30 avril 2010

La foire des mamans à Tahiti

Très insolite le titre de cette foire, qui inaugure sa première édition place Toata du 28 avril au 2 mai. 2010 à Papeete
Comme promis, la blogueuse curieuse, est allée y faire un tour dès le 28 avril.
Ambiance très sympa. Foire de femmes pour les femmes.

Elle est très top l’affiche.

Des jolis stands de robes locales, lingerie, sacs à mains et bijoux de perles.

Stands tenus par les mamas. Les tane n’ont pas le dernier mot ici.
Je prends mon temps. Je fais des pauses devant les stands qui me plaisent.
C'est le salon de la tentation ! pas facile de résister !

Je bavarde avec les mamas.
Les bijoux et les perles c’est un peu fiu.

Je suis gavée, mais je regarde quand même.
Elles sont si belles les perles de Tahiti !
Je m’attarde sur les stands de lingerie.
Une lingerie fleurie et colorée, il n’y a qu’à Tahiti que l’on peut trouver d’aussi beaux dessous.
Plus jamais du noir, c’est trop triste et couleur de deuil ! C’est fiu !
Sorry pas de photos sur la lingerie ! (blog-précautions) .
La femme est une fleur que seules les fleurs habillent.
Les stands de sacs à main et de chapeaux, m’obligent à un arrêt prolongé .

Non Non, pas question, j’en ai déjà tant.
Des stands de déco, où le ventilateur permet de supporter la chaleur.
C'est vrai qu'il fait chaud, très chaud.

C’est fou tout ce que l’on peut faire avec une simple noix de coco !


Je flashe sur ce miroir, mais aussi sur la scène en arrière plan du gamin dont le regard remercie Mama de lui donner une boisson fraîche. C'est tendre et émouvant.

La déco est affaire de femmes assurément.
Joli aussi ce stand de fruits bio (pas trop de sucre soi disant)

Quelques rares tane accompagnent leurs vahine.
Les malheureux ! Leur CB et chéquiers vont peut être le regretter demain ?
Mais un beau bijou ou une belle robe peut aussi tout changer !
Elles sont vraiment super les robes. (fabrication locale).

Je vais craquer c’est sur, mais laquelle ?
A votre avis laquelle ai je choisi ?
A vous de deviner !
Mauruuru les mamas de Tahiti.
Très jolie Foire des Mamans.
En écrivant cet article, je songe à ce beau poème d’Aragon, chanté par Jean Ferrat.
" la femme est l’avenir de l’homme".
Nana

29 avril 2010

Du muguet pour le 1er mai à Tahiti

Merci au lecteur de métropole qui suit mon blog jusque dans les petites lignes,
et m'a adressé (par mail bien sur), ce bouquet de muguet pour le 1er mai que je ne verrais pas à Tahiti.

Mauruuru Roa PB
Bon premier mai alors à tous

En Tahitien : "ananahi mahana ma'a oe me "

ananahi : demain , mahana ma'a : samedi , ho'e ( ou oe) : 1 , mai : me


Kenavo

28 avril 2010

Apothéose du ciel (suite)

Ce mercredi soir, j’avais RV avec Elodie, à Diva Nui pour une séance de manucure à domicile.
Elodie remplace Claire, ma manucure habituelle, qui a eu un accident de santé dernièrement.
Elodie, esthéticienne patentée, fait principalement du domicile.

Vers 17 h 45, je lui dis:
"pause, c’est l’heure, regardes ce qui se passe, mes ongles passent bien après cela"

Nous nous précipitons sur la terrasse et cela a donné ces clichés :

Partager de si beaux instants c’est magique !

Finalement c’est pas tous les soirs pareil ! mais chaque jour différent.
Aujourd’hui, c’était vraiment féerique.

Je vous offre toutes ces couleurs qui ont le goût du bonheur.

Nana

PS : clichés non retouchés, bruts de décoffrage !

27 avril 2010

Images du soir à Papeete

De la terrasse de l’appartement, c’est très souvent le même spectacle panoramique entre 17 h 30 et 18 h
C’est un spectacle son et lumière grandiose.

