Pas facile de pêcher quand le bateau est ballotté sur les vagues.
Il est 16 h ce dimanche
Gaston arrive de sa sieste avec les cannes et annonce "départ dans 2 minutes, dépêchez vous ".
Un pareo sur le maillot de bain, l’appareil photo et la caméra. C’est OK.
Pierre, le jeune brestois de Papeete sera le 4 ème tane du bateau.
Les cannes sont prêtes.

C’est une première pour moi et je vais en garder de mémorables souvenirs.
Le lagon est encore agité. Nous filons à 15 nœuds vers la passe Nord.
Arrivés sur le grand bleu, Gaston prévient :" Je compte sur vos yeux "
Ce qui signifie :" surveillez les vols des oiseaux, car c’est là que le poisson se trouve".
Les 3 cannes sont équipées de leur leurre.
Pierre me fait remarquer la grosseur de l’hameçon, un grand crochet de 5 cm, ce qui signifie que c’est du très gros que Gaston souhaite pêcher, pas de la petite sardine.
Les bancs d’oiseaux ne manquent pas. C’est bon signe.
Nous tournons autour avec nos traînes à petite vitesse.
C’est presque du Hitchkock, tellement les oiseaux s’abattent sur les bancs de bonites et de thons.
C’est Pierre qui fera le premier croché …… Super.
Il tire, tire et finit par remonter une belle aiguillette de plus de 80 cm de long !
Il est fier de lui.
Nous l’avons encouragé en meuglant comme des veaux :" tiens bon Tonnerre de Brest….. vas y le breton".
Quand son poisson s’approche du bateau, Gaston hurle « Sylvie-Anne, le film, vas y fais le film ».
Je m’exécute et je filme cette première prise.
Nous nous déplaçons pour suivre un autre banc d’oiseaux.
Trois dauphins nous doublent à babord. Je les ai bien vus mais comme un grain menaçait les appareils étaient dans le sac.
Richard, le malouin, reprend les commandes.
Gaston et JP retendent les cannes et changent les leurres.

Moi je ne fais rien, j’admire les rayons roses du soleil couchant qui enflamment le moana.
Une deuxième prise ! Gaston mouline et remonte un beau tarifa. (6 à 8 Kg).
Il précise que c’est un excellent poisson et rare.

Le tarfifa saute dans le bateau.
Pierre se saisit de la matraque et sera sans pitié pour le tarifa.
Un bon marin pêcheur le jeune brestois.
Du sang dans le bateau !
Je comprends mieux les termes de pêche sportive .
Tout se déroule en accéléré. Faut réagir au quart de seconde.
Nous nous dirigeons vers l’entrée de la passe du lagon pour rentrer.
Il est 18 heures.
Le soleil couchant assombrit l’océan et la nuit va vite arriver.

C’est le moment où JP s’écrie "j’ai croché du très gros "
Oui c’est du gros et c’est lourd à remonter. JP grimace sur la canne.
Les eaux sombres ne permettent pas de distinguer le poisson qui se défend bien.
Des minutes interminables avant que le monstre pointe sa gueule sur le bord du bateau.
Merde un requin gris !
Pas question de le remonter vivant à bord. Gaston tient la canne et JP matraque et rematraque.
J’ai rien filmé. Ca va trop vite.
Pierre et moi avons ordre du capitaine G de nous éloigner quand le requin est passé à bord.
Le requin est à nos pieds.
Il semble que cela soit une femelle pleine.
J’évite de le toucher. On ne sait jamais.
Richard et Gaston allume le lecteur de cartes et le GPS. Il fait nuit noire.
Un grain arrive. Vite les cirés.
Il n’y a pas de lune et le noir du lagon se confond avec le noir du ciel. Les étoiles sont présentes et je distingue nettement la croix du Sud.
C’est ma constellation préférée, souvent je la regarde.
Gaston connaît le lagon et les principaux repères lumineux de l’atoll.
Nous rentrons à petite vitesse, heureux de nos prises.
19 h . Toute la pension est sous la cabane du ponton et nous attend.
Séances photos .
Faut débarquer l'animal !

