9 avril 2010

Rotoava, le village de Fakarava à vélo.

Samedi 3 avril 2010 .
Toujours la première au petit déj dès 7 h et ce samedi j'ai le droit à deux œufs au plat.
(Nani prend la photo)

Un couple s'est envolé à l’avion de 7 h.
Une autre famille avec 4 enfants (des brestois de Papeete) vient d’arriver.
Maeva à Fakarava les bretons.
J’accompagne Dalhia à Rotoava pour quelques courses.
15 bons pains tout chauds et croustillants à l'unique boulangerie.

et quelques courses à l’épicerie.

J’achète du gel douche, car je me suis trompée mercredi soir et j’ai mis en valise la trousse de pharmacie au lieu de la trousse de toilette ! Il y avait quand même un dentifrice et une brosse à dents !

Au retour, nous nous arrêtons à la boutique de la ferme perlière de sa sœur Hinano.
Des achats à des prix imbattables. (3 à 4 fois moins cher qu’à Tahiti).
C'est pour mes 5 mo'otua (petits enfants) de Bretagne.

Prochain arrêt à la pension Papara chez Ato, le frère de Dalhia.
Reprise de la même conversation entendue dans le bourg auparavant :
L’hotel Matai fait une sortie journée lagon ce samedi, pour plus de 40 personnes dans deux barques "au black" (pas d’assurance, pas de licence, pas de gilets, pas de fusée, bateaux non homologués et prix cassés de moitié).
Pour les 11 pensions réunies au sein d’une association, qui respectent toutes les normes et ont des licences transports passagers, "cette concurrence déloyale est dégueulasse "(ce sont les mots entendus).
Cette affaire semble les révolter, mais que faire. ?
Il n’y a pas de gendarmerie, ni de contrôles inopinés à Fakarava.
La suite dans l'article suivant......Suspence ! Le blog devient Thriller !

Il est 10 h 30, Le programme de la journée a été modifié.
Pas de deuxième sortie lagon avec Gaston, ce samedi, car il y a trop de houle à son avis (indiscutable).
Je loue un vélo chez Ato.

Je pédale vers Rotoava.
Les tane de la pension Vaiama (Gaston, Richard, JP), conduits par Jean Jacques, me doublent en camionnette.
Dalhia avait prévenu. : "vous irez cherchez vos caisses vous mêmes, moi je ne prends pas les caisses d’obus". Na ! La patronne a toujours raison !

Je prends des photos du village, ici l’église catholique.

Une femme m’aborde avec un joli chapeau végétal.
Elle me demande une photo et pose au milieu de la route.

Elle est ravie du cliché et me recommande vivement de venir à l’office pascal ce soir à 18 h 30.
Je n’ose pas lui dire que c’est l’heure du dîner chez Dalhia et que je ne fréquente plus les offices religieux depuis belle lurette ! Elle me fait la bise et s'en va en chantant.

Le centre de plongée Te Ava Nui rencontre un grand succès à Fakarava.

Je photographie le fare biosphère de l’Unesco, dans lequel séjournent les chercheurs qui viennent surveiller les zones protégées.

Les habitants ont unanimement refusé l’implantation d’hôtels de luxe et ont préféré que leur atoll, reste sauvage sous la surveillance de l’Unesco.
Ainsi certaines zones sont totalement interdites de pêche. C'est top.

Déformation professionnelle oblige, je fais une photo du centre médical pour mes archives.
Le bâtiment a bonne allure, mais je ne souhaite pas en savoir plus, car je suis en congés !

Je fais de nombreux arrêts photos et pieds dans l'eau. Il est si beau ce lagon et il fait si chaud.
Un petit bain pendant que mon vélo se repose à l'ombre.
Pas de souci pour mes affaires, pas de voleur ici. (ni gendarmes, ni voleurs.... tiens bizarre)

Je fais un stop à la sortie du village chez une marchande de coquillages.
Personne, le lieu est désert.

La voisine se déplace et me fixe des prix approximatifs.
Mince pas de monnaie ! Juste mon dernier billet de 10.000 Francs.
Je songe que cela va être galère en mai de retrouver les Euros qui me sont devenus si étrangers désormais. Je suis habituée aux francs pacifiques.

Je suis à 3 kms de l’aéroport. J’y fonce. Je ferais de la monnaie au Snack.
Tout en pédalant, je me dis que le vol étant à 7 h ce matin, pas sûr que l’aéroport soit encore ouvert. On verra bien.
Le vent se lève, un grain arrive. J’accélère.
J’arrive à l’aéroport avec les premières goutes........... Ouvert ! Ouf !
Je rentre avec mon vélo dans la salle de l'aéroport.
Insolite certes , mais cela ne surprend personne ici et au moins, mon vélo est à l'abri.


Une pluie violente tombe mais ne dure pas très longtemps.
Le snack ouvre. Il y a un vol arrivée à 12 h 40.
Zut pas de monnaie ni au snack ni au comptoir d'enregistrement.
J’aide le tane du snack à agrafer les toiles cirés des tables qui volent au vent.
C'est l'hôtel des courants d'air cette aérogare.

Cela ressemble plus à un fare potee ou à un snack, qu’à un aéroport ! C'est pareil dans toutes les iles !
Admirez le super cendrier qui trône !

Je peux en griller une, peinarde. Je l'ai bien méritée !
Je déguste mon fanta orange .
Un vieux puamotu vient me voir et me dit : "j’ai la monnaie sur 10.000 F si tu veux".
Génial ! Mauruuru.
Je téléphone à la pension Vaiama, car même si la pluie a cessé, j’ai encore 10 km à faire pour rentrer et le ciel est encore bien noir.
Jean Jacques et les tane, qui rentraient à la pension, ont fait demi tour et viennent me chercher.
Le vélo rouge est hissé dans la camionnette sur les caisses d’Hinano.

