31 mai 2011

Mélancolies Polynésiennes

Pourquoi les couchers de soleil engendrent ils la mélancolie et parfois la nostalgie ?
Pourquoi la nature est-elle si belle ?
Pourquoi, nous la regardons si peu ?
Voici un échantillon de ces 3 derniers jours.
Un florilège de Polynésie.

Beauté du silence et flambloyance des couleurs.


Clichés pris fin mai à Papeete entre 17h45 et 18h 15. Voici mes préférés.

Nana

Ka'oha Les Marquises

Le premier salon de l’année des Marquises se tient toujours en fin mai, le second avant Noël.
Conquise et séduite par l’artisanat marquisien, c’est toujours un plaisir de le visiter.
Ainsi dimanche matin, les émotions étaient au rendez-vous, avec les retrouvailles avec Delphine, ma logeuse à Ua Huka en juillet 2010,

devenue fidèle du blog et qui aime virtuellement la Bretagne. Elle me dit : "c’est aussi presque beau que chez nous". Elle a accueilli Mylène et Claude en avril 2011, mes amis bretons du golfe.
Je ne repars pas les mains vides !
Je rencontre aussi Teiki, sculpeur et mon guide à Ua Huka.
Cela tombe bien j’ai besoin de nouveaux umete pour l’appartement.
Je craque aussi pour de la pierre fleurie, cette si belle et rare phonolite de Ua Pou.

Beaucoup d’émotion, quand Delphine m’apprend que des cierges ont brulé dans les églises catholiques de Ua Huka pour mon retour. Merci.
Je promets une visite en 2011 aux îles Marquises. Tahuata et Fatu Hiva m'attendent, avec un détour par Ua Huka.

30 mai 2011

Team EDT Va’a gagne la Tahiti Nui Va’a 2011

La seconde étape fait le tour de la presqu’île d’Ouest en Est, de Vairao à Tautira.
Ayant des rendez vous de visites d’appartement à Papeete, je renonce à poursuivre la course et laisse ma place au neveu de Gaston sur le bateau. Je confie mon appareil photos à Gast, qui me rapportera de belles photos. Ici la vague mythique de Teahupoo. Shell a largement dominé cette deuxième étape en 3h 37m 30 s. Voici l'arrivée à Tautira.


Cependant EDT n’est pas très loin, à 64 secondes au classement général.

L’étape du samedi sera capitale.
Les passagers du bateau dorment à Tautira chez un frère de Gast.
Le fare est les pieds dans l’eau et le bateau dort dans le mouillage privé.
Samedi la dernière étape relie Tautira à Mahina soit 50 kms. Le rythme sera très soutenu et EDT passe devant Shell qui ne finira qu’à la 4 eme place, laissant OPT et Padding, prendre la 2 et 3 eme place. EDT met 3h 9m 8s et gagne la course en 12h 7m 54s, 8 minutes devant Shell. EDT avait déjà gagné en 2009.
Dimanche matin, Gast me rend l’appareil photos mais ne décolère pas devant l’échec de Shell va’a…. Mais la Tahiti Nui va’a, restera un beau souvenir et à la prochaine course, nous soutiendrons SHELL comme d’habitude !
Après des dizaines de visites, j’ai fini par trouver mon nouveau nid. Très en hauteur cette fois avec vue sur la rade de Papeete. Un numéro 13 au 1er étage, avec une super piscine privée.
Emménagement prévu le 6 juin. Pas avant.
D’ici là je suis encore à l’hôtel en centre ville, donc encore dans mes valises !
Patience !