Le son, c’est les bruits sourds des rares voitures, la circulation est plus que fluide à cette heure.
C’est aussi la corne du paquebot qui quitte le port.
C’est l’avion qui surgit de nulle part en vrombissant et se pose à Faaa en silence.

Le premier acte se joue côté montagne.
De belles ouates roses semblent vouloir anesthésier la nature,
la protéger comme dans un écrin de soie.

Le ciel de la rade a aussi le droit à son écrin de velours rose qui va l'endormir en catimini.

Le clou du spectacle, le dernier acte, c'est toujours l’explosion multicolore sur Moorea.

La nuit naissante et le jour finissant, se livrent bataille avec leur palette en technicolor, pour le plus grand plaisir des yeux.

Jamais je ne me lasserai de contempler ce merveilleux spectacle, (quand l’occasion m’en est offerte), c
ar c'est divin, magique, beau à pleurer.

C’est peut-être aussi pour cette raison, que la Polynésie vous prend et ne vous quitte plus.

Le mana polynésien est un enchantement, qui donne un sens et un goût différent à la vie.

Ils sont beaux comme nulle part ailleurs, les ciels de Polynésie.

Ah si Paris était à Tahiti !


Nana

25 avril 2010

Images de Tautira en presqu’île de Tahiti iti.

Samedi, j’ai rendu visite à une amie blogueuse en presqu’île de Tahiti Iti (65 km de Papeete )
Avant le déjeuner, nous nous promenons sur la plage au pied de son fare.

Je l’appelle la plage des porcelaines, car il y en a toujours, ainsi que des coquillages introuvables ailleurs.
Ensuite, c’est parti pour une petite balade à Tautira, ce village tranquille de la presqu’île, qui a des allures de bout du monde car la route s’arrête là.
L’église de Tautira est grande, et perdue dans son immense pelouse.

Je clique sur ces trois arbustes fleuris plantés côte à côte. Trop beaux !

Ils ressemblent à des ixoras, mais j'en suis pas si sure.
Un petit tour sur la plage de sable noir déserte, pour une petite trempette avant de rentrer.

Cela faisait un bail que je n’étais pas retournée en presqu’île.

Quel plaisir de la retrouver, mais teinté de nostalgie quand même, puisque mon amie et sa petite famille, rentrent en métropole début juin.
On a fait le plein de souvenirs pour cette journée d'adieux.
Bonne chance.
Nana

Poissonnerie ambulante à Tahiti Iti

Ce samedi 24 avril, en presqu’île de Tahiti Iti, du côté de Tautira.
C’est poissonnerie ambulante.

Devant chaque fare, la camionnette ralentit et klaxonne.
Deux thons frais à vendre.

Mon amie Mélanie est au volant, et pas facile de doubler.
j'en profite pour cliquer sur l’Olympus.

La presqu’île a le goût des îles à 60 Km de Papeete.
Nana.

22 avril 2010

Têtes coupables : expo d’art contemporain au Musée de Tahiti

Du 21 avril au 5 mai, se tient la 4eme exposition de l’art contemporain organisée par Trans Pacific Art au Musée de Tahiti et des îles à la pointe des pêcheurs à Punaauia.

Toujours à l’affût des nouveautés et des événements, j’ai entendu parlé de cette exposition d’art hier matin sur Radio One.
C’est une exposition collective d’une trentaine d’artistes sur un thème très intéressant,
la notion de culpabilité. "Qui est coupable, et de quoi ?"

Elle entraîne le visiteur à bien d’autres réflexions et méditations.
Voici l'affiche de cette expo avec les têtes des artistes.


La Tête coupable est un roman de Romain Gary publié aux Éditions Gallimard en 1968, dont l’action se passe justement à Tahiti.

J’aime les expos du Musée de Tahiti.
Je file à PK 15, pressée de découvrir cette nouvelle galerie d'artistes.
Pas trop de bouchons ce jeudi, ça roule ce soir, j’ai de la chance !
Le musée ferme à 17 h 30 ça va le faire !