Nous nous arrêtons à la boutique récupérer mes achats de coquillages.
Les tenanciers sont arrivés. Ils se connaissent tous.
Embrassades et premier obus.
" Tu es chez Dalhia, attends, je vais t’en mettre d’avantage ".
Une superbe grande nacre et des porcelaines ravissantes.
Tout vient du récif de Fakarava.
Ramasser les coquillages, c’est toute ma vie,
me dit-elle.

Son tane, allongé sur une table, observe la scène sans changer de position. Fiu sans doute !

La pluie nous surprend à PK 5. J’ai bien fait de téléphoner.

Mais il pleut aussi dans la camionnette. La bâche est percée. Fous rires.

Le poisson cru nous attend à la pension. Dalhia et Nani prennent soin de nous 24 sur 24.

A 14 h, les tane vont siester sous les aito. Déjà fiu !

Je reprends mon vélo rouge et décide d’aller vers le sud, explorer le récif du côté de PK 13.

Le soleil est à son zénith. La route est toujours si droite et le ciel si bleu. PK 9, j'ai progressé.

Je chante, je parle aux cocotiers, au soleil.
Bien dans ma tête, bien sur mon vélo et seule au bout du monde, au paradis.
Pédales et arrêtes de causer, cela te fera de vraies vacances !

En pédalant vite, le vent adoucit les morsures du soleil sur mes cuisses et mes bras qui rôtissent (ce n’est plus du poisson cru mais du gougeon bien cuit !)

Voici un fare typique côté océan.
(2 citernes pour l'eau de pluie et une parabole TNS) , l'eau, la TV et le ciel bleu toute l'année.
Qui dit mieux ?

Je pose le vélo sous les kahia et je m’engage sur le récif, au ras du grand bleu.
Des maua et encore des porcelaines.
Super je suis devenue une pro !
C’est à Tahaa que j’ai appris avec Poerava, la pêche aux maua.

J’ai tombé le short et le maillot. Me sachant seule, c’est en string rouge et sandales plastique que je fais de l’équilibre sur les récifs coupants et glissants.
Je ne songe pas un seul instant aux incidents fâcheux éventuels.
J'ai le mana de Fakarava.

La cueillette est suffisante.
Je reviens avec ma monture à PK 6 et rends le vélo à Ato à PK6.

Je rentre à Vaiama par la plage. Il est 15 h 30.
C’est là que Sherlock Holmes intervient …….. Vous lirez cela dans le prochain article.
A suivre .

13 commentaires:

Christine de Bretagne Sud a dit…

Iao, tu as fait exprès de prendre un vélo dont la couleur est assortie avec le sous-vêtement !!!! Ton récit est génial, Fakareva, une véritable thérapie contre le stress et le lâcher prise, çà donne vraiment d'y aller ... maururu

Flo a dit…

vivement demain pour la suite !

Bizzz

hautealpine a dit…

Depuis février j'attend avec impatience de vous lire : mes souvenirs de poylynesie reviennent à la surface. Que du bonheur !

Coco a dit…

Hi!hi!hi! le vélo assorti au string!

Sylvie-Anne a dit…

Christine : non j'ai pas choisi la couleur du vélo.
Flo : tu as raison, cela sera encore mieux demain.
Hautealpine: tu peux aussi me lire depuis novembre 2008 en allant dans les archives du blog.
Coco: parfois y a plus de string du tout mais je n'ose pas le dire sur le blog! Y a pas foule dans les atolls.
Bisous les filles

Flo a dit…

apparemment Sur Tahiti, les rochers du Tahaara et le ponton du beach comber sont très fréquentés par ceux qui aiment se baigner nu!

C'est pas moi qui le dit mais un certain Faratoa ;-)

http://www.vivrenu.com/viewtopic.php?topic=2172&forum=179

Anonyme a dit…

j adore votre blog et votre humour et merci de prendre du temps pour tous ces details,que du bonheur....

hautealpine a dit…

Pas de souci : j'ai déjà tout parcouru.
J'ai découvert ton blog lorsque je cherchais des informations sur oli mais surtout sur l'état de tubuai après le passage du cyclone.
Peut être qu'un jour tu feras un séjour sur cette ile encore peu connue.

Sylvie-Anne a dit…

Fafa : merci c'est toujours encourageant. Ce sont les détails qui donnent le sel.
Hautealpine: Tubuai oui bien sur que j'irais, en septembre sans doute. J'ai découverts les Australes avec Rurutu et je compte bien aller voir les autres iles de cet archipel. Mon programme c'est une île par mois. 45 ont un aéroport en Polynésie française.

sabeth a dit…

pas la peine d'aller dans les iles car tu nous les racontes trés bien, photos à l'appui!
Continues à bien en profiter
Bisous

Sylvie-Anne a dit…

Tu n'as pas trop froid en Suisse ma ptite sœur Sabeth?
Tu viendras me voir à Tahiti en 2011. J'y compte bien !
Les DOM tu connais mais pas le POM de Tahiti.
Bises.

les stams a dit…

ça fait quelques temps que je lis vos articles..... toujours aussi attrayants, pleins d'humour.... des photos splendides....
nous aussi nous sommes tombés sous le charme de Fakarava.
au plaisir de vous relire.
Nathalie (une bretonne à Tahiti depuis 2006).

Sylvie-Anne a dit…

Merci à vous les Stams.
Moi je trouve mon style trop lyrique et trop naîf car je suis amoureuse des îles.
A Fakarava, les mots viennent tous seuls et ne suffisent pas à décrire la beauté de cet bel atoll bleu.
Merci de me lire.