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9 janvier 2010

Le musée de Rapa Nui

Avant de quitter Rapa Nui, vite un tour au musée.


Ce sont les japonais qui l’ont entièrement financé et construit.
Un grand moai surveille le musée et une belle statue plus moderne orne le jardin.
Encore une immersion dans la civilisation de Rapa Nui avec les belles estampes que Martine a photographiées.

Certaines œuvres sont dans des musées européens.
Nous faisons un petit tour dans la boutique du musée.



Il est 20 h le mercredi 30 décembre, nous retrouvons l’aéroport de l’île de Pâques.

L’avion s’envole à 22 h 30.
Le vol durera 5 heures, mais par le miracle des décalages horaires nous arrivons à Papeete à 23 h. !
Plus de 10 jours après le retour, le miracle de l’île de Pâques, berce encore mes rêves de voyages les plus fous.
C’est une grande joie de vous avoir fait partager Rapa Nui .
A bientôt pour d’autres îles lointaines.

Les motu et les grottes de Rapa Nui

La mer est calme, le temps splendide.

Keka nous a trouvé un pêcheur qui accepte de nous faire une balade sur l’océan, jusqu’aux motu et aux moai de Tahai, dans sa barque de pêche.

Le bleu de l’océan nous éblouit. Nous nous approchons des motu, troués de grandes grottes.

Le fonds sont cristallins et d'une visibilité exceptionnelle.

La balade durera plus de 2 heures.
Nous remercions le pêcheur qui ralentissait son moteur, quand il nous voyait prendre des photos.


L’après midi, nous louons un pick-up.
Keka nous rejoint après le déjeuner et nous emmène voir les grottes.
C’est que de la piste !
5 à l'avant, je suis à l’arrière du pick-up, je prends de superbes clichés mais je bouffe la poussière !

A l’entrée de la première grotte, Martine et moi, avons un moment de recul.


Non non , on ne va pas aller ramper sous terre, dans le noir.
Je prends mon courage à deux mains et je m’enfonce pas rassurée du tout.

Martine nous attend en surface.
Nous avons 1 torche pour 2 et nous nous guidons à tâtons.
Ces grottes étaient habitées pendant les guerres tribales.
C'est bien agréable de retrouver le bleu du ciel !

Au bout de la galerie, enfin un trou d’air.

C’est une fenêtre dans la falaise à pic.

L’océan est à plus de 20 mètres à nos pieds ! Impressionnant.

Nous ferons encore une 2eme grotte avec Martine cette fois et une 3eme.
Enfin nous ressortons de terre sous les branches d’un figuier.

Belle journée riche en émotions fortes.
Un bon dîner au soleil couchant sur l’océan est le bienvenu.
Le voyage touche à sa fin.

8 janvier 2010

Les volcans de l’île de Pâques

Dimanche 27 décembre, panique à l’hôtel, en raison du paquebot canadien, plus aucun guide de disponible pour notre 2 eme excursion.

Finalement l’hôtel nous prête son véhicule pour la journée.
Philippe sera notre chauffeur et nous nous guiderons tous seuls ! Nous filons voir les volcans.

L’île de Pâques est une terre volcanique avec trois sentinelles de pierre, trois volcans parmi les plus spectaculaires du Pacifique : Le Poike (370 m), le Maugna Terevaka (511 m) et le Rano Kau (324m).
Nous grimpons jusqu’à la caldera du Rano kau et devant nous, ce magnifique cratère presque parfait (1600 m de diamètre, 250 m de profondeur) en bordure de l'océan.

Sur la cime du volcan, le site d’Orongo.

Sur ce site haut perché, une 50 ne d’habitations en pierres plates, formait un village.

Les rochers de Mata Ngarau comportent plus de 650 petroglyphes représentant l’homme oiseau.

Chaque année, les prétendants au titre de roi envoyaient leurs serviteurs pour aller à la nage sur les motu afin de rapporter le premier œuf pondu par le manutara (sterne) à son roi qui devenait chef de l’île pendant un an.
C’était l’occasion de grandes fêtes où le cannibalisme avait toute sa place.
Nous étions au 17eme siècle, la civilisation de l’homme oiseau avait remplacé celle des moai qui avaient été renversés ou enterrés.

Nous retournerons aussi à la carrière du Rano Raraku pour y découvrir le lac intérieur et de nombreux moai entérés.
La montée est rude et l'arrivée est digne d'un paysage de far-west.

Deux pascuans viennent y chercher des roseaux.

Nous refaisons certains sites de la veille, comme aimantés par ces géants.
Il est près de 20 h lorsque nous ramenons le véhicule à l’hôtel.
C'était le 4eme jour, il en reste encore 3 avant le retour sur Tahiti.
Le programme du lundi 28 : sortie en mer, grottes et lavatubes.
A suivre.

7 janvier 2010

Le nombril du monde et la plage d’Anakena

La piste longe la côte, les vues sont magnifiques sur les rochers battus par l'océan.