D’ordinaire, les photos sont interdites dans le musée, aussi je laisse mon appareil dans la voiture.
L’année dernière, j’avais risqué quelques photos pour l’expo de Mangareva.
Aujourd'hui, je reste disciplinée.

Quelle ne fut pas ma surprise, lorsque le guichetier me dit:
- "tu peux prendre des photos si tu veux".
-" Ah bon ? d’habitude c’est interdit"
- "Oui mais depuis Mangareva, on a changé le règlement,
car les gens aiment bien ramener des souvenirs"

-"Bien sûr, et en plus ca peut vous faire de la publicité"
- "Oui ça c’est sur, vas chercher ton appareil, aita pea pea "


Merci Merci, le Musée de l’avoir enfin compris.
Je vais vous en faire de la pub ! Comptez sur moi.

Seule dans la salle d’expo, je découvre une à une ces œuvres contemporaines
Le truc génial, c’est que chaque artiste, explique dans une notice affichée à côté de sa création, le sens de sa composition.

Ils partagent et c'est super !

Cela commence fort avec Patrick Guichard

avec son "hommo occidentalis vulgaris"
et comme le dit la notice " qui a envahi le îles et s’est multiplié dans les années 1960".
Remarquez aussi les chopines à ses pieds !

Le colonialisme engendrait t’il des culpabilités ? that is the question ?

Eric Raffis nous expose la première tentation, "Eve, la première coupable".

Très joli tableau !
Eve ou Adam le coupable ? Qui a croqué la pomme en premier ? Vas savoir !

Jean Duday nous dit "Bas les masques"
avec ses créations qui m'ont séduite par leurs détails très originaux.

Dans un musée, il faut savoir prendre du temps pour comprendre !

Je n'ai pas noté le nom de cet artiste, qui a peint le Ché emprisonné, puis assassiné et sujet à controverses de nos jours.

Philippe Brard a intitulé sa composition "pensée unique".

Je m’attarde sur les détails. La petite pancarte en bas "même toi" !
Il illustre en citant Victor Hugo :
" la peine irréparable suppose un juge infaillible"

Bien vu l'artiste !

Ça cogite dur dans ma petite cervelle, même après 8 h de bureau et 30 degrés à l'ombre !

L’art contemporain nous oblige à réfléchir parfois, mais il nous apporte une telle dimension !

Caroline Charbonnier a fait fort
en intitulant son œuvre " la poupée qui dit non non non "
et nous parle du pouvoir destructeur de la princesse Kali.

Guy Bernardin évoque aussi le colonialisme avec son tableau en mosaïque "le surf".

Regardez bien les détails !
Il commente : sous l’œil du colon, le polynésien court sur le récif et grimpe sur l’inaccessible vague et est attiré par la mer et le sexe " (symbolisé par les mains sur la lune).
Composition en pâte de verre et mosaïques.

Je ne peux pas tous les citer, ni tout vous montrer, mais seulement vous en faire partager quelques unes.

On termine par le clou du spectacle :

Une guillotine réalisée en fraises tagada ! (plus de 5000 je crois, merci la clim ! )

avec pour légende suggérée "ramènes pas ta fraise".

En plus elle fonctionne !
Ainsi un grand bruit dans l’expo déserte, m’inquiète.
C’est la guillotine qui se met en marche et dont le bruit du couperet qui retombe, me fait froid dans le dos, du côté des cervicales.
Le gardien me précisera qu’elle se met en marche toutes les 10 minutes.
Entendue deux fois, j’en déduis que je suis au moins restée 20 minutes dans cette belle exposition.
Je vais y retourner pour prendre plus de temps devant chaque œuvre, tenter de partager la démarche de son auteur et vous parler d’autres œuvres remarquables.

L’art contemporain, quand il aborde des thématiques comme celle-là, me séduit énormément.

Un seul reproche cependant : aucun fly explicatif, aucune liste des artistes, du nom de leurs œuvres, qui resteront hélas éphémères, si il n'y a pas de mémoire organisée et publiée.

Pas facile de tout retenir ! J'ai ma petite méthode et mes petits outils, mais quand même, un petit fly ne serait pas superflu .

