains de monoï, les femmes confectionnent de petits fagots de végétaux odorants qu'elles se mettent dans les cheveux, après les avoir assemblés avec un brin de fibre végétale.
Leur composition comporte du fenouil ou de l'aneth, de la menthe, du miri, du mati, des petits morceaux d'ananas enfilés sur un brin de paiore et recouverts de poudre de bois de santal, de feuilles d'ylang-ylang, de fleurs de vaho vaho, d'opuhi et de tiare Tahiti, de racines de mouu et de hinano, et de la vanille. C'est une spécialité de Fatu iva, que l'on peut aussi mettre dans une chambre pour la parfumer.
Les femmes l’enroulent dans leur chignon ou le mette dans une couronne.
Le bouquet ainsi composé glisse de mains en mains. Quelle odeur très agréable !

4 août 2011

Fatu Hiva, la Marquise secrète

Fatu Hiva est l'île la plus au sud dans l'archipel des îles Marquises. C'est la première île découverte par le navigateur espagnol Alvaro de Mendaña en 1595. Son relief volcanique, hérissé de crêtes et de pitons émergeant d'un épais manteau de végétation tropicale, est très impressionnant, avec des pics basaltiques de 1000 mètres comme les statues des Vierges de la baie de Hanavave. Superficie : 84 km2. Point culminant : Mont Touaouoho (1125m).
Elle se trouve à 80 km au sud de Hiva Oa et compte 629 habitants (Recensement de 2007)
Ses deux jolis villages, Omoa et Hanavave, distants de 17 kms (seule route de l'île), sont nichés au fond de baies spectaculaires : la baie des Vierges est celle dont rêvent les navigateurs. Elle offre un mouillage exceptionnel dans un décor d’Eden encore sauvage.
Il n’y a pas d’aéroport et il faut entre 3 et 4 heures de bonitier (selon l’état de la mer), de Hiva Oa pour se rendre à Fatu Hiva.

Vendredi 22 juillet : Dès 8 h, les baleinières et non les barges cette fois, sont mises à l’eau. Fatu Hiva se réveille doucement sous la brume matinale.

Depuis mardi, nous avons une vingtaine de personnes d’une mission administrative, dont 4 ministres qui sont du voyage. Ils débarquent les premiers. Ils sont attendus par toute la population pour l’inauguration de la nouvelle salle multifonctions. C’est jour de fête à Omoa.
Je ne tarde pas à mon tour, à être couronnée par Paloma qui m’accueille chaleureusement. Voilà deux ans, que je la rencontre aux salons de Papeete et elle réclamait ma venue à Fatu Hiva. Paloma est l’épouse de l’instituteur de Fatu Hiva, elle est sculpteur.
Avec la croisière c’était plus simple, mais je ne reste que la journée hélas ! Je reviendrais ! J’achète une jolie carte de la Polynésie en tapa blanc (du murier).


La population endimanchée se presse vers la salle. Les danseuses se préparent dans la bonne humeur, les enfants répètent leurs chants. Les rubans sont coupés par les personnalités. Pendant les discours, nous sommes 4 (George, Claude et Raphaël l’italien) à partir en balade vers la rivière du fond de vallée.
Les enfants me cueillent de grosses grenadines dans les arbres. et des caramboles.Un délice sucré ! Les jardins regorgent d’arbres fruitiers bien remplis. Les enfants m'en cueillent des kilos en rigolant comme des fous !!! Des enfants heureux et très gais ! De vrais enfants !
La petite église exhibe fièrement son toit rouge et ses murs bien blancs.
Il y a beaucoup de vieux fare en bois, sans boiseries de fenêtres.En cas de cyclone, le fare s’envole ! (remarquez les panneaux en pandanus tressé entre les fenêtres).
En cas de problème, toute l'île se mobilisera, alors n'y pensons pas !

Un musicien nous joue un petit morceau et accepte la pose photo auprès de la petite rivière. J'en profite pour finir mon berlingot de Fanta. Il fait vraiment très chaud ! Les gens semblent heureux, calmes, solidaires et unis. Une impression de bonheur de vivre. Une respiration, une harmonie totale avec la nature généreuse et l’océan.
Un grand tamaa (repas) est offert par l’Aranui à toute la population dans la salle des sports.
Bon appétit se dit kai-kai en marquisien ! Nous déjeunons avec les habitants de Fatu Hiva.
Les danseurs et danseuses redoublent d’élégance
et de vivacité au son des puissants tambours.

Nous sommes dans le cœur authentique des Marquises.
Pas une seule journée sans les danseuses, danseurs et tambours !

Cette ambiance est envoutante, séduisante, marquisienne à 100%.

Pas d'aéroport, pas 90 % de fonctionnaires territoriaux, mais de quoi vivent ces gens qui semblent si heureux ?

Je vais faire plusieurs articles sur Fatu Hiva (le umuhei, le musée Grelet, Hanavave, la baie des vierges….. ), j’ai tant de découvertes à vous faire partager.
A suivre.