Il n'y a aucun lagon, mais l'océan a des tons de bleu superbes.
En plus de ses sites archéologiques mystérieux, l'île de Pâques offre des paysages majestueux. Les photos s'imposent.

Sur l’ahu te pito Kura git, face vers le ciel, le plus grand moai jamais transporté.(9,84 m et 74 tonnes).


Juste à côté, Keka, notre guide, nous fait découvrir Te pito o te henua, qui signifie le nombril du monde.
Ce gros galet demi sphérique est une curiosité touristique.

On ignore la fonction de cette boule de pierre dans le passé.
Les 4 petites pierres posées depuis peu, permettent de s’asseoir et de faire une chaîne des mains sur la pierre. Elle est très chaude, presque brûlante.
Il faut faire des vœux, que le mana pascuan exaucera peut-être !

Nous arrivons ensuite à la superbe plage de l’île, Anakena (ana = grotte, kena = oiseau migrateur).

Au fond de la plage, un ahu restauré en 1978, avec 7 moai (2 incomplets et 4 avec leurs pukao) qui tournent le dos à la mer.

A droite, un grand moai solitaire, surveille la plage. (3,50 m –4 tonnes).

Il a été restauré par Thor Heyerdahl en 1955.
Nous reviendrons encore deux autres fois à Anakena pour nous baigner. (18 kms de Hanga Roa). Lors du dernier bain, mes lunettes solaires correctrices se sont fait la malle et voguent désormais vers le Chili ou la Patagonie !
A proximité d’Anakena, une jolie crique aux sables roses.

Keka précise qu’elle est infestée de requins pas très gentils !
Non loin de la baie de la Pérouse, nous visitons le site de Papa Vaka, où les rochers sont couverts de pétroglyphes (tortues, poissons…..).

Que de merveilleuses découvertes ! Certains touristes ne restent que 4 jours sur l’île. Une semaine suffit à peine pour tout voir à mon avis.
Pour la suite, les volcans, les grottes, les motu……..
Il pleut depuis 4 jours à Tahiti. C'est fiu ! Je rêve encore de l’île de Pâques. J'y retournerais.

6 janvier 2010

Rano Raraku, la carrière des moai de l'île de Pâques

Les 900 (environ) moai recensés sur l’île, proviennent quasiment tous des pentes du volcan le Rano Raraku.


Ce site mythique et exceptionnel fait partie du parc et un droit d’entrée (très symbolique) est demandé.

C’est sur cette montagne, que le peuple des courtes oreilles (esclaves) a travaillé pendant plus de 5 siècles pour sculpter les moai des ancêtres disparus des longues oreilles (les nobles)
Ils se servaient de gros burins en basalte (toki).
Les moai de cette carrière sont terminés mais la plus grande partie du corps est enterrée.

Plus de 397 moai sont recensés sur ce site.

On distingue nettement les moai en cours de taille dans la montagne.

Une fois terminés, ils étaient transportés sur leur ahu sur des kilomètres, et peints en rouge.
Ils recevaient alors leurs chignons et leur yeux en corail blanc, avec la pupille en obsidienne, pierre noire brillante de volcan.
Certaines statues de chefs portent des inscriptions. Il y a aussi quelques moai femmes et des moai enfants.
L’interruption brutale de cette culture Moai, pose encore beaucoup de questions de nos jours.

Un sentiment étrange de compassion envers ces géants enterrés, qui n’ont pas eu le temps d’être transportés, m’envahit.
Pauvres moai, qui n’ont pas reçu les honneurs de l'installation sur leur ahu.
Même sans leurs yeux, ils sont criants de réalisme et de modernité.
Cette montagne fut leur berceau mais aussi leur cimetière.

Nous gardons le silence et sommes abasourdis par le réalisme de ces têtes de pierre qui surgissent de la montagne.
Je ressens une certaine sympathie envers ces moai immobiles et tristes, comme une indéfinissable tendresse.

Les archéologues ont fait le choix de les laisser enterrés pour éviter l’érosion du vent marin et des lichens. Ils ont eu raison.

Nous visiterons aussi le site Te Puna Pau, lieu d’extraction des grands chignons, les pukao. Lesquels chignons pesaient entre 9 et 12 tonnes !

Ce culte des cheveux longs a perduré. J’ai vu des pascuans avec des cheveux très très longs (au bas du dos).
L’histoire de l’humanité est inscrite dans la pierre, mais dans cette île perdue du Pacifique, les pierres ont des visages . C'est beau, grandiose, envoûtant, inoubliable.

Un paquebot de croisière (des canadiens) est arrivé dimanche matin, il est ancré au large.

Tous les véhicules, taxis de l'île ont été réquisitionnés pour transporter les 400 passagers sur les sites. Visite express, car le soir même le bateau est reparti. Disparu, comme envolé......

A suivre.