Le requin git désormais sur le ponton.
Demain il sera rendu au grand moana.
Gaston nettoie de suite le tarifa sur le ponton.
Dalhia nous a réservé une surprise ce soir pour le dîner : Entrecôtes avec frites de uru ( fruit de l'arbre à pain).
Après 4 jours de poisson, c’est un luxe et nous apprécions cette délicate attention.
Belle ambiance encore ce dimanche soir à Vaiama.
Après le dîner, nous attaquons un Scrabble d’enfer.
2 heures de rigolades, car nous avons modifié les règles du jeu.
JP écrit les mots à l’envers et nous invente des trucs pas possibles ! Il me pique mes lettres pendant que je fais les comptes. Voyou !
Nani vérifie sur le dictionnaire.
Je ne sais plus qui a gagné cette partie, seulement que j’ai terminé la première et j’ai rafflé les points restants des autres.
Au moins 3 ans que je n’avais pas vu un Scrabble !
23 h. les deux amis, Gas et JP m’entraînent à l’hôtel, pour un dernier verre et quelques danses.
JP prend les photos.
Il y a une soirée dansante ce dimanche .
Je me retrouve seule popaa sur la piste de danse avec les puamotu.
1 heure du matin, il est temps de rentrer.
Hier soir nous avons rencontré un Kaveu (crabe des cocotiers) qui traversait la route.
Trop jeune pour être dégusté, nous lui avons rendu sa liberté.
Lundi matin : Le requin est débarqué au large, dans les hauts fonds.
Ensuite, les tane nettoient en grand le bateau.
Pour Gaston c’est sa deuxième femme ce bateau, nous dit-il.
Ils s'amusent comme des fous avec la musique à fond dans le bateau.
J'ai droit à ma photo de pilote, mais je n'ai pas encore mon permis bateau.
Le dernier déjeuner ensemble ce lundi a un goût de reviens'y plus qu'évident.
Gaston s'installe pour une sieste dans le canapé du salon.
Pour JP et moi c’est l’heure de la valise, car le vol retour est à 14 h 30.
Je prends les dernières photos avec nostalgie
J’ai un taf énorme qui m’attend à Papeete et deux semaines à donf.
Ce séjour à Fakarava m’a donné le tonus nécessaire pour tenir le coup.
Mauruuru à la pension Viama-village de Fakarava.
Dalhia et Gaston posent pour une super photo avec un sourire de Fakarava.
Je reviendrais très vite à Fakarava.
Une petite dernière touche de bleu avant de partir.
Une évidence, je reviendrais à Fakarava.
Il est 16 h ce dimanche
Gaston arrive de sa sieste avec les cannes et annonce "départ dans 2 minutes, dépêchez vous ".
Un pareo sur le maillot de bain, l’appareil photo et la caméra. C’est OK.
Pierre, le jeune brestois de Papeete sera le 4 ème tane du bateau.
Les cannes sont prêtes.
C’est une première pour moi et je vais en garder de mémorables souvenirs.
Le lagon est encore agité. Nous filons à 15 nœuds vers la passe Nord.
Arrivés sur le grand bleu, Gaston prévient :" Je compte sur vos yeux "
Ce qui signifie :" surveillez les vols des oiseaux, car c’est là que le poisson se trouve".
Les 3 cannes sont équipées de leur leurre.
Pierre me fait remarquer la grosseur de l’hameçon, un grand crochet de 5 cm, ce qui signifie que c’est du très gros que Gaston souhaite pêcher, pas de la petite sardine.
Les bancs d’oiseaux ne manquent pas. C’est bon signe.
Nous tournons autour avec nos traînes à petite vitesse.
C’est presque du Hitchkock, tellement les oiseaux s’abattent sur les bancs de bonites et de thons.
Il tire, tire et finit par remonter une belle aiguillette de plus de 80 cm de long !
Il est fier de lui.
Nous l’avons encouragé en meuglant comme des veaux :" tiens bon Tonnerre de Brest….. vas y le breton".
Quand son poisson s’approche du bateau, Gaston hurle « Sylvie-Anne, le film, vas y fais le film ».
Je m’exécute et je filme cette première prise.
Nous nous déplaçons pour suivre un autre banc d’oiseaux.
Trois dauphins nous doublent à babord. Je les ai bien vus mais comme un grain menaçait les appareils étaient dans le sac.
Richard, le malouin, reprend les commandes.
Gaston et JP retendent les cannes et changent les leurres.
Il précise que c’est un excellent poisson et rare.
Le tarfifa saute dans le bateau.
Pierre se saisit de la matraque et sera sans pitié pour le tarifa.
Un bon marin pêcheur le jeune brestois.
Du sang dans le bateau !
Je comprends mieux les termes de pêche sportive .
Tout se déroule en accéléré. Faut réagir au quart de seconde.
Nous nous dirigeons vers l’entrée de la passe du lagon pour rentrer.