28 mai 2011

La Tahiti Nui Va'a 2011

La Tahiti Nui Va'a, est une course de pirogues polynésiennes, qui a lieu tous les deux ans.
Une 50 ne d’équipes des meilleurs piroguiers font le tour de l'île de Tahiti en 3 jours.
Du jeudi 26 au samedi 28 mai 2011, s’est tenue, la 8ème édition de la Tahiti Nui Va'a, soutenue notamment par l'EDT, filiale de GDF SUEZ, et première entreprise de distribution publique d’énergie électrique de la Polynésie française.
La première édition de Tahiti nui va’a, a eu lieu en 1995, 3 ans plus tôt, naissait Hawaiki nui va’a, course de 3 étapes aux Iles-sous-le-vent, entre Huahine, Raiatea, Tahaa et Bora Bora. (La fameuse Hawaiki Nui que j’ai suivie en Novembre 2010 sur le bateau de Gaston). Contrairement à la Hawaiki nui va’a, la Tahiti nui va’a, autorise les changements de rameurs, comme à Molokai (Hawai).Les changements sont autorisés une heure après le départ lors de la 1ère et de la 3eme étape, et 45 minutes après pour la 2eme, qui est plus courte.
Mardi dernier, l’ami Gaston me propose de suivre la course Tahiti Nui Va’a pour fêter mon retour. C’est "oui" tout de suite.
Le top départ de la première étape est donné à 8 h depuis la plage de la Pointe Vénus à Mahina.Le rendez vous est à 7 h au port de pêche de Papeete où Gaston a son bateau.
Nous sommes 4, Gaston, Harold, Moe, la jeune nièce de Gaston et moi.
Ambiance de fête.
Les abats de ces 2 thons serviront d’appâts pour la pêche à la traîne pendant la course.

Les pirogues déboulent de Mahina. Nous filons dans leur sillage pour 70 km de "rame" par la côte Ouest de Tahiti jusqu’en presqu’île, à Vairao.C’est explosif. Les sportifs rament à fond. Il y a plus de duels que lors de Hawaiki nui va’a en raison de l’importance des changements. Ces matchs entre les pirogues sont d’autant plus spectaculaires qu’ils sont bien visibles, les pirogues longent la barrière de corail pendant la majeure partie de la course. Je clique sur les paysages que je ne connaissais que de la terre ferme. Il fait beau et chaud. La musique est à fond. Hinano sort de la glacière et est la bienvenue.

C’est la première fois que je vois de près la super vague de Papara.

Gaston prépare ses leurres pour la pêche.
Nous sommes un peu loin des pirogues et je n’ai pas réussi à cliquer sur un changement de rameurs où les 6 sont à l’eau et sautent dans le va’a.
EDT mene la course avec 700 mètres d’avance sur la Shell va’a, suivie par team OPT et Padding.Aux 2/3 de la course, Shell réduit l’écart en prenant un cap plus proche du récif.
Quelques photos du duel entre les deux équipes :

Et surprise, Shell rentre en tête dans la passe de Vairao. EDT franchira la ligne 12 secondes après la Shell. Temps de course 5h 25 mAvec Gaston, on est SHELL, et c’est l’euphorie sur le bateau. Il y a foule aussi à Vairao et une ambiance extra. J'aime cette photo ou EDT et Shell se congratulent chaleureusement à l'arrivée.
Pour ma première journée de bateau depuis le retour, c’était vraiment une belle journée et j’ai pris des couleurs.
Nous allons dormir à quelques kilomètres à Taravao dans la famille de Gaston.
Nous sommes brisés de fatigue et de sommeil. A 21 h toute la maison dort. Demain matin à 4 h 30, le réveil va sonner.
C'est la course de va'a, c'est la Polynésie que j'aime.............A suivre .

23 mai 2011

Bleu extrême pour la nouvelle twingo tahitienne

Je prends vite mes habitudes à la pension de la plage.

Lundi matin, je phone à un ami au Garage Renault de Papeete : "je suis à Pk 15, tu peux m’envoyer un vendeur ?" - "No problème ".

C'est Emmanuel qui vient me chercher en Mercédès, cela m'évite de perdre du temps avec le truck ou le bus.
A 11 h, je mate les Clio et les twingo d’ocas. Les méganes étant à plus de 2 millions, je me contenterais de la gamme des petites totos. !
Tout va très vite quand on veut !

A 15 h je roule sur le front de mer de Papeete avec ma nouvelle twingo bleu extrême.

La mignonne a à peine 2 ans et affiche 37.000 kms.

Le même prix que ma Pistache, 1,1 million de francs CP (13 000 euros) .