Le musée de Tahiti c’est à 10 minutes de Papeete.
L’entrée c’est 600 CFP (moins cher qu’un paquet de clopes) et avec des horaires très pratiques.

Tout le monde en parle de cette belle et provocante expo : voici quelques liens .
Les Nouvelles - Tahiti Presse - Tahiti agenda
Cette expo mériterait un transport à Paris dans le plus grand des musées nationaux.
Sauf qu'en métropole, coupables et ou responsables ? , la question demeure entière

N’hésitez pas , si vous passez par Tahiti, allez-y avant le 5 mai.

L'art contemporain est beau, choquant, provoquant, à Tahiti.
Il peut aider aussi à réfléchir sur l'actualité locale et mondiale et à tout relativiser comme par enchantement.
Coupable de quoi au juste ? d'être né quelque part ..........

Tous coupables ! car la vie n'est pas un long fleuve tranquille hélas !

J'adore les Musées.
Nana
.

21 avril 2010

Journées de la pêche et de l’aquaculture à Tahiti

Cette semaine d’avril est vraiment la semaine des salons de Papeete.

Au programme, nous avons :
- les journées de la pêche et de l’aquaculture au port de pêche,
- une expo d'art contemporain au musée de Tahiti et des îles, "Têtes coupables".
- le salon du mariage au Sofitel le week-end prochain,
et du 28 avril au 2 mai : la foire des mamans, place Toata

Mon premier m’intéresse. Je suis allée y faire un tour à la sortie du bureau.
Mon deuxième, je vais m'y précipiter au plus vite,
Mon troisième, je vais zapper, car je n'ai pas de projet dans ce domaine (pas encore !)
Quand au 4 eme, il m'interpelle, j’en saurais plus le 28 avril.

Revenons à mon premier.Pour la seconde année consécutive, le ministère des ressources marines et le service de la pêche, organisent les Journées de la pêche et de l’aquaculture du 21 au 24 avril.

La manifestation, organisée au port de pêche de Papeete, réunit les professionnels du secteur, les institutions, mais aussi tous les curieux et passionnés de la grande bleue.
Elle se termine samedi 24 avec le bal de la pêche à partir de 19 h (une idée de sortie ? )

Je clique sur les bateaux.

Concours, conférences, dégustations et projections de documentaires sont au programme.
L’objectif est de favoriser la valorisation des métiers de la mer, afin d’inciter les jeunes à s’orienter vers ces secteurs d’activités.

La pêche fait partie intégrante de la culture Polynésienne, et est une composante importante de l'activité économique du Pays.
La filière est en pleine mutation, redynamisation de la pêche hauturière, optimisation de la pêche lagonnaire, et développement de l'aquaculture
Après des années de crise, il semblerait que la pèche hauturière soit en augmentation.
Enfin une bonne nouvelle !

Pas de nuage de cendres dans le ciel de Tahiti,
mais une explosion de rose et de bleu au dessus de la rade de Papeete,
illumine la terrasse de Diva Nui, presque tous les soirs, et précède les nuages sombres de la nuit.

C'est gigantesque !
Avec un si beau ciel, on ne faire que de beaux rêves en Polynésie !
Nana.

17 avril 2010

Insolites de Polynésie

Ma copine Laurence a cliqué sur ce panneau à Rangiroa,

Ok l’eau c’est humide !
Elle m'a confié sa photo pour ma rubrique "insolites" du blog.
Mauruuru Laurence.

Sur le chemin de la plage de Toaroto, à Punaauia, (ma plage préférée à Tahiti)
ce cocotier a décidé de s’installer.

Il y a un mois à peine, une noix de coco avait atterri à cet endroit.
Elle a prospéré la petite noix en un mois !

La nature sera toujours gagnante.

S’il te plaît, volcan d’Islande,
permets à mon avion de rentrer en Bretagne
dans un mois.
Mes enfants et mes motua m’attendent.
Ne me barres pas la route comme cette stupide noix !