Il est 18 heures.
Le soleil couchant assombrit l’océan et la nuit va vite arriver.
Oui c’est du gros et c’est lourd à remonter. JP grimace sur la canne.
Des minutes interminables avant que le monstre pointe sa gueule sur le bord du bateau.
Merde un requin gris !
Pas question de le remonter vivant à bord. Gaston tient la canne et JP matraque et rematraque.
J’ai rien filmé. Ca va trop vite.
Pierre et moi avons ordre du capitaine G de nous éloigner quand le requin est passé à bord.
J’évite de le toucher. On ne sait jamais.
Richard et Gaston allume le lecteur de cartes et le GPS. Il fait nuit noire.
Un grain arrive. Vite les cirés.
Il n’y a pas de lune et le noir du lagon se confond avec le noir du ciel. Les étoiles sont présentes et je distingue nettement la croix du Sud.
C’est ma constellation préférée, souvent je la regarde.
Gaston connaît le lagon et les principaux repères lumineux de l’atoll.
Nous rentrons à petite vitesse, heureux de nos prises.
19 h . Toute la pension est sous la cabane du ponton et nous attend.
Séances photos .
Faut débarquer l'animal !
Gaston nettoie de suite le tarifa sur le ponton.
Après 4 jours de poisson, c’est un luxe et nous apprécions cette délicate attention.
Belle ambiance encore ce dimanche soir à Vaiama.
2 heures de rigolades, car nous avons modifié les règles du jeu.
JP écrit les mots à l’envers et nous invente des trucs pas possibles ! Il me pique mes lettres pendant que je fais les comptes. Voyou !
Nani vérifie sur le dictionnaire.
Je ne sais plus qui a gagné cette partie, seulement que j’ai terminé la première et j’ai rafflé les points restants des autres.
Au moins 3 ans que je n’avais pas vu un Scrabble !
23 h. les deux amis, Gas et JP m’entraînent à l’hôtel, pour un dernier verre et quelques danses.
JP prend les photos.
Je me retrouve seule popaa sur la piste de danse avec les puamotu.
1 heure du matin, il est temps de rentrer.
Hier soir nous avons rencontré un Kaveu (crabe des cocotiers) qui traversait la route.
Trop jeune pour être dégusté, nous lui avons rendu sa liberté.
Lundi matin : Le requin est débarqué au large, dans les hauts fonds.
Pour Gaston c’est sa deuxième femme ce bateau, nous dit-il.
J'ai droit à ma photo de pilote, mais je n'ai pas encore mon permis bateau.
Gaston s'installe pour une sieste dans le canapé du salon.
Je prends les dernières photos avec nostalgie
Ce séjour à Fakarava m’a donné le tonus nécessaire pour tenir le coup.
Mauruuru à la pension Viama-village de Fakarava.
Dalhia et Gaston posent pour une super photo avec un sourire de Fakarava.
Une petite dernière touche de bleu avant de partir.
10 commentaires:
ca c est de la belle peche
ici dans le nord c est pluto le bar la sole l anguille etc...
mais pas de requin MDR
toujours d excellentes photos qui accompagnent l article
decouverte de fakarava sous le soleil du nord le luxe quoi!!!
bises a demi ensoleillees du nord de la france ( 13°)
coucou Sylviane, une question bête, pourquoi avoir tué le requin si c'était pour le relacher mort ?
Line la calédonienne ...
Line: l'hameçon l'avait beaucoup blessé, il n'aurait pas survécu si on l'avait décroché.
On aurait préféré crocher un thon ou une bonite.
pourquoi ne pas l'avoir mangé ?
Flo : bonne question. Ce n'est pas le meilleur des poissons. C'est fiu de le préparer !
La commercialisation du requin (peau, ailerons, dents, même montées en bijoux) est interdite en Polynésie depuis 2006.
Les prises accidentelles sont toujours rejetées à la mer.
Très belles photos comme toujours!
C'est la Polynésie qui est belle.
C'est trop facile les photos ici.
C'est du sur, de l'authentique, du vécu.
Merci Coco de me suivre en Polynésie.
Iaorana,
content de voir les photos de Faka, que de bon temps la-bas, j'ai si hâte d'y retourner.
bien à toi
Richard
trop nul d'avoir pêché le requin, vous pouviez coupé le fil de pêche, les hameçons sont rejetés naturellement. Les plongeurs en croisent souvent sous l'eau, matraqué et re-matraqué ... bravo.
Jean-Marie
Il faisait noir et difficile de dire ce que l'on avait croché. Trop facile de donner des leçons quand on y était pas !
Personne n'a pris dents ou peau, comme certains ne se gènent pas pour le faire hélas.
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