C’est donc cette petite tuture bleue qui va m’accompagner désormais à Tahiti. Comment la prénommer ? Je réfléchis.
La nuit tombe très tôt en cette période. Il est 18 h. 15.
Avec ma bleuette, je vais à Pk 12 et je retrouve l’endroit de mes premiers clichés de couchers de soleil de Tahiti. Pour moi c’est comme une histoire qui recommence, mais en mieux. Je connais et reconnais les circuits du Monopoly.
Je me retrouve bien dans la ville de Papeete .
Demain c’est le tour de l’appartement. Vue mer obligatoire, c'est le principal critère.
Fin de semaine, c’est la Tahiti Nui Vaa et des rendez vous à ne pas manquer !

22 mai 2011

Parfums de tiare et chants des coqs

Levée à 4 h , Nadège me conduit avec mes 3 grosses valises (77 kg) à l’aéroport de Rennes.
Nous partons à l’heure. Arrivée au terminal 2G à 8 h 30. Il me faudra 45 minutes pour rejoindre le terminal 2 A.
L’ Air Bus Rangiroa de la compagnie Air Tahiti Nui (ATN) a décollé de Paris CDG à 12 h 30. (une heure de retard).


Je suis en classe affaire (Poerava) et chaque passager a de l’espace.
Les repas sont servis sur nappe brodée et dans des jolies assiettes.

Les plats sont très bons, les vins fins aussi ! La première partie du vol dure 12 heures.
Lors de l’escale à Los Angeles, après des marches interminables dans les couloirs de transit et les formalités douanières, j’attends au salon VIP, où le café est servi dans des fauteuils moelleux. Mais là encore une heure de retard. 3 heures plus tard, nous retrouvons notre avion bleu stationné à l’autre bout de l’aéroport et c’est reparti pour 8 heures de vol. Coucher de soleil grandiose à 10 000 m d’altitude, sur l'ouest américain. Il est minuit (heure locale, soit 12 h dimanche heure France) quand l’avion se pose enfin.
La dernière attente est celle des valises. Après le dernier contrôle de douane, c’est la sortie dans la grande salle de’ l’aéroport. Laurence et David, Liliane, Yves et Amina…. Ils sont là malgré l'heure tardive. Mauruuru. Les colliers de fleurs embaument et mes yeux brillent.
Je ravale mes larmes de joie. J’essaie de réaliser, combien c’est fantastique de me retrouver là, à peine 3 mois après mon départ, le 24 février. C'est exceptionnel....
Je m'endors dans les parfums de tiare et me réveille aux aurores aux chants des coqs !
Dimanche matin, je retrouve les couleurs des bleus et des fleurs. Il ne fait pas très chaud car nous allons doucement vers l’hiver austral. Avec Liliane, nous déjeunons au Méridien. Nous admirons la grosse vague de Tapuna, super spot de surf.

L’après midi nous écoutons un orchestre qui joue des salsas rythmées et entrainantes car c'est le Tahiti festival guitare 2011.



Dès lundi je vais chercher une remplaçante pour la Pistache, (mon ex twingo) et un nouvel appartement à Tahiti. Pour l'instant, je bavarde avec mon amie Liliane, en dégustant mon traditionnel irish coffee tahitien ! Sentiment d’être rentrée chez moi, de douce plenitude. ....... C'est Tahiti , mon paradis. Nana

20 mai 2011

Tahiti, le retour enfin !

Pour le dernier diner vendredi soir en Bretagne, langoustines et Saint Jacques à la crème étaient à l’honneur sur la table d’Evran. (avec un petit chablis de derrière les fagots . !) .
Avec Nadège, nous avons fêté la fête des mères en avance, car c'est la première fois que je peux dire à ma fille " Bonne fête maman".
Pour le dernier soir, j’ai eu le plaisir de donner les derniers biberons du soir aux bambinos.

Ils sont "mignons" quand ils dorment ! car quand c'est l'heure du biberon, la maison résonne !