Pas de TGV ou de speed boat entre Tahiti et Paris !
Ils me manquent tant mes petits tikis.
Laisses moi le temps de les embrasser,
Ils comptent beaucoup pour moi .
Merci volcan d'Islande.


15 avril 2010

Un jardin suspendu à Faa’a

Dimanche matin, je suis allée à la pépinière de Punaauia, choisir des potées de plantes vertes pour ma nouvelle terrasse.
Les plantes ne passent pas dans ma mini pistache.
Alors, lundi, le camion me livre mes deux palmiers et une jolie fleur rouge (nom oublié, mais retrouvé grâce à Anouk , c'est un Ixora)

Je retrouve les joies du jardinage.

Je vais aussi mettre un bel hibiscus rouge et une monette jaune.
Il faut arroser tous les soirs avec le tuyau.
Une tourterelle grise curieuse est venue voir le nouveau décor et regarde le paysage.

Le king Tamotoa quitte le port de Papeete pour les îles sous le Vent.

Le soir c’est Moorea, l’île sœur qui s’enflamme vers 18 h.

Les jours diminuent. La saison des pluies est terminée, bientôt la saison sèche avec l’hiver austral en Juillet.
Les journées et les nuits sont très chaudes. Le thermomètre affiche 30 degrés dès 7 h du matin.
C’est très agréable de rentrer au 7 eme étage de Diva Nui après le bureau, de me reposer sur la terrasse et parfois de bloguer en plein air.

Nana.

14 avril 2010

Première pêche au gros à Fakarava

Ces deux derniers jours, il y avait de la houle dans le lagon.
Pas facile de pêcher quand le bateau est ballotté sur les vagues.
Il est 16 h ce dimanche
Gaston arrive de sa sieste avec les cannes et annonce "départ dans 2 minutes, dépêchez vous ".
Un pareo sur le maillot de bain, l’appareil photo et la caméra. C’est OK.
Pierre, le jeune brestois de Papeete sera le 4 ème tane du bateau.

Les cannes sont prêtes.


C’est une première pour moi et je vais en garder de mémorables souvenirs.
Le lagon est encore agité. Nous filons à 15 nœuds vers la passe Nord.

Arrivés sur le grand bleu, Gaston prévient :" Je compte sur vos yeux "
Ce qui signifie :" surveillez les vols des oiseaux, car c’est là que le poisson se trouve".

Les 3 cannes sont équipées de leur leurre.

Pierre me fait remarquer la grosseur de l’hameçon, un grand crochet de 5 cm, ce qui signifie que c’est du très gros que Gaston souhaite pêcher, pas de la petite sardine.
Les bancs d’oiseaux ne manquent pas. C’est bon signe.

Nous tournons autour avec nos traînes à petite vitesse.
C’est presque du Hitchkock, tellement les oiseaux s’abattent sur les bancs de bonites et de thons.

C’est Pierre qui fera le premier croché …… Super.
Il tire, tire et finit par remonter une belle aiguillette de plus de 80 cm de long !
Il est fier de lui.
Nous l’avons encouragé en meuglant comme des veaux :" tiens bon Tonnerre de Brest….. vas y le breton".
Quand son poisson s’approche du bateau, Gaston hurle « Sylvie-Anne, le film, vas y fais le film ».
Je m’exécute et je filme cette première prise.

Nous nous déplaçons pour suivre un autre banc d’oiseaux.
Trois dauphins nous doublent à babord. Je les ai bien vus mais comme un grain menaçait les appareils étaient dans le sac.

Richard, le malouin, reprend les commandes.
Gaston et JP retendent les cannes et changent les leurres.

Moi je ne fais rien, j’admire les rayons roses du soleil couchant qui enflamment le moana.

Une deuxième prise ! Gaston mouline et remonte un beau tarifa. (6 à 8 Kg).
Il précise que c’est un excellent poisson et rare.


Le tarfifa saute dans le bateau.
Pierre se saisit de la matraque et sera sans pitié pour le tarifa.
Un bon marin pêcheur le jeune brestois.
Du sang dans le bateau !
Je comprends mieux les termes de pêche sportive .
Tout se déroule en accéléré. Faut réagir au quart de seconde.
Nous nous dirigeons vers l’entrée de la passe du lagon pour rentrer.

