Te Umuhei, c’est le nom d’un bouquet issu d’une ancienne tradition des îles Marquises. Il est composé de plantes odoriférantes utilisées depuis toujours par les femmes marquisiennes.
Après s'être enduit les mains de monoï, les femmes confectionnent de petits fagots de végétaux odorants qu'elles se mettent dans les cheveux, après les avoir assemblés avec un brin de fibre végétale.
Après s'être enduit les mains de monoï, les femmes confectionnent de petits fagots de végétaux odorants qu'elles se mettent dans les cheveux, après les avoir assemblés avec un brin de fibre végétale.
Les femmes l’enroulent dans leur chignon ou le mette dans une couronne.
Le bouquet ainsi composé glisse de mains en mains.
2 commentaires:
Sylvie-Anne
Surprise, surprise.
Dans ma jeunesse il n'était pas utilisé de l'ananas mais des fleurs de fara ( pandanus) qui ressemblent à l'ananas mais qui est mille fois plus odorant, même ennivrant, avec un fond poivré. Pour que son arôme se disperce on fait des découpes comme des pétales de fleur.
l'ananas est récent en Polynésie, ce n'est pas du traditionnel. Il vient d'Amérique Centrale.
Christian P Y P
Sylvie-Anne
Si tu retourne aux Marquises ou dans d'autres îles polynésiennes je te conseille d'aborder les "mataiapo", nos ainés. De part ce fait, nos anciens.
Ce sont de vraies bibliothèques, tu ne seras pas déçue. En plus ils adorent ceux qui s'intéressent à leur" fenua" à leur pays.
En tahitien " fenua" n'a pas tout à fait le même sens que "pays" en français. Dans le mot "fenua" il y a un lien avec la terre par les entrailles, par la terre de ses ancêtres, par le placenta qui est enterré aprés la naissance. C'est un lien visséral. Il y a rien de plus sacré que la terre, que le fenua.
A notre époque le mot "fenua" est souvent galvaudé, employé à tors et à travers.
Christian P Y P
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