Déjà trois mois. Melvynn a dépassé les 5 kilos, Alexandre prend son temps.
Ce que j’admire le plus c’est une adorable constatation : au fur et à mesure que les bébés s’éveillent, découvrent leur environnement, je vois ma petite maman Nadège, fondre en harmonie, en totale osmose avec eux.Ils l’écoutent quand elle murmure dans leur cou. Une douce complicité s’établit dans le trio maman-garçons. Des moments de bonheur et de douceur pleins d’innocence et de jouvence, qui lui donnent cette grâce d’être une maman heureuse. Quel merveilleux cadeau de la vie, des jumeaux.
Mardi soir, c'était crêperie avec les 3 grands tikis et leurs parents. Dans quelques années j'aurais 5 garçons à m'accompagner en crêperie ! 5 gars pour moi toute seule ! Chouette !



Samedi 21, debout 4 h, départ 5 h, 6 h enregistrement, 7 h décollage de Rennes.
De 8h30 à 11h 30, 3 heures à Roissy CDG entre les deux avions.
Mais pour le bonheur de revenir au fenua, 3 petites heures, c’est rien du tout.
Comme d’habitude, les valises se bouclent à la dernière minute et c’est un peu la bousculade.
J’aurais voulu téléphoner, remercier, embrasser….. mais le dernier jour est toujours trop court.


Je profite du blog pour remercier tous ceux et celles qui m’ont soutenue, écrit, phoné pendant ces 3 mois et qui m’ont aidée à lutter avec force et conviction.
Ce retour au fenua c’est aussi à vous que je le dois. De Tahiti ou de France, tous sont restés fidèles et très présents. (non non je me présente à aucune élection !!! )
A aucun moment, je n’ai ressenti de solitude, car une chaîne d’amitié se relayait autour de moi et j’ai pris beaucoup de plaisir à vous raconter mes balades malouines et sorties bretonnes.
Impatiente et heureuse de retrouver Tahiti, mes amis(es), le soleil, le moana, ma nouvelle vie désormais.

Bises bretonnes

Merci et Kenavo

19 mai 2011

Le Golfe du Morbihan, le château de Suscinio

Mercredi matin je file vers Vannes.


Je prends la direction Presqu’ile de Rhuys, Sarzeau et j’arrive à Noyalo chez mes amis Mylène et Claude.
Je les avais revus fin février à Papeete. Ils sont rentrés mi avril, après un mois passé aux îles Gambier et aux îles Marquises.
Pas question que je reparte à Papeete sans les avoir revus chez eux,


au bord du golfe du Morbihan (rivière de Noyalo précisément).Après le déjeuner, Mylène me conduit au château de Suscinio.Petite fille, j’ai connu les ruines de ce château qui a été restauré par le Conseil général du Morbihan de 1994 à 2001.
Suscinio était la résidence de chasse des Ducs de Bretagne et pas du tout une enceinte fortifiée.
Vaste demeure bâtie et remaniée aux XIIIe et XVe siècles au bord de l'océan, le château de Suscinio fut une des résidences favorites des ducs de Bretagne. Passé à la couronne de France en 1520, le château tomba peu à peu en ruine et, vendu comme bien national à la Révolution, servit alors de carrière de pierres. Le conseil général du Morbihan, propriétaire depuis 1965, y a entrepris d'importants travaux de restauration.
Aujourd'hui sont conservées sept tours et leurs courtines des XIIIe et XIVe siècles.


Sont présentés également, de très riches carrelages médiévaux découverts en bordure de la douve.
Pour les passionnés d’histoire je vous invite à découvrir le passé de Suscinio sur les liens.
Sous un beau soleil, nous faisons la visite complète avec Mylène.

Un coup d’œil au magnifique colombier encore en parfait état.


Nous allons sur la belle plage de Suscinio.


Le soleil donnerait envie de se baigner, mais pas la température de l’eau !

Face au passage de Saint Armel, je clique sur cette petite île nommée Quistinic. (3 habitants). Nous retrouvons la grande maison au bord de l’eau. Nous passons la soirée à visionner ensemble les photos des Marquises en Avril 2011.
Jeudi matin, deux clichés avant le déjeuner : le magnifique champ de coquelicots en bordure du golfe et ces cygnes sauvages qui voyagent en groupe.
L’heure du départ est arrivée. Je quitte à regrets les amis et le golfe du Morbihan.

Mais l'heure du bouclage des valises approche.......

Le prochain article sera sans doute écrit à Tahiti.

Nana