Il est 18 heures.
Le soleil couchant assombrit l’océan et la nuit va vite arriver.

C’est le moment où JP s’écrie "j’ai croché du très gros "
Oui c’est du gros et c’est lourd à remonter. JP grimace sur la canne.

Les eaux sombres ne permettent pas de distinguer le poisson qui se défend bien.
Des minutes interminables avant que le monstre pointe sa gueule sur le bord du bateau.
Merde un requin gris !
Pas question de le remonter vivant à bord. Gaston tient la canne et JP matraque et rematraque.
J’ai rien filmé. Ca va trop vite.
Pierre et moi avons ordre du capitaine G de nous éloigner quand le requin est passé à bord.

Le requin est à nos pieds.

Il semble que cela soit une femelle pleine.
J’évite de le toucher. On ne sait jamais.
Richard et Gaston allume le lecteur de cartes et le GPS. Il fait nuit noire.
Un grain arrive. Vite les cirés.
Il n’y a pas de lune et le noir du lagon se confond avec le noir du ciel. Les étoiles sont présentes et je distingue nettement la croix du Sud.
C’est ma constellation préférée, souvent je la regarde.
Gaston connaît le lagon et les principaux repères lumineux de l’atoll.
Nous rentrons à petite vitesse, heureux de nos prises.

19 h . Toute la pension est sous la cabane du ponton et nous attend.
Séances photos .
Faut débarquer l'animal !

Le requin git désormais sur le ponton.

Demain il sera rendu au grand moana.
Gaston nettoie de suite le tarifa sur le ponton.

Dalhia nous a réservé une surprise ce soir pour le dîner : Entrecôtes avec frites de uru ( fruit de l'arbre à pain).
Après 4 jours de poisson, c’est un luxe et nous apprécions cette délicate attention.
Belle ambiance encore ce dimanche soir à Vaiama.

Après le dîner, nous attaquons un Scrabble d’enfer.
2 heures de rigolades, car nous avons modifié les règles du jeu.
JP écrit les mots à l’envers et nous invente des trucs pas possibles ! Il me pique mes lettres pendant que je fais les comptes. Voyou !
Nani vérifie sur le dictionnaire.
Je ne sais plus qui a gagné cette partie, seulement que j’ai terminé la première et j’ai rafflé les points restants des autres.
Au moins 3 ans que je n’avais pas vu un Scrabble !

23 h. les deux amis, Gas et JP m’entraînent à l’hôtel, pour un dernier verre et quelques danses.
JP prend les photos.

Il y a une soirée dansante ce dimanche .

Je me retrouve seule popaa sur la piste de danse avec les puamotu.
1 heure du matin, il est temps de rentrer.

Hier soir nous avons rencontré un Kaveu (crabe des cocotiers) qui traversait la route.
Trop jeune pour être dégusté, nous lui avons rendu sa liberté.


Lundi matin : Le requin est débarqué au large, dans les hauts fonds.

Ensuite, les tane nettoient en grand le bateau.
Pour Gaston c’est sa deuxième femme ce bateau, nous dit-il.

Ils s'amusent comme des fous avec la musique à fond dans le bateau.
J'ai droit à ma photo de pilote, mais je n'ai pas encore mon permis bateau.

Le dernier déjeuner ensemble ce lundi a un goût de reviens'y plus qu'évident.
Gaston s'installe pour une sieste dans le canapé du salon.

Pour JP et moi c’est l’heure de la valise, car le vol retour est à 14 h 30.
Je prends les dernières photos avec nostalgie

J’ai un taf énorme qui m’attend à Papeete et deux semaines à donf.
Ce séjour à Fakarava m’a donné le tonus nécessaire pour tenir le coup.

Mauruuru à la pension Viama-village de Fakarava.
Dalhia et Gaston posent pour une super photo avec un sourire de Fakarava.

Je reviendrais très vite à Fakarava.
Une petite dernière touche de bleu avant de partir.

Une évidence, je reviendrais à Fakarava.