Dalhia et Jean Jacques y ont installé leur pension il y a une dizaine d’années.
4 bungalow ou plutôt des fare en niau. Constructions à la locale, zéro béton.
Voici celui qui va devenir mon nid pendant ces 5 jours exceptionnels.
4 bungalow ou plutôt des fare en niau. Constructions à la locale, zéro béton.
Voici celui qui va devenir mon nid pendant ces 5 jours exceptionnels.
C’est gai, propre, accueillant.Il y a deux fenêtres à la paumotu, c’est à dire un trou et une planche inclinée qui bascule pour servir de volet (que je ne fermerais jamais d’ailleurs).
C’est très frais à l’intérieur. Il y a une mezzanine avec 2 lits supplémentaires.
Le sol de la salle de bain est un tapis de corail,
En me douchant, j’ai ramassé une jolie porcelaine sous mes pieds. Ne cherchez pas la baignoire, ni le robinet d’eau chaude.
L’eau provient des citernes de récupération de l’eau de pluie et les tuyaux bien chauffés au soleil, donnent une eau très tiède.
L’électricité fonctionne au solaire.
Pas de TV non plus ! Mais pourquoi faire ? Je soulève le rideau de la fenêtre et j’ai un écran multicolore sur le lagon à 5 mètres.
Pas de serrure aux portes, mais un simple crochet de fer. Dans la journée la porte reste ouverte. Juste un rideau.Le chien Konao (caillou en paumotu), surveille les fare quand il les sait occupés, à moins qu’il ne dorme sur le ponton.
Dalhia, me conduit au snack restaurant Teauanua (arc en ciel) à 1 km. pour le déjeuner de jeudi dans un cadre magnifique au bord du lagon.
A 14h, le serveur se transforme en taxi et ramène gratis les clients dans leurs pensions respectives.
Il y en a 11 à Fakarava. J’en visiterais donc 2 sur le retour.
Mais je préfère Vaiama et de loin.
Pas du tout envie de dormir dans un fare pinex, c’est mieux le fare niau.
La fatigue m’impose une petite sieste dans le hamac sous le aito. (photo prise à 18 h)
Je vais ramasser des coquillages et des maua. J’emprunte le chemin de corail, chauffé à banc.
Quel beau bleu marine ! le récif est très proche. J’y vais.Pas de plage. C’est la barrière de corail qui fait office.
J’ai juste un maillot, un pareo, mon appareil photo et un sac plastique pour mes trouvailles.
Pas de vini, pas de montre.
Pas âme qui vive à l’horizon, hormis les Bernard l’ermite, qui cavalent sans faire de bruit dans leurs coquilles d’emprunt. Pas un seul bateau.
Impression de plénitude, de paix.
Je suis seule « entre le ciel et l’eau » comme le chante Serge Lama dans sa très belle chanson « une île ».
La cueillette s’avère fructueuse : Porcelaines et maua.
Le ciel s’obscurcit d’un seul coup. Les premières gouttes de pluie arrivent très vite.
Soit je vais dans l’eau, soit je me planque sous un arbre.
Je choisis l’arbre. La pluie dure un petit moment.
J’installe mon paréo et avec trois feuilles de Kahai, je me fabrique un chapeau.
Je cours, mais comme après 10 mètres je suis trempée, le paréo moulé sur le corps, j’accélère mais sans courir, cela ne sert plus à rien.
Deux voitures passent sur la route. Les passagers se marrent à la vue de mon chapeau végétal.
Arrivée à la pension, Dalhia fait la photo du jour ! J'ai déjà pris pas mal de couleurs!
Elle me dit « Tu as déjà vécu aux Tuamotu ? C’est comme cela qu’on fait ici ».Non jamais, ou alors peut-être dans une autre vie.
Plus besoin de prendre une douche, c’est fait.
Le soleil revient très vite. Encore une petite séance de bronzing de 17 à 18 h les pieds dans l’eau.
Nani, les pieds dans le lagon, écaille et vide les poissons que nous mangerons ce soir.

Ce qui vient de la mer retourne à la mer. Les bébés requins sont aussi du festin.
En attendant le dîner j’écris quelques pages tout en regardant les derniers ciels roses.
18h 45 Dalhia m’appelle de la cusine: "Sylvie-Anne à Table".
Cette ambiance familiale est comme un écrin précieux d'affection.
Je suis dans une grande famille très accueillante.
Il y a deux grandes tablées. Nous sommes 14 dont 4 enfants.
Toute la famille de la pension dîne avec les clients.
Il y a du poulet cocotte, du poisson poêlé en darme, du gratin de poisson, et des pastèques pour le dessert.
Nous parlons du programme des jours prochains. No problème avec la météo à Fakarava.
A 20 h , les enfants grands et petits, sont déjà partis au lit.
Je ne traîne pas non plus et je rejoins mon fare avec ma bouteille d’eau.
Pas de TV, pas d’ordi, pas de radio. Juste le brut du ventilateur et celui des vagues de l’océan tout proche. Des conditions idéales pour écrire.
Le stress s’est envolé, mais laisse apparaître encore de gros signes de fatigue.
Il était temps que je me repose !
Je noircis quelques pages, histoire de prendre de l’avance pour les articles de blog dans quelques jours.
21 h 30, 3 pages de lecture de mon livre pourtant passionnant, et ….. je m’endors comme un bébé, bien protégée par la moustiquaire de mousseline.
Demain avec Gaston, et son joli bateau, nous traverserons le lagon. ....
Je rêve que je suis à Fakarava, l'atoll bleu.
A suivre......
8 commentaires:
Que j'aime vous lire! merci :D
Je suis déjà passé à Fakarava, et lorsque je regarde tes photos, que de souvenirs et de nostalgie !
Au fait, pas trop embétée par les nonos ???
A bientôt.
Philippe
Coucou Philippe.
Pas de problème avec les nonos, le flacon de OFF était indispensable cependant surtout en soirée. Les courants d'air chassent les moustiques.
MA-GNI-FI-QUE, sublime, trop beau, fabuleux, super, génial, tu nous fait trop rêver là ;-)
Le Paradis !
Les photos sont superbes !
On rêve les yeux ouverts, Merci
Bizz
Coucou Flo. Février et mars avec les événements climatiques, ont été si longs. Il était temps que je m'échappe de Tahiti.
Je suis bien installée à Diva Nui, mais cela ne va pas m'empêcher de repartir dans les îles très bientôt.
Ravie de te faire partager mes voyages en Polynésie.
A bientôt Flo.
Bises
bonjour Sylvie-Anne toujours sympa à lire tes commentaires et aventures diverses meme si ça fait 30 ans qu'on vit en Polynesie mais juste pour ajouter à ta "culture locale" etant donné qu'à Tetiaroa on a appris et l'habitude de les voirtes oiseaux sur la rembarde du ponton ce ne sont pas des mouettes mais des sternes huppes voilà bon sejour dans tout ce que tu fais et continues c'est sympa
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